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Sachenrecht, N° 70.
einem Inhaberpapier entsteht eine Forderung erst im
Momente der Begebung; die Übergabe eines Eigentümer-
schuldbriefs an den neuen Eigentümer der Liegenschaft
erscheint aber deshalb nicht als Begebung, weil in einem
solchen Falle die Absicht der Begründung eines SchuJd...
verhältnisses fehlt. Ob die Übergabe des Titels etwas
vor oder etwas na c h dem Übergang des Grundeigen-
tums stattfinde, -
auf die Minute oder Sekunde· genau
wird sie kaum je mit ihm zusammenfallen -
macht da-
bei keinen Unterschied; es kommt vielmehr darauf an,
ob sie im Hin b I i c k auf den Übergang des Grundeigen-
tums, im Sinne der Übergabe eines Eigentümertitels,
oder aber im Gegenteil zum " Zwecke der Begründung der
Titelschuld erfolgt. Im erstern Falle wird sie auch da-
durch nicht zur Begebung, dass sie vielleicht einige Stun-
den oder sogar Tage vor der Fertigung des Liegenschafts-
kaufs stattfindet.
Kann also der Beklagte durch ein nach dem kantona-
len Prozessrecht zulässiges Beweismittel, insbesondere
z. B. (wozu er sich anerboten hat) durch eine Zeugen-
aussage des Notars, -
die Beweiskraft der bei den Akten
liegenden bezüglichen 5 c h r i f t I ich e n . Erklärung ist be-
stritten worden -
den rechtsgenüglichen Beweis er-
bringen, dass er selbst, der Beklagte, sich im Besitze des
Schuldbriefes befand, bis er ihn an lässlich des Verkaufs
der Liegenschaft, kurz vor oder nach der Fertigung, als
Eigentümerbypothek dem Käufer Oberhänsli übergab.
so muss die Klage abgewiesen werden. Sollte dagegen
dem Beklagten dieser Beweis nicht gelingen, so wäre sie
gutzuheissen.
Demnach hat das Bundesgericht
erkannt:
Die Berufung wird in dem Sinne gutgeheissen, dass da s
Urteil des Obergerichts des Kantons Zürich vom 1. März
1916 aufgehoben und die Sache zur Aktenvervollständi-
gung und zu neuer Entscheidung an den kantonalen
Ricbter zurückgewiesen wird.
i
ObllgaUonenrecht. N0 71.
IV. OBLIGATIONENRECHT
DROIT DES OBLIGATIONS
71. Amt de la. IIe seetion civüe du al septembre 1916
dans la cause FranQoi!l Grangier, d6fendaur at recourant,
contre David Barmond, demandaur et intime.
Ll'S dispositions du Code des obligations sur la Gestion
d'affaires (CO anc. Titre XVIII et CO rev. Titre XIV)
concernent uniquement les rapports de i exercer sa pro-
fession avec l'autorisation tacite de son «representant
Iegah. et c'est par une interpretation trop litterale de ~
deux derniers mots que la Cour d'appel de Fribourg s'est
refusee a leur donner le sens plus large d' {(auto rite tute-
Jaire ». Cette autorisation tacite devait comprelldre pour
Grangier pere la faculte de constituer des mandataires
charges de traiter eu son nom et pour son compte les
atIaires relatives a l'exploitation de son domahle; il ~~.,
raH donc parfaitement pu charger ses deux fils d'acheter
deux vaches au demandeur en leur conferant un mandat
special dans ee but. Mais eette representation tacite du
pere par ses fils ne pouvait entr~iner la responsabilite du
premier que si ses fils avaient aehete les deux vaehes POUf
Je compte de leur pere et si le demandeur avait aussi
voulu traiter avec lui. Mais il a ete etabIi au contraire que
les fils Grangier ont traite avec Raymond en leur propt;e
nom et pour leur compte personnei; il n'a en effet jamais
etC conteste, mais au contraire Ie demandeur a reconnu
lui-meme qu'il etait au courant de l'interdiction prononcee
contre Grangier pel'e, qu'il s'etait en consequence refus~
ale considerer eomme acheteur, qu'il avait passe march6
avec ses fils seuls et que c'est aussi contre ceux-ci seule-
ment qu'il a exerce des poursuite&. Dans ces conditions~
Oll ne saurait faire application en la cause de rart. 34 CO
meme en lui donnant !'interpretation indiquee plu& haut.
3. -
Il a ete etabli par l'instance cantonale que les
vaches achetees par Ies fils Grangier au demandeul' Ray-
Obligaüonenrecht. N° 71.
,ln
mond ont ete laisbees par eux a leur pere sans que celui-
ci leur en ait remis Ia contre-valeur, qu'elles ont ete ins-
crite~ a son ?~lapitre dans les registres de l'illspecteur du
betaJl, et qu 11 en a meme plus tard revendique Ia pro-
priete devant les tribunaux. Dn achat de cette nature
rentfant dans la categorie des operations normales d'ex,.
ploitation d'un domaine agricole comme celui du recou-
rant et pouvant par consequent etre envisage comme
ayant ete aceompli dans son interet par ses fils, on doit
admettre I'existence en la c~mse des caracteres constitu-
tifs de Ia gestion d'affaires sans mandat teIle qu'elle etait
prevue a l'art. 472 CO ancieu, et qui obligeaient le
(; m~itre)} a rembourser au «geraut » les depenses qu'il
a fmtes pour son compte. Cette notion de la gestion d'af-
faires sans mandat s'applique du reste meme aux actes
que le gerant a accomplis eu son Horn personneI, du mo-
ment qu'en realite i1 entendait agil' apropos des affaires
du maUre et non POUI' les siennes propres; la circom;~
tance que les fils Grangier ont traite en leur nom person-
nel n'empecherait donc pas d'admettre l'application entre
eux et le recourant des regles du droit des obligations sul'
la gestion d'affaires. Mais en Ia cause la question discut6e
est uniquement celle de savoir si le demandeur dans ~a
s~tuation de tiers contractant a une action directe COlltre
Ie defendeur dans sa situation de ({ maltre)), et peut ainsi
Iui reclamer le prix des deux vaches qu'il a vendues a ses
:Iils. L'affirmative a ete soutenue cu droit fraul}ais par
DEMANTE et COLMET DE SANTERRE (Droit dvil fran~is
Vol. V n° 354 bis, He edition, p. 646) et par DEMoLoMBE
(Droit civil vol. 31 n° 192); voir par contre RIVIEHE,
Pandectes fran~ises au mot Gestion d'affaires n° 374 ct
suiv., DaLLoz, Code civil annote ad art. 1375 n° 83 a 106).
D'apres les deux premiers auteurs, Iorsque le aerant a
iraite pour le compte du maUre avec un tiers, bmais CH
son nom personnel, le tiers se trouve avoir eil sa qualite
~ creancier du gerant une action directe contre le maHre
en vertu de l'art. 116 Code civil fran~.ai~, qui permet ::lUX
Obligationenrecht. N° 11.
creallciers d'exercer tous les droits el actions de leur debj-
teu!' a l'exceptioll de ceux attaches exclusivement a Ja
personne. Mah. le droit civil fMeral ne conualt pas de diS-
position semblable, de sorte que l'application p~r ana-
logie du droit fran<;ais admise en l'espece par l'installce
cantonale ne se justifie pas; en droit suisse eu effet, les
creanciers ne sont pas autorises a exercer directement
Jeurs droits sur les biens de leur debiteur, et ne peu-
vent y arriver que par la voie de l'execution forcee.
Comme eu l'espece les droits que les fils Grangier pou-
vaicnt avoir contre leur pere en vertu de la gestion d'af-
faires accomplie par eux dans son interet n'ont He ni
cedes, lli saisis ou sequestres par le demandeur, l'arret
cantonal doit etre reforme pour autant qu'il admet par-
liellemcnL la demande -en application des regles sur la
gestion d'nfiaires sans mandat.
1. -
Enfin il y a lieu de rechercher s'ilu'e.xiste pas eil
Ia cause en faveur du demandeur une action directe en
enrichissement illegitime contre Grangier pere, analoguc
il. I' an cienlle actio de in rem verso du droit commun (voir
dans ce sens CROi\lE, System des deutschen Plivatrechts,
\"01. H, p. 998 ct DERNBURG, Pandekten II § 14). D'apres
ees deux Huteurs, l'acte juridiqutl accompli par le gerant
<'11 SOll Hom personnel po ur 1e. comptc du maitre suffit
pour autoriser le tiers avec lequel il a traite a reclamer au
maitre en tout cas Ia restitution de ce dont il aurait ete
enrichi par le fait qu'une cho'se « s'est trouvee sans autre
faire partie de son patrimoine ». Ce raisonnement ne sau-
rait cependant trouver d'application en l'espece, parce
que, meme si l'on part de l'idee qu'a un moment don~e
le defendeur est devenu proprietaire des deux vaches
aehetees au demandeur par ses fils, il ne le serait devenu
que parce que ceux-ci les lui auraient cedeesapres les
avoir achetees eux-memes du demandeur. Cela Hant, ce
serait au detriment de ses fils et non a celui de Raymond
que Grangier pere a pu se trouver enrichi; Ia demande doit
par consequent etre ecartee a ce point de vue egalement.
Par ces motifs,
Obligationenrecht. NQ 72.
le Tribunal federal
prononce:
473
Le recours est admis et la demande declaree mal fondee
~n son entier.
72. l1rteU der IL ZivilabteUung vom 27. September 1916
i. S. Bürcher, Klägerin,
gegen Fischhor und Genossen, Beklagte.
Schaden~tiftung anlässlich einer gemeinsamen unerlaubten
~e!usbgung mehrerer Personen. Solidarhaftung sämtlicher
J ellnehmer.
.4 .• -
Am 5. Juni 1911 (Pfingstmontag) waren die drei
Bekl~~n in. Begleitung einer jungen Dame per Auto-
mobIl In Bng angekommen und in einem Gasthause
abgestiegen. Nach dem gemeinsamen Nachtessen ver-
gnügten sie sich damit, durch die belebten Strassen zu
ziehen und mit einem Blasrohr Knallkugeln, wie sie von
den Automobilisten zum Erschrecken der die freie Fahrt
hindemden Tiere verwendet werden, gegen die Leute auf
den Strassen, an den Fenstern und auf den Balkonen der
Wohnhäuser zu schleudem oder doch durch einen von
ihnen schleudem zu lassen. Nachdem sie sich was die
~orinstanz als unumstösslich festgestellt erklärt. auf
diese Weise in verschiedenen Strassen belustigt hatten,
schleuderte einer von ihnen -
welcher von den Dreien
k?nnte nicht ermittelt werden -
eine Knallkugel gege~
dIe auf dem Balkon ihrer Wohnung stehende Klägerin.
Die Kugel traf die Klägerin im Gesichte, in der Nähe des
I'echten Ohres und explodierte unter starkem Knall. Die
Klägerin, die im vierten Monat schwanger war, musste
o,hnmä~htig weggetragen werden. Nach ärztlichen Exper-
hsen, dIe von den kantonalen Instanzen als beweiskräftig