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41_I_445

BGE 41 I 445

Bundesgericht (BGE) · 1915-01-01 · Deutsch CH
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Staatsrecht.

Er beschwert sich wegen Verletzung des Art. 59 BV:

Die Rekursbeklagte mache gegen ihn einen persönlichen

Anspruch geltend. Er wohne aber in Morges. Die Schaff-

hauser Gerichte seien daher nicht zuständig, über den

erwähnten streitigen Anspruch zu urteilen. Hiezu seien

einzig die waadtländischen Gerichte kompetent.

Das Bundesgericht zieht

in Erwägung:

1. -

Eine Verletzung des Art. 59 BV kann im vor-

liegenden Fall nicht in Frage kommen. Der Rekurrent

wird vor den Schaffhauser Gerichten nicht belangt und

diese werden auch nicht über irgendwelchen Anspruch

der Rekursbeklagten gegen den Rekurrenten urteilen.

Der Rekurrent ist lediglich als Litisdenunziat vorgeladen

worden; die Streitverkündung hat bloss den Zweck, dem

Rekurrenten Gelegenheit zu geben, die Rekursbeklagte

im Prozesse zu unterstützen und auf diese \Veise nach

Möglichkeit einen allfälligen Rückgliff zu vermeiden. Es

ist dem Ermessen des Rekurrenten anheimgestelIt, ob er

von dieser Gelegenheit Gebrauch machen will.

2. -

Es könnte sich höchstens fragen, ob die Vorla-

dungen einen Übergriff in die Gerichtshoheit des Kan-

tons Waadt darstellen, indem -sie den Rekurrenten vor

die Schaffhauser Gerichte ziehen. Allein der Rekurrent

ist prozessrechtlich nach § 123 ff. Schaffh. ZPO nicht ver-

pflichtet, den Vorladungen Folge zu leisten; die Unter-

lassung der Intervention im Prozess bringt ihm keinen

prozessrechtlichen Nachteil. Die Frage kann nur die sein.

ob der Rekurrent aus dem Kaufvertrag verpflichtet sei,

die Rekursbeklagte in ihrem Prozesse zu unterstützen

und ob, wenn in diesem Prozesse die Mängelrüge ge-

schützt wird, dies auch für das Rechtsverhältnis zwischen

ihm: und der Rekursbeklagten massgebend sei. Eine Vor-

ladung nun, die einem Dritten Gelegenheit geben will,

einer allfälligen aus dem eidgenössischen Rechte abge-

leiteten Verpflichtung nachzukommen, kann bundes-

GerichtsstantL N° 64.

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rechtlich nicht anfechtbar sein, zumal da z; B. für den

Fall der Entwehrung beim Kauf die Art. 193 und 1940R

ausdrücklich den Verkäufer verpflichten, in einem Pro-

zesse auf eine Streitverkündung hin je nach den Um-

ständen zu intervenieren.

Demnach hat das Bundesgericht

erkannt:

Der Rekurs wird abgewiesen.

64. met du 5 novembre 1915 dans la cause Speckner

contre Societe de construction des Batignolles.

La mesure pr~liminaire prevue a rart. 204, al. 2. CO,

pour les ventes a distance, constitue un simple acte proba-

toire auquel la garantie de l'art. 59 CF ne s'applique

pas.

L'art. 204 et 2 CO institue un for particulier, le forum rei sitae,

qui l'emporte sur le for du domicile prevu a l'art. 59 CF.

A.. -

A la requete de la Societe de construction des

Batignolles, a Brigue, le Juge instructeur du district de

Brigue a eite, le 1er octobre 1915, A. Bourquin et Henri

Speckner, negociants en automobiles, a Geneve. a com-

paraitre devant lui, a la maison communale de Brigue,)e

150ctobre 1915.

L'exploit porte en resurne :

Ensuite de l'offre d'un sieur Bourquin, a Geneve, le

representant de la Societe de construction s'est rendu

dans cette ville et a conclu avec Speckner, mandataire

de Bourquin, l'achat d'un- camion-automobile. Ayant

constate que le camion etait inutilisable, la Societe des

Batignolles a vainement adresse des reclamations tant a

Bourquin qu'a Speckner. En consequence, la requerante

« se voit obligee de faire constater par des experts l'etat

>) defectueux du camion vendu et le fait que les recla-

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Staatsrecht.

}} mations de la Societe des Batignolles sur les defectuo-

» sites du camion en question sont completement fon-

» dees. »Et la Societe coneIut: « Pour faire proceder ä

) Ia nomination de ces experts, vous etes cites ä compa-

}} raitre par devant nous ... »

B. -

Speckner a forme contre cette citation un re-

cours de droit publie aupres du Tribunal federal. 11 ex-

pose: 11 s'agit d'une action civile en resiliation de contrat

et dommages-interets. La mesure preparatoire consistant

eu une expertise fait partie integrante de la reclamation

civile en matiere personnelle et mobiliere. Elle ne peut

elre faHe ailleurs que devant la juridiction du domicile

du recourant, soit ä Geneve. Le recourant ajoute qu'il est

solvable. Il conclut ä l'annulation de la citation attaquee

comme constituant une .violation de l'art. 59 eonst. fed.

e. -

La Soeiete de construction des BatiguolIes,

dans sa reponse au recours, recounait qu'elle doit inten-

ter l'action en dommages-interets devant le juge du do-

mi eile de SpecImer, mais elle alIegue: La citation du

1 er octobre ne constitue pas l'ouverture de I' action en

resiliatioll de la vente ou eu dommages-interHs. Il s'agit

seulement de Ja mesure provisoire pre.vue par l'art. 204

CO pour les ventes ä distanee. La eonstatation de l'etat

de la chose vendue doit necessairement avoir Heu ä l'en-

droit ou l'objet se trouve. Cette expertise, faite a titre

de preuve ä futur, n'enieve nullement au recourant le

droit de requerir d'autres expertises au cours du proces.

L'artiele 270 Cpe valaisan dispose que (I l'inspection (de

l'objet litigieux) se fera par des experts nommes d'office,

apres avoir entendu les parties sur ce ehoix.» Les eon-

clusions de l'exploit montrent que la citation vise unique-

ment la nomination de ces experts. En consequence. Ia

Societe des Batignolles conelut au rejet du reeours.

Statuant sur ces faits et considerallt

endroit:

A. premiere vue, la rMaction de l'expioit du 1 er octo-

Gerichtsstand. Ne 64.

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bre 1915 peut preter ä Ia confusion et 1'0n comprend

que le recourant ait interprete la citation en nomination

d'experts dans Ie sens d'une reclamation faisant partie

integrante de l'action en resiliation de Ia vente et en

dommages-interets. UI) examen plus attentif de l'exploit,

puis surtout les explications fournies dans la reponse au

recours, montrent toutefois qu'il s'agit uniquement de la

mesure provisionnelle prevue a rart. 204 CO. D'apres

cette disposition, visant Ia vente a distance, l'acheteur

est tenu de faire constater regulierement et sans retard

l'etat de Ia chose vendue qu'il pretend defectueuse. Cette

mesure preliminaire,. ordonnee par Ja loi et destinee a

etablir un etat de fait pouvant servir de preuve ä futur,,

constitue non pas une (, reclamation personnelle)} au

sens de l'art. 59 const. fed., mais un simple acte proba-

toire auquel Ia garantie constitutionnelle ne s'applique

pas. (Cf. RO t,'j p. 50 et, au sujet du caractere et du

but de cette verification, OSER, commentaire du CO, art.

204, note V; SCHNEIDER et FICK, commentaire du CO,

art. 204, note 13 et suiv.; cf. aussi BURCKHARDT, ad. art

59 const. fed., p. 613). Le recours doit des 10rs eLre

ecarte par ce motif deja.

Il convient de remarquer, eu outre, que la mesure pro-

visiollllelle prevue,a I'art. 20i1, al. 2, CO, doit pouvoir

etre ordonnee par le juge du lieu OU l'objet est situe, car

c'est a cet endroit seulement que, dans Ia vente a dis-

tance, la cOllstatation de l'etat de la chose, lors de sa re-

ception, poun'a se faire conformement a la prescription

de la loi (cl. RO 21 p. 870; 26 II p. 793 et suiv., cons.

3 et 4). II faut donc admettre que Ie legislateur fMeral,

eu ordonnant Ia verificatiou reguliere et sans retard de

la chose expediee d'un autre lieu, a tranche lui-meme

implicitement la question de competence en faveur du

juge du forum rei sitae. Et ee for par~icu1ier, institue par

le legislateur federal en vertu du pouvoir que Iui a con-

fere I'art. 64 const. fed., doit etre considere comme vala-

ble pour tout le territoire de la Confcderation; il a rem-

Staatsrecht.

place les fors qui ont pu exister -anterieurement (cf.

SCHOLLENBERGER, Bundesverfassung, ad art. 59, p. 433).

En revanche, il va de soi que l'action en resiliation de

la vent~ et en dommages-interets devra etre portee de-

v~nt le juge ~u domicile du defendeur, ainsi que Ia So-

mete des BatJgnolles le reconnait d'ailleurs dans sa re-.

ponse au recours.

Par ces motifs,

le Tribunal federal

prononce:

Le recours est ecarte.

65. tTrteilvom 12. November 1915

i. S. Abegg gegen Vollmer und Appella.tionsgericht

Basel-Stadt.

Inkompetenz des BG zur Beurteilung der Frage ob der in

~rt. 312 ZGB für die Vaterschaftsklage vorge~ehene Ge-

rlchtsst~nd des Wohnsitzes der KJagepartei zur Zeit der Ge-

burt n:It Art. 59 BV vereinbar sei. Voraussetzungen des

WOhnSItzes. nac~ Art. 23, 24 ZGB. Blosse tatsächliche Auf-

gabe des bISherIgen Wohnortes oder Erwerb eines neuen

Wohn~itzes i. .S. der letz~eren Vorschrift. Ob die Klägerin

z?r Zelt der NIederkunft m ~er Schweiz einen Wohnsitz im

~~nn vo~ Art: 312 gehabt habe, beantwortet sich auch

fur Auslandermnen ausschIiesslich nach schweizerischem

Recht.

A. -

C~ristine yollmer von Dornhan, Württemberg,

geb. 1885 übte seIt dem Jahre 1909 in Basel den Beruf

einer Kellnerin aus. Sie unterhielt während dieser Zeit

intime Beziehungen zu dem heutigen Rekurrenten, dem

~tudenten der Chemie Edwin Abegg, die im Jahre 1913

ihre Schwangerschaft zur Folge hatten. Am 4. Dezember

1913 reiste sie zu ihrer Schwester nach Genf um dort

ihrer Niederkunft entgegenzusehen. In Basel' hatte sie

Gerichtsstand. No 65.

sich im gleichen Monat abgemeldet, ihre Schriften aber

nicht zurückgezogen, weil sie wieder . dorthin. zurück-

kehren wollte. Nachdem sie sich kurze Zeit in Genf auf.,

gehalten, kam sie auf den Gedanken, die Niederkunft in .

Dornban bei ihren Eltern abzuwarten. Demgemäss be-

gab sie sich im Januar 1914 dorthin und gebar am 9. Fe-

bruar 1914 den Knaben Edwin Vollmer. Einige Zeit nach-

her -

nach ihrer Angabe Ende April 1914 -

kehrte sie

nach Basel zurück, wo sie ihr früheres Logis und ihre

frühere Stellung im Restaurant zum « Kardinal 0 wieder

bezog. Am 8. Februar 1915 machte sie beim dortigen

Zivilgericht gegen den Rekurrenten eine Vaterschafts-

klage, gerichtet auf Ersatz der Entbindungskosten und

der Unterhaltskosten während vier Wochen vor und nach

der Geburt, sowie auf Zablung eines monatlichen Unter-

haltsbeitrages von 35 Fr. für das Kind, das als zweiter

Kläger auftrat, anhängig. Der Beklagte, der am 6. Fe-

bruar 1915, zwei Tage vor der Klageanhebung, von Ba-

sel nach Horgen übergesiedelt war, bestritt die Zustän-

digkeit der baslerischen Gerichte. Das Zivilgericht er-

klärte sich jedoch durch Urteil vom 15. Juni 1915 mit

nachstehender Begründung für zuständig:

« Es steht fest und wird auch von der Klägerin zuge-

geben, dass der Wohnort des Beklagten als Kompetenz-

grund ausser Betracht fällt, da der Beklagte bereits am

6. Februar 1915, d. h. zwei Tage vor der Erhebung der

Klage, in Horgen einen neuen Wohnsitz begründet hat.

Es fragt sich also nur noch, ob für die vorliegende Klage

der hiesige Wohnsitz der Klagpartei zur Zeit der Geburt

die Kompetenz des hiesigen Gerichtes begründet gemäss

ZGB 312 und ZPO § 8. Dies ist zu bejahen. Wohl hat

die Klägerin 1 durch Verlassen ihrer Stelle und vVohnung

in Basel im Dezember 1913 tatsächlich ihren Wohnsitz

hier aufgegeben, aber sie hat bis zu ihrer Rückkehr nach

Basel im April 1914 nirgends einen neuen Wohnsitz be-

gründet, sodass der alte hiesige Wohnsitz gemäss der ge-

setzlichen Fiktion von ZGB 24 als rechtlich weiterbe-