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Familienrecht. N° 53.
getreten werden, wennrichtigerweise schweizerisches
Recht anwendbar gewesen wäre. Dies ist jedoch nicht _
der Fall. Denn die Vaterschaftsklage unterliegt, weil
familienrechtlicher Natur (vergl. BGE 39 II S. 499 f.
Erw. 2) dem Rechte desjenigen Staates, in welchem die
Parteien zur Zeit der Schwängerung, bezw. der Geburt,
ihren Wohnsitz hatten, und die Möglichkeit verschiede-
ner Auffassungen ist erst dann gegeben, wenn entweder
der Wohnsitz des Schwängerers und derjenige der Ge-
schwängerten, oder aber der Wohnsitz zur Zeit der
Schwängerung und derjenige zur Zeit der Niederkunft
auseinanderfallen, was indessen hier nicht zutrifft. Da-
nach könnte Art. 308 ZGB auf die vorliegende Vater-
schaftsklage nur dann 'anwendbar sein, wenn er als eine
um der öfft:ntlichen Ordnung und Sittlichkeit willen auf-
gestellte Bestimmung aufzufassen wäre. Auch dies ist
jedoch nicht der Fall.
Zwar ist die Verwirkungsfrist des Art. 308 ZGB mate-
rieller, nicht prozessrechtlicher ~atur. Auch ist zuzu-
geben, dass ihr gesetzgeberisches Motiv gewisse Ver-
wantdschaft hat mit den Gründen, die z. B. im französi·
sehen Recht zum absoluten Verbot der recherche de la
paterniie geführt haben, welch -letzteres zweifellos um
der öffentlichen Ordnung und Sittlichkeit willen aufge-
stellt wurde (vergl. WEISS, Droit international IV S. 60).
Zu jenen Gründen gehört nämlich die Vermeidung der
Beweisschwierigkeiten, die mit allen, auch den rechtzeitig
erhobenen Vaterschaftsklagen verbunden sind, und diese
sind gewiss auch bestimmend gewesen für die zeitliche
Begrenzung der Klage. Allein die blosse Begrenzung des
Klagerechts ist doch mit dem absoluten Verbot nicht
auf eine und dieselbe Linie zu stellen. Sobald einmal die
VaterSChaftsklage als solche zugelassen wird, erscheint
auch die Entgegennahme einer nach ausländischem Recht
zu beurteilenden Klage, die nach inländischem Recht
verspätet wäre, nicht als mit der öffentlichen Ordnung
und Sittlichkeit unvereinbar. Art. 308 ZGB ist daher auf
(, .
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solche Klagen nicht anwendbar. Die gegenteilige Lösung
würde übrigens dazu führen, dass die Rechtsstellung der
Matter u.m>6i des; Km«es, dlfrcn emem: in jr€tfi1:dem der An-
spreehel' herbeigeführten Domizilwechsel benachteiligt
werden könnte. Der Berufungskläger will zwar selbst
für solche Fälle eine Ausnahme zulassen; allein es wäre
nicht tunlich, sie nur bei besonderem Nachweis der
fraudulösen Domizilverlegung zuzulassen. wenn prin-
zipiell die Lex tori zuträfe. Eine dem Art. 21 des Ein-·
führungsgesetzes zum deutschen BGB entsprechende
Bestimmung, wonach bei der Vaterschaftsklage auch in
Fällen sachlicher Anwendung ausländischen Rechts die
Geltendmachung weitergehender Anspruche, als sie nach
dem inländischen Recht bestehen, unzulässig wäre, ist
in der schweizerischen Gesetzgebung nicht enthalten und
entspricht auch nicht etwa einern allgemeinen Grund-
satze des internationalen Privatrechts (vergl. ZITELMANN,
Internationales Privatrecht, S. 911 f.).
Demnach hat das Bundesgericht
erkannt:
Auf die Berufung wird nicht eingetreten.
54. Arret de la IIe seetion civile da. 22 septembre 1915
dans la cause Pellet, defendeur,
contre Commune de Saint-Livres, demanderesse.
Qualite de la commune d'origine pour conteste~ l'etat
d'un enfant faussement indique dans l'acte de nalssance
comme ne d 'une de ses ressortissantes. Leg i tim a ti 0 n
pas s i v e de l'individu faussement indiqu~ com~e pere
de l'enfant. L'ac t ion e neo nt e s tat Ion d eta t,
sans demande de rectification d'acte de l'etat civil, est
recevable Jorsque la naissance a eu lieu a l'etranger et n'a
He inscrite que dans les registres etrangers.
'
Le 31 mai 1912 a Annemasse (Haute-Savoie), Jeanne
Rose, originaire de Ballaigues, non mariee, amis au monde
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une enfant du sexe feminin. Le 2 juin, Adrien Pellet,
originaire de Saint-Livres et marie a Elisabeth Bisson, a
presente l'enfant a l'officier d'etat-civil d'Annemasse en
declarant qu'elle etait nre de lui et de son epouse. L'enfant
a He inscrite aux Registres de l'etat-civil d'Annemasse
sous les noms de Renee-Adrienne-Rose Pellet. Aucune
inscription a son sujet ne figure dans les Registres d'etat-
civil suisses.
La commune de Saint-Livres a ouvert action devant la
Cour civile du Tribunal cantnnal vaudois al' enfant Renee-
Adrienne-Rose Pellet, a Pellet et a sa femme et a Jeanlle
Rose en concluant a ce qu'il soit prononce que l'enfant
a ete mise au monde par Jeanne Rose et non par dame
Pellet, qu'elle n'est donc pas la fille legitime ou juridique-
ment illegitime de Pellet, qu'elle n'est pas davantage la
fille de dame Pellet, qu'elle est au contraire fille illegitime
de Jeanne Rose.
Pellet a conc1u a liberation.
Par jugement du 28 mai 1915 rendu en contradictoire
contre Pellet et par defa.ut contre les trois defenderesses,
la Cour civile a admis les conclusions de la demande.
Pellet a recouru en reforme au Tribunal federal en re-
prenant ses conclusions liberatoires.
Statuant sur ces faits et considerant
eu drtlit:
Le fond de la cause ne fait l'objet d'aucune discms;on
entre parties : il est constant et avoue par le recourant
lui-meme que l'enfant llee le 31 mai 1912äAnnemasst" est
fille illegitime de Jeanne Rose et non pas fille legitime
des epoux Pellet, ainsi que le porte sou acte de naissance.
Les conclusions de la demande qui tendent a la constata-
tion de ce fait doivellt donc etre admises - a moins que,
pour un des motifs indiques ci-apres, cette demande ne
soit irrecevable en la forme.
Le defendeur denie a la Commune demanderesst. la
qualite pour agir. Mais c'est evidemmcnt ä tort. Sans
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doute l'interet qu'elle a a faire prononcer que l'enfant en
question n'est pas la fille de son ressortissant Pellet est
purement eventuel et ne deviendrait actuel que le jour
Oll elle serait appelee a fournir des secours a cette preten-
due bourgeoise de la Commune. Mais, d'apres le CCS, cet
interet eventuel suffit pour permettre a la Commune d'ori-
gine d'intenter l'action en desaveu d'un enfant COllC.(U
avant le mariage (art. 252 a1. 2), d'attaquer la legitima-
tion par mariage subsequent (art. 262) ou la reconnais-
sance par le pere naturel (art. 306). Par identite de motifs
elle a egalement qualite pour intenter une action tendant
a etablir qu'un enfant indique comme ne d'une de ses
ressortissantes a en realite ete mis au monde par une autre
persollne. Il va saus dire, en effet, que si la Commune
peut faire declarer uuIs des liens de parente en faveur
desquels il y a au moins une presomption d'existellce re-
sultant soit du mariage, soit de la legitimation, soit de la
recounaissance, elle peut a jorliori faire consta1 er que Je
fait primordial de la naissallce meme a He inexactement
rapporte, l'enfallt n'etaut pas ne de 1a personne indiquee
comme Maut 5a mere.
Le recourallt ajoute que l'action n'aurait pa du etre
dirigee contI e lui, car si la Commune ava~1 intere1 a faire
rümpre ll~ lien de droit public existant entre elle et l'enfant,
dIe 11 'cn avait par contre aUCUl1 a faire rompre le lien de
droit civil existaut entre l'enfaut et son pere. Mais le re-
eourant oublie que ces deux questions sout in dissoluble-
mCllt unies, le droit de bourgeoisie etaut Ulle consequence
de la filiation: pour denier a l'enfallt la qualite de ressor-
tissallte de la Coulll1une, la demandcresse doit prealable-
meut etablir qu'elle Il'est pas la fille des epoux Pellet; le
defendeur est dOlle interesse au proces non seulement
parce que c'est lui qui a fait la declaration dont il s'agit de
demontrer la faussete, mais aussi et surtout parce que
cette demonstration doit avoir pour effet de lui faire
perdre les droits que la loi confere an pere sur la personne
et les biens de I'enfaut. Ses interets etant aillsi en jeu,
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c'est avec raison que Ia Commune I'a mis en mesure de
les defendre.
Enfin Ie recourant soutient que l'action introduite est
inconciliable avec Ie systeme du CCS, car elle telld a une
rectification d'etat-civil et une teIle action u'est possible
que s'il existe en Suisse une inscription a rectifier - ce qui
n'est pas Ie cas eH l'espece.
En realite, il He s'agit pas de l'actioll en rectiftcation
des actes de l'etat-civil prevue a l'art. 45 CCS, mais d'unc
action en contestation d'etat. Saus cOllclure a la rectifi-
cation d'une inscription quelconque, la Commune cle
Saint-Livres se borne ademander au juge de constatcr
Ia faussete de l'etat attribue a l'ellfant dans SOll acte de
naissance. Cette action n'est pas pre"Hle expressement
par le Code, mais celui-ci ue renferme pas une enumera-
tion limitative des proces qu'il est pennis d'intcH1er e1,
en ce qui concerne en p~rticuiier l'actiOll cu COllstatf tiOlt
« Entschädigung für Umtriebe provisorische Rechts-
» öffnung erteilt hat, sei gerichtlich abzuerkennen.
« 2.
« 3.
erkannt:
« 1. Die Klage wird abgewiesen.
{(2. Von der Forderung laut Betreibung N° 11,199, für
» die der Audienzrichter des Bezirksgerichts Zürich unterm
» 7. Oktober 1913 provisorische Rechtsöffnung erteilt hat,
I) wird ein Betrag von 502 Fr. 39 Cts. gerichtlich aber-
~> kannt; im übrigen wird die Widerklage verworfen. I)
B. -
Gegen dieses Urteil hat die Klägerin rechtzeitig
die Berufung an das Bundesgericht ergriffen mit den
Anträgen:
« 1. Es sei die Klage der Klägerin und Widerbeklagten
in vollem Umfange zu schützen und daher die Gegen-
partei verpflichtet, zu bezahlen :
1. 1385 Fr. 15 Cts. nebst Zins zu 5 % seit 1. Sep-
tembtr 1913;
2. 4387 Fr. 50 Cts. nebst Zins zu 5 % seit 6. Sep-
tember 1913;
3. 465 Fr.
11. Es seien die Widerklagen und die Aberkennungs-
klage der Beklagten und Widerkläger gänzlich abzu-
weisen und die Gebrüder Renold daher weiter ver-
pflichtet zu bezahlen:
1604 Fr. 20 Cts. nebst Zins zu 6 % seit 20. August 1913. I)
C. -
An der heutigen Verhandlung hat der Vertreter
der Berufungsklägerin diese Anträge erneuert, mit Aus-
nahme der Klagepost 2, die er von 4387 Fr. 50 Cts. auf
675 Fr. ermässigte, falls die Beklagten sich einverstanden
erklärten, dass die V €.rsicherungssumme für die durch