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41_II_425

BGE 41 II 425

Bundesgericht (BGE) · 1915-01-01 · Deutsch CH
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Familienrecht. N° 53.

getreten werden, wennrichtigerweise schweizerisches

Recht anwendbar gewesen wäre. Dies ist jedoch nicht _

der Fall. Denn die Vaterschaftsklage unterliegt, weil

familienrechtlicher Natur (vergl. BGE 39 II S. 499 f.

Erw. 2) dem Rechte desjenigen Staates, in welchem die

Parteien zur Zeit der Schwängerung, bezw. der Geburt,

ihren Wohnsitz hatten, und die Möglichkeit verschiede-

ner Auffassungen ist erst dann gegeben, wenn entweder

der Wohnsitz des Schwängerers und derjenige der Ge-

schwängerten, oder aber der Wohnsitz zur Zeit der

Schwängerung und derjenige zur Zeit der Niederkunft

auseinanderfallen, was indessen hier nicht zutrifft. Da-

nach könnte Art. 308 ZGB auf die vorliegende Vater-

schaftsklage nur dann 'anwendbar sein, wenn er als eine

um der öfft:ntlichen Ordnung und Sittlichkeit willen auf-

gestellte Bestimmung aufzufassen wäre. Auch dies ist

jedoch nicht der Fall.

Zwar ist die Verwirkungsfrist des Art. 308 ZGB mate-

rieller, nicht prozessrechtlicher ~atur. Auch ist zuzu-

geben, dass ihr gesetzgeberisches Motiv gewisse Ver-

wantdschaft hat mit den Gründen, die z. B. im französi·

sehen Recht zum absoluten Verbot der recherche de la

paterniie geführt haben, welch -letzteres zweifellos um

der öffentlichen Ordnung und Sittlichkeit willen aufge-

stellt wurde (vergl. WEISS, Droit international IV S. 60).

Zu jenen Gründen gehört nämlich die Vermeidung der

Beweisschwierigkeiten, die mit allen, auch den rechtzeitig

erhobenen Vaterschaftsklagen verbunden sind, und diese

sind gewiss auch bestimmend gewesen für die zeitliche

Begrenzung der Klage. Allein die blosse Begrenzung des

Klagerechts ist doch mit dem absoluten Verbot nicht

auf eine und dieselbe Linie zu stellen. Sobald einmal die

VaterSChaftsklage als solche zugelassen wird, erscheint

auch die Entgegennahme einer nach ausländischem Recht

zu beurteilenden Klage, die nach inländischem Recht

verspätet wäre, nicht als mit der öffentlichen Ordnung

und Sittlichkeit unvereinbar. Art. 308 ZGB ist daher auf

(, .

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solche Klagen nicht anwendbar. Die gegenteilige Lösung

würde übrigens dazu führen, dass die Rechtsstellung der

Matter u.m>6i des; Km«es, dlfrcn emem: in jr€tfi1:dem der An-

spreehel' herbeigeführten Domizilwechsel benachteiligt

werden könnte. Der Berufungskläger will zwar selbst

für solche Fälle eine Ausnahme zulassen; allein es wäre

nicht tunlich, sie nur bei besonderem Nachweis der

fraudulösen Domizilverlegung zuzulassen. wenn prin-

zipiell die Lex tori zuträfe. Eine dem Art. 21 des Ein-·

führungsgesetzes zum deutschen BGB entsprechende

Bestimmung, wonach bei der Vaterschaftsklage auch in

Fällen sachlicher Anwendung ausländischen Rechts die

Geltendmachung weitergehender Anspruche, als sie nach

dem inländischen Recht bestehen, unzulässig wäre, ist

in der schweizerischen Gesetzgebung nicht enthalten und

entspricht auch nicht etwa einern allgemeinen Grund-

satze des internationalen Privatrechts (vergl. ZITELMANN,

Internationales Privatrecht, S. 911 f.).

Demnach hat das Bundesgericht

erkannt:

Auf die Berufung wird nicht eingetreten.

54. Arret de la IIe seetion civile da. 22 septembre 1915

dans la cause Pellet, defendeur,

contre Commune de Saint-Livres, demanderesse.

Qualite de la commune d'origine pour conteste~ l'etat

d'un enfant faussement indique dans l'acte de nalssance

comme ne d 'une de ses ressortissantes. Leg i tim a ti 0 n

pas s i v e de l'individu faussement indiqu~ com~e pere

de l'enfant. L'ac t ion e neo nt e s tat Ion d eta t,

sans demande de rectification d'acte de l'etat civil, est

recevable Jorsque la naissance a eu lieu a l'etranger et n'a

He inscrite que dans les registres etrangers.

'

Le 31 mai 1912 a Annemasse (Haute-Savoie), Jeanne

Rose, originaire de Ballaigues, non mariee, amis au monde

426

Familienrecht. N° 54.

une enfant du sexe feminin. Le 2 juin, Adrien Pellet,

originaire de Saint-Livres et marie a Elisabeth Bisson, a

presente l'enfant a l'officier d'etat-civil d'Annemasse en

declarant qu'elle etait nre de lui et de son epouse. L'enfant

a He inscrite aux Registres de l'etat-civil d'Annemasse

sous les noms de Renee-Adrienne-Rose Pellet. Aucune

inscription a son sujet ne figure dans les Registres d'etat-

civil suisses.

La commune de Saint-Livres a ouvert action devant la

Cour civile du Tribunal cantnnal vaudois al' enfant Renee-

Adrienne-Rose Pellet, a Pellet et a sa femme et a Jeanlle

Rose en concluant a ce qu'il soit prononce que l'enfant

a ete mise au monde par Jeanne Rose et non par dame

Pellet, qu'elle n'est donc pas la fille legitime ou juridique-

ment illegitime de Pellet, qu'elle n'est pas davantage la

fille de dame Pellet, qu'elle est au contraire fille illegitime

de Jeanne Rose.

Pellet a conc1u a liberation.

Par jugement du 28 mai 1915 rendu en contradictoire

contre Pellet et par defa.ut contre les trois defenderesses,

la Cour civile a admis les conclusions de la demande.

Pellet a recouru en reforme au Tribunal federal en re-

prenant ses conclusions liberatoires.

Statuant sur ces faits et considerant

eu drtlit:

Le fond de la cause ne fait l'objet d'aucune discms;on

entre parties : il est constant et avoue par le recourant

lui-meme que l'enfant llee le 31 mai 1912äAnnemasst" est

fille illegitime de Jeanne Rose et non pas fille legitime

des epoux Pellet, ainsi que le porte sou acte de naissance.

Les conclusions de la demande qui tendent a la constata-

tion de ce fait doivellt donc etre admises - a moins que,

pour un des motifs indiques ci-apres, cette demande ne

soit irrecevable en la forme.

Le defendeur denie a la Commune demanderesst. la

qualite pour agir. Mais c'est evidemmcnt ä tort. Sans

Familienrecht. N° 54.

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doute l'interet qu'elle a a faire prononcer que l'enfant en

question n'est pas la fille de son ressortissant Pellet est

purement eventuel et ne deviendrait actuel que le jour

Oll elle serait appelee a fournir des secours a cette preten-

due bourgeoise de la Commune. Mais, d'apres le CCS, cet

interet eventuel suffit pour permettre a la Commune d'ori-

gine d'intenter l'action en desaveu d'un enfant COllC.(U

avant le mariage (art. 252 a1. 2), d'attaquer la legitima-

tion par mariage subsequent (art. 262) ou la reconnais-

sance par le pere naturel (art. 306). Par identite de motifs

elle a egalement qualite pour intenter une action tendant

a etablir qu'un enfant indique comme ne d'une de ses

ressortissantes a en realite ete mis au monde par une autre

persollne. Il va saus dire, en effet, que si la Commune

peut faire declarer uuIs des liens de parente en faveur

desquels il y a au moins une presomption d'existellce re-

sultant soit du mariage, soit de la legitimation, soit de la

recounaissance, elle peut a jorliori faire consta1 er que Je

fait primordial de la naissallce meme a He inexactement

rapporte, l'enfallt n'etaut pas ne de 1a personne indiquee

comme Maut 5a mere.

Le recourallt ajoute que l'action n'aurait pa du etre

dirigee contI e lui, car si la Commune ava~1 intere1 a faire

rümpre ll~ lien de droit public existant entre elle et l'enfant,

dIe 11 'cn avait par contre aUCUl1 a faire rompre le lien de

droit civil existaut entre l'enfaut et son pere. Mais le re-

eourant oublie que ces deux questions sout in dissoluble-

mCllt unies, le droit de bourgeoisie etaut Ulle consequence

de la filiation: pour denier a l'enfallt la qualite de ressor-

tissallte de la Coulll1une, la demandcresse doit prealable-

meut etablir qu'elle Il'est pas la fille des epoux Pellet; le

defendeur est dOlle interesse au proces non seulement

parce que c'est lui qui a fait la declaration dont il s'agit de

demontrer la faussete, mais aussi et surtout parce que

cette demonstration doit avoir pour effet de lui faire

perdre les droits que la loi confere an pere sur la personne

et les biens de I'enfaut. Ses interets etant aillsi en jeu,

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Familienrecht. N° 54.

c'est avec raison que Ia Commune I'a mis en mesure de

les defendre.

Enfin Ie recourant soutient que l'action introduite est

inconciliable avec Ie systeme du CCS, car elle telld a une

rectification d'etat-civil et une teIle action u'est possible

que s'il existe en Suisse une inscription a rectifier - ce qui

n'est pas Ie cas eH l'espece.

En realite, il He s'agit pas de l'actioll en rectiftcation

des actes de l'etat-civil prevue a l'art. 45 CCS, mais d'unc

action en contestation d'etat. Saus cOllclure a la rectifi-

cation d'une inscription quelconque, la Commune cle

Saint-Livres se borne ademander au juge de constatcr

Ia faussete de l'etat attribue a l'ellfant dans SOll acte de

naissance. Cette action n'est pas pre"Hle expressement

par le Code, mais celui-ci ue renferme pas une enumera-

tion limitative des proces qu'il est pennis d'intcH1er e1,

en ce qui concerne en p~rticuiier l'actiOll cu COllstatf tiOlt

« Entschädigung für Umtriebe provisorische Rechts-

» öffnung erteilt hat, sei gerichtlich abzuerkennen.

« 2.

« 3.

erkannt:

« 1. Die Klage wird abgewiesen.

{(2. Von der Forderung laut Betreibung N° 11,199, für

» die der Audienzrichter des Bezirksgerichts Zürich unterm

» 7. Oktober 1913 provisorische Rechtsöffnung erteilt hat,

I) wird ein Betrag von 502 Fr. 39 Cts. gerichtlich aber-

~> kannt; im übrigen wird die Widerklage verworfen. I)

B. -

Gegen dieses Urteil hat die Klägerin rechtzeitig

die Berufung an das Bundesgericht ergriffen mit den

Anträgen:

« 1. Es sei die Klage der Klägerin und Widerbeklagten

in vollem Umfange zu schützen und daher die Gegen-

partei verpflichtet, zu bezahlen :

1. 1385 Fr. 15 Cts. nebst Zins zu 5 % seit 1. Sep-

tembtr 1913;

2. 4387 Fr. 50 Cts. nebst Zins zu 5 % seit 6. Sep-

tember 1913;

3. 465 Fr.

11. Es seien die Widerklagen und die Aberkennungs-

klage der Beklagten und Widerkläger gänzlich abzu-

weisen und die Gebrüder Renold daher weiter ver-

pflichtet zu bezahlen:

1604 Fr. 20 Cts. nebst Zins zu 6 % seit 20. August 1913. I)

C. -

An der heutigen Verhandlung hat der Vertreter

der Berufungsklägerin diese Anträge erneuert, mit Aus-

nahme der Klagepost 2, die er von 4387 Fr. 50 Cts. auf

675 Fr. ermässigte, falls die Beklagten sich einverstanden

erklärten, dass die V €.rsicherungssumme für die durch