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33_II_375

BGE 33 II 375

Bundesgericht (BGE) · 1907-01-01 · Français CH
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Entscheidungen des Bundesgerichts als oberster Zivilgerichtsinstanz.

obet nid)t. SDie \)on bel' Stlligerin bertntene ~iftion finbet im

@efe~e feinen 'irn~a(tßpunft.

5. 3n 3wciter 2inie \)crfud)t 'oie Stlägedn in bel' merufungß.

fd)rift bllr3ulegen, fte 9etbe

i~re ~orberung cl>entuell aud) 1l1ß

iSd)etbenerfet~for'oerung, aIß jl;orberung auf baß ~rfimung~intereffe

fi.'d)tlid) fJegrünbet; baß ~rfüllungßintereffe lomme eben

~ier bel'

Stlluwreißforberuug böUig g(eid), el>entuell fönne eß Iln S)llub bel'

Stetuhmißforberllng bom lRid)ter netd) freiem ~rmeffen Ilbgefd)ä~t

werben unb fd in biefem metl'etge 3u3u1llffen. SDiefer 6tanb:puntt

fd)eitert etn 'irrt. 80 O@, wonad) -

bel' il(atur beß lRed)tß.

mittelß ber merufung entj:pred)el1b -

neue 'tatflld)en unb neue

18ege~ren in bel' bUl1beßgerid)tIid)en 3nftana aUßgefd)loffen finb.

~ß fann nad) ben aur megrünbung beß mege9renß \)or ben fetll:::

tonafen 3nftetnaen laut 3n9etH bel' lRed)t~fd)riften unb 'ocr fanto.

netlen Urteile angefü9rten [atfad)en teinem .8weifeI unterliegen,

beta 'oie .ltlligcrin i9re 'irnf:prüd)e -

wie fd)on in 'ocr .ltonfurß.

eingabe -

etußfd)lieaHd) IlIß ~rfüllungßanf:prud) geltenb gemlld)t

9111. SDie 3Ut megritnbung beß 6d)abenetfet~anfvrud)eß cmgefü9rten

'tlltflld)en pnb neu unb bager nid)t 3U 9önn. 'ir6er weiter er.

fd)eint biefe Umwcmblung beß

~füfiungßllnf:prud}eß in einen

6d)abellerfll\?\lnf:prud) W091 Ilud) beß91l16 un3urliffig, weH bcuuit

nid)t nur bem geftellten mege9ren eine neue red)tlid)e ~egrünbung

gegeben wirb (W\lß nad) 'iIrt. 80 O@ aUerbingß nid}t unbebingt

aUßgefd)loffen fft; l>ergL 'irmtl. 15. 30 II 6. 76 ~rw. 3; Ilud)

lReid)el, Stomm. 3. O@ 'irrt. 80 6.84 f.), fonbern über9au:pt

ein Ilnberer 'irnfprud} unb in biefem iSinne ein neue~ lSege9ren

IlU 6telle beß 1lt'f~tüu9lid)en gefe~t Itlirb; baS aetgt fid) 11m beut.

Iid)ften badn, bllfi bie,stlügerin in bel' merufungßfd)l'ift -

wenn

aud) ntd)t in ~orm eineß befont>ern

mege~renS, fo

bo~ in bet

~egrünbung -

ein \lt'biträxeß Urteil \)er{angt, ronS bei bel'

~t.

füllungßflage nntürlid) nUßgefd)(offen iit.

6. SJRU meaug auf bie jl;ot'berung fltr 2ngeqin~ ift bet red)t.

Ud)e ®efid}t~punft, uon bem auS bie ?Sotinftan3 biefe ~orberung

beurteilt ~Ilt, wieberu1l1 begrünbet. jffiie uier,stiften beltellt, nber

nid)t be30gen worben pnb, ift ltatfrllge, unb 'oll 'irftenwibdgfeit

bel' beöügUd)en jl;eftftef1uns bel' ?Sorinftnu3 nid)t nnd)gewtefen, ja

nid)t einmal be~nu:ptet ift, muj3 eß babei fein lSeroenben

~aben.

VIII. Organisation der Bundesrechtsptlege. N° 53.

375

Streitig f\lnn jonad) nur baß SJRna bel' ~utf~libiguug (beß 2(tger.

3infe~) fein. (SDetß munbeßgerid)t füljrt aUß, bafi bie ?Sorinft\ln3

\)on i9rem ~r1l1effen teinen unrid)tigen @ebraud) gemlld)t ljnbe.)

SDemnlld) 9nt b(tß munbe~gerid)t

erhnnt:

SDie merufung wirb Ilbgewiefen unb tinS Urteil

be~ 'ir:p:pella:

tionß" unb

Stetifationß~ofeß beß .ltllutonß mem (Il. 'irbteHung)

bom 12. 'ir:ptil 1907 in aUen 'teilen beftliUgt.

VIII. Organisation der Bundesrechtspfiege.

Organisation judiciaire federale.

53. Arret du S mai 1907, dans la cattse

Departement federa.1 des Postes, dem. et rec., contre

Compagnie des chemins de fer de Paris a. Lyon et a la

Mediterranee, def. et int.

Recevabilite du recours en reforme : Jugement au fond,

art. 58 OJF. Constitue un jugement au fond le jugement qui

deelare une demande eomme irreeevable pour le motif que Ie

demandeur n'a pas le droit d'ester en justiee paree qu'U ne pos-

sede pas Ia personnalite eivile. -

Oapacite de l'administra-

tion des postes d'ester en justice; loi ferlerale sur la regale

des postes, du 5 avril1894, art. 18 et 19. Loi federale sur l'or-

ganisation de I'administration des postes, du 25 mai 1849, art. 2;

ordonnanee du Conseil federal du 26 novembre 1878/2"2 mars

1892. Delegation des competences du Conseil ferleral au departe-

ment des postes.

A. -

Par exploit du 26 septembre 1906 notifie aux

« Postes federales suisses, ä. Berne, prises en Ia personne

de M. Zemp, Conseiller federal charge du Departement des

Postes et TeIegraphes 1>, Paul Guibentif, fonctionnaire postal,

a ouvert action ä. I'administration des Postes suisses en

payement de 80000 fr. a titre d'indemnite pour les suites

d'un accident subi par lui ä. Ia gare de Geneve.

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Entscheidungen des Bundesperichts als oberster Zivilgerichtsinstanz.

En date du 12 octobre 1906, le Conseil federal a « donna

a son Departement des Postes et des Chemins de fer plein

pouvoir de poursuivre devant les tribunaux competents un

pro ces aux fins de soutenir les interets de Ia Confederation

en Ia cause de l'accident survenu le 23 mars 1906 au commis

de poste Paul GUibentif, a Geneve ».

Par exploit du 25 octobre 1906, le « Departement fMeral

des Postes et des Chemins de fer aBerne, poursuites et

diligences de M.le Conseiller federal Zemp, son president »;

a assjgne Ia Compagnie du PLM pour Ie re lever et garantir

des condamnations qui pourraient etre prononcees contre lui

a Ia requete de Guibentif.

La Compagnie du PLM a concIu a l'irrecevabilite de Ia

demande, en alIeguant que Ie Departement federal des Postes

ne constituait pas une personnalite juridique et n'avait pilS

capacite pour ester en justice. Le tribunal de premiere

instance l'ayant deboutee de son exception, elle a recouru a

Ia Cour de Justice laquelle, par arret du 16 mars 1907, a

reforme le jugement de premiere instance et declara irrece-

vable la demande formee par le Dejlartement fMeral des

Postes et Chemins de fer. Cet arret est motive en resume

comme suit:

L'Administration federale des Postes n'a pas la personna-

lite juridique, qui ne lui a ete conferee par aucune loi pas

plus d'ailleurs qu'aux autres Departements qui comp~sent

le Conseil federal (voir Ies art. 36, 95 et 103 CF). Le fait

qu'elle serait chargee de la direction des proces auxquels

elle peut donner lieu ne lui confere nullement le droit de les

soutenir en son propre nom. Son incapacite resulte de Ia

Ioi, elle n'est pas couverte par l'arrete du 12 octobre 1906

qui lui a donne pleins pouvoirs pour soutenir le present

proces.

B. -

C'est contre cet arret que Je Departement fMeral

des Postes a, en temps utile, recouru en reforme au Tribu-

nal federaI, concluant a ce qu'il plaise a celui-ci mettre a

neant l'auet de Ia Cour de Justice du 16 mars 1907 et sta-

tuant a nouveau, dire et prononcer que le recours dirige

VIII. Organisation der Bundesrechtspflege. No 53.

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contre le PLM etait et est valablement forme par Ie Depar-

tement federal des Postes representant la Confederation et

que Ia demande est recevable.

Le recours est motive comme suit: L'arret de Ia Cour de

Justice tranche une question de personnalite juridique qui ne

se posait pas. Le Departement federal des Postes n'a jamais

pretendu avoir la personnalite juridique. Il a agi en tant

qu'organe de Ia Confederation charge par celle-ci, en vertu

des lois et am~tes et des pleins pouvoirs du 12 octobre 1906,

de conduire le proces au nom de la Confederation.

L'intimee a coneIu a ce que le Tribunal federal deeIare le

recours irrecevable, l'arret de la Cour de Justice civile tran-

chant uniquement une exception et ne pouvant par consequent

etre considere comme un jugement au fond.

A l'audience de ce jour, les representants des parties ont

repris et developpe leurs moyens tant sur la recevabiIite du

recours que sur Ie reconrs au fond.

Statuant sur ces {aits et considerant en dmit:

1. -

Le Tribunal federal ne pent entrer en matiere sur le

recours que si l'arret attaque se caracterise comme un

« jugement au fond », au sens de l'art.58 OJF. A ce sujet,

il y a lieu de remarquer que Ia Cour de Justice civile n'a

pas tranche le fond du litige existant entre l'Administration

des Postes et la Compagnie du PLM, et qu'eHe s'est bornee

a ecarter la demande presentee par le Departement federal

des Postes en deniant a celui-ci Ie droit d'agir qui n'appar-

tiendrait qu'a la Confederation, represente par Ie Conseil fe-

deral. Mais par cet arret le sort du proces se trouve regle

une fois pour toutes; dans la forme dans la quelle elle a ete

presentee la demande est definitivement liquidee. Tandis

qu'un prononce sur la competence laisse intacte Ia reclamation

formee et que le plaideur econduit est simplement renvoye a

mieux agir, rarret de la Cour de Justice civile met le Depar-

tement fMeraI des Postes dans l'impossibilite de faire valoir

a l'avenir sa pretention contre la Compagnie du PL1\I. Par

des motifs tires du droit federal et qui seront examines dans

Ia suite du present arret, il met fin au proces engage; il

*

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Entscheidungen des Bundesgerichts als oberster Zivilgerichtsinstanz.

cOllstitue done bien un jugement au fond contre lequel le re-

cours en reforme au Tribunal federal est ouvert.

2. -

L'exception opposee a la demande du Departement M-

deral des Postes par la Compagnie du PLM et admise par la

Cour de Justiee civile consiste a dire que le Departement n'a

pas le droit d'ester en justice parce qu'il ne possMe pas la

personnalite civile.

Il est exact que le Departement ne possede pas la per-

sonnalite civile et lui-meme n'a nulle me nt pretendu la pos-

seder, quoique la fa(jon dont etaient rediges l'exploit intro-

ductif d'instance du 25 octobre 1906 et la procuration

deIivree a l'avocat M. puisse apremiere vue faire croire que

le Departement entendait conduire le proces en son propre

nom.

Il y a lieu d'ailleurs d'observer que, pas plus que le De-

partement,l'administration des Postes Oll l'administration des

Chemins de fer fMeraux ne sont des personnes juridiques

(arret du 3 juin 1903, Chemins de fer federaux contre Lu-

cerne, RO 29 I p. 189). Le Departement federal des Postes

ne saurait par consequent pretendre- ester en justice en

qualite cl'organe de I'Administration des Postes regardee

comme une personne juridique.

3. -

Cependant le fait qu'il ne possMe pas la personnaIite

civile n'entmIne pas comme consequence necessaire son in-

capacite d'ester en justice: en effet la loi pourrait, dans cer-

taines limites, lui conferer la capacite de contractel' et d'ester

en justice sans d'ailleurs pour cela lui conferer la personna-

Iite; c'est ce qui a lieu par exemple pour la societe en Dom

collectif, la societe en commandite, etc.

.l\'lais, en fait, cela n'est pas le cas pour le Departement

federal des Postes; il est vrai qu'a teneur de la loi du 5 avril

1894 sur la regale des Postes l'administration des Postes a

le droit d'ester en justice comme defenderesse dans les pro-

ces de responsabilite civile (art. 18) et meme comme deman-

deresse (art. 19) pour exercer son recours contre les per-

sonnes dont la faute entraine sa responsabilite. Mais la loi ne

dit pas qui represente dans ces cas l'administration des

Postes. Et il ne va nullement de soi que ce doive etre le

VIII. Organisation der Bundesrechtspflege. N' 53.

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Departement; en effet pour les proces tout a fait analogues

diriges contre l'administration des Chemins de fer federaux

ou intentes par eeIle-ci, ce n'est pas le Departement federal

des Postes et des Chemins de fer qui prend place au proces,

mais bien Ia Direction generale ou les Directions d'arrondisse-

ments (loi sur le rachat, art. 25 I et 35 I; loi du 28 mars

1905 sur la responsabilite civile des entreprises des Chemins

de fer, art 25).

4. -

C'est dans la loi federale sur I'organisation de l'Ad-

ministration des Postes du 25 mai 1849, ainsi que dans 1'01'-

donnance du Conseil federal du 26 novembre 1878 modifiee

par arrete du 22 mars 1892, qu'il faut rech81'cher quelle est

la situation juridique et quelles sont les competences du De-

partement federal des Postes. Les art. 95 cl 103 de la cons-

titution federale ne determinent pas la sphere des compe-

tences respectives du Conseil federal et des divers Departe-

ments; par contre Part. 2 de la loi du 25 mai 1849 ciMe

ci-dessus, dispose : « Le Conseil federal est l'autorite executive

supreme dans les affaires postales. Il prend toutes les mesures

et dispositions relatives aux postes, a moins qu'il n'en charge

des employes inferieurs. »

Il resulte de cette disposition que c'est le Conseil federal

qui determine dans les affaires postales, au moyen d'ordon-

nances et de reglements, ou de decisions speciales, les com-

petences des autorites et des employes inferieurs, notamment

en ce qui concerne le pouvoir de representer Ia Confede-

ration; il a la faculte de deIeguer tel ou tel de ses pouvoirs

aux autorites et aux employes qui Iui sont subordonnes;

ceux-ci agissent alors comme ses mandataires et ils repre-

sentent la Confederation dans les limites de la mission qui

leur a ete confiee; iI va sans dire que cette delegation de

pouvoirs vaut egalement vis-a-vis des tiers.

5. -

En vertu de cette faculte legale, le Conseil federal

a, en l'espece, delegue le 12 octobre 1906 au Departement

federal des Postes ses pouvoirs de representation de Ia

Confederation. Des lors ce n'est pas en son propre nom et

pour son compte pel'sonnel que le Departement s'est porte

partie au proees; c'est comme mandataire du Conseil federal

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Entscheidungen des Bundesgerichts als oberster Zivilgerichtsinstanz.

et au nom de la Confederation et e'est en eette qualite qu'il

a donne proeuration ä. l'avocat 1\1:.

Des le moment on la delegation de pouvoirs du 12 octobre

1906 a ete pOl'tee a la eonnaissance de la Compagnie du

PLM, la question de savoir si le Departement federal des

Postes avait la personnalite civile perdait tout interet et 1'ar-

gumentation de la Cour de Justiee civile qui porte tout en-

tiere sur cette question indifferente en l'espece tombe par

Ja meme.

Par ees motifs,

Le Tribunal federal

prononee:

Le reeours du Departement federal des Postes est admis,

l'arrM de Ia Cour de Justiee civile du canton de Geneve du

16 mars 1907 est reforme et Ia demande formee en date du

26 oetobre 1906 par le Departement fMeral des Postes

contre la Compagnie du PLM est declaree reeevabie.

54. J\us~u!J aus bcm ~t1tU ltom 1. ~uui 1907

in (5ild)en 'Y'htftttt unb ~t~boxf, Jtl. u. iSer .• JtL, gegen

~oufwtsmafft ~ftuI)Uf!J, ~efL u. iSer.~mefL

Vollmaoht der Parteivertreter in Berufungssaohen. Art. 75, 85

OG. Art. 28-40 BZP.

\UU55 ben @riinben:

lBor ben filntonalen,snftiln3en 9at bel' Wigerifd)e \Unroillt ben

qsr03cn 09ne fd)rtftUd)e lBoUmild)t bmd)gefü9rt. ~55 ift iebod) flilr,

ban für ba~ lBerfil9ren Mr iSunbeßgerid)t bte fantonaI~ro~e13re~t:

ltd)en mefttmmungen üoer

~teiIung UU!) inotroenbtgfett

~t~"er

lBoUmad)t nid)t in iSetrad)t fommen fönne~1 fonbern ba13~ 9teTur

einatg unb aUein bie ounbe55gefe~nd)en iSefttmmungen ma13gebenb

finb, b. 9. \Ur!. 75 O@ unb, gemaj3 \Ud. 85 cit., \Ud. 28-40 m,8qs.

inad) \Utt. 75 O@ 9aben qsadeitlertreter untcrfd)icbßlo~ eine lBoU:

mad)t au i9rem \Uußweife ein3ulegen. ?IDenn für ba~ lBerfa9ren

tlor ben f(lntonalen,snfhln3en eine lBoUm(ld)t nid)t nötig ro(lr

VIII. Organisation der Bundesrechtspflege. N° 55.

381

(wie baß 9ier bel' U:aIl gewefen au fein fd)eil1t), fo tft bie neue

~nregung einer lBoIlmad)t tlor iSunbeßgerid)t un6ebtngteß ~~

forberniß, unb fie r,mn nid)t tlerweigert roerben mit lRücffid}t

barauf, bau bel' \UmuaIt ben qsroaeu \.)01' ben fantonalen,snftan3en

burd)gefü9rt 9(lUe.

:.va~

~unbeßred)t uerlangt eben für fein

u:orutn ben \Uu~wei~ burd} fd)riftlid)e lBoUmad)t, unb bie ~atfad)e

bel' ~ü9rung be~ qsro3effcß tlor ben fautona(en,snftanaen \.)ermag

bieie fd)riftiid)e lBoUmad)t nid}t 3u

erre~en, WQ9renb aUerbi1tg~

~il1e uor ben fantonalen,snftanaen "für alle,sn ftcmaen I1

(lu~ge:

fte[te lBollmad)t tn bel' lRegel aud) tlor munbeßgerid)t genügen

wirb. :lead) \Ud. 34 lB,8qs foU fobann bie ~d)tljcit bel' Unter.

fd)rift beg{(lubigt werben "uad} ben Ortßgefe~en". \Un biefem ~r~

forberniffe mangelt Cß 9ter.,snbeffen fann 1tOcr biefen ~angd

9inll.leggegangen werben, ba

(lU~ betn tlom lBertreter bel' .\trager

elienfaU~ eingelegten (5d)rei6en feiner JtHen1en

~u tloUer Uoer:

aeugung ergeUt, ba13 bie Unterfd)rtften auf ber lBoUmadjt ed}t

pnb unb lBoUmad)t tlon ben .\tliigern roirffid) erteilt roirb.

55. Arret du 21 juin 1907, dans la cause Conus, de{. et rec.

contre Cornu, dem. et int.

Recevabilite du recours en reforme: Valeur du litige,

art. 69 OJF. Il n'est pas tenu compte, pour l'evaluation du li-

tige, des reserves faites par le demandeur, concernant l'avenir.

A. -

Ensuite d'un accident survenu a son fils Joseph-

GustaveMaillardetimputable.suivant eHe, au jeune Jules

Conus, dame Marie-Adelphine Cornu nee Maillard ouvrit

action en dommages-inter~ts contre le pere de ee dernier,

devant le Tribunal eivil de 1'arrondissement de la Glane, par

exploit du 8/9 mai 1906. La demanderesse agissait, avee

l'autorisation de son mari, tant en son Dom personnel qu'au

nom et en sa qualite de tutriee naturelle de son fils pre-

nomme; et, soutenant que le domrnage qui leur avait ete

cause, soit ä. son fils, soit ä elle-m~me, ne pouvait etre en-

core exactement determine paree que son fils n'etait pas

encore completement gueri des suites de son aceident ou