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A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
~au~t nie er9alten unb omar aUß bem einfadjen ®runbe, meH fit
an bem Siltminiftratil>l.1erfa9ren, baß 3um angefodjtenen mefdj!ua
gefül)rt 1)at, gar ntdjt 6eteiligt war. S)ierauß folgt a6er, bau bcr-
IRefumntin eine IRefurßfrift tn mqug auf biefen mefdjluj3 über orltegt. maj3 fidj bie 6inbenbe Jh-aft eine~
@ntfdjeibe§ auf biejenigen q5erfonen 6efdjrünft, bie am merfaljrett
beteiligt waren, tft ein aUgemeiner ®runbfal,}, bel' audj für mer~
roaUung§af1e gilt, unb e§ fommt für bie ~rage, 06 eine q5erfon
ueteiltgt war, aud) im Silbminiftratib\.1erfl"tljl'en letliglidj barauf an,
06 fie tatfiidjUdjaI§ q5al'tei augelaffen unb 6el)anbeIt luorben tft,
unb nidjt barauf, 06 fie materieU am merfaljren intel'effied mat"
ober fogal' gefel,}lidj aur q5artei 6erufen gewcfen märe. mer angeo
fodjtene mefdjluB mag bie Jntereffen bel' IRefurl'entin tatfüdjHdj
berül)ren; formen berlel,}t er iebodj feine IRedjte berfeC6en, ttleil
feine 6inbenbe .straft fidj nidjt auf fie erftreett, unb weit Cß i~r
bal)er jeber Bett freifteljen mus, in meaug auf bie ftreitige 1Jrage
bel' Bugeljörigfeit beß "S)eibenweg§1I einen neuen Silbminiftratil>~
entfdjetb 3u ~rOl>03ieren.
2. ma au~ bem angefodjtenen ®runbe aut ben lJMurß nidjt
etn3utreten ift, faUen @rÖrferungen barüoer, 00 im üorigen bie
moraußfe~ungen ber itaat~redjmdjen mefdjl1.lerbefül}rung borliegenb
gegeben mären, aI~ ü6er~üffig blt9in. inur bnß fei l}ter nodj 6e~
merft, baa auf ben IRefurß audj beßl}aIb 3ut Bett ntd)t l}ätte ein~
getreten ttlerbell fönnen, roeH bie IRefurrentin fidj über einen @in~
griff in bas ®eoiet bel' gefel,}gebenben ®emaIt 6efdjmert unb e~
iljr baljer ljätte anljeimgefteUt ttlerben müffen, 3unäd)ft an ben
®roaen 3(at beß Jtantonß mern, a{ß an bie 06erfte ®taatß6el)örbe
beß Jtantonß, 3u gefangen. (?Sgt audj Urteil 1. ®. ®djanb gegen
mern, Mm 6.,3uni :190:1); -
erfallnt:
mUT ben IRerurß ttlirb nidjt eingetreten.
H. Ausübung der wissenschaftlichen Berufsarten. No 60.
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n. Ausübung der wissenschaftlichen Berufsarten~
Exercice des professions liberales.
60. ArnU du 1er ·juillel 1903, dans la cause Magne
ronlre Conseil d'Etat de Fribourg.
Droit de pratiquer en qualite d'avocat dans le eanton de Fri-
bourg. -
Gompetence des eantons d'exiger eneore d'autres eon-
ditions que la preuve de eapaeite, prevue par rart. 33 Gonst. fed.,
notamment la moralite et l'honorabilite. Art. 5 Dispos. transit.
de la Gonst. fed.
A. -
En date du 21 juillet 1896, Victor Magne obtint de
l'Universite de Fribourg le dipiome de licencie en droit.
Dans Ie but evident de se conformer a l'art. 33 de Ia loi du
22 novembre 1851, Magne sollicita, Ie 26 octobre 1897, du
Conseil d'Etat de Fribourg Ia licence speciale sans laquelle
aucun candidat a Ia profession d'avocat ne peut reguliere-
ment commencer son stage. Les candidats aux examens pour
l'obtention du brevet d'avocat, dans le canton de Fribourg,
devant etre porteurs soit du diplome de bachelier es lettres,
en meme temps que de celui de licencie en droit (art. 1?
lettre a. Reglement du 2 janvier 1886 pour les examens des
aspirants a l'exercice du barreau et du notariat), soit du
diplOme de docteur en droit de I'Universite de Fribourg (art.
1 de Ia loi du 23 novembre 1894 modifiant rart. 70 et abro-
geant rart. 72 de Ia loi du 18 juillet 1882 sur l'enseignement
superieur), et Victor Magne ne possedant ni le dipIOme de
bachelier es lettres ni celui de docteur en droit, -
le Con-
seil d'Etat fit prendre aMagne, avant de Iui accorder la.
licence speciale ä. fin de stage, l'engagement d'acquerir le
grade de docteur en droit avant de se presenter a l'examen
pour l'obtention du brevet d'avocat. Magne ayant pris cet
engagement d'une fa
de la Constitution federale ne regle que Ia question des ea-
pacites; e'est ce point uniquement qu'il a pour objet; et, eIl'
consequenee, il a toujours ete admis, avec raison, que les
cantons pouvaient mettre a l'octroi de l'autorisation d'exereer
sur leur territoire teIle ou teIle profession liberale, d'autres
conditions eneore que celle ayant trait aux eapacites, eomme'
par exemple la justification de Ia part des aspirants de leur
moralite et de leur honorabilite, pourvu seulement que ces
prescriptiol1s eantonales ne revetent pas uncaraetere abusif
ou prohibitif qui rende illusoire Ia garantie eonsacree par le&
art. 33, et 5 dispositions transitoires de la Constitution fMe-
rale. (SaUs, Schweiz. Bundesrecht, 2e M., II, N° 836, y. 645;
N0 860, p. 663; N° 861, chiffre 2 et 3, p. 664 et 660; Rec_
off. XXVII, I, p. 428, eonsid. 2.)
.
Or, le eanton de Fribourg, usant de ses competenees, eXlge
de ceux qui veulent pratiquer en qualite d'avocats sur son,
territoire, qu'ils fassent la preuve d'une reputation intacte,
l'art. 11 de la loi du 22 novembre 1851 concernant les avo-
cats, dispose en effet: « Tout aspirant a la profession d'avo-
:. cat doit, justifier :
» 1° .....
'> 20 qu'iI est de bonnes mreurs. »
Et les art. 31 et 32 de Ia dite Ioi enumerent quelques-uns
des devoirs qui sont inMrents a Ia profession d'avocat et que-
seul un homme d'honneur et d'une pl'obite reconnue peut
observer.
L'art. 1 du Reglement du 2 janvier 1886 pour les exa-
mens des aspirants a l'exercice du . barreau et du notariat,.
prescrit egalement: « Pour etre admis a l'examen ~e ca~a
:. eite, l'aspirant a l'exerciee du barreau ou du notanat, dOlt:
'> a) .' '.'
.
» b) justifier de sa moralite par des .eertificats des Con-
:. seils communaux des lieux Oll il a habIte pendant les deux
» dernieres annees. '>
Ces dispositions du droit eantonal fribourgeois sont parfai-
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A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abscnnitt. Bundesverfassung.
tement conciliables avec celles de la Constitution federale
susrappelees (art. 33, et 5 dispositions transitoires).
La question de savoir si Ie recourant satisfait aces condi-
tions de moralite exigees par la Ioi, n'est plus en revanche
qu'une question du ressort des autorites cantonales, et que
le Tribunal federal ne saurait revoir que si, dans Ia solution
adoptee par les autorites cantonales, l'on pouvait apercevoir
quelque arbitraire incompatible avec la garantie resultant des
art. 33 et [) dispositions transitoires deja cites, ou avec celle
resultant de l'art. 4 Const. fed: Mais tel n'est pas le cas en
l'espece, et le Conseil d'Etat de Fribourg apparait bien
plutöt comme ayant fait une saine appreciation des faits de
la cause en decidant que le recourant ne reunissait point les
conditions de moralite, d'honorabilite et de probite neces-
saires, aux termes de la Iegislation fribourgeoise, pour l'exer-
cice de la profession d'avocat dans le canton.
3. -
La decision du Conseil d'Etat de Fribourg, en date
du 2 mars 1903, apparaissant ainsi comme justifiee ensuite
des considerations qui precMent, le recours doit etre ecarte
en tout cas, et pour cette seule raison deja. Il est done abso-
lument superflu de rechereher si, comme le pretend le recou-
rant, celui-ci aurait pu, au point de vue des preuves de capa-
cite, se mettre au benefice des dispositions des art. 33, et 5
des dispositions transitoires, de la Constitution federale.
Quant aux art. 2, 3 et 5 Const. fed., invoques egalement
par le recourant, ils sont sans pertinence dans le debat, la
question soulevee par le reeourant n'ayant a etre tranchee
qu'en regard des art. 33, et 5 des dispositions transitoires,
et des cOllsidtkatiollS que FOll en peut deduire et qui ont ete
developpees ci-dessus.
Par ces motifs,
Le Tribunal federal
prononce:
Le recours est ecarte.
IIl. Doppelbesteuerung. N° 61.
III. Doppelbesteuerung. -
Double imposition.
61. Urtetf nom 26. Eie:ptember 1903 in EiCtd)en
~eue <Sd)weiaerifd)e 2UttengefeUfd)Ctft "EiumCttra"
gegen ~e!1terungsrCtt <SoIotl}urn.
Steuerfreiheit des im Auslande liegenden Grundeigentums ein,;s In-
länders im Inland. Bundesrechtlicher Schutz gegen alese Art mter-
nationaler Doppelbesteuerung. Voraussetzungen hiefür.
A. :Die illeue fcl)weiaerifd)e m:WengefeUfd)aft " Eiumatra 11, bie
i~ren
lJ)efd)ö.ftßfi~ in <Solottjum
~at, betrei6t_ \ß{antagen mit
Jtaffeeuau un'o anbern tro:pifd)en .\tu(turen aut (5umCttra. :Da,
wie es fd)eint,
~uro:piier 'oaferuit fein @run'oeigentum erwerben
rönnen, ftnb bel' ®efeUfd)aft, be3w. il}ren ~ed)t~l)orgö.ngern, l)om
<Sultan l)on (5erbang unb bem ~t)lsgrooten l)on Eierl.lang burd)
2an'ofontraft'J nom,Jal}re 1888 1500,,)Bau" 2anb 3ur
m:n~
;ftanaung auf 'oie mauer non 75,Jal}ren abgetret.en
~or~en.
9(:aru bem mertrage ift l)on bem abgetretenen 2an'o ewe ial}rhd)e
\ßa~t (2\lnbrente) l)on 1 ®u(ben :per 1/)Bau" 3u &eaal}{en. %ür 'oie
erlte 3eit 1l.lar nod) nid)t bie \jOUe \ßad)tfumme bon 1500 @ulben
(3400 %r.) 3u entrid)ten, fon'oem 'oie \ßCtd)t rtd)tete ftd) nad) 'ocr
3<tt){ ber in .\tuItur grnommenen
11 ~aus"
I betrug aber im erften
Jal}re minbeiten~ 300, im aroeiten minbeftens 600 @u{ben unb
fo fort bis 3ur uoUen <Summe im fünften J<t9re (m:rt. 5 be~
2anbfontratt~). m:uaer bel' 2,lltbrente l)on 1500 @u(ben muute
eine einmalige ®ebüt)r l)on 15,000 @uli)en für 'oie 2<tnba6tretung
UC3Ctl}lt werben. %erner 6e3ie1)t l.lte bortige ~egterung non ber @e~
fdlfd)aft eine iii1)rHd)e m:oga&e, 'oie für bCts,3(1)r 1900 290
me,rtlanifd)e moUar (756 %r. 90 ~ts.) &etrug unb non bel' @e",
feU) d)aft wie folgt f:peötfiaiert wirb:
.
mou<tr 42 16 ~au?3" unb \ßferbefteuer,
32 50 "'au~~, s.m\lgen" unb \ßferbefteuer,
11
,,'"
57 -
"'au~~ unb \ßferbefteuer,
"
"..'
11
158 34 ~infommenfteuer.
XXIX, i. -
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20