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8_I_511

BGE 8 I 511

Bundesgericht (BGE) · 1882-01-01 · Italiano CH
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A. Staatsrechtliche Entscheidungen. V. Abschnitt. Staatsverträge.

ziOIle deIl'azione penale, laddove si abbia gia in atti una for-

male e definitiva sentenza di condanna, e quindi il fatto ehe,

tanto per la legge penale italiana, quanta per la zurighese,

l'invocata prescrizione della pena non si e peranco in favore

deI reclamante maturata. Non per la legge italiana, avve-

gnaecM rart. 139 di quel codice penale eontempli unica-

mente una prescrizione di anni dieci compiti a comineiare

dal giorno deUa sentenza, mentre iI tempo decorso dalla con-

danna deI de Magistris (28 luglio 187i e 12 giugno 1878,

secondoche si prenda come punto di partenza Ia data deI

giudizio d'appello 0 quella deI giudizio di cassazione) a tut-

l'oggi raggiungerebbe appena gli anni cinque; e meno ancora

per il codice zurighese, essendocM i combinati art. 52, 36 e

172 deI medesimo stabiliscano anzi a quindici anni Ia durata

deHa prescrizione, si della pena ehe dell'azione penale in ri-

guardo ai reati della specie di queIlo perpetrato dal ricorrente.

4° Incapaci, da ultimo, ad infirmare l'applicabilita deI trat-

tato in parola sono manifestamente le altre due argomenta-

zioni deI de Magistris, che si riferiscono alla circostanza della

diminuzione della sua pena in forza dell'amnistia 19 gennaio

1878 ed a quella dell'essere egli stato ammesso al beneficio

della liberta provvisoria. OltrecM simili ragioni non trovano

verun riscontro nelle c1ausole di esso trattato, nulla impe-

diva, infatto, e nulla impedira il reclamante, anche dopo la

sua consegna alle autorita italiane, di fare appello alla so-

vrana clemenza per il condono della rimanente pena, ed e

appena necessario il rimarcare che il beneficio della liberta

provvisoria, a non parlare delta latitanza deI prevenuto, ha

cessato in ogni caso di essere efficace nel momento istesso

in cui gl' intervenuti dibattimenti hanno avuto per ultima

conseguenza una definitiva condanna di colui al quale era

stato concesso.

Conseguentemente,

Il Tribunale federale

pronuncia:

L'estradizione di Vineenzo fu Flavio de Magistris, da Na-

poli, e accordata.

B.

CIVILRECHTSPFLEGE

ADMINISTRATION DE LA JUSTICE CIVILE

111

I. Organisation der Bundesrechtsp:flege.

Organisation judiciaire federale.

73. ilrret du 9 Septembre 1882 dans La canse Blane

contre S1tisse-Oecidentale.

Auguste Blanc, chef d'equipe a la gare de Romont, etait

mon te le 21 JuWet 1881 sur le marchepied d'un des wagons

qu'on avait accroches, en vue d'une manreuv~e, ~,un tra~n

se dirigeant de Romont sur Lausanne. Ce tram s etant mlS

en marche, Blanc, se penchant hors du wagon, vint frapper

la tete contre une lanterne pIacee le long de la voie, et tomba

si malheureusement sur les rails qu'i! eut les deux jambes

coupees.

C'est a la suite de cet accident que Blanc a ouverl a la

Compagnie Suisse-Occidentale une acti~n ?oncI~~nt a ce. qu'~l

plaise au Tl'ibunal federaUui allouer a tltre d mdemmte,.a

la charge de la predite Compagnie :

a) la somme en capital de trente mille francs.

.

b) une somme dont il fixera ulterieusement .Je ?hdfre pour

soins medicaux et eonfection de membres artlfiClels.

Le demandeur a porte son action directement devant le

Tribunal federal, en invoquant le prescrit de l'art. 3f, N° ~,

de la loi sur l'organisation judiciaire federale du 27 Jum

1874 et conformement a une convention intervenue le 22

Octobre 1881 entre parties, selon laquelle ceHes-ci con-

viennent de soumettre le Iitige au Tribunal de ceans, sans

passer d'abord par les instances cantonales.

512

B, Civilreehtspflege,

Dans sa reponse, la Compagnie de la Suisse-Occidentale

coneIut au rejet, et subsidiairement a la reduction des con-

eIusions de la demande.

Avant de proceder plus outre a l'instruction de la cause,

le Juge delegue a soumis au Tribunal federal la question ~e

savoir si cette Cour est competente en l'etat po ur se nantlr

de la presente action, en application de l'artieIe 31 chiffre 2

precite.

Considerant en droit :

1° I1 s'agit dans l'espece d'une des contestations prevues

a }'art. 29 de la loi sur l'organisation judiciaire federale,

c'est-a.-dire d'une cause civile dont le Tribunal federal n'a

a connaitre, aux termes du predit artieIe, qu'en derniere

instance et ensuite d'un recours en rMorme contre le juge-

ment au fond rendu par la derniere instance cantonale.

La question qui se pose est ceHe de savoir si l'article 31

chiffre 2 de la 10i precitee, statuant que « le Tribunal federal

» est tenu de juger, outre les causes prevues aux articles

» 27 a 29, celles qui sont portees devant lui par convention

» des parties et dont l'objet atteint une valeur en capital

}) de 3000 francs, }) doit elre applique egalement aux li-

tiges prevus a l'article 29, en d'autres termes si le Tribunal

federal peut et doit se nantir directement des contestations

qu'il est appele deja a trancher en dernier ressort ensuite de

recours contre les instances cantonales.

2° CeUe question doit recevoir une solution negative.

En effet:

a) La lettre de rart. 31 chiffre 2 susvise ne permet pas de

comprendre, au nombre des contestations qu'il vise, ceIles

mentionnees a l'art. 29, puisque le dit art 31 n'astreint le

Tribunal fMeral a juger que les causes portees devant lui

par convenlion des parties, « outre,) ceIles, c'est-a-dire en

dehors de eelles, qui rentrent deja dans sa eompetenee, con-

formement au preserit des artieles 27 a 29 de la loi sur 1'0r-

ganisation judieiaire federale.

b) Cette interpretation, qui s'impose deja au point de vue

grammatical, se trouve eorroboree par la ratio legis elle

1

f

I

I.

I, Organisation der Bundesrechtspfieg'c. N° 15.

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meme. II resulte du rapprochement des diverses prescriptions

constitutionnelles et legales sur cette matiere, que !'intention

du Iegis)ateur, en Miclant l'art. 31 precite, a Me de permettre

de porter directement devant le Tribunal federal, ensuite

d'aceord des parties, les litiges eivils d'une valeur superieure

a 3000 fr., et vis-a-vis desquels Ja competence de cette Cour

n'etait pas deja fondee, au regard d'autres dispositions de la

loi. I1 n'est donc pas admissible que le legislateur ait voulu,

au moyen de l'art. 31, eonferer au Tribunal federal, par une

sorte de double emploi que rien ne justifierait, le droit de

juger, direetement et eomme instance unique, des eauses

dont l'art. 29 ibidem lui a deja attribue la connaissance en

dernier ressort, par voie de reeours contre le prononee des

Tribunaux cantonaux.

c) De plus ce dernier article statue, a son troisieme alinea,

que, dans les eauses qu'il enumere, les parties peuvent con-

venir que le jugement au fo'nd d'une premiere instanee can-

tonale sera soumis directement au Tribunal federal, sans

recourir a la seconde instance cantonale. Or il est evident

qua si le Iegislateur etit voulu autoriser Ies parties a preteriter

egalement la premiere instance cantonale et a porter diree-

tement devant le Tribunal de ceans les contestations men-

tionnees a l'art. 29, il n'etit pas manque d'Mieter expresse-

ment eette faeulte, que l'art. 31 chiffre 2 de la meme loi

consacre en faveur d'autres causes, a savoir de eeIles ou

il ne s'agit pas de l'application de lois federales par les

Tribunaux cantonaux.

3° Il resulte des considerations ci-dessus que l'art. 3t

chiffre 2 ne saurait autoriser les parties a soumettre directe-

tement au Tribunal federalla contestation qui les divise, mais

qu'il ya lieu de les renvoyer a nantir les Tribunaux eantonaux,

sauf a reeourir ensuite en rMorme, conformement a l'art. 29

de la loi sur l'organisation judiciaire.

Le Tribunal federal

decide :

Il n'est pas entre en matiere sur la demande civile deposee

par le sieur Auguste Blane.

vm -

1882

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