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A. Staatsrechtliche Entscheidungen. V. Abschnitt. Staatsverträge.
ziOIle deIl'azione penale, laddove si abbia gia in atti una for-
male e definitiva sentenza di condanna, e quindi il fatto ehe,
tanto per la legge penale italiana, quanta per la zurighese,
l'invocata prescrizione della pena non si e peranco in favore
deI reclamante maturata. Non per la legge italiana, avve-
gnaecM rart. 139 di quel codice penale eontempli unica-
mente una prescrizione di anni dieci compiti a comineiare
dal giorno deUa sentenza, mentre iI tempo decorso dalla con-
danna deI de Magistris (28 luglio 187i e 12 giugno 1878,
secondoche si prenda come punto di partenza Ia data deI
giudizio d'appello 0 quella deI giudizio di cassazione) a tut-
l'oggi raggiungerebbe appena gli anni cinque; e meno ancora
per il codice zurighese, essendocM i combinati art. 52, 36 e
172 deI medesimo stabiliscano anzi a quindici anni Ia durata
deHa prescrizione, si della pena ehe dell'azione penale in ri-
guardo ai reati della specie di queIlo perpetrato dal ricorrente.
4° Incapaci, da ultimo, ad infirmare l'applicabilita deI trat-
tato in parola sono manifestamente le altre due argomenta-
zioni deI de Magistris, che si riferiscono alla circostanza della
diminuzione della sua pena in forza dell'amnistia 19 gennaio
1878 ed a quella dell'essere egli stato ammesso al beneficio
della liberta provvisoria. OltrecM simili ragioni non trovano
verun riscontro nelle c1ausole di esso trattato, nulla impe-
diva, infatto, e nulla impedira il reclamante, anche dopo la
sua consegna alle autorita italiane, di fare appello alla so-
vrana clemenza per il condono della rimanente pena, ed e
appena necessario il rimarcare che il beneficio della liberta
provvisoria, a non parlare delta latitanza deI prevenuto, ha
cessato in ogni caso di essere efficace nel momento istesso
in cui gl' intervenuti dibattimenti hanno avuto per ultima
conseguenza una definitiva condanna di colui al quale era
stato concesso.
Conseguentemente,
Il Tribunale federale
pronuncia:
L'estradizione di Vineenzo fu Flavio de Magistris, da Na-
poli, e accordata.
B.
CIVILRECHTSPFLEGE
ADMINISTRATION DE LA JUSTICE CIVILE
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I. Organisation der Bundesrechtsp:flege.
Organisation judiciaire federale.
73. ilrret du 9 Septembre 1882 dans La canse Blane
contre S1tisse-Oecidentale.
Auguste Blanc, chef d'equipe a la gare de Romont, etait
mon te le 21 JuWet 1881 sur le marchepied d'un des wagons
qu'on avait accroches, en vue d'une manreuv~e, ~,un tra~n
se dirigeant de Romont sur Lausanne. Ce tram s etant mlS
en marche, Blanc, se penchant hors du wagon, vint frapper
la tete contre une lanterne pIacee le long de la voie, et tomba
si malheureusement sur les rails qu'i! eut les deux jambes
coupees.
C'est a la suite de cet accident que Blanc a ouverl a la
Compagnie Suisse-Occidentale une acti~n ?oncI~~nt a ce. qu'~l
plaise au Tl'ibunal federaUui allouer a tltre d mdemmte,.a
la charge de la predite Compagnie :
a) la somme en capital de trente mille francs.
.
b) une somme dont il fixera ulterieusement .Je ?hdfre pour
soins medicaux et eonfection de membres artlfiClels.
Le demandeur a porte son action directement devant le
Tribunal federal, en invoquant le prescrit de l'art. 3f, N° ~,
de la loi sur l'organisation judiciaire federale du 27 Jum
1874 et conformement a une convention intervenue le 22
Octobre 1881 entre parties, selon laquelle ceHes-ci con-
viennent de soumettre le Iitige au Tribunal de ceans, sans
passer d'abord par les instances cantonales.
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B, Civilreehtspflege,
Dans sa reponse, la Compagnie de la Suisse-Occidentale
coneIut au rejet, et subsidiairement a la reduction des con-
eIusions de la demande.
Avant de proceder plus outre a l'instruction de la cause,
le Juge delegue a soumis au Tribunal federal la question ~e
savoir si cette Cour est competente en l'etat po ur se nantlr
de la presente action, en application de l'artieIe 31 chiffre 2
precite.
Considerant en droit :
1° I1 s'agit dans l'espece d'une des contestations prevues
a }'art. 29 de la loi sur l'organisation judiciaire federale,
c'est-a.-dire d'une cause civile dont le Tribunal federal n'a
a connaitre, aux termes du predit artieIe, qu'en derniere
instance et ensuite d'un recours en rMorme contre le juge-
ment au fond rendu par la derniere instance cantonale.
La question qui se pose est ceHe de savoir si l'article 31
chiffre 2 de la 10i precitee, statuant que « le Tribunal federal
» est tenu de juger, outre les causes prevues aux articles
» 27 a 29, celles qui sont portees devant lui par convention
» des parties et dont l'objet atteint une valeur en capital
}) de 3000 francs, }) doit elre applique egalement aux li-
tiges prevus a l'article 29, en d'autres termes si le Tribunal
federal peut et doit se nantir directement des contestations
qu'il est appele deja a trancher en dernier ressort ensuite de
recours contre les instances cantonales.
2° CeUe question doit recevoir une solution negative.
En effet:
a) La lettre de rart. 31 chiffre 2 susvise ne permet pas de
comprendre, au nombre des contestations qu'il vise, ceIles
mentionnees a l'art. 29, puisque le dit art 31 n'astreint le
Tribunal fMeral a juger que les causes portees devant lui
par convenlion des parties, « outre,) ceIles, c'est-a-dire en
dehors de eelles, qui rentrent deja dans sa eompetenee, con-
formement au preserit des artieles 27 a 29 de la loi sur 1'0r-
ganisation judieiaire federale.
b) Cette interpretation, qui s'impose deja au point de vue
grammatical, se trouve eorroboree par la ratio legis elle
1
f
•
I
I.
I, Organisation der Bundesrechtspfieg'c. N° 15.
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meme. II resulte du rapprochement des diverses prescriptions
constitutionnelles et legales sur cette matiere, que !'intention
du Iegis)ateur, en Miclant l'art. 31 precite, a Me de permettre
de porter directement devant le Tribunal federal, ensuite
d'aceord des parties, les litiges eivils d'une valeur superieure
a 3000 fr., et vis-a-vis desquels Ja competence de cette Cour
n'etait pas deja fondee, au regard d'autres dispositions de la
loi. I1 n'est donc pas admissible que le legislateur ait voulu,
au moyen de l'art. 31, eonferer au Tribunal federal, par une
sorte de double emploi que rien ne justifierait, le droit de
juger, direetement et eomme instance unique, des eauses
dont l'art. 29 ibidem lui a deja attribue la connaissance en
dernier ressort, par voie de reeours contre le prononee des
Tribunaux cantonaux.
c) De plus ce dernier article statue, a son troisieme alinea,
que, dans les eauses qu'il enumere, les parties peuvent con-
venir que le jugement au fo'nd d'une premiere instanee can-
tonale sera soumis directement au Tribunal federal, sans
recourir a la seconde instance cantonale. Or il est evident
qua si le Iegislateur etit voulu autoriser Ies parties a preteriter
egalement la premiere instance cantonale et a porter diree-
tement devant le Tribunal de ceans les contestations men-
tionnees a l'art. 29, il n'etit pas manque d'Mieter expresse-
ment eette faeulte, que l'art. 31 chiffre 2 de la meme loi
consacre en faveur d'autres causes, a savoir de eeIles ou
il ne s'agit pas de l'application de lois federales par les
Tribunaux cantonaux.
3° Il resulte des considerations ci-dessus que l'art. 3t
chiffre 2 ne saurait autoriser les parties a soumettre directe-
tement au Tribunal federalla contestation qui les divise, mais
qu'il ya lieu de les renvoyer a nantir les Tribunaux eantonaux,
sauf a reeourir ensuite en rMorme, conformement a l'art. 29
de la loi sur l'organisation judiciaire.
Le Tribunal federal
decide :
Il n'est pas entre en matiere sur la demande civile deposee
par le sieur Auguste Blane.
vm -
1882
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