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7_I_191

BGE 7 I 191

Bundesgericht (BGE) · 1881-01-01 · Français CH
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B. Civilrechtspflege.

prenditore (signor Patoeehi) prima ehe fossero stati aHa So-

cieta eonsegnati;

e) Finalmente il maggiore importo riehiesto pei bauipali

neH' attual petitorio in eonfronto di quello stato preeedente-

mente impetito, urtando esso contra quel canone di proeedura

federale (art. 46) ehe fa obbligo alle parti di « eontenersi

entro i limiti della istanza primitivamente presentata. »

6. In presenza di tutte queste considerazioni 13 prendendo

a base di calcolo per Ia estimazione deI valore degli enti liti-

giosi la perizia istituita d'officio nella gia vertita causa princi-

pale di cui fu piu sopra menzione, l'avere definitivo deI si-

gnor Patocchi risulta come segue determinato :

Ammontare complessivo delle domande conclusionali

A dedursi:

a) Per 208 guide ordinarie,

lunghe ciascuna 3m80 = 792m48

in ragione di 14 chilog. 7 e di

cent. 30 il metro (chilogrammi

11,649,45 X 0,30) ......... Fr. 3494 85

Per 240 sbarre di ferro, lun-

ghe ciascuna in media 5 metri

= '1200 m. in ragione di 8 chi-

log. e di fr. 0,40 il metro (ehi-

log. 9600 x 0,40)........ .. » 3840-

Per gli altri oggetti residuanti

ovverosia per una mazza da bat-

tipaIo, aIcune assi e ruote da

vagonetti, approssimativamente»

500-

b) Per le spese d'espropria-

zione, di sottostruttura, posa

deI binario, ecc... ... . . . . . . .

» 2 800 -

c) Il compenso ricevuto di-

rettamente dalla convenuta pet

consumo della via di servizio,

eec., durante la locazione . . ..

» 3 000 -

Fr. 18042 40

------

Da riportare, Fr. 18 042 4!)

VI. Civilstreit. vor Bundesgericht als forum prorogatum. N° 21. 191

Riporlo, Fr. 18 042 40

d) L'equi valente deI deprez-

zamento subito dagli enti in

querela in conseguenza dell'uso

fattone dallo stesso sig. Patoc-

chi, prima della 101'0 conseg'na

aHa stazione appaltante . . . . . .

» 1 407 55

e) La differenza di eifre tra

l'attuale ed il primitivo petito-

rio in merito al prezzo dei bat-

tipali (fr. 2'100 -

fr. 1800 =)>>

300 -

» '15342 40

Saldo a favore dell'attore Fr. 2700 -

Conseguentemente,

Tl Tribunale federale

pronuncia:

La Direzione della Societa ferroviaria deI San Gottardo,

residente a Lucerna, paghera al signor Giuseppe Patocchi,

di Bignasco, la somma capitale di franchi due mila settecento

(fr. 2700), congiuntamente agli interessi legali nella misura

deI cinque per cento (5 Ofo) all'anno decorribili daHa insinna-

zione deI petitorio, ovverosia deI giorno (23) ventitre settem-

bre mille otto cento settant' oUo (1878).

~L Am~t du 12 mars 1881

dans la cause de l'entreprise du grand tunnel du Gothard

contre la Compagnie dt~ Gothard.

Par convention du 7 Aout 1872, la Compagnie du Gothard

a remis a Louis Favre, aujourd'hui represente par 1\1. Bossi,

ingenieur, mandataire de Mme Hava, unique beritiere de

Louis Favre, l'entreprise du grand tunnel du Gothard.

Cette convention contient, relativement au delai dans lequel

le grand tunnel doit s'executer, les dauses suivantes :

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B. Civilrechtspflege.

« ART. 7. Le tunnel du Gothard devra elre complelement

» acheve dans l'espace de huit ans a dater du jour de l'ap-

» probation de Ia convention par le Conseil federal suis~e. .

» La Compagnie du Gothard payera 5000 fr. de prIme a

~ L. Favre pour chaque jour de gagne; par contre 1. Favre

» subiI'a une retenue de 5000 fr. pour chaque jour de retard,

» pendant les six premiers mois, et de '1.0000 !r. pour chaque

» jour de retard durant les seconds s~x,mOls. Au b~ut de

» l'annee, M. Louis Favre sera depossede et son cautlOnne-

» ment deviendra Ia propriete de la Compagnie du Gothard. »

La Convention addiLionnelle des 21-25 septembre 1875

statue, au chiffre V, que le premier alinea de l'art. 7 precite

est remplace par Ia disposition suivante :

!l. Le tunnel du Gothard devra elre compIetement acheve

» dans le Mlai de huit ans, a dateI' du 1 er octobre 1872. »

Lorsqu'il dut etre admis que les travaux des lignes d'acces

au grand tunnel ne pourraient etre acheves que dans le c~u­

rant de 1882, l'entreprise Favre, supposant que dans ces Clr-

constances Ia question du delai d'acMyement du grand tunnel

avait perdu tout son interet pour la compagnie, s'adressa ä

celle-ci par letlre du 27 Avril 1880, en demandant que le

terme d'acMvement pour le dit tunnel soit porte au 31 Juillet

1881. Dans Ja meme leure, l'entreprise ajoute qu'une proro-

gation de delai lui est due, attendu que les causes du retard

ne lui sont pas imputables.

Par office des 24 Mai et 2 Juin 1880, la Direction du Go-

thard declare ne vouloir pas entrer en matiere sur Ia dile

demande; elle conteste que le terme d'acbevement au 1 er Oc-

tobre de dite annee ait perdu son importance, et que l'entre-

prise ail des titres quelconques 13. la prolongation de delai

sollicitee. Le dit office se termine toutefois comme suit :

er Tout en declarant que nous ne sommes pas disposes a

» entrer en matiere sur ·votre proposition, nous n'entendons

» pas dire que nous ayons, en toutes circonstances, l'intention

» d'insister sur les moyens et les droits a une indemnite que

» nous assurent nos conventions dans le cas OU le grand

}) tunnel ne serait pas acheve a l'epoque prescrite; ce la de-

VI. Civilstreit. vor Bundesgericht als forum prorogatum. N° 21. 193

» pendra essentiellement de la maniere que procedera l'en-

» treprise elle-meme; mais aujourd'hui nous [ne saurions

» renoncer a aucun des droits que nous assurent nos con-

» ventions. »

C'est a Ia suite de cette reponse que l'entreprise du grand

tunnel a ouvert une action a la Compagnie du Gothard devanf.

le Tribunal federal, sous date du 12 Aotit 1880, tendant a ce

qu'il soit prononce par jugement avec depens :

'1 0 Que la Compagnie doit lui tenir compte du temps qui a

ele perdu dans la construction du grand tunnel par suite des

ordres donnes par elle et des circonstances mentionnees dans

la demande.

2° Que le temps dont il doit lui etre tenu compte confor-

mement a la conclusion N° 1 est de sept cent quatre-vingts

jours, ce chiffre etant toutefois soumis a la moderation du

Tribunal.

A l'appui de ces conclusions, l'entreprise allegue entre au-

tres :

« a) 11 estindispensable qu'on sache au plus tOt possible

) a quel moment doit etre fixee l'epoque d'achevemenL du

» grand tunnel. Jusqu'a ce que cette epoque ait eIe deter-

» minee, l'entreprise ignore si elle doit precipiter ses travaux

» Oll si elle doit les conduire en ne prenant en consideraf.ion

» que les meilleures conditions de hon marchC.

» b) nest urgent que les exp.erts qui seront appeIes a

» formuler leur opinion devant le Tribunal federal puissenL

» visiter le tr,nnel avant qu'il soit compIetement revetu et

» pendant qu'on peut se rendre compte de certaines difficultes

» du travail.

» c) Enfin si cette question des delais avait eLe introduite

» dans le reglement des situations definitives, elle y auraH

» apporte un element de complication tout a fait fächeux. »

Dans sa Reponse, Ia Compagnie du Gothard conclut, en

premiere Iigne, a ce qu'il plaise an Tribunal federal dire que

la partie dMenderesse n'est point tenne a entrer en matiere

sur le fond de Ia demande, en d'autres termes, ecarter comme

action prejudicielle la dife demande dans sn forme actuelle.

VII -

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B. Civilrechtspftege.

A l'appui de sa conclusion principale, la Compagnie fait V3-

loir ce qui suH :

Toute action personnelle doit avoil' en vue une prestation;

or l'action actuelle ne realise point cette condition, puisqu'elle

se borne a conclure a ce que la defenderesse reconnaisse que

le delai d'acbevement du tunnel doit etre proroge de sept cenL

quatre-vingts jours. Une semblable action apparait comme une

action prejudieielle (Präjudicial-oder Feststellungsklage), la-

quelle n'est pas recevable en l'etat, puisque sa portee est en-

core absolument indeterminee. Le seul interet que l'entre-

prise pourrait avoir a une solution preliminaire de Ia question

de del ai serail de soumettre le tunnel, avant son achevement,

ä l'examen des experts ä designer par le Tribunal fedlkaI;

mais l'entreprise peut aneindre le meme but par une preuve

II perpetuelle memoire, dans le sens des art. 168 et 169 de

la procedure civile federale. A supposer qu'on veuille consi-

derer la presente action, non point comme preparatoire, mais

comme action independante, elle n'en serait pas moins irre-

cevable; en effet, l'entreprise n'a aucun intercit pecuniaire a

la question de la seule prorogation de delai prise en elle-

meme; le Tribunal federa! est incompelent pour se nantir

d'une pareille question, iso lee de l'influence qu'el1e doit avoir

sur les primes et relenues, puisque dans ce cas la valeur de

l'objet du litige doit elre envisagee comme nulle.

Dans sa Replique, l'entreprise conclut a ce qu'il plaise an

.luge delegue prononcer sans otf)ef 3u @unften ber ~ittwe m:. ~afbi unb 22 000

~r. in 3weiter ~~l>ot~e[ AU @unften Der manl in ßefingen al~

merficr,erung eine~ $ßantfrebit~).

mi~ 3um 3af)re 1878 wurbe

Jl:a~l>ar $ßaumann im Jl:anton meuenburg für biele 2iegenfd)aft

nid)t in $ßcfteuerung gebogen.;tJagegen forterte bie neuenbur"

gifd)e Gteuerbe~iirDe \)on if)m burd) ~wei Gteueqebbel, weld)e er

inDeu, feinet $ße~aul>tung nad), erft im 3uni unD im 3uH 1880

erf)alten f)at, für Die 3a~re 1879 unD 1880 bom Gcr,a§ung~#

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