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72_IV_105

BGE 72 IV 105

Bundesgericht (BGE) · 1946-01-01 · Deutsch CH
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UN

Strafgesetzbuoh. No 31.

Art. 280 . des Entwurfes ein zweiter Absatz vorgesehen,

der die vom Täter empfangene Zuwendung oder deren

Wert ausdrücklich dem Staate verfallen erklärte. Dieser

Absatz . wurde in der Bundesversammlung im Hinblick

auf die allgemeine Bestimmung des Art. 59. StGB (Art.

56 des Entwurfes) als über.flüssig gestrichen (StenBull,

Sonderausgabe NR 501, StR 232), wie denn auch schon

in der Botschaft zum Entwurf (S. 23) und bei der Beratung

von Art. 56 E (StenBull, S0nderausgabe StR 115) die

Bestechungsgelder und die den Beamten gemachten

Geschenke als Beispiele von Zuwendungen im Sinne der

genannten Bestimmungen erwähnt worden sind.

Endlich ·sieht das Appellationsgericht ein Argument

ge~n die Richtigkeit der · bundesgeriohtlichen Recht-

sprechung darin, dass dem· Strafgesetzbuch nicht der Satz

zugrunde liege, dem Täter dürften die Früchte des Ver-

brechens von Staates wegen unter keinen Umständen

belassen werden. Wäre dieser Grundsatz anerkannt -

sagt· es -, so müsste Art. 59 Abs. 2 StGB dafür sorgen,

dass die Schadenersatzforderung gegen den Betrüger,

Erpresser und Veruntreuer auf den Staat. übergehe, wenn

der Geschädigte sie nicht geltend macht. Allein wenn auch

das Gesetz diese letzte Folgerung aus einem ethischen

Grundsatze nicht zieht, so hindert das den Richter nicht '

sich wenigstens dort von diesem .Grundsatze leiten zu

lassen, wo sich das mit dem Wortlaut des Gesetzes ver-

trägt.

2. -

Muss somit Art. 59 Abs. 1 StGB nach wie vor

auch dann angewendet werden, wenn die Annahme der

Zuwendung Tatbestandsmerkmal der strafbaren Hand-

lung ist, dann umso mehr, wenn wie im Falle der Kuppelei

schon die blosse A baicht, sich für die Tat bezahlen zu

lassen (vgl Art. 198 Abs. 1: « dessein de lucre», «Gewinn.,.

sucht»); strafbar macht, die tatsächliche Annahme der

Zuwendung, bbwohl sie Ausß.uss dieser Absicht ist, also

nicht zum gesetz1iohen Tatbestand gehört.

Daher muss das Appellationsgericht den Kupplerlohn,

Stra.fgesetzbuoh. N° 32.

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den Clara Fischer bezogen hat, und, soweit er nicht mehr

vorhanden ist, dessen Wert dem Staate verfallen erklären.

Das gilt zunächst für den beschlagnahmten Betrag von

Fr. 699.30, der, wie feststeht, durch Kuppelei verdient

worden ist. Ob und inwieweit es auch für das beschlag-

nahmte Sparguthaben von Fr. 5023.60 zutrifft, wird

dagegen das Appellationsgericht feststellen müssen, da

Clara Fischer in der Zeit, als sie auf das Sparheft Ein-

zahlungen machte, nicht bloss aus Kuppelei Verdienst

hatte.

Demnach erkennt der Kassationshof :

Die Nichtigkeitsbeschwerde wird gutgeheissen und die

Sache an das Appellationsgericht zurückgewiesen mit . der

Auflage, im Sinne der Erwägungen über die Anwendung

von Art. 59 Abs. 1 StGB neu zu urteilen.

32. Extrait de I'arr~t de la Cour de eassatlon penale du 20 sep-

temhre 1948 dans la cause Mlehand contre Proenreur generai

dn eanton de Vaud.

Preacription de l;action pßnak (a.rt. 70 sv. CP).

Infiuence d'un pourvoi en nullite a.u Tribunal federa.l sur le c,ours

du deia.i (art. 272 dem. al. PPF, art; 73 sv. CP).

Verjährung der Sflrafverfolgung (Art. 70 ff. ·stGB).

.

Einfl1lss der Nichtigkeitsbeschwerde · an da.s Bundesgericht auf

den Lauf der Frist (Art. 272 letzter Abs. BStP, Art. 73 ff. StGB).

Premzions dell'azi er ~one aJ Tribunale .federale sul

decorso del termine {ärt. 272, cp. 7 rPF, art. 73 e seg. CPF).

Par jugement du Tribunal de police de Lausanne du

18 mars 1946, maintehu par arret de l~ Cour de cassation

penale vaudoise dü 2o niai 1946, Michaud a ete condamne

pour complicite d'avortement oommis par la mere (art

118 OP). Les faits retenus a sa charge dataient des ler et

7 juitlet i W:3.

Dans son pourvoi en nullite du 31 mai 1946, Michaud

soutient que ces faits sont couvertll par la. prescription,

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Strafgesetzbuch. No 32.

le delai absolu de trois· ans (art. 118 al. 2, 72 eh. 2 al. 2

CP) etant expire le 7 juillet 1946. Peu importe que l'arret

attague soit anterieur a cette date .. Le Tribunal fäderal

a juge que la prescription continue a courir apres le depöt

d'un recours dote d'effet suspensü (arret Bieri RO 69

IV 103). Or, par ordonnance du 29 juin 1946, M. le Presi-

dent de la Cour de cassation. penale federale a suspendu

les e:ffets de l'a~t cantonal du 20 mai 1946. L'affaire

doit donc etre purement et simplement classee.

La Cour de cassation a rejete ce moyen.

Motifa:

C'est a tort que le recourant Michaud soutient que

l'a.ction penale est actueilement prescrite en ce qui • 1e

conceme, les. faits retenus a sa·charge remontant aux ter

et 7 juillet 1943. Le jugement du Tribunal de police est

du 18 mars 1946 et celui de la Cour de cassation cantonale

du 20 mai 1946. A aucune de ces deux dates, la prescription

absolue n'etait donc acquise. Or cela seul importe. Le

depot d'un pourvoi en nullite au Tribunal federß.l demeure

en soi sans infiuence sur la prescriptfön de l'action penale,

ainsi que l'a deja juge la Cour de cassation dans l'arret

Rauch c. Miniatere public du. canton de Zurich du 5 juillet

1946. L'exercice du recours empeche sans doute que le

jugement attaque ne passe en force, mais il n'empeche

pas qu'il ne soit executoire. En e:ffet~ l'art. 272· dem. al.

f PF dispose que le pourvoi ne suspend l'execution de 1a

dooision que si la Cour de cassation ou · son president

l'ordonne. Le jugement etant aussitöt executoire, la

prescription de la peine (art. 73 CP) doit courir des le

prononce de· ia j uridiction cantonale de derniere instance,

encore qu'a ce moment-Ia le jugement ne soit pas passe

en force. II est vrai que l'art. 74. CP fait courir le delai

du jour ou precisement la force de chose jugee est acquise.

Cette disposition legale part de l'idee qu'un jugement n'est

pas executoire avant d'etre passe en force. Teile est en

e:ffet la r6gle, mais l'art. 272 dem. al. fait exception. Or

Strafgesetzbuch. No 33.

1-07

si, nonobstant le depöt d'un pourvoi en nullite au Tribunal

fäderal, la prescription de la peine commence a courir

des le prononce de la juridiction cantonale de demiere

instance, la prescription de I'action penale doit necessaire-

ment prendre :6n a ce moment-Ia. II ne saurait y avoir

une periode ou les deux prescriptions chevaucheraient

l'une sur l'autre. Lorsque, comme en l'espece, la suspension

de l'execution est ordonnee, la prescription de la peine,

qui a deja commence, est suspendu~ du jour ou l'ordon-

nance est prise au jour ou eile cesse ses effets, generalement

avec l'arret du Tribunal federal. Mais cette suspension

ne fa!t pas courir a ·. nouveau le delai de prescription de

l'action periale, lequel a pris :6n le jour du prononce attaque.

Ce deJ.ai ne reprend son cours que dans un seul cas, · a

savoir' lorsque 'la Cour de cassation annule le jugement

et que la juridiction cantonale doit statuer a nouveau,

c'est-a-dire continuer la poursuite penale: dans ce cas,

le nouveau jugement doit etre rendu dans le delai de

prescription de l'action. Le precedent auquel fait ailusion

le recourant est sans applicatiöri. en l'espece; il conceme

les eftets qu'exerce sur la prescription de l'action penale

un moyen de recours -

l'appel de la pro00d.1lre penale

bemoise -

qui suspend de plein droit l'execution du

jugement.

'

.

33. Auszug aus dem Urteil des Kassationshofes vom 20. Sep-

tember UM.6 i. S. Staatsanwaltsehaft des Kantons Sehaßhausen

gegen Landen.

Arl. 119 Ziff. 3 StGB, g6W6f'b~e Abtreibung.

Gewerbsmiissigkeit erfordert nicht, dass die Absicht, sich durch

das Verbrechen Einnahmen zu verschaffen, der einzige oder

vorherrschende Beweggrund sei.

Arl. 119 Ch. 3 OP. Faire mtti6r de l'avoriemBnt;

Faire metier d'une infraction ne suppose pas que l'intention de

se procurer par 18. des ressources soit pour l'a.uteur le mobile

· exclusif ou preponderant.

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