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71_IV_87

BGE 71 IV 87

Bundesgericht (BGE) · 1945-01-01 · Deutsch CH
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Strafgesetzbuch. No 20.

genheiten bestimmter. Art ausgeübt werden und dennoch

die Natur eines Gew~rbes haben. Unerheblich ist ferner

ob der Gewerbetreibende mit jedem oder nur mit Leuten

bestimmter Kreise Geschäfte macht. Daher spielt es

keine Rolle, dass die Beschwerdeführerin nicht bei jeder-

mann und auf jede Art Diebstähle begangen, sondern

zunächst nur den Freund, dann die Hausgenossen und

schliesslich Freundinnen . und .Bekannte bestohlen hat.

Ob diese Besonderheit ihres Gewerbes auf Erwägungen

praktischer Natur (Leichtigkeit der Begehung, geringere

Gefahr, entdeckt zu werden, usw.) zurückzuführen ist oder

ihren Grund in den persönlichen Beziehungen zu den

Bestohlenen hatte, etwa weil die Beschwerdeführerin

diesen Personen «auf Grundlage» der Verliebtheit, der

gemeinsamen Hausbewohnung, der Freundschaft, der

Bekanntschaft weniger Rücksicht zu schulden glaubte,

kann dahingestellt bleiben. Sie hat sich darauf verlegt,

beim Freunde, bei Hausgenossen, Freundinnen und Be-

kannten bei jeder geeigneten Gelegenheit zu stehlen,

ähnlich wie der Gewerbetreibende jede Gelegenheit; welche

ihm passt, zum Erwerbe benutzt. Um dieser Bereitschaft

zur steten Wiederholung willen droht das Gesetz dem

gewerbsmässigen Dieb höhere Strafe an. Gleichgültig ist

ihm, ob der Dieb kaufmännisch rechnet, überlegt, plant

und organisiert, so etwa wenn er Waren stiehlt und ver-

kauft, oder ob er planlos nimmt, wo, wie, wann und was

ihm gerade passt. Auch darnach frägt es nicht, ob der

Täter geschickt oder ungeschickt vorgeht, im einzelnen

Falle viel oder wenig nimmt und was er mit dem Gestoh-

lenen bezweckt, ob er beispielsweise daraus sein Leben

fristen oder sich Vergnügen gönnen will, oder ob er das

Diebsgut gewinnbringend anzulegen oder es zu, horten

gedenkt. Das sind Fragen, von denen ja auch nicht ab-

hängt, ob eine erlmubte Tätigkeit als Gewerbe im Sinne

des allgemeinen Sprachgebrauchs gewürdigt werden kann.

Und wenn die Beschwerdeführerin endlich behauptet, es

sei ihr nicht um den Erwerb, sondern ums Wegnehmen

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an sich zu tun gewesen, so übersieht sie, dass die Absicht

d~r (unrec~tmä~sigen) Bereicherung begriffiich jedem

Diebstahl eigen ISt. Schon die unbestrittene Auffassung

des Obergerichts, dass Diebstahl vorliegt, enthält die

Feststellung, dass sich die Beschwerdeführerin dtirch

ihre Taten hat bereichern wollen. Es ist ihr somit um

den Erwerb zu tun gewesen, was das angefochtene Urteil

noch ausdrücklich und verbindlich sagt.

Demnach erkennt der Kassationshof :

Die Nichtigkeitsbeschwerde wird abgewiesen.

21. Arr~t de Ja Cour de .cassation penale du 27 avril 1945 dans

la cause dame Imer contre . Procureur general du Canton de

Berne.

Appropriation d'obfets trowvee (art. 141 CP).

1. Une chose E'.8~ perdue lorsque son precedent detenteur s'en

trouve_ dessais1 sans sa. volonte et qu'elle n'est actuellement au

pouvoir de personne (consid. 1).

a) Le poss~sse~ d'un objet n'.en est pas dessaisi sans sa volonte

t~t qu il. sa1t >

de l'entreprise ou de l'administration a un caractere fictü.

C'est ce qu'exprime l'art. 722 al. 3 CC lorsqu'il dit que le

maitre des lieux a les obligations de celui qui a trou,ve la

chose («wird als Finder betrachtet»); c'est dire qu'en

realite i1 n'est pas I'« inventeur ». Personne ne doute en

e:ffet que la chose qui git sur le plancher du hall d'une gare

ne soit une chose perdue et personne ne considerera comme

un voleur celui qui se l'approprie, bien qu'il omette de

l'apporter au bureau du chemin de fer comme l'art. 720

al. 3 CO lui en fait l'obligation. De fait, sa culpabilite

n'apparait pas plus grande que celle de ·celui qui ramasse

une chose perdue dans la rue. Pas plus que ce dernier, et

a la difference de celui qui s'empare d'une chose dans une

maison particuliere, il n'a conscience de violer le domaine

d'autrui. II ne se justifierait donc pas de le condamner

pour vol.

En l'espece, les billets perdus par Weber etaient tombes

sur le plancher de l'epicerie Guillaume, devant le comptoir.

Un petit magasin n'est certes pas un local « a:ffecte a un

service public ». Cependant il ne peut non plus etre assimile

a un local habite. Le magasin est ouvert au public; a cer-

taines heures, meme a la campagne, il peut s'y trouver

beaucoup de monde. Si l'exploitant entend exercer sa

maitrise sur tous les objets qui se trouvent dans sa bou-

tique, il en est, en fait, empeche par les allees et venues

des clients, au moins dans la partie du magasin qui leur

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est reservee. La, son domaine n'est pas exclusif; il doit

partager sa maitrise avec le premier venu. Des lors, il ne

devient pas possesseur des choses qu'un client perd dans

cet espace. On ne peut en e:ffet pas presumer qu'il oonnait

la presence de ces objets dans son magasin. De fait, l'epi-

cier Guillaume n'a aper9u les billets perdus par Weber

qu'au moment ou ils etaient dans les mains de dame Imer.

Celle-ci ne devait pas avoir le sentiment qu'en s'emparant,

dans un endroit reserve au public, d'un billet evidemment

perdu par un client, elle le soustrayait au maitre des lieux.

Aussi bien, le Tribunal de Neuveville constate-t-il que

l'inculpee >au sens de l'art. 332 CP, bien que, lorsqu'elle

est reprimee, l'infraction de l'art. 141 CP ne laisse pas

place a une condamnation pour defaut d'avis. La juridic-

tion cantonale, a laquelle la cause doit etre renvoyee pour

qu'elle libere l'inculpee de la prevention de vol, statuera

donc sur l'application eventuelle de l'art. 332 CP.

Par ces motifs, le Tribunal federal rrrononce :

Le pourvoi est admis, l'arret attaque est annule et la

cause renvoyee a la juridiction cantonale pour qu'elle

libere l'inc.ulpee de la prevention de vol et statue sur

l'application eventuelle de l'art. 332 CP.