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genheiten bestimmter. Art ausgeübt werden und dennoch
die Natur eines Gew~rbes haben. Unerheblich ist ferner
ob der Gewerbetreibende mit jedem oder nur mit Leuten
bestimmter Kreise Geschäfte macht. Daher spielt es
keine Rolle, dass die Beschwerdeführerin nicht bei jeder-
mann und auf jede Art Diebstähle begangen, sondern
zunächst nur den Freund, dann die Hausgenossen und
schliesslich Freundinnen . und .Bekannte bestohlen hat.
Ob diese Besonderheit ihres Gewerbes auf Erwägungen
praktischer Natur (Leichtigkeit der Begehung, geringere
Gefahr, entdeckt zu werden, usw.) zurückzuführen ist oder
ihren Grund in den persönlichen Beziehungen zu den
Bestohlenen hatte, etwa weil die Beschwerdeführerin
diesen Personen «auf Grundlage» der Verliebtheit, der
gemeinsamen Hausbewohnung, der Freundschaft, der
Bekanntschaft weniger Rücksicht zu schulden glaubte,
kann dahingestellt bleiben. Sie hat sich darauf verlegt,
beim Freunde, bei Hausgenossen, Freundinnen und Be-
kannten bei jeder geeigneten Gelegenheit zu stehlen,
ähnlich wie der Gewerbetreibende jede Gelegenheit; welche
ihm passt, zum Erwerbe benutzt. Um dieser Bereitschaft
zur steten Wiederholung willen droht das Gesetz dem
gewerbsmässigen Dieb höhere Strafe an. Gleichgültig ist
ihm, ob der Dieb kaufmännisch rechnet, überlegt, plant
und organisiert, so etwa wenn er Waren stiehlt und ver-
kauft, oder ob er planlos nimmt, wo, wie, wann und was
ihm gerade passt. Auch darnach frägt es nicht, ob der
Täter geschickt oder ungeschickt vorgeht, im einzelnen
Falle viel oder wenig nimmt und was er mit dem Gestoh-
lenen bezweckt, ob er beispielsweise daraus sein Leben
fristen oder sich Vergnügen gönnen will, oder ob er das
Diebsgut gewinnbringend anzulegen oder es zu, horten
gedenkt. Das sind Fragen, von denen ja auch nicht ab-
hängt, ob eine erlmubte Tätigkeit als Gewerbe im Sinne
des allgemeinen Sprachgebrauchs gewürdigt werden kann.
Und wenn die Beschwerdeführerin endlich behauptet, es
sei ihr nicht um den Erwerb, sondern ums Wegnehmen
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an sich zu tun gewesen, so übersieht sie, dass die Absicht
d~r (unrec~tmä~sigen) Bereicherung begriffiich jedem
Diebstahl eigen ISt. Schon die unbestrittene Auffassung
des Obergerichts, dass Diebstahl vorliegt, enthält die
Feststellung, dass sich die Beschwerdeführerin dtirch
ihre Taten hat bereichern wollen. Es ist ihr somit um
den Erwerb zu tun gewesen, was das angefochtene Urteil
noch ausdrücklich und verbindlich sagt.
Demnach erkennt der Kassationshof :
Die Nichtigkeitsbeschwerde wird abgewiesen.
21. Arr~t de Ja Cour de .cassation penale du 27 avril 1945 dans
la cause dame Imer contre . Procureur general du Canton de
Berne.
Appropriation d'obfets trowvee (art. 141 CP).
1. Une chose E'.8~ perdue lorsque son precedent detenteur s'en
trouve_ dessais1 sans sa. volonte et qu'elle n'est actuellement au
pouvoir de personne (consid. 1).
a) Le poss~sse~ d'un objet n'.en est pas dessaisi sans sa volonte
t~t qu il. sa1t >
de l'entreprise ou de l'administration a un caractere fictü.
C'est ce qu'exprime l'art. 722 al. 3 CC lorsqu'il dit que le
maitre des lieux a les obligations de celui qui a trou,ve la
chose («wird als Finder betrachtet»); c'est dire qu'en
realite i1 n'est pas I'« inventeur ». Personne ne doute en
e:ffet que la chose qui git sur le plancher du hall d'une gare
ne soit une chose perdue et personne ne considerera comme
un voleur celui qui se l'approprie, bien qu'il omette de
l'apporter au bureau du chemin de fer comme l'art. 720
al. 3 CO lui en fait l'obligation. De fait, sa culpabilite
n'apparait pas plus grande que celle de ·celui qui ramasse
une chose perdue dans la rue. Pas plus que ce dernier, et
a la difference de celui qui s'empare d'une chose dans une
maison particuliere, il n'a conscience de violer le domaine
d'autrui. II ne se justifierait donc pas de le condamner
pour vol.
En l'espece, les billets perdus par Weber etaient tombes
sur le plancher de l'epicerie Guillaume, devant le comptoir.
Un petit magasin n'est certes pas un local « a:ffecte a un
service public ». Cependant il ne peut non plus etre assimile
a un local habite. Le magasin est ouvert au public; a cer-
taines heures, meme a la campagne, il peut s'y trouver
beaucoup de monde. Si l'exploitant entend exercer sa
maitrise sur tous les objets qui se trouvent dans sa bou-
tique, il en est, en fait, empeche par les allees et venues
des clients, au moins dans la partie du magasin qui leur
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est reservee. La, son domaine n'est pas exclusif; il doit
partager sa maitrise avec le premier venu. Des lors, il ne
devient pas possesseur des choses qu'un client perd dans
cet espace. On ne peut en e:ffet pas presumer qu'il oonnait
la presence de ces objets dans son magasin. De fait, l'epi-
cier Guillaume n'a aper9u les billets perdus par Weber
qu'au moment ou ils etaient dans les mains de dame Imer.
Celle-ci ne devait pas avoir le sentiment qu'en s'emparant,
dans un endroit reserve au public, d'un billet evidemment
perdu par un client, elle le soustrayait au maitre des lieux.
Aussi bien, le Tribunal de Neuveville constate-t-il que
l'inculpee >au sens de l'art. 332 CP, bien que, lorsqu'elle
est reprimee, l'infraction de l'art. 141 CP ne laisse pas
place a une condamnation pour defaut d'avis. La juridic-
tion cantonale, a laquelle la cause doit etre renvoyee pour
qu'elle libere l'inculpee de la prevention de vol, statuera
donc sur l'application eventuelle de l'art. 332 CP.
Par ces motifs, le Tribunal federal rrrononce :
Le pourvoi est admis, l'arret attaque est annule et la
cause renvoyee a la juridiction cantonale pour qu'elle
libere l'inc.ulpee de la prevention de vol et statue sur
l'application eventuelle de l'art. 332 CP.