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Verfahren. No 43.
1941 betreffend. Für die frühere Haftzeit eine Entschädi-
gung zuzusprechen, hielten sie sich nicht für Zll8tändig.
I~ Büchly richtete hierauf ihr Gesuch für diese Zeit an
die Anklagekammer des Bundesgerichts. Die Anklage-
kamm.er hiess es gut.
Am den Erw4gungen :
Die Fortdauer einer im Ermittlungsverfahren begon-
nenen Haft bis ins Untersuchungsverfahren hinein ändert
nichts daran, dass das Ermittlungsverfahren, welches erst
mit der Delegation abschliesst, ein bundesrechtliches Ver-
fahren war und bleibt. In BGE 67 I 156 wurde ausgespro-
chen, dass die Delegation und die darauf gegründete Auf-
nahme der Untersuchung nach kantonalem Recht keine
rückwirkende Kraft hat in dem Sinne, dass da.durch das
vorausgehende Ermittlungsverfahren zu einem kanto-
nalen Verfahren umgestempelt würde. Es wäre nicht er-
sichtlich, gestützt auf welche Grundsätze oder Vorschriften
dies angenommen werden könnte. Die Haft, welche im
Ermittlungsverfahren begonnen und im kantonalen Unter-
suchungsverfahren fortgedauert hat, untersteht daher
jedenfalls für die Dauer des Ermittlungsverfahrens dem
Bundesrecht, mit Einschluss der Vorschriften über die Ent-
schädigung. Fraglich könnte nur sein; ob nicht auch die
im· kantonalen Untersuchungsverfahren weiter ausgestan-
dene Haft in bezug auf die Entschädigung dem Bundes-
recht unterstehe. Denn die Inhaftierung und die Fortdauer
der Haft dienen der Feststellung und der Verwirklichung
eines Strafanspruches des Bundes. Der delegationsweise
handelnde Kanton amtet als dessen Beauftragter, was es
eher rechtfertigen liesse, die Entschädigung für ungerecht-
fertigte Haft dem Bund aufzuerlegen. Dem steht indessen
entgegen, dass sich das Verfahren nach der Überweisung
auf Grund kantonalen Rechtes abwickelt, so dass alle
Ka.ssnahmen und ihre Folgen, wozu auch der Entschluss,
eine Haft fortdauern zu lassen, und der darauf beruhende
Entschädigungsanspruch gehören, nach kantonalem Recht
V erfahren. NO 44.
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beurteilt werden müssen. Es ginge auch nicht an, den Bund
für die Folgen· der Haft einstehen zu lassen, wenn für die
ungerechtfertigt lange Dauer der Haft ein auf Grund
kantonalen Prozessrechtes handelnder kantonaler Beamter
verantwortlich ist.
Die Behörden von Basel-Stadt haben darnach die rich-
tige Lösung getroffen, indem sie das Entschädigungsbe-
gehren nur für die während des kantonalen Untersuchungs-
verfahrens ausgestandene Haft behandelten und für das
übrige die Anklagekammer zuständig erklärten. Allerdings
folgt daraus eine Zweiteilung des Anspruchs und die Not-
wendigkeit zweier Verfahren. Dieser Nachteil, der zudem
nicht erheblich ist, gibt indessen nicht Anlass zu einer
anderen Lösung.
4:4. Arret de la CoW' de eassatlon penale du 17 septembre 1943
en la cause Wfi.thrlch contrc Tribunal de Sion.
Les parties ne sont pas recevables a se pou.rvoir en nullite contre
un ju.gement au fond pou.r viola.tion des regles de for.
Der Gerichtsstand kann nicht durch Nichtigkeitsbeschwerde
gegen das Sachurteil angefochten werden.
Le parti non hanno veste per ricorrere in cassazione contro una
sentenza di merito per violazione delle norme in materia. di
foro.
A. -
Par am% du 19 decembre 1940, le Tribunal can-
tonal du.Valais a prononce le divorce des epoux Wüthrich-
Udrisard, a Sion. Il a confie les trois enfants 8. la mere·
et a condamne le pere a payer pour leur entretien l fr.
par jour et par enfant, et pour l'entretien de son ex-femme
2 fr. par jour.
Apres le divorce, dame Wüthrich se fixa a Geneve
avec ses enfants. Sieur Wüthrich n'executa.nt pas ses
obligations d'entretien, le Tuteur general de Geneve le
denon9ß, le 2 avril 1942, au Juge instructeur du district
de Sion. A l'audience de jugement du 18 fävrier 1943,
le prevenu souleva le declinatoire d'incompetence. Le
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Verfahren. No «.
juge rejeta ce moyen · puis, statuant au fond, reoonnut
Wüthrioh ooupable de violation d'une obligation d'entre-
tien et le oondamna Ä dix jours d'emprisonnement aveo
sursis pendant oinq ans. Sur appel de l'inoulpe, le Tribu-
nal de Sion oonfirma la oondamnation.
B. -
Contra ce jugement, Wüthrioh se pourvoit en
nullite aupres de la Cour de oassation penale federale.
TI se borne a soutenir que les autorites valaisannes n'etaient
pas oompetentes pour statuer, la oause ressortissant aux
a.utorites genevoises. C'est, dit-il, a Geneve, ou demeurent
les ayants droit, qu'il devait exeouter sa prestation (art. 74
CO); o'est dono 18. que se situe l'omission incriminee et
que, partant, eile devait etre, d'a.pres l'a.rt. 346 CP, pour-
suivie et jugee.
O()'ft,IJiderant en droit :
S'il y a oontestation sur l'attribution de la competenoe
entre les a.utorites de plusieurs oantons, la Chambre
d'aocusation du Tribunal fäderal designe le canton qui
a le d.roit et le devoir de poursuivre et de juger (art. 351
CP et 264 PPF). Salon la jurisprudence de la Chambre
d'aoousation, cette juridiotion peut a.ussi etre saisie par
les parties, notamment par l'inculpe, et cela meme lorsqu'il
n'y a pas oonßit (aotuel) de oompetenoo entre les autorites
des cantons interess~s (RO 67 I 151 oons. l; 68 IV 4
oons. 3; voir aussi le projet de revision LOJ art. 168
ad art. 264 PPF: « S'il y a contestation sur l'attribution
de la. competence entre les a.utorites de differents cantons
ou que l'inculpe conteste la j'llh'idiction tl'un canton, la.
Chambre d'acousation designe le canton.„ »). C'est en
raison de cette faculte que la Cour de cassation a. denie
~ux parties le droit de se pourvoir en nullite, contre un
Jugement au fond, pour violation du for prevu par l'art.
350 CP en cas de concours d'infra.ctions, et qu'elle les
a. renvoyees 8. se plaindre 8. la Chambre d'accusation de
l'ouverture d'une poursuite penale dans un canton incom-
petent (RO 68 IV 120; 69 IV 52 consid. 1).
Verfahren. N° «.
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TI se justifie d'etendre aujourd'hui cette solution a.ux
autres regles de for du droit federaJ. Une saine adminis-
tration de la justice exige que, dans la mesure du possible,
les questions de oompetence soient elucidees au debut
du proces; Si les pa.rties disposent a cet effet d'une voie
de droit speoiale, elles doiven:t y reoourir et ne point
attend.re, pour formuler leurs objections contre la pour-
suite dans un canton donne, que la cause y ait ete jug6e
solJS tous ses aspects. Le Tribunal fäderal, comme juge
de reforme en mati6re oivile; s'est inspire des mem.es
oonsiderations (RO 50 II p. 413 en bas) : « ••• La loi pre-
voyant la possibilite de regler prealablement la question
du for, il serait oontraire a son esprit de permettre au
defendeur, qui a vu ecarter son deolinatoire et qui, au
lieu de reoourir comme il pouvait le faire, a continue de
prooeder, de revenir apres ooup sur la oompetence lorsque
le jugement au fond lui a. ete defävorable, et de remettre
ainsi en question toute la procedure qui s'est deroulee
jusqu'alors. » Cette remise en question n'est pas plus
indiquee dans les causes penales que dans les causes
oiviles (of. RO 68 IV p. 122 en bas). Il est vrai qu'en
matiere penale, le respect du for Iegal touche de plus
pres a. l'interet public; mais ce meme interet ne oom-
mande pas moins imperieusement d'eviter tout develop-
pement inutile de la procedure.
En oonsequence, une partie qui entend deoliner la
oompetence ra.tione loci du canton qui ouvre l'action
penale, doit en appeler a la Chambre d'accusation; elle
n'est plus reoevable, apres jugement au fond, 8. se pour-
voir en nullite pour violation de regles de for. En revanche,
elle conserve la faculte de defärer au Tribunal fäderal un
jugement inoident sur deolinatoire (cf. RO 68 IV ll3).
En I'espeoe, il e1it ete loisible a. Wüthrioh, au oours d'une
instrntltion qui a dure neuf mois, de saisir la Chambre
d'a.~cmsation s'il entendait oontester le for de Sion. Or
il n•a. souleve l'exception d'inoompetence qu'a l'audience
de jugement et les tribunaux valaisans ont statue a ce
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Verfahren. No 44;
sujet en m~me temps · que sur le fond. La Cour de cassa-
tion ne peut donc entrer en matiere.
Par ces motifs,
la O<YIW de casaatüm, penate pron.once :
Le pourvoi est irrecevable.
Vgl. auch Nr. 32 und 33. -
Voir aussi nos 32 et 33.
STRAFGESETZBUCH
CODE PENAL
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45. Urteil des Kassationshofes vom 20. November 1943 i. S.
Baehmann gegen Staatsanwaltschaft des Kantons Zürich.
Ist der vermindert zurechnungsfähige Täter gemäss Art. 14 StGB
wegen Gefährdung der öffentlichen Sicherheit oder Ordnung
zu verwahren, so ist der bedingte Strafvollzug ausgeschlossen.
Lorsque Ie delinquant a responsabilite restreinte doit etre interne
en vertu de l'art. 14 CP parce qu'il compromet Ia securite
ou l'ordre publics, l'octroi du sursis est exclu.
Se l'agente di responsabilitit. scemata dev' essere internato giusta
l'art. 14 CP perche espone a pericolo Ia sicurezza o l'ordine
pubblico, Ia sospensione condizionale della pena e esclusa.
A. -
Fritz Bachmann hat, in depressiver Anwandlung
sich nach Ruhe und Versorgtsein sehnend, absichtlich
eine baufällige Scheune angezündet. Er ist Epileptiker,
infolge der Krankheit vermindert zurechnungsfähig und
neigt zu Brandstiftung; mit einer Wiederholung der Tat
ist daher ernstlich zu rechnen. Der Psychiater empfiehlt
wegen Gemeingefährlichkeit seine Versorgling auf unbe-
stimmte Zeit.
B. ~ Mit Urteil vom 7. Juli 1943 hat das Obergericht
des Kantons Zürich Bachmann unter Annahme vermin-
derter · Zurechnungsfähigkeit wegen Brandstiftung zu
zwölf Monaten Gefängnis, abzüglich 199 Tage Unter-
suchungshaft, verurteilt, gemäss Art. 14 StGB seine
Verwahrung in einer Heil- und Pflegeanstalt angeordnet
und den Strafvollzug einges~llt. Bezüglich des bedingten
Strafvollzuges weist das Urteil darauf hin, dass gemäss
Art. 17 Ziff. 2 Abs. 2 StGB nach Aufhebung der Verwah-
rung der Richter zu entscheiden haben werde, ob die
Strafe noch zu vollstrecken sei. Daher brauche heute
noch nicht entschieden zu werden, ob dem Angeklagten
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AS 69 IV -
1943