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188 Verfahren. No 43. 1941 betreffend. Für die frühere Haftzeit eine Entschädi- gung zuzusprechen, hielten sie sich nicht für Zll8tändig. I~ Büchly richtete hierauf ihr Gesuch für diese Zeit an die Anklagekammer des Bundesgerichts. Die Anklage- kamm.er hiess es gut. Am den Erw4gungen : Die Fortdauer einer im Ermittlungsverfahren begon- nenen Haft bis ins Untersuchungsverfahren hinein ändert nichts daran, dass das Ermittlungsverfahren, welches erst mit der Delegation abschliesst, ein bundesrechtliches Ver- fahren war und bleibt. In BGE 67 I 156 wurde ausgespro- chen, dass die Delegation und die darauf gegründete Auf- nahme der Untersuchung nach kantonalem Recht keine rückwirkende Kraft hat in dem Sinne, dass da.durch das vorausgehende Ermittlungsverfahren zu einem kanto- nalen Verfahren umgestempelt würde. Es wäre nicht er- sichtlich, gestützt auf welche Grundsätze oder Vorschriften dies angenommen werden könnte. Die Haft, welche im Ermittlungsverfahren begonnen und im kantonalen Unter- suchungsverfahren fortgedauert hat, untersteht daher jedenfalls für die Dauer des Ermittlungsverfahrens dem Bundesrecht, mit Einschluss der Vorschriften über die Ent- schädigung. Fraglich könnte nur sein; ob nicht auch die im· kantonalen Untersuchungsverfahren weiter ausgestan- dene Haft in bezug auf die Entschädigung dem Bundes- recht unterstehe. Denn die Inhaftierung und die Fortdauer der Haft dienen der Feststellung und der Verwirklichung eines Strafanspruches des Bundes. Der delegationsweise handelnde Kanton amtet als dessen Beauftragter, was es eher rechtfertigen liesse, die Entschädigung für ungerecht- fertigte Haft dem Bund aufzuerlegen. Dem steht indessen entgegen, dass sich das Verfahren nach der Überweisung auf Grund kantonalen Rechtes abwickelt, so dass alle Ka.ssnahmen und ihre Folgen, wozu auch der Entschluss, eine Haft fortdauern zu lassen, und der darauf beruhende Entschädigungsanspruch gehören, nach kantonalem Recht V erfahren. NO 44. 189 beurteilt werden müssen. Es ginge auch nicht an, den Bund für die Folgen· der Haft einstehen zu lassen, wenn für die ungerechtfertigt lange Dauer der Haft ein auf Grund kantonalen Prozessrechtes handelnder kantonaler Beamter verantwortlich ist. Die Behörden von Basel-Stadt haben darnach die rich- tige Lösung getroffen, indem sie das Entschädigungsbe- gehren nur für die während des kantonalen Untersuchungs- verfahrens ausgestandene Haft behandelten und für das übrige die Anklagekammer zuständig erklärten. Allerdings folgt daraus eine Zweiteilung des Anspruchs und die Not- wendigkeit zweier Verfahren. Dieser Nachteil, der zudem nicht erheblich ist, gibt indessen nicht Anlass zu einer anderen Lösung. 4:4. Arret de la CoW' de eassatlon penale du 17 septembre 1943 en la cause Wfi.thrlch contrc Tribunal de Sion. Les parties ne sont pas recevables a se pou.rvoir en nullite contre un ju.gement au fond pou.r viola.tion des regles de for. Der Gerichtsstand kann nicht durch Nichtigkeitsbeschwerde gegen das Sachurteil angefochten werden. Le parti non hanno veste per ricorrere in cassazione contro una sentenza di merito per violazione delle norme in materia. di foro. A. - Par am% du 19 decembre 1940, le Tribunal can- tonal du.Valais a prononce le divorce des epoux Wüthrich- Udrisard, a Sion. Il a confie les trois enfants 8. la mere· et a condamne le pere a payer pour leur entretien l fr. par jour et par enfant, et pour l'entretien de son ex-femme 2 fr. par jour. Apres le divorce, dame Wüthrich se fixa a Geneve avec ses enfants. Sieur Wüthrich n'executa.nt pas ses obligations d'entretien, le Tuteur general de Geneve le denon9ß, le 2 avril 1942, au Juge instructeur du district de Sion. A l'audience de jugement du 18 fävrier 1943, le prevenu souleva le declinatoire d'incompetence. Le 190 Verfahren. No «. juge rejeta ce moyen · puis, statuant au fond, reoonnut Wüthrioh ooupable de violation d'une obligation d'entre- tien et le oondamna Ä dix jours d'emprisonnement aveo sursis pendant oinq ans. Sur appel de l'inoulpe, le Tribu- nal de Sion oonfirma la oondamnation. B. - Contra ce jugement, Wüthrioh se pourvoit en nullite aupres de la Cour de oassation penale federale. TI se borne a soutenir que les autorites valaisannes n'etaient pas oompetentes pour statuer, la oause ressortissant aux a.utorites genevoises. C'est, dit-il, a Geneve, ou demeurent les ayants droit, qu'il devait exeouter sa prestation (art. 74 CO); o'est dono 18. que se situe l'omission incriminee et que, partant, eile devait etre, d'a.pres l'a.rt. 346 CP, pour- suivie et jugee. O()'ft,IJiderant en droit : S'il y a oontestation sur l'attribution de la competenoe entre les a.utorites de plusieurs oantons, la Chambre d'aocusation du Tribunal fäderal designe le canton qui a le d.roit et le devoir de poursuivre et de juger (art. 351 CP et 264 PPF). Salon la jurisprudence de la Chambre d'aoousation, cette juridiotion peut a.ussi etre saisie par les parties, notamment par l'inculpe, et cela meme lorsqu'il n'y a pas oonßit (aotuel) de oompetenoo entre les autorites des cantons interess~s (RO 67 I 151 oons. l ; 68 IV 4 oons. 3 ; voir aussi le projet de revision LOJ art. 168 ad art. 264 PPF: « S'il y a contestation sur l'attribution de la. competence entre les a.utorites de differents cantons ou que l'inculpe conteste la j'llh'idiction tl'un canton, la. Chambre d'acousation designe le canton.„ »). C'est en raison de cette faculte que la Cour de cassation a. denie ~ux parties le droit de se pourvoir en nullite, contre un Jugement au fond, pour violation du for prevu par l'art. 350 CP en cas de concours d'infra.ctions, et qu'elle les
a. renvoyees 8. se plaindre 8. la Chambre d'accusation de l'ouverture d'une poursuite penale dans un canton incom- petent (RO 68 IV 120; 69 IV 52 consid. 1). Verfahren. N° «. 191 TI se justifie d'etendre aujourd'hui cette solution a.ux autres regles de for du droit federaJ. Une saine adminis- tration de la justice exige que, dans la mesure du possible, les questions de oompetence soient elucidees au debut du proces; Si les pa.rties disposent a cet effet d'une voie de droit speoiale, elles doiven:t y reoourir et ne point attend.re, pour formuler leurs objections contre la pour- suite dans un canton donne, que la cause y ait ete jug6e solJS tous ses aspects. Le Tribunal fäderal, comme juge de reforme en mati6re oivile; s'est inspire des mem.es oonsiderations (RO 50 II p. 413 en bas) : « ••• La loi pre- voyant la possibilite de regler prealablement la question du for, il serait oontraire a son esprit de permettre au defendeur, qui a vu ecarter son deolinatoire et qui, au lieu de reoourir comme il pouvait le faire, a continue de prooeder, de revenir apres ooup sur la oompetence lorsque le jugement au fond lui a. ete defävorable, et de remettre ainsi en question toute la procedure qui s'est deroulee jusqu'alors. » Cette remise en question n'est pas plus indiquee dans les causes penales que dans les causes oiviles (of. RO 68 IV p. 122 en bas). Il est vrai qu'en matiere penale, le respect du for Iegal touche de plus pres a. l'interet public ; mais ce meme interet ne oom- mande pas moins imperieusement d'eviter tout develop- pement inutile de la procedure. En oonsequence, une partie qui entend deoliner la oompetence ra.tione loci du canton qui ouvre l'action penale, doit en appeler a la Chambre d'accusation ; elle n'est plus reoevable, apres jugement au fond, 8. se pour- voir en nullite pour violation de regles de for. En revanche, elle conserve la faculte de defärer au Tribunal fäderal un jugement inoident sur deolinatoire (cf. RO 68 IV ll3). En I'espeoe, il e1it ete loisible a. Wüthrioh, au oours d'une instrntltion qui a dure neuf mois, de saisir la Chambre d'a.~cmsation s'il entendait oontester le for de Sion. Or il n•a. souleve l'exception d'inoompetence qu'a l'audience de jugement et les tribunaux valaisans ont statue a ce 1111 Verfahren. No 44; sujet en m~me temps · que sur le fond. La Cour de cassa- tion ne peut donc entrer en matiere. Par ces motifs, la O<YIW de casaatüm, penate pron.once : Le pourvoi est irrecevable. Vgl. auch Nr. 32 und 33. - Voir aussi nos 32 et 33. STRAFGESETZBUCH CODE PENAL 193
45. Urteil des Kassationshofes vom 20. November 1943 i. S. Baehmann gegen Staatsanwaltschaft des Kantons Zürich. Ist der vermindert zurechnungsfähige Täter gemäss Art. 14 StGB wegen Gefährdung der öffentlichen Sicherheit oder Ordnung zu verwahren, so ist der bedingte Strafvollzug ausgeschlossen. Lorsque Ie delinquant a responsabilite restreinte doit etre interne en vertu de l'art. 14 CP parce qu'il compromet Ia securite ou l'ordre publics, l'octroi du sursis est exclu. Se l'agente di responsabilitit. scemata dev' essere internato giusta l'art. 14 CP perche espone a pericolo Ia sicurezza o l'ordine pubblico, Ia sospensione condizionale della pena e esclusa. A. - Fritz Bachmann hat, in depressiver Anwandlung sich nach Ruhe und Versorgtsein sehnend, absichtlich eine baufällige Scheune angezündet. Er ist Epileptiker, infolge der Krankheit vermindert zurechnungsfähig und neigt zu Brandstiftung ; mit einer Wiederholung der Tat ist daher ernstlich zu rechnen. Der Psychiater empfiehlt wegen Gemeingefährlichkeit seine Versorgling auf unbe- stimmte Zeit. B. ~ Mit Urteil vom 7. Juli 1943 hat das Obergericht des Kantons Zürich Bachmann unter Annahme vermin- derter · Zurechnungsfähigkeit wegen Brandstiftung zu zwölf Monaten Gefängnis, abzüglich 199 Tage Unter- suchungshaft, verurteilt, gemäss Art. 14 StGB seine Verwahrung in einer Heil- und Pflegeanstalt angeordnet und den Strafvollzug einges~llt. Bezüglich des bedingten Strafvollzuges weist das Urteil darauf hin, dass gemäss Art. 17 Ziff. 2 Abs. 2 StGB nach Aufhebung der Verwah- rung der Richter zu entscheiden haben werde, ob die Strafe noch zu vollstrecken sei. Daher brauche heute noch nicht entschieden zu werden, ob dem Angeklagten 13 AS 69 IV - 1943