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68_II_292

BGE 68 II 292

Bundesgericht (BGE) · 1942-01-01 · Français CH
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S92

Obligationenreoht. N0 47.

Las demandeurs peuvent des lors, en prinoipe, invoquer

l'art. 55 CO tempere par l'art. 129 801. 2 LAMA. Mais oe

mOYlfn apparait d'emblee mal fonde. On ne saurait repro-

cher a 10. defenderesse une faute grave dans l'accomplisse-

ment de ses devoirs d'employeur. La juge du fait oonstate

de maniere a lier le Tribunal federal que Bolo etait un

oontremaitre qualifie pour sa taohe modeste, et qui n'avait

donna lieu a auoune plainte. La dlfenderesse 1'80 dono choisi

judioieusement et elle n'avait pas de motif de lui donner

das instruotions speciales pour le dtSohargement des aiguil-

lages ni de le surveiller partioulierement a oette oocasion.

5. -

De meme que les art. 128 et sv. LAMA n'exoluent

pas totalement l'applioation de l'art. 55 CO, ils ne s'oppo-

sent pas non plus a oelle de l'art. 339 CO lorsqu'un aote

intentionnel ou une faute grave est imputable a l'employeur

vise a l'art. 129 801. 2 LAMA, qui n'a pas pris les « masures

de soourittS propras a ecarter les risques de l'exploitation ».

Mais les demandeurs n'ont pu etablir a 10. charge de 180

dtSfenderesse auoune omission grave de teIles mesures.

Par ces motif8, 1e Tribunal federal

rejette le recours et oonfirme l'arret attaque.

4'1. Extralt de I'arr~t de Ia Ire SeetIon elvUe du 8 d~eembre 1942

dans la cause Levy c. FaUUte S~raumann.

Vente cl temperament. R68erve de propritU (art. 716 CC et 227 CO).

La loi prescrit de maniere imperative et complete le reglement

de comptes en CIloS da reprise de la. chose pIIor le vendeur et de

resolution de la. venre. La. valeur de la. chose lors de SIlo resti~tion

n'entre en consideration qu.e pour d6rerminer si l'usure en est

normale ou excessive. (Changement de jurisprudence.)

Abzahl:ungegeachäjt, EigenturnevO'l'behaU, Art. 716 ZGB, 227 OR.

Die gesetzliche Regelung der Abrechnung bei Zurücknahme der

Sache durch den Verkäufer und Auflösung des Vertrages ist

zwingend und abschliessend. Der Wert der Sache zur Zeit der

Rückgabe kommt nur in Betracht für die Entscheidung da.iüber,

ob die Ahnützung normal oder übermässig ist (Änderung der

Rechtsprech~).

.

Vendita a pagam.emo rateals; riBerva deUa proprieta (art. 716 ce e

227 CO). La legge disciplina in modo imperativo e completo

Obligationenreoht. N° 47.

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la liquidazione dei conti quando 1110 COSllo e ripresa da.l ven~t<?re

eil contratto e rescisso. TI valore della. cosa 8.l10rche e restitUlta

entre. in linea. di conto soltanto per stabilire se il deprezzamento

e normale 0 eccessivo (Cambiamento della giurisprudenza).

"

Extrait ae8 motifs :

Les eontrats oonelus par les parties oonstituent das

ventes a temperament ou par aeomptes avee pacte de

reserve de propriete, auxquelles s'appliquent les art. 715

et 716 00 226 et sv. CO. La demeure de l'aoheteur de

,

payer les aoomptes enoore dus 0. autorise las vendeurs a

revendiquer 10. propriete des meubles vendus et a las

reprendre. L'e:x:eroice non conteste de oe droit 80 entraine

10. resolution ex tune das oontrats. Vendeurs et aoheteur

sont tenus de se restituer leurs prestations. Mais oette

restitution ne saurait etre pure et simple. L'aoheteur 0.

employe le mobilier pendant plusieurs annees et doit de

oe fait un dedommagement au:x: vendeurs. Aussi 10. loi

prescrit-elle un reglement de oomptes aux art. 716 CC et

227 CO. La restitution des aoomptes reQus n'est due par

les vendeurs que sous deduotion d'un loyer equitable pour

l'usage fait des meubles par l'aeheteur et d'une indemnittS

pour la deterioration qui excede l'usure normale '(HO 60 II

414 et sv.; BEoKER, art. 228 CO n. 8). 1 .. 0. loi regle ainsi

de maniere imperative et oomplete d'une part les oonse-

quenoas da l'annulation du marohe et d'autre part oelles

de l'utilisation de Ia chose livree et reprise. La proprietaire

re90it de l'usager une compensation qui oonstitue l'equi-

valent tSoonomique du profit retire de l'emploi de 10. chose.

n y a 1& une sorte de prestation oomparable a celle du pre-

neur envers le bailleur dans une Ioeation d'objets mobiliers.

La somme due oomprand l'amortissement correspondant

a la nature de 10. chose et de l'usage qui an 0. ete fait ainsi

qu'un interet oonvenable du capital engage. En outre, de

meme que, dans le bail a loyer, le bailleur 0. droit a une

indemnisation lorsque la ohose louee a· ete deterioree par

un usage oontraire aux olauses du oontrat ou a l'utilisation

normale et habituelle, de meme le vendeur 0. droit A 10.

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Obligationen-recht. N<I 47.

reparation du dommage cause par l'usure excessive de

1a chose vendue sous reserve de proprieM.

L:arret du Tribunal f~deral du 4 fevrier 1936 en la cattse

Motorwagenfabrik Berna A.-G. c. Eschmann (RO 62 II 30),

invoque par la defenderesse et par les juridictions canto-

Iiales, ne s'en est pas tenu u, rette reglementation legale.

Perdant de vue le caractere imperatif des art. 716 CC et

227 CP ainsi que la fonction economique et la nature juri-

dique du decompte ptescrit, il pose en principe que le

vendeur n'a pas droit au total u, plus qu'il n'aurait re~lU

oomme prix de vente si le contrat avait 6M regulierement

execuM; d'ou il conclut que la valeur de la chose au mo-

ment de la reprise, le loyer et l'indemniM d'usure ne doivent

pas depasser ensemble le prix de vente et quele vendeur

doit laisser imputer, sur le tota,rduloyer et de l'indemniM,

la valeur actuelle de la chose dans la mesure ou loyer,

indemniM et valeur representent au total une somme supe-

rieure au prix de vente. De la sorte, I'arret introduit dans

le reglement de comptes un facteur que la loi ne prevoit

pas: I'interet du vendeur u, l'execution du contrat

«(Erfüllungsinteresse »). Or, le systeme legal ne comporte

pas eet element de caleul. La compensation prevue admet

l'equivalence eeonomique des prestations reciproques :

usage de la chose procure par le vendeur'u, l'acheteur, loyer

paye par celui-ci pour cette utilisation. Ces prestations

sont, dans leur determination, independantes des condi-

tions du contrat de vente. L'acheteur doit au vendeur. le

dedommagement'qui, eeonomiquement, eorrespond u, l'uti-

lisation et u, l'usure. 11 n'y a pas place dans ce reglement

pour l'inMretdu vendeur u, l'execution du marche. 11 s'agit

de deux rapports de droit differents et distinets: l'un

decoule de la vente, l'autre -

nouveau -, de l'usage fait

de la chose. Limiter la prestation de l'usager en tenant

compte de 1'((Erfüllungsinteresse » du vendeur serait nier

l'equivalence des prestations reeiproques qui est admise

par la loi dans le reglement de comptes qu'eUe ordonne.

11 n'y a d'ailleurs aucun motif pour que le vendeur par

Obligationenrecht. N0 48.

295

},

acomptes,qui, lorsqu'iI reprend la chose, est economique-

ment comparable u, un bailleur, soit traiM plus mal que le

simple preteur d'un objet. Toute deduction du dedomma-

gement prescrit par la loi conduirait u, cette inegalite de

traitement. Car l'acheteur serait dispense de fournir un~

contre-prestation pour une fraction de la periode pendant

laquelle il a pu utiliser la chose.

Cette solution serait, au surplus, non seulement contraire

aux dispositions precises de la loi (art. 716 CC et 227 CO),

mais ne se justifierait guere du point de vue social. 11 saute

aux yeux que les entreprises de ventes u, temperament se

verraient obligaes d'augmenter leursprix pour compenser

le risque accru des marches, si on leur imposait des deduc-

tions qui, economiquement, ne seraient pas fondees. La

valeur de la chose reprise n'est pas, on l'a vu, un facteur

du reglement de comptes institue par la loi; elle peut tout

au plus constituer un indice de l'usure causae par l'emploi

de la chose.

48. Urteil der I. ZivllabteUUIm vom 7. Oktober 1942

i. S. Sebindler gegen Bank in Ragaz.

Bankensanierung; Schadertersatzan8pruch wegm Verlust8 des Spar-

guthabenprivilegs; Organhaftung; unrichtige Raterteilung.

Verlassungs- und GesetzmäsBigkeit von Art. 5 BRB betr. Banken-

sanierung; vgl. auch BGE 68 II 93 Erw. 1.

Organhaftung, ZGB Art. 55. Organbegriff : Teilnahme an der

Geschäftsführung verleiht Organqualität. Kein Einfluss der

Sanierung der Bank auf deren Rechtspersönlichkeit.

Unrichtige Raterteilung im Zusammenhang mit nachfolgendem

Hauptvertrag beurteilt sich nach den Grundsätzen über die

culpa in contrahendo, d. h. wie eine Vertragsverletzung.

Dem Gläubiger, der auf Grund unrichtiger Auskunft der Bank-

organe über die Tragweite des Sparguthabmprivilegs Geld auf

ein Sparheft anlegt, für das er in der Sanierung kein Privileg

erhält, steht deswegen eine Schadtmersatzlorderung in 5. K!a8se

zu. Kein Widerspruch mit der Rechtsprechung der 2. Zivil-

abteilung, wonach am Konkurs nur Forderungen teilnehmen

können, die zur Zeit der Konkurseroffnung bereits rechtlich

existent waren, und dieselbe Forderung nicht zweimal unter

verschiedenen Rechtstiteln geltend gemacht werden kann.

AssainiBsement des banques, action m dommages.imer€t8pour perte

du priviUge attacke am; depot8 d'bpargne, responsabilite de l'organe,

lait de mal renseigner.