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67_II_231

BGE 67 II 231

Bundesgericht (BGE) · 1941-01-01 · Français CH
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Prozcssre.cht.

erst verpflicht~t, wenn der. Kläger seinerseits alle Ver-

bindlichkeiten aus dem Auftragsverhältnis ihm gegenüber

erfüllt hat. D~ der Kläger dieser Pflicht nicht nachge-

kommen ist, konnte auch seiner Aufforderung an die

schweizerische Verrechnungsstelle, den aus der Zahlung

Hollmanns eingegangenen Betrag an ihn persönlich zu

überweisen, nicht die Wirkung einer Subrogation nach

Art. 401/110 OR zukommen.

.Aus diese~ Erwägungen ist daher in Übereinstimmung

mIt der Vormstanz der Herausgabeanspruch des Beklagten

gegenüber der schweizerischen Verrechnungsstelle zu

schützen, soweit ihm noch eine Honorarforderung gegen

den Kläger zusteht, während für den darüber hinaus-

gehenden Betrag der Kläger bezugsberechtigt zu erklären

ist.

V. PROZESSRECHT

PROC:EDURE

Vgl. Nr. 46, 48, 52. -

Voir nOs 46, 48, 52.

Kranken- und Unfallversicherung. N0 51.

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VI. KRANKEN- UND UNFALLVERSICHERUNG

ASSURANCE MALADIE ET ACCIDENTS

5l. Arr~t de la Ire Seetion eivile du 11 novembre 1941

dans la cause ZuHerey c .. Rubin et eonsorts.

L'art. 129 al. 2 LAMA, en tant qu'il vise l'action contre l'employeur,

ses ouvriers et employes, s'applique seulement aux accidents

professionnels.

Die in Art. 129 Abs. 2 KUVG ausgesprochene Beschränkung

des Anspruches gegen den Arbeitgeber, dessen Angestellte oder

Arbeiter bezieht sich nur auf Betriebsunfälle.

L'art. 129 cp. 2 LAMI, in quanto contempli l'azione degli operai

e impiegati contro il loro padrone, s'applica solamente agli

infortuni professionali.

Le 24 juin 1938, vers 7 h. 15, deux apprentis de rUsine

d'aluminium de Chippis, Fran~ois Rubin et Andre Zufferey,

rentraient a bicyclette a Sierre avec quelques camarades.

A un certain moment, Zufferey, qui se trouvait imme-

diatement derriere Rubin, vint toucher de saroue avant

la roue arriere du velo de son camarade. Les deux cyclistes

furent violemment projetes contre un mur qui, a cet endroit,

borde la route sur la gauche; Rubin se fractura le crane

et mourut sans avoir repris connaissance.

Le pere Ignace Rubin est egalement ouvrier a l'Usine

de Chippis.

La Caisse nationale suisse d'assurance averse au pere,

a la mere et aux freres et sreurs de Rubin les prestations

legales correspondant au gain de la viotime.

Le 29 juillet 1939, le pere et la mere de la victime, ainsi

que ses freres et sreurs, ont intente action en reparation

du domrnage contreAndre Zutferey.

Le defendeur a conclu au rejet de la demande en invo-

quant l'art. 129 al. 2 LAMA.

Le Tribunal cantonal du Valais a rejete ce moyen, et

le Tribunal federal a confirme cette decision~

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Kranken. und Unfallversicherung. N0 51.

Extrait des motifa :

2. -

Le de,fendeur invoque l'art. 129 al. 2 LAMA

ainsi con9u :

« Neanmoins, lorsque l'assure est victime d'un accident

oause par un de ses parents, l'auteur de l'accident n'est

civilement responsable que s'ill'a cause intentionnellement

ou par une faute grave. Il en est de meme de l'employeur

ainsi que de tout parent, employe ou ouvrier de l'employeur,

si l'employeur a paye les primes auxquelles il est astreint

dans l'assurance obligatoire ou, lorsque Ia victime est un

assure volontaire, si l'employeur a pris a sa charge et

effectivement paye au moins Ia moitie des primes. »

L'accident dont Rubin a ete victime s'est produit alors

que les deux apprentis, assures obligatoirement a Ia

Caisse nationale, rentraient du travail a Ieurdomicile. Ce

trajet n'offrait aucune difficulM partic~lii~re. On doit donc

considerer, en suivant Ia jurisprudence du Tribunal federal

des assurances (ATFA 34, p. 23 et 71), qu'il s'agit d'un

accident non professionneI.

D'autre part, on ne peut considerer comme grave Ia

faute du defendeur Zufferey.

Il y ades lors lieu de resoudre Ia question suivante :

L'art. 129 al. 2 LAMA en tant qu'il vise l'action contre

l'employeur, ses ouvriers et employes, s'applique-t-il a

tous les accidents sans exception, comme Ie pretend Ie

defendeur, ou seulement a~ accidents professionnels,

comme le soutiennent les demandeurs et comme l'a juge

le Tribunal cantonal ?

La question est controversee. (Pour Ia these du defen-

deur, voir principalement VON STEIGER, SJZ 37, p. 50 et 51,

SCHAERER, Haftpflichtrecht, p. 115 et ZBJV 77, p. 208

et SV.; pour la these contraire, voir EIGENMANN, SJZ 36,

p. 98; SAUSER, Das besondere Haftpflichtrecht der Suval,

p. 24; JÖRIMANN, ZBJV 61, p. 458; STREBEL, note 44/a

sur art. 56 LA; dans le meme sens, message du Conseil

federal du 12 decembre 1930 concernant la LA, p. 27.

Pour une solution intermediaire : application de l'art. 129

Kranken. und Unfallversicherung. N° 51.

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al. 2 restreinte aux accidents professionnels lorsqu'ils

sont causes par I'employeur ou ses parents, mais etendue

a tous les accidents, professionnels et non professionnels,

lorsqu'ils sont causes par les parents de l'assure, les ouvriers

de l'employeur ou ses employes, voir GIORGIO et NABHOLZ,

Unfallversicherung, p. 378 et sv.; OFTINGER, Haftpflicht-

recht I, p. 325.)

Le Tribunal federal n'a touche jusqu'ici qu'en passant

et dans un considerant secondaire de son arret 65 11 267

cette question dont depend le sort de la demande. 11 con-

vient de l'examiner de plus pres.

a) Les defenseurs des deux theses opposees invoquent

les uns et les autres l'historique et les travaux prepara-

toires de la loi federale de 1911 sur l'assurance en cas da

maladie et d'accidents. Cela provient du fait que le deu-

xieme alinea de l'art. 129 LAMA renferme deux disposi-

tions dont la nature, la ratio et 1'0rigine different com-

pletement, l'une derogeant au droit commun en faveur

des parents de l'assure et l'autre y derogeant en faveur des

employelirs, de leurs parents, de Ieurs ouvrlers et employes.

La liberation de l'employeur, de ses parents, de ses

employes et ouvrlers de toute responsabilire civile qui ne

decoulerait pas d'un dol ou d'une faute grave de leur part

etait deja contenue en principe dans l'art. 96 du projet

du Conseil federal du 10 decembre 1906. Les deliberations

des Chambres n'ont apporte aucun argument a l'appui

de l'une ou de l'autre these.

La distinction entre accidents professionnels et non pro-

fessionnels n'a ere introduite dans la Ioi qu'au cours des

travaux des Chambres. Le Conseil federal, dans son

message, proposait de ne pas la faire. L'ouvrier devait

etre assure contre tout accident. Toutefois, pour la « com-

posante» de la prime correspondant a l'assuranc~ non

professionnelle, l'employeur etait autorise a retemr au

maximum un quart de cette prime sur le salaire de l'assure.

Mais meme apres que la distinction entre accidents pro-

fessionnels et non professionnels eut ere decid6e par· les

234

Kranken- und Unfallversicherung. N0 51.

Chambres, ceUes-ci ont maintenu le principe que la part

de prime afferente aux accidents non professionnels ne

pourrait pas etre mise a la charge des employeurs, ce qui

atrouve son expression definitive dans l'art. 108 al. 2

LAMA.

La disposition de l'art. 96 du projet a en revanche ete

longuement discutee lors de l'elaboration du projet de

1899 rejete par le peuple le 20 mai 1900. L'art. 384 (Feuille

fed. 1899, IV, p. 1182) contenait pour l'employeur ou la

personne qui dirige l'entreprise une disposition analogue

a celle de l'art. 129 al. 2 LAMA. Cette disposition ne se

trouvait pas dans le projet. Le Conseil fMeral voulait

empecher le payement des primes d'etre « un sauf-conduit

pour toute faute des employeurs ». Mais le Conseiller

national Forrer, rapporteur allemand au Conseil national,

fit prevaloir le point de vue qu'il ava.it deja expose dans

son memoire qui est a la base de tout le projet :

« Der Arbeitgeber soll durch die Versicherung ebenfalls

d~ vor geschützt sein, dass er in allen Fällen, wo er irgend-

WIe durch Fahrlässigkeit den Unfall verursacht hat, für

den Schaden haften muss, obwohl er seine Prämie richtig

bezahlt. Sonst verdient das, was wir schaffen wollen

nicht die Ehrenbezeichnung eines Friedenswerkes.... .

'

:) Wie ~un aber, wenn der Fabrikherr am Sonntag aus-

reItet, sem Pferd ausschlägt, einen Vorbeigehenden ver-

letzt und derselbe zufällig sein Arbeiter ist 1 Dieser wird

für

~en Nichtbetriebsunfall, entschädigt. Soll da der

ArbeItgeber nur für eine strafbare Fahrlässigkeit haften 1

Natürlich nicht. So schlüpft durch ein Hinterthürchen der

Unterschied zwischen Betriebs- und Nichtbetriebsunfall

wieder herein; diesmal handelt es sich darum den letz-

teren besser zu stellen. »

,

A l'origine, l'idee du Iegislateur etait donc bien d'exclure

les accidents non professionnels de la faveur accordee aux

employeurs par l'art. 129 al. 2 actuel, et cela alors meme

que la loi de 1899 ne faisait pas de distinction entre les

accidents professionnels et les accidents non professionnels.

La proposition Forrer a eM adoptee comme etant un avan-

Kranken- und Unfallversicherung. N° 51.

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tage a accorder aux patrons ((en compensation » des primas

a payer pour l'assurance de leurs ouvriers, c'est-a-dire pour

l'assurance professionnelle.

L'historique de la LAMA montre ainsique, dans l'idee

du Iegislateur de 1899 -

suivi par celui de 1911 -, l'art. 129

al. 2, en tant du moins qu'il vise l'action contre l'employeur,

s'applique uniquement aux accidents professionnels.

b) Le defendeur comme aussi les auteurs qui soutien-

nent sa these tirent argument de la premiere phrase de

l'art. 129 al. 2 relative aux parents. Elle vise, disent-ils,

tous les accidents sans exception, d'ou il resulte que la

suite du texte, reliee a la premiere phrase par les mots :

« Il en est de meme», ne peut s'appliquer a autre chose.

Cette premiere phrase n'est apparue dans l'histoire de

la loi que longtemps apres la seconde. Ni la loi de 1899

rejetee par le peuple, ni le projet de 1906 ne parlent des

parents de l'assure a l'article correspondant a l'article 129.

La seule restrietion en leur faveur dans le projet de 1906

etait celle de l'art. 72 al. 2, qui excluait le recours de la

Caisse nationale contre les parents et survivants de l'assure

obligatoire et dont le but est indique par le Message:

((Il y aurait ... quelque chose de choquant a voir

l'etablissement fournir des prestations, puis en demander

immediatement le remboursement a un proehe parent de

l'assure, responsable de l'accident en raison d'une faute

seulement Iegere» ... « Nous n'avons en revanche pas

cru devoir mettre, en cas de faute Iegere, les parents ou

survivants de l'assure a l'abri d'une action de ce dernier

ou d'autres survivants, car les considerations qui s'oppo-

sent a un recours de l'etablissement contre ces personnes

ne sauraient, pour la part de dommage non couverte par

l'assurance, militer contre une action des leses eux-memes. »

Les Chambres federales n'en ont pas moins etendu aux

parents le benefice que le projet accordait aux employeurs.

Et l'on plaQa cette disposition avant l'ancien texte de

l'art. 129 al. 2 actuel.

Il n'est donc pas certain que, comme le voudrait le

defendeur, en reliant ainsi ces deux dispositions, les

236

Kranken· und Unfallversicherung. No 51.

Chambres aietlt entendu les assimiler l'une a l'autre a

tous egards. On ne saurait en tout cas tirer de cette juxta-

position des ~guments decisifs en faveur de l'une ou de

l'autre des tMses en presence.

c) D'autre part, si l~on considere l'art. 129 al. 2 en

lui-meme, l'interpretation qui limite aux accidents pro-

fessionnels son application -

en tant que cet article vise

l'action contre les employeurs -

apparait la plus logique,

la plus judicieuse; elle s'harmonise le mieux avec les

autres dispositions de la loi.

Les employeurs ne contribuent pas a l'assurance non

professionnelle. Il n'y a ainsi aucun motif de leur accorder

la faveur -

importante -

d'etre liberes de toute respon-

sabilite, sauf le cas de dol ou de faute grave, pour les acci-

dents qu'ils pourraient causer, hors de l'exploitation de

leur entreprise, aleurs employes et ouvriers.

Le simple desir de maintenir la paix entre ouvriers et

patrons ne saurait avoir de telles consequences. Elles

seraient d'ailleurs injustes pour l'assure qui, lui -

avec

raide de l'Etat, il est vrai, mais sans I'aide du patron -,

paye de ses deniers les primes d'assurances non profes-

sionnelles et qui serait ainsi prive du droit de chacun

d'obtenir de l'auteur d'un acte illicite, meme en cas de

simple faute, la reparation integrale du dommage. Ad-

:p1ettre cette these, ce serait non pas consacrer sur ce point

un progres social, mais bien ~dopter un statut plus defa-

vorable aux ouvriers que celui qui existait sous l'empire

de la Iegislation sur la responsabilite civile des fabricants.

d) Le defendeur oppose a ces arguments le texte de la

loi. Ce texte, dit-il, ne presentant ni ohscurite, ni lacunes.

on n'a Ie droit ni de le corriger, ni de le compIeter. Des son

entree en vigueur, la loi prend une existence propre, inde-

pendante de la volonte du Iegislateur. L'art. 129 al. 2 doit

s'appliquer « lorsque l'assure est victime d'un accident

cause par ... etc.», termes qui englobent tous les acci-

dents et non pas seulement Ies accidents professionnels.

Cette objection n'est pas fondee. Une disposition legale

Kranken. und Unfallversicherung. N° 51.

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ne doit pas etre prise a la lettre et consideree pour elle

seule, sans egard au contexte. Pour interpreter sainement

l'alinea 2 de l'art. 129, il faut tenir compte du l er alinea

du meme article auquel le second est relie par le mot

« neanmoins». Or, d'apres le l er alinea,

« En tant que les dispositions des lois federales men-

tionnees a l'art. 128 cessent d'etre applicables, elles sont

remplacees par celles du CO. »

Le 2e alinea statue ainsi simplement une derogation au

prlncipe pose au l er alinea. Mais ni la loi de 1881 sur la

responsabilite civile des fabricants, ni celle de 1887 ne

contenaient de dispositions concernant les accidents qui

n'etaient pas survenus dans l'entreprise, c'est-a-dire des

accidents non professionnels. Sous l'em~ire de la 10i sur la

responsabilite civile, l'employeur qui, sorti a cheval le

. dimanche, blessait un de ses employes ou ouvriers 6tait

tenu, de par le droit commun, de reparer tout le dom-

mage. Il etait donc inutile de faire, a l'alinea 2 de l'art. 129,

la distinction entre accidents professionnels et non pro-

fessionnels, ceux-ci n'etant pas en discussion, puisqu'ils ne

faisaient pas l'objet des dispositions de l'ancienne Iegis-

lation abrogees par Ja loi de 1911, abrogation dont les

eiIets sont precisement regIes par les art. 128 et 129 da

cette loi.

e) Le Tribunal federal ne peut pas non plus se rallier

a la proposition intermediaire (v. OFTINGER et GIORGIO-

NABHOLZ, loc. cit.), suivant laquelle l'art. 129 ne viserait

que les accidents professionnels lorsqu'ils sont causes par

l'employeur ou ses parents et tous les accidents sans

exception lorsqu'ils sont causes par les parents de l'assure,

les employes et ouvriers de l'employeur. Cette solution

. n'est pas satisfaisante et rien dans la loi n'autorise a

l'adopter, du moins en ce qui concerne les employes et

ouvriers. Car si le Iegislateur les assimile a l'employeur

lui-meme, ce n'est pasafin d'eviter des proces entrecama-

. rades d'un meme atelier, mais bien -

les d6liberations

des Chambres sont concluantes a cet egard -

pottr empecher

238

Erfindungsschutz. N0 52.

qu'un employe qui n'aurait pas cause intentionnellement

l'accident ne soit actionne par la Caisse nationale, ou par

l'assure lui-meme, en vertu des art. 55 et 101 CO (voir

aussi dans ce sens :Message Forrer, page 130 : « Les memes

observations s'appliquent a la faute du representant

(directeur, contremaitre) et du compagnon de travail »).

On ne saurait en revanche deduire du texte legal, ni

meme des travaux preparatoires, que le Iegislateur ait

voulu traiter differemment le cas Oll l'employeur ou ses

parents causent l'accident et celui Oll l'accident est cause

par les employes et les ouvriers du patron. Dans la plupart

des grandes entreprises modernes, les ouvriers ne se con-

naissent guere entre eux, et l'on ne verrait pas pourquoi

l'un des milliers d'ouvriers de teIle ou teIle fabrique qui,

en commettant une faute Iegere, provoque hors de l'atelier

un accident grave, voire mortel, dont est victime un autre

ouvrier de la meme entreprise, ne repondrait pas, comme

tout autre sujet de droit, du dommage cause.

Quant a l'application de l'art. 129 aux parents de

l'assure, le Tribunal federal peut laisser cette question

indecise, car elle ne se pose pas dans le present litige.

L'exception tir6e de l'art. 129 LAMA doit donc etre

repoussee.

VII. ERFINDUNGSSCHUTZ

BREVETS D'INVENTION

52. Urteil der I. Zivilabteiluug vom 17. September 1941

i. S. Gesellsehaft der Ludw. von Roll'schen Eisenwerke A.-G.

gegen Chretien et eie.

Patentrecht. Legitimation zur Nichtigkeitsklage, Art. 16 Abs. 3 PatG.

1. Das kantonale Urteil, durch das die Klagelegitimation ver-

neint wird, ist ein Haupturteil im Sinne von Art. 58 OG (Erw. 1).

2. Das Klageinteresse ist gegeben, wenn die Parteien auf dem

Gebiete, auf welchem der Patentgegenstand (Konstruktion,

Erfindungsschutz. N° 52.

239

Verfahren) zur Anwendung kommt, Konkurrenten sind. Nicht

erforderlich ist, dass der Kläger den Patentgegenstand für sich

verwenden will; ebensowenig braucht er einen bereits erlittenen

Schaden zu beweisen (Erw. 2).

Action en nulliee d'un brevet .. qualite pour agir, art. 16 a1. 3 L Brev.

d'inv.

1. Le jugement cantonal qui denie au demandeur la qualiM

pour agir est un {(jugement au fond» dans le sens que prend

ce terme A l'art. 58 OJ (consid. 1).

2. L'interet du demandeur est en jeu -

ce qui est une condition

de Ia quaIiM pour agir -

lorsque les parties entrent en concur-

rence dans le domaine qui eoncerne l'objet du brevet (construc-

tion, procede). Il n'est pas necessaire que le demandeur pre-

tende utiliser pour lui-meme l'objet du brevet, pas plus, du

reste, qu'il ne doit prouver avoir dejA subi un dommage

(consid. 2).

Azione tendente alla nullitd di un brevetto .. veste per agire, art. 16

ep. 3 LBI.

1. La sentenza eantonale che nega all'attore Ia qualita per agire

e un « giudizio di merito» a' sensi dell'art. 58 üGF (consid. 1).

2. L'interesse dell'attore a promuovere causa e dato, quando le

parti sono concorrenti nel campo ehe concerne l'oggetto deI

brevetto (eostruzione, procedimento). Non e necessario ehe

l'attore voglia utilizzare per se l'oggetto deI brevetto, come pure

non occorre ch'egli provi di aver gia subito un danno (consid. 2).

A. -

Die Beklagte ist Inhaberin des schweizerischen

Patentes Nr. 199,999, das am 22. November 1937 ange-

meldet, am 30. September 1938 eingetragen und am

1. März 1939 veröffentlicht wurde. Gegenstand des Patentes

bildet ein von unten nach oben schliessendes Absperr-

organ für Hydranten und andere Vorrichtungen zur Ab-

sperrung von Flüssigkeits- und Gasleitungen im Boden.

Die Klägerin stellt seit Jahren die sogenannten Kluser-

Überflurhydranten her.

Am 7. Februar 1938 unterbreitete die Beklagte der

Klägerin ein Lizenzangebot für Hydranten mit dem zum

Patent angemeldeten Absperrorgan. Die Klägerin lehnte

das Angebot ab und forderte die Beklagte durch Schreiben

vom 5. Dezember 1939 auf, das Patent löschen zu lassen,

da eine eingehende Untersuchung ergeben habe, dass es

als nichtig zu betrachten sei.

B. -

Als die Beklagte dieser Aufforderung nicht nach-

kam, leitete die Klägerin beim Obergericht des Kantons

Basel-Landschaft vorliegenden Rechtsstreit ein mit dem

AS 67 II -

1941

16