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67_II_22

BGE 67 II 22

Bundesgericht (BGE) · 1941-01-01 · Français CH
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22

Ohligationenrecht. N0 7.

creancier a priS: un engagement incompatible avec l'exer-

cice du droit (art. 896 CC); mais on ne saurait voir un

tel engagement dans le fait que le gerant doit se soumettre

inopinement a un inventaire : il s'agit la d'une simple

mesure de controle.

3. -

La Cour cantonale a admis qu'il y avait, jusqu'a

concurrence de 5760 fr. 65, connexite entre la creance

du demandeur et les marchandises en sa possession. De

fait, la remise de ces marchandises constituait un element

essentiel du contrat de travail. Ce depot lui-meme -

et

!es larges pouvoirs qu'il impliquait ~ etait subordonne

a la condition que le gerant fournit une garantie destinee

a couvrir envers la sociere la responsabilite qu'il assumait.

La creance en restitution que Burgat acquerait de ce

chef etait des lors en etroite connexion avec la prise en

charge des marchandises. S'il devait perdre sa creance

dans la faillite Petitpierre, le demandeur subirait un

prejudice qui serait en definitive cause -

en raison de la

eondition mise au depot -

par les marehandises en sa

possession. C'est la consequence que l'art. 895 ce veut

preeisement eviter.

....,. ...................................................................................... ..

Par ces motifs, le Tribunal f6Ural

rejette le recours et confirme l'arret attaque.

IV. OBLIGATIONENRECHT

DROIT DES OBLIGATIONS

7. Arr~t de Ja Ire Sootion eivile du 27 janvier 1941

dans lacause Dame Y. contre Dr x.

ResponsabiIiM professionnelle du medecin.

Verantwortlichkeit des Arztes.

ResponsabiIita professionale deI medico.

Obligationenrecht. N° 8.

23

Resume des motifs :

Commet une faute engageant sa responsabilite le mede-

ein qui, insuffisamment prepare en matiere chirurgicale,

procede, sans avoir demande l'appui, ni meme l'avis

d'un chirurgien, a une operation dont la necessiM, a dire

d'experts, n'etait pas nettement demontree.

TI aggrave sa faute si, des eomplieations graves et tres

peu frequentes s'etant produites a la suite de son inter-

vention, i1 ne fait pas immediatement appel a un specia-

liste.

8. Ardt de la Ire Seetion eivile du 7 mai 1941

dans Ia cause Maerki contre Chapuis.

Art. 41 CO; 5 LP. -

L'action en dommages-inMrets a raison

du prejudice cause par un expert dans l'execution de la mis-

sion a Iui confiee par le prepose aux faillites doit etre dirigee

contre le prepose, non contre l'expert.

Art. 41 OR, Art. 5 SchKG. Die Klage auf Ersatz eines Schadens,

den ein Sachverständiger in Ausübung eines ihm vom Konkurs-

beamten erteilten Mandates verursacht, ist gegen den Konkurs-

beamten, nicht gegen den Sachverständigen zu richten .

Art. 41 CO, art. 5 LEF. L'azione di risarcimento deI danno cau-

sato da un perito nell'eseguire il mandato conferitogli dall'Uffi-

ciale dei fallimenti dev'essere diretta contro quest'ultimo, non

contro il perito.

La banque « Centrale financiere S. A. » a Paris avait

fonde au mois de septembre 1925, a Geneve, une banque

sous la raison sociale « Banque des inrerets prives ». Quel-

ques mois plus tard, la Centrale finaneiere fonda a Lon-

dres une sociere de droit anglais, la Banque F. Maerki

and Co limited, dont l'administrateur-delegue etait Fre-

deric Maerki. C'est la Centrale financiere qui l'avait choisi,

fixe son traitement et charge la Banque Maerki de la

direction de ses aflaires d'Angleterre.

La Banque des interets prives fut deelaree en faillite a

Geneve en 1929. Comme sa comptabilire presentait de

graves lacunes et irregularires, rOffiee des faillites porta