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66_II_143

BGE 66 II 143

Bundesgericht (BGE) · 1940-01-01 · Français CH
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14:!

ObIigationenrecht. N° 30.

30. Extraft de l'arr~t de Ja Ire section eivile du 23 oetobre 1940

dans la cause Faessler c. Cremo S. A.

CQntrat de travaü. Duree du renouvellement tacite art. 346 CO .

rCailiation anticipee pour de iusus moti/s, an.' 352 CO.

'

Dienstvertrag. Dauer der stillschweigenden Erneuerung, Art.

346 OR; Rücktritt aus wichtigen Gründen, Art. 352 OR.

Contratto di lavoro. Durata della rinnovazione tacita, an. 346 CO .

risoluzione anticipata per cause gravi, an. 352 CO.

'

1. Renouvellement tacite.

Aux termes de l'art. 346 al. 1 CO, « si le contrat de

travail fait pour une duroo determinoo est tacitement

prolonge de part et d'autre, il est repute renouvele pour

le meme temps, mais pour une annoo au plus ». Aux termes

de l'al. 2, « lorsque la resiliation est subordonnee a un

conge prealable, le contrat est repute renouveIe si aucune

des parties n'a donne conge ». -

L'article a ainsi en vue

deux hypotheses differentes; le premier alinea vise la

prolongation tacite du contrat de part et d'autre; le

second, celle du defaut de conge preaIable lorsque le

contrat a subordonne a un tel conge la resiliation; dans

le premier cas, le contrat est rE3pute renouveIe pour une

annoo au plus; dans le second cas, il est repute renouvele

sans restrietion. Si le Iegislateur avait entendu traiter

de la meme fas:on les deux cas, il les aurait prevus dans

le meme alinea, ou alors il aurait employe dans les deux

alineas les memes termes pour indiquer les consequences

juridiques de la reconduction (cf. dans ce sens OSER-

SCHÖNENBERGER, N° 7 sur l'art. 346 CO; les auteurs

qui se prononcent dans le sens contraire ne motivent

pas leur opinion).

2. Resiliation anticipoo.

Selon certains commentateurs, le renvoi doit intervenir

aussitöt que l'employeur a connaissance des justes motifs

(v. OSER-SenöNENBERGER, art. 352 CO, nOS marginaux

15, 16 et 41). Mais, en cette matiere, il convient de ne

pas poser des principes absolus et rigides. Dans chaque

cas, le juge doit examiner l'ensemble des circonstances.

Parfois, un temps plus ou moins long pourra s'ecouler

Prozessreeht. No 31.

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jusqu'au renvoi, sans que ce seul fait implique renon-

ciation aux justes motifs. Il ne faut pas que la mansuetude

d'une partie la prive de son droit, pourvu, naturellement,

que le retard s'explique par des raisons plausibles et que

les motifs de rupture subsistent (cf. OSER-SenöNENBERGER,

10c. cit.). En revanche, l'employeur qui renouvelle un

contrat expressement ou tacitement malgre les manque-

ments graves qu'il reproche a son employe montre que

sa confiance n'est pas detruite, qu'il ne considere pas

ces motifs comme suffisamment graves ou qu'il renonce

a s'en prevaloir pour une autre cause. Il est contradictoire

de trouver une circonstance « qui, pour des raisons de

moralite ou en vertu des regles de la bonne foi, autorise

l'une des parties a ne plus executer le contrat» dans une

circonstance qui n'a pas empeche l'employeur de renou-

veler le contrat alors qu'il pouvait y mettre fin par la

voie normale de la denonciation. En ce cas, il ne s'agit

pas d'une simple temporisation, mais bien d'une renon-

ciation a se prevaloir des motifs :existants pour rompre

avec l'autre partie. Ces motifs pourraient tout au plus

~tre invoques comme circonstances aggravantes d'autres

manquements ulterieurs (cf. OSER-SCHÖNENBERGER, art.

352 CO, n° marginal 11). La cause de la resiliation anti-

cipoo ne peut etre anterieure au rapport contractuel que

si la partie l'a ignoroo lors de la conclusion ou du renouvelle-

ment du contrat.

V. PROZESSRECHT

PROCEDURE

31. Entscheid der I. Zivilabteilung vom 18. Juni 1940

i. S. Frischknecht und Konsorten gegen Sessler und Konsorten.

Die Hauptintervention, Art. 17 BZP, ist dem Berufungsverfahren

nicht bekannt.

L'intervention principale (art. 17 PCF) ne peut avoir lieu dans

le recours en reforme.

L'intervento principale (art. 17 PCF) non pUD aver luogo nella

procedura di ricorso in appello.

144

Prozessrecht. No 31.

In dem zwisdhen Sessler und Fritz Frischkn.echt anhän-

gigen Rechtsstreit hatte der Kläger Sessler der Finqa

L. & F. Frischknecht, sowie den Tei1haberinnen Lilly

und Fanny Frischknecht persönlich den Streit verkündet.

Die Litisdenunziatinnen lehnten jedoch die Streitver-

kündung des Klägers ab und erklärten, sich auf Seiten

des Beklagten als Nebenintervenientinnen am Prozess zu

beteiligen. Das Handelsgericht Zürich fällte ein Urteil,

das im Wesentlichen zu Ungunsten des Beklagten lautete.

Hiegegen ergriffen sowohl der Beklagte, wie die Neben-

intervenientinnen die Berufung an das Bundesgericht.

In der Folge stellten die Nebenintervenientinnen das

Begehren um Zulassung zum Prozess als Hauptinter-

venientinnen.

Das Bundesgericht zieht in Erwägung :

In Art. 85 OG, der diejenigen Bestimmungen des BZP

aufzählt, welche auf das Berufungsverfahren Anwendung

finden, ist der von der Hauptintervention handelnde

Art. 17 BZP nicht erwähnt. Hieraus ist zu folgern, dass

das Institut der Hauptintervention dem Berufungsver-

fahren nicht bekannt ist. Dies ist ohne weiteres verständ-

lich, wenn man das Wesen der Hauptintervention in

Betracht zieht: Der Hauptintervenient behauptet, ein

besseres, die beiden Parteien des ursprünglichen Pro-

zesses ausschliessendes Recht am Streitgegenstand zu

besitzen. Er muss also im Hauptinterventionsverfahren,

das im Grunde einen völlig neuen Prozess zwischen ihm

als Kläger und den Parteien des ursprünglichen Prozesses

als Beklagten darstellt, notwendigerweise neue tatsächliche

Behauptungen, neue Begehren und Einreden vorbringen;

dies ist aber nach Art. 80 OG unzulässig.

Demnach beschliesst das Bundesgericht :

Das Begehren der Nebenintervenientinnen um Zulassung

zum Prozess als Hauptintervenientinnen wird abgewiesen.

Vgl. auch Nr. 27.- Voir aussi n° 27.

145

I. EINLEITUNG ZUl\r ZGB.

TITRE PRELIMINAIRE DU 00.

32. Auszug aus dem Urteil der I. ZivilabteIlung vom 22. Oktober

1940 i. S. A. Sehwab u. Kons. gegen Bfirgi.

Beweisla8tverteilung, Art. 8 ZGB. Die Vorschrift ist nach Treu

und Glauben gemäss Art. 2 ZGB zu handhaben. Obliegt einer

Partei der regelmässig schwierige Beweis für das Nichtvor-

handensein einer Tatsache, so hat daher die andere Partei durch

Gegenbeweis zur AbkIärung des Sachverhaltes beizutragen.

Repartition du lardeau de la preuve, art. 8 CC. Cette disposition

s'applique selon les regles de la bonne foi, conformement a.

Part. 2 CC. Lorsque l'une des parties doit prouver l'inexis-

tence d'un fait, ce qui est souvent difficiIe, l'autre doit pren-

dre une part active a. la procMure probatoire en rapportant

elle-meme la preuve de ce fait.

Ripartizione dell'onere della prova, art. 8 CC. Questo disposto si

applica secondo la buona fede, conformemente aU 'art. 2 CC.

Allorche ad una delle parti incombe la prova talora assai

difficile dell'inesistenza di un fatto, la controparte deve contri-

buire a chiarire il fattispecie fornendo la prova deI contrario.

A. -

Im Jahre 1938 schickten sich die drei Kläger Schwab

an, das landwirtschaftliche Heimwesen « Furtmühle » in

Stammheim um Fr. 144,000.- käuflich zu erwerben. Sie

übergaben zu diesem Zwecke dem Beklagten, der ihnen

seine Dienste als Vermittler zur Verfügung gestellt hatte

u. a. drei Depositenhefte. Der Beklagte hob daraus

insgesamt Fr. 9000.- ab.

Am 7. Oktober 1938 fand die Verschreibung des Liegen-

schaftskaufes im Bureau des Notars statt. Die Kläger

hatten eine Kaufpreisrestanz von Fr. 3708.70 bar zu

bezahlen. Der Beklagte behauptet, zu diesem Zwecke

habe er von den abgehobenen Fr. 9000.- einen Betrag

von Fr. 4000.- auf den Tisch gelegt.

Die Kläger bestreiten das und behaupten die Anzahlung

von rund Fr. 4000 sei von Oäsar Schwab aus eigenen

Mitteln geleistet worden.

AS 66 II -

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