Volltext (verifizierbarer Originaltext)
180 l'ro7.essrecht.. No 37.
37. ArrM de ,la Ire Sootlon elvlle du 13 septemhre 1939 dans Ia cause Meyer c. Riedo. Valeur litigieuse dan8le recour8 en. refarme ; art. 59 OJ: Lorsqu'un creancier doouit en justice une pretention touch6e par un concordat, ce n'est pa.~ le dividende concordataire, mais 110' montant total de la pretention qui constitue la valeur litigieuse. 8treitwertberechnung im Berufungsverfahren; Art. 59 OG : Klagt ein Gläubiger eine Forderung ein, die unter einen Nachlass- vertrag fällt, so bemisst sich der Streitwert nicht nach der Nachlassdividende, sondern nach der ganzen Höhe der For- derung. Valore litigio80 nel ricor80 in appeUo, an. 59 OGF : Se il debitore fa valere .giudizialmente un credito oompreso in un concordato, e determmante per stabHire il valore Htigioso non il dividendo concordatario, ma l'ammontare totale deI credito. Resume des faits : Dame Riedo, dont le mari avait fait une chute mortelle dans le cafe de Meyer, a actiollile celui-ci en paiement de II 714 Fr. 10 A titre de dommages-interets pour perte de soutien. Meyer, condamne par le juge cantonal au paie- ment de 6331 Fr. 10, a recouru au Tribunal fooeral en con- cluant a liberation. Le Tribunal fooeral a partiellement admis le recours et fixe les dommages-interets a 3000 Fr. Extrait des motifs :
1. -- Le defendeur a conelu un concordat qui comprend la creance litigieuse. Ür, en matiere de contestation de l'etat de collocation dans la faillite (action tendante A I'admission ou a l'exclusion d'une creance), le Tribunal fooeral a juge que la valeur litigieuse se reduit, pour le recours en reforme tout au moins, au dividende que le creanci~r peut attendre dans le cas le plus favorable (ATF 65 III 28). Si le meme principe s'appliquait aux actions tendantes a la constatation d'lme creance qui tom- bera sous le eoup d'un concordat, le present recours serait irrecevable. Cependant, une teIle assimilation serait injus- tifiee : Dans la premiere de ces deux aetions, en effet, le I' Prozesarecht. N° 38. lai debiteur n'a pas la qualite de partie, l'existence meme de l'obligation n'est pas mise en cause et le litige n'a pour objet que le droit au dividende, de teIle sorte que les effets de la chose jugee ne touchent point aux rapports du crean- eier et du debiteur entre eux. Dans la seconde, au contraire, le debiteur est toujours partie et le jugement tranche sur l'existence meme du droit. Sans doute, celui-ci se trouve-t-il pratiquement rOOuit par le concordat au droit A un divi- dende, mais il n'en raste pas moins qu'il a forme l'objet du litige, que le juge l'a constate dans toute son etendue et que le creancier en recouvrera l'exercice integral en cas de revocation du concordat. Cette difference essentielle entre les deux actions est decisive dans le calcul de la va- leur litigieuse.
38. Arr~t de la Ire seetion elvlle du 20 septembre 1939 dans la causa Sadee S. A. contre BaDmer. Demande d'interpretation, art. 99 al. 2 OJ. Lorsque le juge cantonal, auquel le Tribunal federal a renvoye une cause, s'est prononce au prealable' sur les seuls depens, les parties ne peuvent plus, sur ce point, demander an Tribunal fooeral d'interpreter son arret. Erläuterung8begehren, Art. 99 Abs. 2 OG. Spricht sich der kantonale Richter, an den das Bundesgericht . eine Sache zurückgewiesen hat, zunächst lediglich über die Kostenfrage aus, so können die Parteien hinsichtlich dieses Punktes kein Erläuterungsbegehren mehr an das Bundes- gericht richten. Domanda d'interpretazione (art. 99 cp. 20GF). Se il giudice cantonale, cui il Tribunale federale ha rmviato la causa, si e pronunciato dapprima soltanto sulle spese ripetibili, le parti non possono piu chiedere che il Tribunale federale interpreti su questo punto la sua sentenza. Dans une action en dommages-interets intentee par Ballmer contre la S. A. Sadec, le Tribunal de premiere instance et la Cour de Justice civile de Geneve ont deboute le demandeur. Saisi par la voie du recours en reforme, le Tribunal federal, par arret du 22 mars 1939, a renvoye la cause 182 Pro_recht. N0 38. a la Cour de Justice « pour statuer sur les dOIlllnages- interets dus au demandeur" par la defenderesse et sur les depens des·instances cantonales )1. Le 9 juin 1939, la Cour de Justice a renvoye la cause au Tribunal de premiere instance pour statuer ,sur les dommages-interets et les depens de premiere instance et condamne la defenderesse aux depens d'appel. La S. A. Sadec a adresse au Tribunal federal, le 6 juillet 1939, une demande d'interpretation par laquelle elle concluait a. ce qu'll phlt au Tribunal : « dire s'il n'est pas exact que l'arret du~2 mars 1939 dans Ja cause Casimir Ballmer cjSadecS. A. comportait qu'aucune decision sur les depens ne fUt prise par les instances inferieures avant la decision au fond et en relation avec cette derniere )1. GO'nsidemnt en droit : que, conformement a l'art. 99al. 2 OJ, « L'interpre- tation d'un arret du Tribunal federal qui renvoie la cause au Tribunal cantonal ne peut etre demandee qu'entant que ce derruer n'a pas encore rendu son jugement », que, fondee sur l'arret du Tribunal federal du 22 mars 1939, la Cour de Justice civile a prononce sans recours cantonal possible sur les depens d'appel, que, sur ce point, l'arret du 22 mars 1939 ne peutdonc plus, conformement a la disposition precitee, faire l'objet d'une demande d'interpretation, qu'il sera neanmoins loisible a la S. A. Sadec de sou- mettre au Tribunal federal, le cas echeant, la question des depens d'appel en meme temps que le fond, par ces 1notifs, le TTibunal f&Ural declare la demande d'interpretation irrecevable. ProZessrecht. No 39.
39. Urtell der I. ZivßahtellUDtJ vom i5. November It39
i. S. Heimat A.-G. gegen Sommer. , 183 Streitwert, Art. 59 OG : Massgebe~d ist das wirkliche vermögens- rechtliche Interesse der ParteIen. Valeur litigieuse, art. 5? OJ.: C'est l'interet patrimonial real . des parties qui est determmant. ,Valore litigioso, Art. 59 OGF: Determinante e l'effettivo inte. resse patrimoniale delle parti. A. - Der Kläger Sommer schloss am 30. November 1934 mit der beklagten Bausparkasse einen Darlehens- vertrag über Fr. 14,000:- ab zwecks Ablösung von Grundpfandschulden. Er leistete Anzahlungen im Betrage von insgesamt Fr. 216.-. Dann stellte er die Zahlungen ein und erklärte, den Vertrag wegen Täuschung, eventuell wegen Irrtums anzufechten. Die Beklagte bestritt .. die Berechtigung der Vorwürfe des Klägers und er~arte ihrerseits den Rücktritt vom Vertrage wegen Nlcht- erfüllung der ZahlungsverpfIichtungen durch den Kläger. B. - Mit der vorliegenden Klage verlangt der Kläger die Feststellung der Unverbindlichkeit des Darlehens- vertrages und die Verpflichtung derBeklagten zur Rüc~ erstattung seiner Anzahlungen von Fr. 216.- SOWle Fr. 6.- für ein Zeitungsabonnement, nebst 5% Zins seit den Einzahlungsdaten. Die Beklagte beantragte Abweisung der Klage und erhob Widerklage auf Bezahlung von Fr. 273.60 nebst 5% Zins seit 20. November 1935. G. - Das Obergericht des Kantons Aargau schützte mit Urteil vom 6. Oktober 1939 die Klage im vollen Umfang und wies die Widerklage ab. D. - Gegen dieses Urteil reichte die Beklagte die Berufung an das Bundesgericht ein mit de~ erneuten Antrag auf Abweisung der Klage und GuthelSsung der Widerklage. Sie beziffert den Streitwert auf Fr. 14,000.-.