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StaatSr unal cantonal, c'est uniquement parce
qu'elle part de l'idee que, dans son arret Alba c. Tognetti
(RO 35 I. p. 459), le Tribunal federal a abandonne le
principe pose dans l'arret Espanet pour admettre que la
competence depend de la loi du pays du jugement. Mais
cette opinion est erronee. Dans le cas Alba contre Tognetti,
la competence du tribunal franliais ne heurtait aucune
des regles de droit suisse, et les principes poses par l'arret
Espanet ne trouvaient donc pas leur application. Comme
il fallait fonder la competence sur une norme positive,
le Tribunal federal s'en est rapporte a la loi franliaise,
la France etant le pays du jugement. Les deux decisions
ne se contredisent donc pas, mais se completent en ce
sens que lorsqu'aucun des fors institues par le Traite
n'est en jeu, les tribunaux suisses ont a rechercher tout
d'abord s'i! existe une disposition de droit suisse attribuant
aux tribunaux suisses la competence exclusive pour
statuer sur le litige, et si ce premier examen aboutit a
un resultat negatif, Hs doivent verifier la competence du
tribunal de jugement d'apres la loi du pays du jugement
(cf. LEREscHE, execution des jugements civils etrangers
en Suisse, p. 30). Le principe suivant lequella competence
du tribunal dont emane le jugement doit s'apprecier au
regard du droit en vigueur au lieu OU son execution est
demandee a ete d'ailleurs confirme tout recemment encore
par la He Section civiIe du Tribunal federal (arret Dupre
contre Dupre du 8 amI 1938) et il tend d'ailleurs a pre-
valoir de plus en plus soit en doctrine, soit dans la juris-
prudence (cf. pour le droit suisse : SCHURTER et FRrrzSCHE,
Das Zivilprozessrecht des Bundes, 1924, p. 609 et 610
note 821; LEUCH, Die Zivilprozessordnung für den Kanton
Bern, 26 edit., p. 353; pour le droit franliais: PILLET,
Trait6 pratique de droit international prive, Tome H N°
694 p. 652; PILLET et NIBOYET N° 609; ARMINJON,
Precis de droit international prive, 2e edit., p. 321;
Repertoire de droit international prive sous « Decisions
judiciaires etrangeres » N° 101 et suiv.; Cass. civ. 2 mai
1928 (CLUNET 1929 p. 76).
Eigentumsgarantie. N0 38.
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Contrairement a ce que soutient la recourante, on ne
saurait donc voir une violation de l'art. 11 ch. 1 du Trait6
dans le fait que le Tribunal cantonal a tranche d'apres
le droit suisse la question de domicile, dont depend celle
de la competence.
IX. EIGENTUMSGARANTIE
GARANTIE DE LA PROPRIETE
38. Auszug a.us dem Urteil vom 30. September 1938
i. S. Schneider gegen Regierungsra.t des Xantons 'l'hurgau.
Verhältnis der öffentlichrechtlichen Beschränkungen des Grund-
eigentums zur Eigentumsgarantie.
Für die Durchführung eines Umlegeverfahrens sind gesetzliche
Grundlage und öffentliches Interesse, nicht dagegen die
Voraussetzungen der Expropriation erforderlich.
A. -
§ II der Kantonsverfassung des Kantons Thur-
gau statuiert die Unverletzlichkeit des Eigentums.
« Ausnahmsweise ist Jeder nach den Vorschriften des
Gesetzes verpflichtet, sofern die öffentliche Wohlfahrt es
erfordert, Grundeigentum oder andere Privatrechte an
den Staat oder an eine Gemeinde oder an Privatunter-
nehmungen, an letztere jedoch nur zufolge Beschlusses
des Grossen Rates, gegen volle Entschädigung abzu.-
treten. »
Das Einführungsgesetz zum Zivilgesetzbuch (EG)
schreibt in § 92 vor :
« Bis zum Erlass eines kantonalen Baugesesetzes sind
die Orts-
und Munizipalgemeinden berechtigt, durch
Gemeindebaureglemente für die ganze Gemeinde oder
für einzelne GemeindeteHe Vorschriften über das Bau-
wesen, sei es nur mit Bezug auf neu zu erstellende, oder