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64_I_201

BGE 64 I 201

Bundesgericht (BGE) · 1938-01-01 · Français CH
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StaatSr unal cantonal, c'est uniquement parce

qu'elle part de l'idee que, dans son arret Alba c. Tognetti

(RO 35 I. p. 459), le Tribunal federal a abandonne le

principe pose dans l'arret Espanet pour admettre que la

competence depend de la loi du pays du jugement. Mais

cette opinion est erronee. Dans le cas Alba contre Tognetti,

la competence du tribunal franliais ne heurtait aucune

des regles de droit suisse, et les principes poses par l'arret

Espanet ne trouvaient donc pas leur application. Comme

il fallait fonder la competence sur une norme positive,

le Tribunal federal s'en est rapporte a la loi franliaise,

la France etant le pays du jugement. Les deux decisions

ne se contredisent donc pas, mais se completent en ce

sens que lorsqu'aucun des fors institues par le Traite

n'est en jeu, les tribunaux suisses ont a rechercher tout

d'abord s'i! existe une disposition de droit suisse attribuant

aux tribunaux suisses la competence exclusive pour

statuer sur le litige, et si ce premier examen aboutit a

un resultat negatif, Hs doivent verifier la competence du

tribunal de jugement d'apres la loi du pays du jugement

(cf. LEREscHE, execution des jugements civils etrangers

en Suisse, p. 30). Le principe suivant lequella competence

du tribunal dont emane le jugement doit s'apprecier au

regard du droit en vigueur au lieu OU son execution est

demandee a ete d'ailleurs confirme tout recemment encore

par la He Section civiIe du Tribunal federal (arret Dupre

contre Dupre du 8 amI 1938) et il tend d'ailleurs a pre-

valoir de plus en plus soit en doctrine, soit dans la juris-

prudence (cf. pour le droit suisse : SCHURTER et FRrrzSCHE,

Das Zivilprozessrecht des Bundes, 1924, p. 609 et 610

note 821; LEUCH, Die Zivilprozessordnung für den Kanton

Bern, 26 edit., p. 353; pour le droit franliais: PILLET,

Trait6 pratique de droit international prive, Tome H N°

694 p. 652; PILLET et NIBOYET N° 609; ARMINJON,

Precis de droit international prive, 2e edit., p. 321;

Repertoire de droit international prive sous « Decisions

judiciaires etrangeres » N° 101 et suiv.; Cass. civ. 2 mai

1928 (CLUNET 1929 p. 76).

Eigentumsgarantie. N0 38.

205

Contrairement a ce que soutient la recourante, on ne

saurait donc voir une violation de l'art. 11 ch. 1 du Trait6

dans le fait que le Tribunal cantonal a tranche d'apres

le droit suisse la question de domicile, dont depend celle

de la competence.

IX. EIGENTUMSGARANTIE

GARANTIE DE LA PROPRIETE

38. Auszug a.us dem Urteil vom 30. September 1938

i. S. Schneider gegen Regierungsra.t des Xantons 'l'hurgau.

Verhältnis der öffentlichrechtlichen Beschränkungen des Grund-

eigentums zur Eigentumsgarantie.

Für die Durchführung eines Umlegeverfahrens sind gesetzliche

Grundlage und öffentliches Interesse, nicht dagegen die

Voraussetzungen der Expropriation erforderlich.

A. -

§ II der Kantonsverfassung des Kantons Thur-

gau statuiert die Unverletzlichkeit des Eigentums.

« Ausnahmsweise ist Jeder nach den Vorschriften des

Gesetzes verpflichtet, sofern die öffentliche Wohlfahrt es

erfordert, Grundeigentum oder andere Privatrechte an

den Staat oder an eine Gemeinde oder an Privatunter-

nehmungen, an letztere jedoch nur zufolge Beschlusses

des Grossen Rates, gegen volle Entschädigung abzu.-

treten. »

Das Einführungsgesetz zum Zivilgesetzbuch (EG)

schreibt in § 92 vor :

« Bis zum Erlass eines kantonalen Baugesesetzes sind

die Orts-

und Munizipalgemeinden berechtigt, durch

Gemeindebaureglemente für die ganze Gemeinde oder

für einzelne GemeindeteHe Vorschriften über das Bau-

wesen, sei es nur mit Bezug auf neu zu erstellende, oder