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Strafrecht.
payer a I'Administration des bles la somme de 66 fr. 25
a titre de restitution de ce qui lui a et6 paye pour Ja partie
du ble livree en sus du maximum autoris6. Selon les
termes-memes de l'article 35 de Ja loi, l'auteur de l'infrac-
tion est tenu, non pas de restituer le prix qu'il a pe:f9u
pour la quantit6 de bl6 livree an trop, mais de r6parer
le dommaga qu'll a cause. Or, il est da principe que, lorsque
l'acte generateur du dommage procure par ailleurs un
avantage au 16se, l'auteur de I'acte est fonde ademander
qu'on tienne compte de cet avantage dans le calcul de
l'indemnit6. En l'espCce, si la Confederation a certainement
subi un pr6judice en achetant au prix majore plus que Ja
quantite de ble que le recourant avait le droit de lui
livrer, elle a en revanche economise Ja prime de mouture
sur Ja partie de la livraison du recourantque ce dermer
aurait du conserver pour ses besoins. L'economie qu'ella
a realisee de ce cöte~la doit done venir en d6duetion da
la somme reclamee. C'est a tort que Ja Cour invoque a ce
propos l'article 21 du reglement qui prescrit que la prime
n'estdue que pour le b16 panifiable qui a 6t6 transform6
dans un moulin suisse et inscrit r6gulierement sur Ja carte
de mouture. Cette disposition se rapporteen effet exclusi-
vement aux conditions auxquelles peut etre subordonn6 le
payement de la prime et n'infirme en rien l'allegation
suivant Jaquelle le reoourant aurait per<;m a titre de prime
de mouture une somme superieure a celle qu'il a touch6e
s'll avait conserve pour son usage la quantite de b16 qu'll
a livree en trop. Il y a donc lieu d'admettre le reoours
sur ce point, d'annuler l'arret attaque en tant qu'il a
oondamne le reoourant a rembourser la sOIDlI).e de 66 fr.
25 et de renvoyer la cause a Ja Cour pour qu'elle fixe
a nouveau le montant del'indemnit6 due a Ja Confooeration.
5. -
Le recourant reproche enfin a Ja Cour de l'avoir
oondamne aux frais de l'enquete administrative. Il se
plaint que cette condamnation soit depourvue de base
juridique, l'article 40 de Ja loi ne faisant pas mention des
frais. Cette observation est exacte si l'on s'en tient au
texte fran<;lais. Mais ce dermer ast incomplet, ainsi qu'il
Getreideversorgung des Landes. No 25.
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'r6sulte du texte allemand et du texte italien, qui prevoient
expressement. l'un et l'autre que l'autorit6 administrative
doit, clans son jugement, non seulement fixer,Ja Peine,
mais aussi statuer sur les frais, ce qui implique 6videmment
Ja facult6 de les imposer a l'interesse.
La OO'Ur de ca&atinn penak tpronDnCe;
Le reoours est admis partiellement en ce sens qua
l'affaire est renvoyee devant la Cour de Justice pour
qu'elle statue a nouveau sur le montant des dommages-
interets rectames par l'Administration des blas. TI est
rejete pour le surplus.
25. Extrait da l'arrit da la Cour da casution du 6 avril1938
dans la cause Chevrot contre Cour da Justica da Geneva.
Loi fffiIerale du 7 juillet 1932 sur le ravitaillemeut dupays en ble,
art. 33.
Reglement d'execution du 4 juillet 1933, art. 19 et 20.
La producteur est tenu de conservar la quantite da bIe COrre8-
pondante au nombre de personnas eutretenues dans son menage
qual que soit le genre de travaux auxquels alles sont employees.
Le reoourant aUegue qu'a part son exploitation agrioole
il se livre a Ja culture maraichere et soutient qu'il n'6tait
pas tenu d'indiquer sur sa carte de mouture les personnes
occupees a cette culture, qui difIere d'une exploitation
rurale. Cette these est insoutenable au regard des termes
de l'article 20 du reglement d'execution de Ja loi du
7 juillet 1932. D'apres cet article, en effet, Ja seule chose qui
oompte pour la determination de la quantite de ble que
le producteur doit conserver pour ses besoins, c'est le
nombre de personnes qui sont regulierement entretenues
dans le menage. Peu importe par oons6quent ta nature
de leurs. occupations, ce qui resulte d'ailleurs aussi du fait
que les enfants entrent egalement en ligne de compte,
meme a un age on il ne saurait etre question pour eux
d'une occupation queloonque dans l'exploitation.
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Strafrecht.
C'est a tort ~ussi, d'autre part, que le recourant, arguant
de l'article 19.du reglement d'execution de la loi federale
du 7 juillet 1'932, soutient qu'il lui suffisait d'indiquer
les personnes vivant dans son exploitation rurale et non
pas necessairement celles qui etaient entretenues dans
son menage. Il ressort en effet a l'evidence de l'article 20
du meme reglement que c'est le nombre des personnes
regulierement entretenues dans le menage qui sert de
base au calcul de 180 quantite de ble a conserver.
IH. ORGANISATION DER BUNDESRECHTSPFLEGE
ORGANISATION JUDIClAIRE FEDERALE
26. Auuug a.us dem Urteil des ltassationshofa
vom 19. Februar 1938 i. S. Ernst und ltonsorten
c. Zürich, Staatsanwaltschaft.
Ob der Grundsatz der A n wen d bar k e i t des m i 1 der e n
R e c h t e s auch Geltung hat, wenn ein Bundesgesetz einem
kantonalen Gesetz nachfolgt, bestimmt das· kantonale Recht.
1. -
Der BundesbeschlusB über Krisenbekämpfung und
Arbeitsbeschaffung, dessen Art. 20 (widerrechtliche Er-
wirkung von Arbeitslosenunterstützung) die Beschwerde-
führer verletzt haben sollen, ist am 1. Januar 1935 in
Kraft getreten. Er findet somit. auf Tatbestände, die sich
vor diesem Zeitpunkt ereignet haben, keine Anwendung.
Vor dem Inkrafttreten des erwähnten Bundesbeschlusses
hat auch keine andere bundesrechtliche Vor-
schrift bestanden, durch welche die den Beschwerde-
führern zur Last gelegten Handlungen unter Strafe ge-
stellt wurden. Soweit daher Vorgänge in Frage stehen,
welche sich vor dem 1. Januar 1935 ereignet haben, ist
vom Standpunkt· des Bundesrechts aus kein strafbarer
Tatbestand erfüllt. Ob diese Handlungen eventuell nach
Organisation der BundesrechtRpflege. :!\'o 26.
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kantonalem Strafrecht bestraft werden können, ist der
Nachprüfung durch den Kassationshof entzogen, da mit
der Kassationsbeschwerde nur die Verletzung eidgenös-
sischen Rechts gerügt werden kann.
2. -
Die Vorinstanz erklärt nun, dass nach dem kan-
tonalen Recht der betrügerische Bezug der Leistungen von
Arbeitslosenversicherungskassen als ausgezeichneter Be-
trug im Sinne von § 192 Ziffer 5 ziirch. StGB zu betrachten
sei; da aber § 193 StGB fiir den ausgezeichneten Betrug
eine höhere Strafe vorsehe als Art. 20 des Bundesbeschlus-
ses, so sei nach dem Grundsatz des milderen Rechtes die
letztere Bestimmung auch auf die vor dem 1. Januar 1935
begangenen Handlungen anzuwenden.
Ob diese Anwendung zu Recht erfolgte, hängt nicht
vom Bundesrecht ab. Zwar hat die Praxis den Grundsatz
der Anwendbarkeit des milderen Rechtes auch fiir ~
Bundesstrafrecht anerkannt (BGE 20 S. 354; 10 S. 226).
Dies bedeutet aber lediglich, dass bei der Beurteilung
b u n cl e s I' e c h t I ich e r Straf tatbestände nicht ein-
fach auf den zur Zeit der Begehung bestehenden Rechts-
zustand abgestellt werden darf, sondern dass auch die
seither eingetretenen Rechtsänderungen zu berücksich-
tigen sind und dass das mildere Recht anzuwenden ist.
Dabei kann sich die Frage nur dann erheben, wenn ein
B und e s ge set z das andere ablöst, nicht aber, wenn
ein Bundesgesetz einem kantonalen Gesetz nachfolgt;
denn im letzteren Falle bleiben die Tatbestände, die sich
vor dem Inkrafttreten des Bundesgesetzes ereignet haben,
ausschliesslich der kantonalen Gerichtsbarkeit unteI:Stellt,
so dass der bundesrechtliche Grundsatz der Vorherrschaft
des milderen Rechtes keine Geltung beanspruchen kann.
Hier entscheidet vielmehr das k a n ton 80 1 e Strafrecht
darüber, ob der Grundsatz zur Anwendung komme. Eben-
so hängt es von diesem ab, ob der Grundsatz, wenn er
überhaupt anerkannt wird, soweit auszudehnen ist, dass
nicht nur ein neues milderes kantonales Recht, sondern
auch ein milderes Bundesgesetz, das unterdessen an Stelle