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64_I_135

BGE 64 I 135

Bundesgericht (BGE) · 1938-01-01 · Français CH
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Strafrecht.

payer a I'Administration des bles la somme de 66 fr. 25

a titre de restitution de ce qui lui a et6 paye pour Ja partie

du ble livree en sus du maximum autoris6. Selon les

termes-memes de l'article 35 de Ja loi, l'auteur de l'infrac-

tion est tenu, non pas de restituer le prix qu'il a pe:f9u

pour la quantit6 de bl6 livree an trop, mais de r6parer

le dommaga qu'll a cause. Or, il est da principe que, lorsque

l'acte generateur du dommage procure par ailleurs un

avantage au 16se, l'auteur de I'acte est fonde ademander

qu'on tienne compte de cet avantage dans le calcul de

l'indemnit6. En l'espCce, si la Confederation a certainement

subi un pr6judice en achetant au prix majore plus que Ja

quantite de ble que le recourant avait le droit de lui

livrer, elle a en revanche economise Ja prime de mouture

sur Ja partie de la livraison du recourantque ce dermer

aurait du conserver pour ses besoins. L'economie qu'ella

a realisee de ce cöte~la doit done venir en d6duetion da

la somme reclamee. C'est a tort que Ja Cour invoque a ce

propos l'article 21 du reglement qui prescrit que la prime

n'estdue que pour le b16 panifiable qui a 6t6 transform6

dans un moulin suisse et inscrit r6gulierement sur Ja carte

de mouture. Cette disposition se rapporteen effet exclusi-

vement aux conditions auxquelles peut etre subordonn6 le

payement de la prime et n'infirme en rien l'allegation

suivant Jaquelle le reoourant aurait per<;m a titre de prime

de mouture une somme superieure a celle qu'il a touch6e

s'll avait conserve pour son usage la quantite de b16 qu'll

a livree en trop. Il y a donc lieu d'admettre le reoours

sur ce point, d'annuler l'arret attaque en tant qu'il a

oondamne le reoourant a rembourser la sOIDlI).e de 66 fr.

25 et de renvoyer la cause a Ja Cour pour qu'elle fixe

a nouveau le montant del'indemnit6 due a Ja Confooeration.

5. -

Le recourant reproche enfin a Ja Cour de l'avoir

oondamne aux frais de l'enquete administrative. Il se

plaint que cette condamnation soit depourvue de base

juridique, l'article 40 de Ja loi ne faisant pas mention des

frais. Cette observation est exacte si l'on s'en tient au

texte fran<;lais. Mais ce dermer ast incomplet, ainsi qu'il

Getreideversorgung des Landes. No 25.

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'r6sulte du texte allemand et du texte italien, qui prevoient

expressement. l'un et l'autre que l'autorit6 administrative

doit, clans son jugement, non seulement fixer,Ja Peine,

mais aussi statuer sur les frais, ce qui implique 6videmment

Ja facult6 de les imposer a l'interesse.

La OO'Ur de ca&atinn penak tpronDnCe;

Le reoours est admis partiellement en ce sens qua

l'affaire est renvoyee devant la Cour de Justice pour

qu'elle statue a nouveau sur le montant des dommages-

interets rectames par l'Administration des blas. TI est

rejete pour le surplus.

25. Extrait da l'arrit da la Cour da casution du 6 avril1938

dans la cause Chevrot contre Cour da Justica da Geneva.

Loi fffiIerale du 7 juillet 1932 sur le ravitaillemeut dupays en ble,

art. 33.

Reglement d'execution du 4 juillet 1933, art. 19 et 20.

La producteur est tenu de conservar la quantite da bIe COrre8-

pondante au nombre de personnas eutretenues dans son menage

qual que soit le genre de travaux auxquels alles sont employees.

Le reoourant aUegue qu'a part son exploitation agrioole

il se livre a Ja culture maraichere et soutient qu'il n'6tait

pas tenu d'indiquer sur sa carte de mouture les personnes

occupees a cette culture, qui difIere d'une exploitation

rurale. Cette these est insoutenable au regard des termes

de l'article 20 du reglement d'execution de Ja loi du

7 juillet 1932. D'apres cet article, en effet, Ja seule chose qui

oompte pour la determination de la quantite de ble que

le producteur doit conserver pour ses besoins, c'est le

nombre de personnes qui sont regulierement entretenues

dans le menage. Peu importe par oons6quent ta nature

de leurs. occupations, ce qui resulte d'ailleurs aussi du fait

que les enfants entrent egalement en ligne de compte,

meme a un age on il ne saurait etre question pour eux

d'une occupation queloonque dans l'exploitation.

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Strafrecht.

C'est a tort ~ussi, d'autre part, que le recourant, arguant

de l'article 19.du reglement d'execution de la loi federale

du 7 juillet 1'932, soutient qu'il lui suffisait d'indiquer

les personnes vivant dans son exploitation rurale et non

pas necessairement celles qui etaient entretenues dans

son menage. Il ressort en effet a l'evidence de l'article 20

du meme reglement que c'est le nombre des personnes

regulierement entretenues dans le menage qui sert de

base au calcul de 180 quantite de ble a conserver.

IH. ORGANISATION DER BUNDESRECHTSPFLEGE

ORGANISATION JUDIClAIRE FEDERALE

26. Auuug a.us dem Urteil des ltassationshofa

vom 19. Februar 1938 i. S. Ernst und ltonsorten

c. Zürich, Staatsanwaltschaft.

Ob der Grundsatz der A n wen d bar k e i t des m i 1 der e n

R e c h t e s auch Geltung hat, wenn ein Bundesgesetz einem

kantonalen Gesetz nachfolgt, bestimmt das· kantonale Recht.

1. -

Der BundesbeschlusB über Krisenbekämpfung und

Arbeitsbeschaffung, dessen Art. 20 (widerrechtliche Er-

wirkung von Arbeitslosenunterstützung) die Beschwerde-

führer verletzt haben sollen, ist am 1. Januar 1935 in

Kraft getreten. Er findet somit. auf Tatbestände, die sich

vor diesem Zeitpunkt ereignet haben, keine Anwendung.

Vor dem Inkrafttreten des erwähnten Bundesbeschlusses

hat auch keine andere bundesrechtliche Vor-

schrift bestanden, durch welche die den Beschwerde-

führern zur Last gelegten Handlungen unter Strafe ge-

stellt wurden. Soweit daher Vorgänge in Frage stehen,

welche sich vor dem 1. Januar 1935 ereignet haben, ist

vom Standpunkt· des Bundesrechts aus kein strafbarer

Tatbestand erfüllt. Ob diese Handlungen eventuell nach

Organisation der BundesrechtRpflege. :!\'o 26.

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kantonalem Strafrecht bestraft werden können, ist der

Nachprüfung durch den Kassationshof entzogen, da mit

der Kassationsbeschwerde nur die Verletzung eidgenös-

sischen Rechts gerügt werden kann.

2. -

Die Vorinstanz erklärt nun, dass nach dem kan-

tonalen Recht der betrügerische Bezug der Leistungen von

Arbeitslosenversicherungskassen als ausgezeichneter Be-

trug im Sinne von § 192 Ziffer 5 ziirch. StGB zu betrachten

sei; da aber § 193 StGB fiir den ausgezeichneten Betrug

eine höhere Strafe vorsehe als Art. 20 des Bundesbeschlus-

ses, so sei nach dem Grundsatz des milderen Rechtes die

letztere Bestimmung auch auf die vor dem 1. Januar 1935

begangenen Handlungen anzuwenden.

Ob diese Anwendung zu Recht erfolgte, hängt nicht

vom Bundesrecht ab. Zwar hat die Praxis den Grundsatz

der Anwendbarkeit des milderen Rechtes auch fiir ~

Bundesstrafrecht anerkannt (BGE 20 S. 354; 10 S. 226).

Dies bedeutet aber lediglich, dass bei der Beurteilung

b u n cl e s I' e c h t I ich e r Straf tatbestände nicht ein-

fach auf den zur Zeit der Begehung bestehenden Rechts-

zustand abgestellt werden darf, sondern dass auch die

seither eingetretenen Rechtsänderungen zu berücksich-

tigen sind und dass das mildere Recht anzuwenden ist.

Dabei kann sich die Frage nur dann erheben, wenn ein

B und e s ge set z das andere ablöst, nicht aber, wenn

ein Bundesgesetz einem kantonalen Gesetz nachfolgt;

denn im letzteren Falle bleiben die Tatbestände, die sich

vor dem Inkrafttreten des Bundesgesetzes ereignet haben,

ausschliesslich der kantonalen Gerichtsbarkeit unteI:Stellt,

so dass der bundesrechtliche Grundsatz der Vorherrschaft

des milderen Rechtes keine Geltung beanspruchen kann.

Hier entscheidet vielmehr das k a n ton 80 1 e Strafrecht

darüber, ob der Grundsatz zur Anwendung komme. Eben-

so hängt es von diesem ab, ob der Grundsatz, wenn er

überhaupt anerkannt wird, soweit auszudehnen ist, dass

nicht nur ein neues milderes kantonales Recht, sondern

auch ein milderes Bundesgesetz, das unterdessen an Stelle