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64_II_333

BGE 64 II 333

Bundesgericht (BGE) · 1938-01-01 · Deutsch CH
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Schuldbetreibungs. und Konkursrecht.

zu § 4, SELIGSOHN, Gesetz zum Schutz der Warenbezeich-

nung, 3. Auflage, Anm. 27 und 28 zu § 4).

Die Prozessakten enthalten nun keinerlei Anhaltspunkte

dafür, dass die Organa S. A. die eingetragenen Zeichen

tatsächlich verwendet hat. Sie hat sich auf die Vervoll-

kommnung des Verfahrens beschränkt, ohne die Präpa-

rate und die Marken in Verkehr zu bringen. Die Voraus-

setzungen für die Anwendung der Sperrfrist des Art. 10

MSchG haben somit bei der Löschung der für die Organa

S. A. eingetragenen Marken gefehlt, und es stand jeder-

mann die Möglichkeit einer neuen Eintragung der gleichen

Marken offen.

b) Aber auch angenommen, die Organa S. A. habe die

Marken vor der Löschung tatsächlich in Verkehr gebracht

gehabt, war jedenfalls der Kläger gleichwohl an die Sperr-

frist des Art. 10 nicht gebunden.

Nach allgemeiner neuerer Lehre kann der Inhaber der

Marke bei Löschung auf die Anwendung der Sperrfrist

verzichten, sei es zu Gunsten bestimmter oder beliebiger

Dritter, sodass diesen die neue Eintragung von Anfang an

freisteht (vgl. insbesondere HAGENS und PINZGER-HEINE-

MANN a.d.a.O.). Vorbehalten bleibt nur der Schutz des

getäuschten Käufers gemäss Art. 27 MSchG; seiner Klage

kann der Verzicht des bisherigen Markeninhabers nicht

entgegengehalten werden.

Die Organa S. A. hat einen solchen Verzicht am 27. Juli

1936 gegenüber dem Kl~er ausgesprochen. Auch bei

der Annahme, dass sie durch den Gebrauch materielle

Markenrechte erworben habe, wären demnach die neuen

Eintragungen zu Gunsten des Klägers nicht nach Art. 10

MSchG anfechtbar.

VIII. SCHULDBETREIBUNGS-

UND KONKURSRECHT

POURSUITE ET FAILLITE

Vgl. Nr. 45 und 46 und III. Teil Nr. 36.

Voir nOS 45 et 46 et IIIe partie n° 36.

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I. FAMILIENRECHT

DROIT DE LA FAl\HLLE

54. Extrait da l'arret da la IIe Saction civile

du 3 novambre 1938 dans la cause Tensi contre Tensi.

Demande en separation de corp."I formee par un epoux de natio-

naHte italienne. Excpption do Htispendance tiree du fait

qu'une meme action introduite par l'autre epoux etait dejit

pendante en Italie. Arret do dessaisissement. Reoours de droit

civil. Art. 87 O.JF; Conv('ntion italo-suisse du 3 janvier 1933.

Ne tombe pas sous le coup (los dispositions de l'art. 87 OJF

l'arret par loquel un tribunal, sans contester sa competence,

refuse cependant de se prononcer sur une action en separation

de corps introdnite par 1m epoux etranger, par le motif qu'une

meme action a ete allterieurement introduite par l'autre epoux

devant un tribunal de SOll pays d'origine.

Resume des faits :

Dame Tensi, d'origine Buisse mais Italienne par son

mariage, a obtenu du President du Tribunal de la Singine

l'autorisation de se creer UD domicile separe. Le 18 novem-

bre 1936, elle a ouvert, devant le Tribunal du lieu ou

elle avait fait election de domicile, une action en separa-

tion de corps. Le mari a oppose a la demande l'exception

de litispendance tirea du fait qu'il avait lui-meme intro-

duit une meme action le 25 aout precedent devant le

Tribunal de Milan. Dame Tensi a combattu cette excep~

tion en soutenant que son mari avait egalement transfere

son domicile en Suisse et que de ce fait les tribunaux

italiens etaient in competents.

Le Tribunal de premiere instance, admettant que le

mari qui etait egalement domicilie en Suisse n'avait

ouvert action en !taUe que pour mettre sa femme en

etat d'inferiorite, sachant en effet qu'une ouverture

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Familienrecht. No 54.

d'action etait imminente en Suisse, s'est declare regu-

lierement saisi.

Par amt du 14 septembre 1938, le Tribunal cantonal

vaudois, reformant cette d6cision, a juge que Ie Tribunal

de premiere instance aurait du admettre l'exception de

litispendance et se dessaisir de I 'affaire.

Dame Tensi a forme contre cet arret un recours de

. droit civil en invoquant les dispositions. sous chiffres I,

2 et 3 de l'art. 87 OJF.

Le Tribunal federal a rejete le recours.

Extrait des moti/s :

A l'appui de son reco'llrS de droit civil, la recourante

invoque la violation de l'art. 87 OJF.

Le cas prevu au . chiffre premier de cette disposition

n'est 6videmment pas realiseen l'espece.

En ce qui concerne le cas p:revu au chiffre 2, il ne l'est

pas davantage. O'est a tort que la recourante se plaint

que le Tribunal cantonal ait meconnu lesdispositions des

art. 7 h et 7 i de la loi federale sur les rapports de droit

civil des citoyens etablis ou en sejour. Ces dispositions

sont ·etrangeres au litige. La Cour cantonale n'avait

aucunement a rechercher si dame Tensi; en saqualite

d'etrangere, etait recevable a ouvrir action en Suisse. Ce

point n'etait pas conteste. Ce qu'on lui a objecre, c'est

qu'une action ayant le meme objet 6tait dejapendante

devant un tribUJial italien, egalement competent. Mais

des l'instant on 1'0n admet que l'action pouvaitetre

port6e aussi bien . devant la juridiction italienne que

devant le tribunal suisse, -

et· effectivement la compe-

tence des tribunaux italiens ne saurait etre serieusement

contestee au regarddes dispositions de la Oonvention -

il est evident que le litige ne dependait plus que du merite

de l'exception de litispendance, point sur lequel le Tri-

bunal f6deral n'a pas a se prononcer. O'esten vain qu'on

voudrait argumenter acepropos de la decision rendue

par le Tribunalfederal dans la: cause Dupre (RO 64 11

l"am iliellr" .. bt. NU b5.

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p. 71). En effet, si le Tribunal federal a alors aborde la

question de litispendance, c'est uniquement parce que la

question de competence, de la solution de laquelle depen-

dait la solution de la premiere, etait elle-meme en dis-

cussion. Or iln'en est pas de meme en l'espece. Comme

on l'a deja releve, l'arret attaque ne s'est pas refuse a

reconnaitre la competence de la juridiction suisse; il

s'est borne a dire que cette juridiction ne pouvait etre

valablement saisie puisque la meme action etait deja

pendante devant un tribunal italien. Une teIle decision

ne comporte aucune violation de la Ioi sur les rapports

de droit civil.

Quant au cas vise au chiffre 3 de l'art. 87, il ne saurait

etre invoque non plus. Aucune regle de for du droit federal

n'a ete violee en l'espece.

55. Urteil der II. Zivilabteilung vom 9. November 1838

i. S. Zeller

gegen nezirksrat. und VOrDludJchaftabehörde Hrich.

Kantonaler

Instanzenzug

in

Vormund-

schaftssachen :

Die Beschränkung des kantonalen Instanzenzuges auf die in

Art. 361 ZGB zulässig erklärte Zahl von zwei Instanzen der

Aufsichtsbehörde gilt nur für die kraft eidgenössischen Re.chtes

den vormundRchaftlichen Behörden übertragenen Obliegen-

heiten.

ZGB Art. 361 u. z. B. Art. 283, 284 im Unterschied zu Art. 285,

287, 288.

Der Beschwerdeführer Albert Zeller stellte bei den

Ziircher Behörden das Gesuch, es sei die ihm entzogene

elterliche Gewalt über seine drei Kinder wieder herzu-

stellen. Auf Arltrag der Vormundschaftsbehörde wies der

Bezirksrat dieses Gesuch ab, ebenso mit Verfügung vom

1. Oktober 1938 die Justizdirektion des Kantons Zürich,

an die . Zeller rekurrierte. Gegen diese Verfügung hat

Zeller die zivilrechtliche Beschwerde an das Bundes-

gericht erhoben.