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62_I_123

BGE 62 I 123

Bundesgericht (BGE) · 1936-01-01 · Deutsch CH
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davon. dass d~e Besucher des Kinos nicht schon die ganze

Öffentlichkeit ausmachen, ist das Gebot der Firmenwahr-

heit ein absolptes und soll schlechtweg verhindern, dass

mit einer :Firma, die den Schutz der staatlichen Rechts-

ordnung geniesst, Unwahrheiten verbreitet und Irrtümer

erregt werden (vgI. hiezu BGE 56 I 50).

An der täuschenden Wirkung der Firma vermöchte auch

die von der Beschwerdeführerin vorgeschlagene Statuten-

revision nichts zu ändern, da die Tatsache bestehen bliebe,

dasE' die Beschwerdeführerin den Kino nicht selber betreibt,

während hinter dieser Firma effektiv die Betriebsgesell-

schaft vermutet werden müsste.

Was sodann der Hinweis auf die Geschäftsbezeichnungen

der verschiedenen Basler Kinos beweisen soll, von denen

nur einer durch den Grundstückseigentümer selber be-

trieben werde, ist un~rfindlich. Daraus wäre höchstens

dann etwas herzuleiten, wenn die Immobiliengesellschaften

die Geschäftsbezeichnung trotzdem in der Firma führten

und zwar ohne einen auf diese ihre Eigenschaft hinweisen-

den Zusatz, was aber die Beschwerdeführerin selber nicht

behauptet.

Dagegen führt sie einen angeblich derartigen Fall aus

Lausanne an, nämlich die Metropole Cinema S. A. Wie

das beschwerdebeklagte Amt in der Vernehmlassung aus-

geführt hat, muss jedoch aus der statutarischen Zweck-

bestimmung geschlossen werden, dass der Betrieb des

Kinos, den bisher angeblich die Mesco S. A. innehatte, nun-

mehr von der neuen Gesellschaft übernommen wird oder

inzwischen bereits übernommen worden ist. Das hätte

allerdings schon vor der Eintragung im Handelsregister

abgeklärt werden sollen, was aber nachgeholt werden kann;

auf keinen Fall gibt diese Unterlassung der Beschwerde-

führerin das Recht, nun ihrerseits ebenfalls eine Firma zu

beanspruchen, die mit dem Grundsatz der Firmenwahrheit

nicht im Einklang steht.

3. -

Das beschwerdebeklagte Amt hat demnach die

Genehmigung für die Firma Cinema Palermo A.-G. mit

Recht verweigert. Darüber kann sich die Beschwerde-

12:1

führerin auch Hoch mllsowelliger beklagen, als es llUl' einefl

kleinen Zusatzes. z. B. Cinema Palermo Im mob i I i e n

A.-G., bedarf, um die Firma mit deu tatsächlichen Ver-

hältnissen in Übereinstimmung zu bringen. Warum sie sich

einem solchen Zusatze, wie ihn schon das beschwerdebe-

klagte Amt angeregt hat, widersetzt, ist nicht verständlich·

Gewiss braucht eine Gesellschaft, welche eine Firma zm'

Eintragung im Handelsregister anmeldet, nicht nachzu-

weisen, dass sie ein Interesse daran hat, gerade diese und

keine andere Firma zu wählen. Ist die angemeldete Firma

aber unwahr oder kann sie wenigstens zu Täuschungen

Anlass geben, so darf der Gesellschaft auch vom Stand-

punkte der Billigkeit aus eine Änderung umsoeher zuge-

mutet werden, je geringfügiger diese zu sein braucht.

Demnach erke'nnt d.as Bundesgericht:

Die Beschwerde wird abgewiesen.

G. STRAFRECHT -

DROIT PENAL

STEJ\tIPELABGABE

DROIT DE TIMBRE

28. ArI6t de la Cour de cassation 'Penale du 15 juin 1936

dans la cause

Ministere public federal contre Naef et Empeyta.

Art. 55, loi sur les droits de timbre.

Le pouvoir de representation prevu par eet artiele se limite aux

personnes, etrangeres a la soeiete, qui ont Ia qualite de manda-

taires d'apres l'inseription au registre du eommeree.

A. -

En 1931, la societe immobiliere « La Generale »,

S. A., a Geneve, aporte son capital-actions de 250000 fr.

124

Rtra.fn·(·lt~ .

a 340000 fr., ~es actions etant emlses a 102 % %. Le

notaire Lacroix adressa la declaration d'emission a l'ad-

ministration feQemle des contributions le II mai 1931, en

indiqnant par errenl' qne les actions avaient eM emises

an pair.

En 1932, la socieM emit 60 nonvelles actions de 1000 fr.

an co urs de 104 %. La declaration d'emission fut adressee

au fisc federalle 27 mai 1932 par le notaire Carteret qui

commit la meme erreur, en sorte qu'en 1932 comme en

1931 les droits furent calcnIes sur la valeur nominale des

titres.

En leur qualite d'administrateurs de la societe, les

intimes ont ete avises par l'administration federale des

contributions le 3 mai 1933 que les droits eludes se mon-

taient a 93 fr. 10 et inviMs ase soumettre par avance a la

decision penale du fisc. Cette condamnation fut prononcee

le 27 mai, encore que les interesses eussent proteste de leur

bonne foi. L'administration partait de l'idee que, s'agis-

sant de contraventions, il importait peu qu'elles eussent ete

commises par erreur ou par ignorance de la 10i. L'amende

fixee a 755 fr. fut mise avec les droits eludes a la charge

solidaire des trois administrateurs (total 848 fr. 10). Aux

termes de I'art. 52 de la loi federale sur les droits de timbre,

l'amende est de 5 fr. au minimum par titre; et en vertu

de l'art. 55 les organes ou mandataires de la societe sont

solidairement responsables.

B. -

Sur opposition des intimes, l'affaire a ete deferee

au juge et le 28 octobre 1935 le Tribunal de police de

Geneve a condamne solidairement les intimes a 200 fr.

d'amende et aux frais.

La Cour de Justice du Canton de Geneve, par arret du

21 decembre, 1935, a en revanche libere E. et B. Naef et

Empeyta de la poursuite dirigee contre eux.

Le Ministere public federal s'est pourvu en nulliM

contre c.et arret aupres de la Cour de cassation penale du

Tribunal federal Il conclut au renvoi de la cause a la

juridiction cantonale pour etre statue a nouveau.

Stempelrtbgsb". N° 28,

126

Considerant en droit :

1. ~ La decision du fisc du 27 mai 1933 repose sur

l'art. 52 de la loi federale du 4 octobre 1917 sur les droits

de timbre, rendant passible d'une amende egale an quin-

tuple de l'impöt elude celui qui est tenu an paiement de

droits et qui ne remplit pas cette obligationou ne la remplit

que partiellement. Le minimum de l'amende est de 5 fr.

par titre ou par operation juridique soumis aux droits de

timbre.

Les intimes ne contestent pas la realisation des previsions

de cette regle repressive; il Y a soustraction de droits des

que le paiement n'intervient pas ou n'est fait qu'incom-

pletement a l'echeance.

Il y a en outre contravention a l'art. 53 punissant celui

qni, intentionnellement ou par negligence, n'etablit pas

les registres ou autres moyens de verification prescrits par

le Conseil federal pour le contröle de la perception des

droits de timbre ou donne dans ces documents des in . N° 28.

127

taines d'entre elles, par exemple Ies affaires fiscales, a un

ou a plusieurs de ses propres membres ou a une ou plu-

sieurs atltres personnes, meme etrangeres a Ia socieM

(art. 650 CO). S'il en est ainsi, ee sont ces personnes qui

seront tenues penalement a raison des actes ou omissions

relatifs aux fonctions a elles confiees. L'art. 55 de Ia loi

sur Ie droit de timbre le permet.

La seule difficulM est celle de la delimitation du cercle

des « mandataires » eonsideres. On peut se dem an der en

effet si cette notion embrasse indistinctement toutes les

personnes chargees d'une mission fiseale, fut-ce meme

dans un cas isoIe pour une affaire determinee. A s'en tenir

au sens large que le mot mandataire peut eomporter, la

reponse pourrait etre affirmative. Mais cette solution

presenterait de muItipIesinconvenients pratiques. On per-

mettrait ainsi aux organes veritablement responsables de

se decharger sur un mandataire quelconque qu'ils met-

traient en avant. Le fisc, d'autre part, serait entrave dans

son action en eas de eontravention; ignorant s'i} y a un

rapport de mandat, il ne discenlCrait pas la personne res-

ponsable. Puis il est hors de doute que le Iegislateur n'a pas

voulu etendre la qualiM de mandataire au sens de l'art. 52

a toutes les personnes auxquelles seraient confiee occasion-

nellement une Mche speciale dans une affaire d'impöt

(par ex. un avocat ou un notaire). Le Iegislateur n'a

certainement envisage que les persOlmes qui, . sans etre

des organes sociaux, sont ehargees de Ia gestion, par

exemple les directeurs d'une socieM anonyme (art. 650 CO),

Ia direction d'une socieM co operative (BLUMENSTEIN

p. 218; IM HO],' p. 387; AMSTUTZ et WySS p. 219). Cepen-

dant, il sera parfois tres difficile de distinguer entre gestion

permanente, notamment gestion partielle, et simple man-

dat particulier. Ainsi les intimes invoquent p" lenr decharge

une disposition des statuts permettant de deIeguer la

totaliM ou une partie de ses pouvoirs « pour un temps

determine et pour un objet special a une ou plusieurs per-

sonnes, meme etrangeres a la societe)). Lei> int,imes laissent

128

Strafrecht.

sans doute ent{mdre par lä. que, dans la nussIon confioo

UUK deuK notaires, il s'agissait d'une pareille delegation de

pouvoirs, confo'rme a l'art. 650 CC.

Pour obvier ä. ces inconvenients et ä. ces difficultes, il faut

adopter un critere simple et sur en limitant la porree du

pouvoir de representation prevu a l'art. 55 aux personnes

etrangeres a la socieM qui ont Ia qualiM de mandataires

aux termes de l'inscription au registre du commerce

(AMSTUTZ et WYSS p. 219, note 3). Cette solution est

claire et nette, et elle empeche Ia societe de se retrancher

derriere des tiers quelconques, en les commettant a des

affaires determinoos.

3. -

Si, des lors, seulle representant de la personne juri-

dique inscrit au registre du commerce peut etre rendu

responsable envers l'administration federale des contri-

butions a raison d'actes ou d'omissions en matiere fiscale,

seul un rapport de mandat ressortant dudit registre peut,

le cas echeant, faire passer sur la tete du mandataire la

responsabilite qui, d'apres la loi, pese en premier lieu sur

les organes sociaux.

Or, en l'espece, sans conteste le mandat confie succes-

sivement aux deux notaires n'a pas fait l'objet d'une ins-

cription au registre du commerce, en sorte que seuls les

organes de la socieM immobiliere, ä. savoir les administra-

teurs intimes au present recours, pouvaient encourir la

responsabilite penale.

Par ces motifs, le Tribunal fideral

admet le recours, annule l'arret attaque et renvoie la cause

a l'autoriM cantonale pour etre statue a nouveau dans le

sens des considerants du present arret.

I

129

A. STAATSHECHT -

DROIT PUBLIC

I. HANDELS- UND GEWERBEFREIHEIT

LIBERTE DU COMMERCE ET DE L'INDUSTRIE

29. Sentenza. 18 settembre 1936

nella causa «Migros» contro Ticino.

1. Conferma delIa giurisprudenza secondo eui non deve avere

earattere proibitivo l'onere fiseale particolare ehe pub gravare,

aecanto alle imposte generali ordinarie, il eommercio ambu-

lante e, segnatamontf', quello mediante autoearri attrezzati

a negozio.

2. Per il Cantone Ticino e nelle circostanze economiche attuali

quest'onere fiscalc particolare non deve eeeedere, per gli auto-

carri attrezzati a negozio, l'importo complessivo di fr. 3800

all'anno, pari al 2 % della cifra d'affari annua di fr. 190000

reputata normale per gli autocarri di questo tipo neUa regionf'

ticinese.

Sunto dei fatti :

A. -

La legge ticinese deI 15 gennaio 1935 regolante

l'esercizio deI commercio e delle professioni ambulanti

dispone segnatamente (art. 7) ehe le patenti richieste per

queste professioni sono di nove categorie da suddividersi

in elassi dal COllsiglio di Stato « a seconda della qualiU.

della meree posta in vendita, deI genere delle professioni,

della loro importanza edella natura degli apparecchi

automatici)).

Nella quarta eategoria sono comprese le « patenti per

negozianti ambulanti ehe fanno uso nel loro commercio

ed in qualsiasi modo di veieoli a motore idoneamente

attrezzati e tali da costituire dei veri e propri negozi ambu-

lanti ».

AS 62 I -

1936