opencaselaw.ch

61_I_303

BGE 61 I 303

Bundesgericht (BGE) · 1935-01-01 · Deutsch CH
Quelle Original Export Word PDF BibTeX RIS
Volltext (verifizierbarer Originaltext)

302

Verwo.ltungs. und Disziplina.rrechtspflege.

sich bei einer Metzgerei um ein Geschäft handelt, das der

Natur der Sache nach, nämlich wegen der Gefahr des Ver-

derbens der Wate, kein oder ein im Verhältnis zum Umsatz

nur unbedeutendes Warenlager benötigt. Solche Geschäfte,

die einen sehr hohen Umsatz erzielen und Geschäfte anderer

Branchen mit einem grossen Lager unverderblicher Waren

an wirtschaftlicher Bedeutung erheblich übertreffen kön~

nen, sind nach der ständigen Rechtsprechung des Bundes-

gerichtes unter Umständen gleichwohl eintragspflichtig

(nicht puhlizierter Entscheid des Bundesgerichts vom

27. Juni 1933 i. S. Thomi gegen Bern).

Nicht stichhaltig wäre weiter auch der Einwand des

Beschwerdeführers, dass er das Geschäft erst seit zwei

:Monaten betreibe, während doch der Jahresumsatz erst

nach Ablauf des ersten -Geschäftsjahres festgestellt werden

könne. Denn wie das Bundesgericht schon früher ent-

schieden hat, muss sich ein Unternehmen, dessen Eintrags-

pflicht vom Umsatz abhängt, eintragen lassen, sobald es

sich zeigt, dass dieser wahrscheinlich die erforderliche

Höhe von 10,000 Fr. erreichen werde (nicht publizierter

Entscheid des Bundesgerichts vom 13. Juni 1933 i. S.

Fluttaz gegen Fuchs et Geneve). Diese letztere Voraus~

setzung wäre im vorliegenden Fall jedoch erfüllt, da nach

den Erhebungen der Vorinstanz der Umsatz in den ersten

zwei Monaten des Geschäftsbetriebes bereits 4300 Fr.

betragen hat, also bereits aimähernd die Hälfte der erfor-

derlichen 10,000 Fr.

3. ~ Ein Jahresumsatz von 10,000 Fr. macht aber den

Betrieb eines Handwerkers noch nicht ohne weiteres

eintragspflichtig. Darüber hinaus bedarf es vielmehr noch

verschiedener anderer Voraussetzungen, bei deren Vorlie-

gen erst die Gleichstellung mit einem Handels- oder

Fahrikationsgewerbe sich rechtfertigt. Ausser dem Halten

eines Ladens, welche Voraussetzung hier gegeben wäre,

muss der Geschäftsbetrieb derart beschaffen sein, dass er,

um übersichtlich zu bleiben, einer geordneten kaufmänni-

schen Buchführung bedarf. Dies ist beispielsweise dann

der Fall, wenn Geschäftsbeziehungen mit einem grösseren

Registersa.chen. N° 45.

303

Kreis von Lieferanten bestehen, wenn Kredit in erhebli-

chem Umfang in Anspruch genommen und gewährt wird,

insbesondere bei Wechselverkehr.

Eine kaufmännische

Buchführung erweist sich ferner auch dann als nötig, wenn

das Geschäft derart organisiert ist, dass der Inhaber selber

nur die Oberleitung inne hat, während die eigentliche Aus-

führung der einzelnen Geschäfte zur Hauptsache von

Angestellten besorgt wird. An allen diesen Voraussetzun-

gen fehlt es jedoch im vorliegenden Fall : Das Geschäft des

Beschwerdeführers ist ein ausgesprochener handwerk-

licher Kleinbetrieb, für welchen das Vorwiegen der per-

sönlichen Arbeitskraft des Geschäftsinhabers charakte-

ristisch ist; denn gemäss den polizeilichen Erhebungen im

kantonalen Verfahren beschäftigt Steffen keine Angestell-

ten oder Arbeiter, sondern einzig einen Lehrling. Derartig

denkbar einfache und übersichtliche Kleinbetriebe aber

will die Handelsregisterverordnung gerade von der Eintra-

gungspflicht ausgenommen wissen, da die damit verbun-

dene Buchführungspflicht nur eine unnötige Belastung

bedeuten· würde. Die Beschwerde ist daher zu schützen.

Demnach erkennt das Bundesgericht :

Die Beschwerde wird gutgeheissen und die Verfügung

des Regierungsrates des Kantons Bem vom 28. Mai 1935

wird aufgehoben.

45. Arrit da la Ire Seetion einie du 9 octobre 1935

da~ la causa Union snisse « Credltreform » et Lüthi

contre Departement genevois du Commerce et da l'Industrie.

Regwtre du commerce. Obligation de se faire inscrire d'une societe

cooperative qui a pour objet not.amment de fournir a ses

membres des renseignements commerciaux que ses gerants.se

procurent de toutes les manieres en usage dans les bureaux

ordinaires de renseignements (Art. 865 CO, 13 RRC).

A. -

L'Union suisse « Creditreform» (Schweizerischer

Verband Creditreform, Unione svizz61a «Creditreform »),

ligue contre l'abus du crcdit, est une soci~t6 cooperative

30-1,

Verwaltungs. und Disziplinarrechtspflege.

fondee en 1888et regie actuellement par des statuts du

22 juin 1924, entres en vigueur le 15 septembre 1924.

Aux termes de ces statuts, la socieM, qui a son siege a

Zurich (§ 1 al. 2), se proposa (§ 2) :

« a) de preparer une reforme generale et opportune das

conditions du .credit, d'empecher dans la masure du pos~

sible les abus du cremt, aiIll!i qua de travailler a la Iepres-

sion des manreuvres commerciales frauduleuses et d61oya-

las;

» b) d'epargner des pertes a ses membres, par le moyen

de communieations confidentielles et de renseignements;

» c) d'obtenir par l'action de l'Union, au moyen da

sommations, la rentree de creances douteuses;

» d) de signaler a ses membres, par l'envoi de listes, le

nom des debiteurs negligents ou recalcitrants, ainsi que

ceux qui ont ete l'objet d'une poursuite infructueuse

(actes de defaut de biens par suite de saisie infructueuse ou

faillite) et enfin de rechercher les debiteurs dont le domicile

ast inconnu. »)

Las membres de l'Union appartiennent, suivant leur

domicile juridique, a das arrondissements (sections);

chaque section est administree par un gerant (§ 3 al. 2).

Las statuts prevoient en outre l'insbillation de services de

renseignements dans les localites importante&· des arron~

dissements (§ 3 al. 3).

.

L'admission a lieu par lQ gerant de la section, sous

reserve de l'approbation du comiM central (§ 5 al. 1).

Peut etre admise comma membre toute personne physique

ou morale ayant· Fexercice des droits civils et jouissant

d'une bonne reputation.

Aux termes d'un reglement du 22 avril1932, les membres

ont droit gratuitement aux renseignements verbaux (art. 2);

quant aux renseignements OOrits, ils sont donnes aux mern-

bres sur la base d'un tarif etabli par le comiM central

(art. 4); des abonnements sont prevus.

B. -

Un arrondissement de l'Union est constitue par

le canton de Geneve. L'Union a engage COmme gerant de

Registersachen. No 45.

30S

sa section de Geneve M. Albert Lüthi, agent d'affaires

patente a Geneve, personnellement inscrit au registre du

commerce.

En 1934, M. Robert Marchand, se pretendant lese illi-

citement par une information donnee sur son compte par

le gerant de la section de Geneve de l'Union, a vou1u faire

notifier a cette derniere a Geneve un commandement de

payer. La requisition de poursuite n'a pas eM accueillie

par l'office de Geneve; M. Marchand a alors demande, le

15 novembre 1934, au prepose au registre du commerce

de Geneve l'inscription de l'Union, vu l'existence d'une

succursale de celle-ci a Geneve.

Le 4 fevrier 1935, apres s'etre renseigne au sujet de

l'activite du bureau de Geneve de l'Union, le prepose au

registre du commerce de Geneve a somme M. Lüthi de

faire inscrire la succursale de Geneve de l'Union. Un double

dela sommation a eM envoye, le meme jour, au siege de

l'Union a Zurich.

Le 15 fevrier 1935, M. Lüthi a declare qu'il n'avait pas

Ja competence necessaire pour faire proceder a l'inscdption,

A laquelle au surplus il s'opposait.

Le 23 avril 1935, le Departement du commerce et de

l'industrie du canton de Geneve a ordonne l'inscription

du bureau d'arrondissement de Geneve de l'Union.

- G. -

L'Union a forme un recours de droit administratif

au Tribunal fooeral, en concluant a l'annu1ation de la

decision dudit Departement. Lüthi personnellement a de-

clare le meme jour se joindre au recours. Les recourants

pretendent que Lüthi n'etait pas legitime pour recevoir

la sommation, qu'en tout cas l'Union n'est pas tenue a

l'inscription, car elle n'exerce aucune des activites enu-

merees a l'art. 865 a1. 4 CO, que plus subsidiairement encore

son bureau d'arrondissement de Geneve n'est pas une sue-

cursale, toute independance economique et commereiale

lui faisant defaut.

Le Departement du commerce et de l'industrie de Geneve

et Robert Marchand ont conelu au rejet du recours.

AS 61 1-1935

20

306

Verwaltungs. und Disziplinarreehtspfiege.

Le Departement federal de justice. et police propose en

revanche de l'~ettre; a son avis, l'Union ne fait pas

le commerce, n'exploite pas une fabrique et n'exerce pas

en Ja. forme commerciale une industrie quelconque (art. 865

al. 4 CO); si le Tribunal federal arrivait sur ce point a la

conclusion contraire, le Departement estime qu'il y aurait

alors lieu de rejeter le recours, rUnion, ayantbien une

succursale A· Geneve.

Oonaiderant en droit :

1. -

Le prepose au registre du commerce de Geneve, en

notifiant la sommation du 4 fevrier 1935 au gemnt Lüthi,

A Geneve, en a envoye undouble AJa. Creditreform a Zurich.

L'Union, miseainsi en mesure de formuler Ses objections,

ne saurait pretendre n'avoir pas ete 80mmee de se faire

inscrire, en vertude l'art. 26, a1. 1 du reglement sur le

registre du commerce (RRC) du 6 mai 1890, avant la d6ci-

sion de I'Autorite genevoise de surveillance (art.26, a1. 3

et 4).

2. -

Le seul. fait qua Ja. Creditreform a requis son ins';

cription au registre du commerce de son siege· A Zurich

n'implique pas reconnaissance d'une obligation en ce sens

(RO 59 I p. 36).

Ba, constitution en societecooperative ne l'y obligeait

pas non plus. L'art. 678 CO ne statue point pareille obli-

gation; il prevoit seulement.les. conditions que la societe

doit remplir pour «avoir droit a la personnaliM civile ».

C'est l'art. 865 CO qui regle l'obligation de se faire inscrire

(decision du Conseil federal du 27 juillet 1909, relativeA

l'inscrlption de la Societe da fromagerie de Villnachem,

F. fed. 1909, vol. IV p. 624).

Aux termes de cet micle (al. 4), les societes coopera.tives

doivent se faire inscrire lorsqu'elles exploitentune entre-

prise commerciale ouindustrielle ou exercent une autre

activite en la forme commerciale.

La Societe recourante rentre-t-elle dans une de ces cate-

gories ?

Registersachen. N° 45.

307

3. -

L'art. 13 RRC ne resout pas directement rette

question. Il enumere un certain nombre d'entreprises

obligeea de se faire inscrire; parmi elles se trouvent Jes

bureaux d'encaissement, non les agences de renseignements.

Mais ce fait n'est pas decisif, car renumeration est simple-

ment exemplaire (v. les mots « en particulier » qui l'intro~

duisent). C'est donc dans l'activite meme de la recourante

qu'il faut chercher la solution du probleme.

Son activite comprend : a) l'encaissement de creances

(a l'exclusion de tout proces, de toute poursuite ou inter-

vention dans une faillite, unconcordat ou un autre mode

de liquidation), b) un service de renseignements.

Ad a) Le service d'encaissement n'est pas da nature a

obliger Ja. recourante a se faire inscrire. Il ne s'agit pas d'un

veritable· bureau : si le debiteur somme par la Societe ne

paye pas, elle ne s'occupe point du recouvrement par voie

de poursuite ou de proOOs. Ce sont les gerants, ou les avo-

cats reconnus par le Comite de l'Union, qui s'en oCcUpent

a titre prive.

Ad b) En revanche, on est en presence d'un bureau per-

manent de renseignements exploite en la forme commer-

ciale.

Les societaires entrent dans rUnion pour obtenir notam-

ment, aux prix du tarif, des renseignements commerciaux.

Or ceux-ci ne proviennent pas seulement des membres

de la Creditreform; les gerants se las procurent de toutes

les inameres en usage dans les bureaux ordinaires de ren-

seignements. La seule difierence avec ces bureaux,c'est

que I'Union limite lecercle de ses clients a une certaine

caregorie de personnes : Jes societaires.Mais cette difference

n'est pas essentielle. Si les agences permanentes qui

s'occupentatitre professionnel de renseignements commer-

cw..ux sont tenues de s'inscrire, il n'y a pas de motif d'en

dispenser Ja.recourante. Une entreprise exploitee commer.;

ciaIement ne perd pas ce ca.racrere par le seul faut qu'elle

adopte le systeme de Ja mutualite et cherche a augmenter

le·nombre de ses clients sous fo:rme de recrutement de nOI1-

308

Verwaltungs- und Disziplinarrechtspf1ege.

veaux membresi L'art. 13, eh. 1, litt; e RRC ne fait aucune

distinction se10n 1a clientele a laquelle l'entreprise s'adresse

ni selon la forme juridique qu'elle revet. Las mutuelles

d'assurance sont aussi soumises a l'inscription. Sans doute,

en vertu de l'art. 13, eh. 1, litt. f, c'est le cas pour les

entreprises d'assurance de « tout genre », mais cette for-

m~e vise bien plutöt les diverses branches de cette indus-

trie (vie, accidents, etc.) que leur statut juridique (societe

anonyme ou cooperative); ainsi les caisses-maladie ne sont

pas soumises a l'inscription.

4. -

Il est indifferent que la recourante n'ait pas un but

de Iucre. D'apres la jurisprudence (RO 56 I p. 129 et 130),

« ist die Gewinnabsicht kein unerlässliches Merkmal des

im schweiz. Handelsrecht massgebenden Gewerbebegriffes;

vielmehr sind ausschliesslich entscheidend Umfang und

Natur des Betriebes » (cf. aussi Ja decision du 31 janvier

1930 du Conseil federal dans l'affaire de la Wachtturm

Bibel- und Traktatgesellschaft, Druckerei und Verlags-

geschäft, Z. b. J. V. 1930 pp. 277 sv.). Au reste, la recou-

rante ne se borne pas a touch er des gerants, sur les cotisa-

tions annuelles, la contribution fixee par l'assemMee gene-

rale pour couvrir les frais annuels : en vue de la constitu-

tion d'un fonds de reserve de 20 000 francs, chaque gerant

doit verser annuellement a l'Union une contribution da

20 cts. pour chaque membre de sa section; les art. 39 et 40

des statuts parlent aussi des recettes resultant du change-

ment d'un gerant; on en peut deduire que celui qui veut

devanir gerant de I'Union doit, tout au moins dans les

arrondissements on cette charge asaure des revenus no-

tabIes, payer une certaine somme destinee a accroitre le

patrimoine de I'Union.

5. -

On ne saurait, d'autre part, dispenser Ia recou-

rante de 1'inscription en arguant de l'arret non publie

du Tribunal fooeral du 20 fevrler 1934 dans la cause

Farner-Eigenmann contre Thurgovie. D'apres cet arret,

invoque par le Departement federal a l'appui de sa these,

on ne peut, en vertu de 1'art. 13, ch. 1, lettre d, regl. cit.,

Registersa.chen. N0 46.

309

inscrireque les « eigentliche Grossbetriebe ... die wegen

der Art; in der sie geführt werden, einer kaufmänruschen

Organisation . bedürfen ». Si meme on voulait employer

ce critere pour interpreter l'art. 13, eh. 1, lettre c, appli-

cable en l'espeoo; il n'en resterait pas moins vrai qu'on

n'est nullement en presence d'une petite entreprise:

I'Union possede des bureaux d'arrondissement dans 25

localites suisses. Son service de renseignements s'etend a

tous les pays du monde; ses formules imprimees revelent

une organisation commerciale tres developpee. Farner-

Eigenmenn en revanche etait un petit camionneur. Iln'y

a doncaucune analogie de fait entre les deux cas.

6. -

La decision du Conseil federal du 27 juillet 1909

dans ]'affaire da la Societa de fromagerie de Villnachern

(v. ci-dessus, consid. 2) que le Departement federal invoque

egalement,ne constitue pas davantage un precedent pour

la presente espece. Cette entreprise venclait a unfromager,

auquel elle avait loue ses immeubles, le lait provenant des

exploitations agricoles de ses membres, ce qui a permis au

Conseil federal de dire : « De meme que le cultivateur ou

le proprietaire de fOl'ets, en vendant ses produits, ne fait

pas le commerce, quel que soit le chiffre de ses affaires ou

Ia valeur des produits en reservet de meme cette operation,

soit la vente en commun du lait lim par les membres de

la societe, ne constitue pas une entreprise commerciale I).

Or, les ·societaires de l'Union ne·mettent precisement pas

ensemble leurs produits pour les vendre.

7. -

Sans etre decisive, l'inscription de l'Union au re-

gistre du commerce de Zurich ne 1aisse pas d'indiquer que

l'Union elle-meme a estime qu'elle exerce une entreprise

commerciale. Il est aussi significatif que, clans l'instance

cantonale, ni l'Union, ni Lüthi n'ont songe a. contester le

caractere commercial de l'exploitation: l'Union a garde

le silence et Lüthi s'est borne a contester l'existence d'une

succursale a Geneve.

8. -

En ce qui concerne le dernier moyen des recourants

(absence de succursale), il y a lieu d'adopter la maniere

319

Verwaltungs- und Disziplinarreehtspflege.

cievoir du Departement federal de justice et police : en

recueillant et en donnant las renseignements, Lüthi agit

comme un organe de rUnion et comme un organe jouissant

da l'independance dont la jurisprudence (RO 56 I p. 372)

fait dependre rexistence d'une succursale.

Par ces motifs, le Tribunal fideral

rejette le recours.

III. POST, TELEGRAPH UND TELEPHON '

POSTES, TELEGRAPHES ET TELIll>HONES

46. 11rteU vom 4. Juli 1935 i. S. A. W.lti-Furrer A.-G.

gegen eidg. Post- ud Iinnbahnc1epartem.nt.

POS t k 0 n z e s s ion B: 1. Bei der Entscheidung darüber, ob

die

K~nzession für regeImässige Autofahrten nach Bedarf

(Postkonzession B) als Konzessio-!l B 1 (Rundfahrten) oder B 2

(Reisefahrten) zu erteilen ist, darf die Postverwaltung berück~

sichtigen, ob der beabsichtigte Verkehr eine Konkurrenzierung

bestehender konzessionierter Transportunternehmungen be-

deutet.

2. Trifft dies zu, 80 darf sie die Konzession B 1 verweigern und

an deren Stelle die mit höheren Grundgebühren und besonderen

Zuschlagsgebühren belastete Konzession B 2 erteilen.

A. -

Die Beschwerdefübrerin, die in Zürich eine Trans ..

portuntemebmung . betreibt, hat im Winter 1933/34 an

Sonntagen Autocarfabrten für Sportler von Zürich nach

Engelberg ausgeführt (Abfahrt Zürich 6 Uhr, Ankunft

Engelberg 9 Uhr, Abfahrt Engelberg 18 Uhr, Ankunft

Zürich 21 Uhr).

Sie kam da*,ür am 5. Februar 1934 um eine Postkonzes-

sion B 1 (Rundfahrten) ein. Das Postkursinspektorat ver-

weigerte diese Konzession, erteilte dagegen eine Konzession

B 2 (Reisefabrten), forderte die entsprechende Konzessions-

gebühr und wies die Konzes8ionärin darauf hin, dass da-

Post, Te1egraph und Telephon. N0 Ü.

311

neben die Zuschlagsgebühren für jede Fahrt gemass § 9

Abs. 2 BRB vom 19. März 1929 über die Erteilung von

Konzessionen für regelmässige Autofahrten nach Bedarf

(Postkonzession B) zu entrichten seien. Der Konzessions-

akt wurde der Beschwerdeführerin am 27. Februar zuge-

stellt, nachdem die Konzessionsgrundgebühr bezahlt wor-

den war.

B. -

über die Frage, ob eine Konzession Bloder B 2

in Frage komme Und besonders, ob die für B 2 vorgesehenen

Konzessionszuschlagsgebühren zu entrichten seien, wurde

weiter korrespondiert. Durch Entscheid des eidgenössi-

schen Post- und Eisenbahndepartementes vom 27. Dezem-

ber 1934 wurde die Beschwerdeführerin, die die von ihr

geforderte Zuschlagsgebühr bestritten hatte, verpflichtet,

der Postverwaltung für 708 beförderte Reisende eine

(erheblich ermässigte) Zuschlagsgebühr von 807 Fr. 10 Cts.

zu entrichten ..... Die Fahrten, um die es sich handle, seien

ihrem Wesen nach Reisefahrten, bei denen es' auf die

Ortsveränderung ankomme. Auch sei eine Konkurren-

zierung der die nämlichen Strecken bedienenden Bahn- und

Schiffsuntemehmungen gegeben, weshalb die Gebühr ge-

schuldet sei. Übrigens sei dem Begehren der Konzessionii.-

rin um Ermässigung der Gebühr weitgehend Rechnung

getragen worden.

O. -,.. Mit rechtzeitig erhobener Beschwerde an das Bun-

desgericht wird Aufhebung dieses Entscheides beantragt,

unter Kostenfolge. Die Autocarfahrten der Beschwerde-

führerin seien. dadurch als Rundfahrten (Postkonzession

BI) im Sinne der bundesrätlichen Verordnung gekennzeich-

net, dass die Reisenden an den Ausgangspunkt zurück-

befördert wurden.

Die Verwaltungsbehörde versuche

sie als Reisefahrten (Postkonzession B 2) zu charakteri-

sieren, indem sie weitere, in der Verordnung nicht aufge-

stellte Merkmale heranziehe, was unzulässig sei.

Der

Gewerbetreibende müsse sich darauf verlassen können, dass

die Verordnungen genau nach ihrem Wortlaut ausgelegt

werden. Auch die weitere Voraussetzung für die Erhebung