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60_III_224

BGE 60 III 224

Bundesgericht (BGE) · 1933-02-03 · Français CH
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SChuldbetreibungs. und Konkursrecht. N° 58.

58. Arret du 7 dacembre 1934 dans Ja cause Zingre.

Les droits decoulant d'une promesse de vente sont en principe

saisissables (art. 95 LP).

Kaufsrechte sind regelmässig pfändbar (Art. 95 SchKG).

I diritti scstenti da Ulla promessa di vendita sono, di regola,

pignorabili (art. 95 LEF).

A. -

Le 3 fevrier 1933 est intervenue entre Demoiselle

Elisabeth Zingre et son neveu Jean Zingre une promesse

de vente relative aux immeubles que Demoiselle Zingre

possedait a Lausanne. Le prix de vente etait fixe a 55 000

fr., payables comme il suit: 5000 fr. en especes dans

le delai de deux mois des la signature de la promesse et

50 000 fr. au gre du promettant-acquereur jusqu'a fin 1934,

l'aete de vente devant etre passe au plus tard dans le eou-

rant du mois de decembre 1934. Il etait egalement eonvenu

que la partie qui n'executerait pas ses obligations payerait

un dedit de 5000 fr. Enfin aux termes de l'art. 7 de la pro-

messe, Demoiselle Zingre accordait a son neveu le droit

de demander l'execution de Ja promesse de vente meme

apres son deces et elle lui reservait a eet egard un droit

de preference sur tous autres interesses.

Demoiselle Zingre est decedee peu apres la signature de

la promesse de vente. Jean Zingre averse en mains du

curateur de Ja succession la somme de 5000 fr.

'

B. -

Au cours de poursuites intentees contre Jean

Zingre par Louis Genton et Burnens & CIe, l'office des pour-

suites a saisi « en mains de M. Viredaz ... toutes les valeurs

que le susnomme peut detenir, appartenant au debiteur,

a n'importe quel titre que ce soit, notamment une somme de

5000 fr., versee par le debiteur, ainsi que toutes les pre-

tentions qu'il peut avoir a faire valoir dans la succession

d'Elisabeth Zingre».

Le creancier Genton a admis la revendieation que le

eurateur a formulee sur la somme de 5000 fr. Toutefois,

le 20 aout 1934, il a requis un compJement de saisie sur les

droits que la promesse de vente conferait a son debiteur.

Schuldbetreibung». und Konkursre"ht. yo 58.

22;;

Par lettre du 23 aout, l'office a refus6 de proceder aune

saisie eompJementaire, estimant qu'une promesse da vente

ne conferait que des droits personnels. Il doutait, disait-il,

qu'un acquereur des droits de Jean Zingre put obliger

l'hoirie a stipuler I'acte de vente.

Genton ayant porte plainte contre la decision de l'office,

l'autoriM inferieure de surveillance Iui a donne raison.

Sur recours de Zingre, la Cour des poursuites et des

faillites du Tribunal cantonal vaudois a maintenu le pro-

nonce de l'autorite inferieure aux termes d'une decision

en date du 8 novembre 1934 motivee en resume comme

il suit :

La seule question a trancher est celle de savoir si les

droits deeoulant d'une promesse de vente sont saisissables

ou non. Pour etre saisissables il faut qu'ils soient cessibles.

A moins d'une stipulation speciale de l'acte, ils le sont.

En l'espece aucune clause de Ja promesse de vente:n'interdit

la cession. Mais meme si un doute pouvait subsister sur la

cessibilite des droits conferes a Jean Zingre par l'acte du

3 fevrier, la saisie n'en devrait pas moins en etre ordonnee.

C'est au juge qu'il appartiendra, en cas de litige entre

l'adjudicataire et les ayants cause de Demoiselle,Zingre, de

statuer sur la transmissibilite des droits saisis.

O. -

Jean Zingre a recouru en temps utile contre la

decision de l'autorite superieure, en concluant au rejet

des eonelusions de Ja plainte et au maintien de Ja decision

de l'office refusant de proceder a une saisie eompJemen-

taire.

OQnsiderant en droit :

L'argumentation du recourant -

qu'il a deja presentee

devant les autorites eantonales -

consiste essentiellement

a soutenir que les droits que lui conferait la promesse de

vente etaient incessibles de par sa nature meme et, sinon.

en vertu des stipulations partieulieres de l'acte.

Comme l'a justement releve I'autorite superieure, un

droit n'est saisissable que dans la mesure Oll il est trans-

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Sehuldbetreibungs- und Konkursrecht. Xo 59.

missible. Or, ~en principe, rien n'empeehe de considerer

comme cessibles les droits qui decoulent d'une promesse

da vente. La oossibilite n'en est exclue ni par la loi, ni par

la nature de l'acte (art. 164 CO), et l'on ne peut a cet egard

tirer aucun argument du fait que la promesse de vente ne

coillere pas encore, comme la vente, un droit immediat a

la remise de la chose. Il peut se faire, sans doute, que dans

tel eas donne l'acte ait ete reellement concIu en considera-

tion de 1a personne meme des contraetants et que parcon-

sequent la substitution d'un tiers au promettant acquereur

soit contraire a la volonte des parties. On pourrait meme

soutenir que cette hypothese est realisee en l'espece et que

les heritiers ne sont lies qu'envers le recourant. Mais la

solution de cette question ne s'impose pas avec une evi-

dence telle qu'il appartienne aux autorites de poursuite

de la trancher. Elles doivent se borner a autoriser la saisie,

en laissant aux parties, et par la meme, .Ie soin de porter

1eur differend devant Ia juridiction competente.

Ce sera egalement au juge a se prononcer sur Ie moyen

tire du fait que 1e recourant aurait renonce, anterieurement

a la requisition de saisie, aux droits qu'il tenait de la pro-

messe de vente.

La question de savoir comment s'operera Ia realisation

de la pretention saisie ne se pose pas encore et il n'y a donc

pas lieu de s'y arreter.

La Ohambre des poursuites cl des faiUites prononce :

Le recours est rejeM.

59. Estratto da1la sentenza. 8 dicembre 1934

in causa Bossinelli.

L'indennita d'uscita dovuta ad un impiegato federn1e a sensi

delI 'art. 8 degli statuti delIa cassa. federale d'assicurazione

sono pignornbili solo limitatamente guista l'art. 93 LEF

(art. 8, 18 e 19 di detti statuti).

Schuldbetreibungs- und Konkursrecht. N° 59.

22i

Die einem eidgenössischen Angestellten geschuldete

Abgangs-

entschädigung im Sinne des Art. 8 der Statuten der Versiche-

rungskasse ist nur beschränkt pfändbar gemäss Art. 93 SchKG.

(Art. 8, 18 und 19 der zit. Statuten).

L'indemniM de sortie due a un assur6 en vertu de l'art. 8 des

statuts de 1a caisse d'assurnnce des fonctionnaires fooeraux

n'est saisissable que dans les limites fixees par l'art. 93 LP

(art. 8, 18 et 19 des statuts).

A. -

TI debitore Natale Rossinelli, da molti anni

fattorino postale in Lugano, e come tale facente parte

dell'assicurazione deI personalefederale conformemente

agli statuti deI 6 ottobre 1920 fu, percondanna penale,

lieenziato e quindi escluso dalla cassa.

L'indennita d'uscita di fr. 3010,80, che l'assicurazione

gli deve in virth dell'art. 8 degli statuti precitati, fu

pignorata dall'ufficio di Lugano il 9 marzo 1934 a favore

di diversi debitori partecipanti al gruppo 4330, eostituito

dalle esecuzioni N. 44754, 38306, 31337 e 41010.

B. -

Con ricorso deI 22 aprile 1934 la moglie deI debi-

tore (questi essendo detenuto in careere), agenda in

proprio ed in norne deI marito, chiedeva all'Autorita

eantonale di Vigilanza di annullare in toto il pignoramento,

subordinatamente, di diehiarare l'indennita d'uscita in

diseorso pignorabile solo a'sensi dell'art. 93 LEF.

O. -

L'Autorita cantonale di vigilanza respinse il ricorso

asserendo: L'indemnita d'uscita e soggetta in toto al

pignoramento. Essa non si trova neppure al benefieio

delI'art. 93 LEF. E quindi infondata anehe la pretesa

dei rieorrenti ehe sia stabilito il minimo necessario al

sostentamento della famiglia deI debitore. DeI resto questi

fu sempre in grado di versare regolarmente le quote di

assieurazione.

Oonsiderando in diritto:

L -

E bensi vero ehe l'art. 18 degli statuti della Cassa

d'assieurazione deI 6 ottobre 1920 dispone che il « diritto

alle « prestazioni» della Cassa, come pure Ie somme ris-