opencaselaw.ch

5_I_198

BGE 5 I 198

Bundesgericht (BGE) · 1879-01-01 · Français CH
Source Original Export Word PDF BibTeX RIS
Volltext (verifizierbarer Originaltext)

198 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. IL Abschnitt. Bundesgesetze.

Zweiter Abschnitt. -

Deuxieme seetion.

Bundesgese tze.

Lois federales.

I. Organisation der Bundesrechtspflege.

Organisation judiciaire federale.

Unzulässige Rekurse. -

Recours inadmissihlßs.

4ö. Arret du 21 Juin 1879 dans la cause Du Pasquier.

Par exploit du 12 Octobre 1878, Auguste Robe llaz, a

Sainte-Croix, a OlIvert actiou a E. Henry Du Pasquier, uego-

cianl a Neuchatel, pour faire prononcer que ce dernier est

son debiteur et doit lui faire prompt payement de la somme

de cinquante francs POUf solde du prix des ouvrages que le

demandeur a faits pour le compte du dMendeur.

Par lettre du 14 Octobre 1878, Du Pasquier a ecrit au Juge

de paix de Sainte-Croix pour lui annoncer que son domicile

etait a Neuchatel et qu'il deelinait la competence de ce ma-

gistrat, Robellaz devant ouvrir son action a Neuchatel. Du

Pasquier ajoute que du reste ses mandataires lustin Jaccard

et Ernest Wavre se presenteraient a l'audience.

Le 10 Decembre 1878, Du Pasquier a don ne procuration

a Wavre pour le representer dans le proces actuel.

A l'audience du 8 Janvier 1879, Wavre, comparaissant,

n'a pas souleve le declinatoire du Juge de paix du cercle de

Sainte-Croix, mais s'est borne a critiquer le compte de Ro-

bellaz.

Apres l'instruction de la cause, le Juge a, par senten ce du

dit jour 8 Janvier, admis Jes conclusions du demandeur, en

les reduisant toutefois a la somme de dix-huit francs.

I. Orga.nisation der Bundesrechtspflege. N° 45.

199

Par recours depose au Greffe de paix a Sainte-Croix, le

7 Fevrier suivant, Du Pasquier conelut a ce qu'il plaise au Tri-

bunal cantonal du canton de Vaud prononcer la nullite du ju-

gement susvise, comme rendu en violation de l'art. ö9 de la

Constitution federale et par un juge incompetent.

Dans son memoire responsif au recours, Robellaz a sou-

leve une exception prejudicielle consistant a dire que le re-

cours de Du Pasquier est tardif, attendu qu'il n'a pas Me de-

pose dans Je delai legal au Greffe de paix de Sainte-Croix.

Statuant sur l'exception par arre! du H Mars 1879, le Tri-

bunal cantonal a ecarte le recours et maintenu la sentence du

Juge de Paix.

Cet arret se fonde en resume sur les considerations sui-

vantes :

II s'agit dans l'espI'lce d'un jugement en contradictoire; a.

teneur de l'art. 44t du Code de procedure civile vaudois le

depot du recours contre un pareil jugement doit s'operer au

Greffe du magistrat qui a prononce. dans le delai de· dix

jours des la communication du jugement. Le jugement dont

est recours a ete rendu en seance le 8 Janvier i 879; Du Pas-

quier reconnait en avoir eu connaissance le 27 dit; le recours

depose le 7 Fevrier 1879, soit Je onzieme jour apres Ja com-

munication du jugement, est donc tardif.

C'est contre ces jugements que Du Pasquier a recouru au

Tribunal fMeral; il conelnt a ce qu'il lui plaise· dire qu'ils

sonL nuls et ne peuvent deployer aucun effet, attendu qu'ils

ren ferment une violation de l'art. ö9 precite de la Constitu-

tion federale.

Dans sa reponse, Robellaz conclut au rejet du recours,

qu'i} estime en premiere ligne tardif, et subsidiairement mal

fonde.

Dans sa replique, Du Pasquier reprend les conclusions da

son recours.

Statuant sur ces faits et considerant en droit :

10 La question de savoir si le recours, interjete contre la

sentence d'un Juge de paix l'a ete en temps utileaux t~rmes

de la legislatiou vaudoise, est de la competence excJuslve de

200 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. 1I. Abschnitt. Bundesgesetze

l'autorite judiciaire superieure du canton. En declarant le dit

recours tardif, le Tribunal cantonal a donc prononce dans

les limites de ses attributions.

2° L'arret du 11 Mars 1879 ayant ecarte prejudiciellement

les conclusions du recourant, sans aborder le fond, soit la

qllestion de la violation de l'art. 59 de Ja Constitution fede-

rale, il en resulte que le recours de Du Pasquier au Tribunal

federal ne peut etre considere que comme dirige contre la

sentence du Juge de paix de Sainte-Croix, communiquee au

recourant le 27 Janvier 1879.

Or, ce recours, date du 8 Mai suivanl, est egalement tardir

aux termes de l'art. 59 de la loi sur l'organisation judiciaire

federale, statuant que le Tribunal federal ne connait des re-

cours presentes par les particuliers concernant la violation

de droits constitutionnels, que lorsqu'ils ont ete deposes dans

les soixante jours des la communication de la decision d'une

autorite cantonale.

.

Ce delai impose aux recours est peremptoire, et il ne peut

dependre d'un citoyen d'en retarder indefiniment le point de

depart ou d'en faire revivre le benefice, au moyen d'un re-

cours tardif adresse au Tribunal superieur cantonal.

Par ces motifs,

Le Tribunal federal

prononce:

Il n'est pas entre en matiere sur le recours de E. Henry

Du Pasquier.

II. Auslieferung von Verbrechern

und Angeschuldigten.

Extradition da criminels at d'accllses.

46. Utt~eH uum 3. IDlai 1879 in ~ad)en

~d)aff~aufen gegen mafe1ftabt.

A. 'I>ie ~egietung kd stantun~ e;d)aff~aufen uedangte UOll

betjenigen

be~ stanton~ maiel bie .j:ltolliiutifd)e ~ußliefetung

H. Auslieferung von Verbrechern und Angeschuldigten. N° 46. 201

be~ untetm 8. Dftobet 1878 lH)m bafelfd)en ~ttafgetid)te megen

gefä~tnd)et ~iebflä~le ~u einet ßltd)t~(lUßftrafe \)on \)iet 3a~ten

\)eturt~etlten 3atob mät llun Dliet~meUad), lie~uf~ beffen ~e~

url~etlung megen eineß im stanton ~d)aff~altfen \)etüliten ~ieb·

fta~!ß unb iu bet IDleinung, baB ~lh nad) feinet ~buttgeilung

butd) bie fd)aff~auiel1id)en ®erid)te ~Ut merbüBung feiner mut=

fttafe miebet in Die

~trafanflan mafel

~utüCfgenefert merbe.

srurein Die

~egtetultg \)on ~aiel \)etmeigette bie ~uMieferung

be~ ~är big nad) ~blauf bet bottigen ~ttaf6eit.

B. Ueber biefe 'llieigerung befd)mette fid) bet ~egietUng~tat~

be~ stantonß 6d)afff)auf en beim munbeßgetid)te, inbem er geltenb

mad)te: 'llienlt ~ät \)utetft bie übet i~n \)et~ängte 6ttafe in

mafel

ab~ufi§en ~alie, lU b>erDe bie Unterfud)ung in 6d)aff'"

~aufen, 'oie fid) auf bem ~equifitiungmege nid)t bemerffteUigen

raffe, untet aUen Umftänben fe~t etfd)mett, ia logat unmögnd)

gemad)t, menn in bet ßmifd)en~eit bie ßeugen ftet6en ubet bur~

aubete Umflänbe beren @in'Oetua~me \)ereitelt merben foUte. m;",

gefe~en ballon I baB eß fiel} im fonfreten ßaUe um einen nid)t

unbebeutenben ~ie6fta~! ~anb!e, Hege eß nid)t im ~inn unb

®eifte beg munbe~gefe§eß übet ~u~nefetUng llun merbted)em,

baB biefellie ~etfon, meld)e an llerfd)iebenen Drten angefd)uf'cigt

fei, \)Ot i~tet ~u~nefetung ~ut ~urd)fü~tung einet 6trafunter~

fud)ung unD ~burt~eUung jemeHg 'oie aUßgef~tud)ene 6trafe ~u·

erft AU

erfte~en t;abe, tnbem babutd) ftatt bet angeftrebten mitl·

famen metfolgung llon metbted)em biefelbe ge~enimt ober gat

unmögUd) gemad)t metbe. 91ad)bem nun ba~ ~ititte munbeßgefet

übet 'oie mUßlieferung Mn 6ttafgefangenen feine befonbern me~

ftimmungen ent~alte, fteUe fie, bie ~egierung \)on 6d)aff~aufen,

baß

~nf ud)en I bau ba~ ~unbeßgerid)t einen beftimmten unb

maugebenben @ntfd)eib fäUe.

C. ~te ~egietung beg stantong maidftabt etmieberte auf bie

~efd)metbe: mär, bet ein fe~t gemanbtet merbted)et unb Yd)uu

<tu~ 'OerYd)iebenen @efänguiffen entf.j:ltungen fei, metbe aunet

uon ~d)aff~auien aud) llon ~afeUanb, !oBetn, ~atgau unb amei

augwärtigen @erid)ten, ~mUsgetid)t -ßönad) unb. @amifunßge",

ttd)t sttemg. ilctfofgt. IDlüUte nun ~ät an alle biefe stantone

unb -ßänbet außgeliefed metben, lU märe ber @tfolg ber, bau