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59_I_226

BGE 59 I 226

Bundesgericht (BGE) · 1933-01-01 · Français CH
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226

Staatsrecht.

trompe sur l'objet du contrat, ou qu'il etait dans l'erreur

sur ce point, ou encore que cet objet serait contraire aux

mreurs.

En revanche, il y a lieu d'examiner les moyens de

nulliM souleves par Brutsch contre la clause de juridiction

proprement dite, moyens pris de pretendus vices qui

atteindraient cette clause elle-meme et directement.

(Examen et rejet desdits moyens.)

Par ces moti/s, le Tribunal f6Ural prononce :

Le recoUfS est rejete.

41. Extrait da l'arret du 6 octcbre 1933

dans la cause Sasvari et lils contre lIaymoz Frires.

Convention austro-suisse du 15 mars 1927 relative a la recon-

naissance et a l'execution de d6cisions judiciaires, art. 1 ru. 4

et 4 N° 3.

A. -

La maison Charles Sasvari et Fils, fabrique de

cordonnets et de rubans, a Vienne, a introduit une pour-

suite contre la maison Haymoz freres, a Fribourg, pour

un montant de 380 fr. du en vertu d'un jugement.

La maison Haymoz freres ayant fait opposition, la

maison Sasvari a demande la mainIevee definitive. Elle a

produit un jugement rendu pa"!' defaut le 21 juillet 1932

par le Tribunal de commerce du distriet de Vienne (Be-

zirksgericht für Handelssachen in Wien), jugement qui

condamne Haymoz freres au paiement de la somme in-

diquee plus haut. Au verso de l'expedition produite figura

une attestation du Tribunal certifiant que le jugement

est passe en force, et que la demande a eM notifiee a la

defenderesse le 13 juin 1932 par l'office du Tribunal can-

tonal, a Fribourg. Par une autre attestation officielle

apposee au-dessous de la precedente, il est certifie que le

jugement a ete notifie a la defenderesse.

Staatsverträge. No 41.

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B. -

Par ordonnance du 10 octobre 1932, le President

du Tribunal du district de la Sarine a rejete la demande

de mainlevee.

G. -

La maison Sasvari a recouru a la Cour de cassa-

tion fribourgeoise.

Par arret du 8 mai 1933, la Cour de cassation fribour-

geoise a rejete le recoUfS.

D.- ..................... .

E. -

Par acte depose en temps utile, la maison Sasvari

a forme un recours de droit public au Tribunal federal

en concluant a l'annulation de l'ordonnance rendue le

10octobre 1932 par le President du Tribunal de la Sarine

et de l'arret de la Cour du 8 mai 1933.

Statuant sur ces /aits et considerant en droit :

1. -

Le traite applicable, en l'espece, est la convention

austro-suisse du 15 mars 1927 relative a la reconnaissance

et a l'execution de decisions judiciaires. Cette convention

prevoit un certain nombre de conditions, a defaut des-

quelles la decision rendue dans un des Etats contraetants

ne peut etre executee dans l'autre, et l'art. 1 al. 2 dispose

que les autorites du second Etat devront examiner d'office

si elles sont remplies.

2. -

L'une de ces conditions est formuloo a l'art. 1

al. 4, en ces termes :

({ Qu'en cas de jugement par defaut, l'acte ou la citation

qui introduisait l'instance ait ete remise en temps utile

a la partie defaillante en mains propres ou a son manda-

taire autorise a le recevoir ».

Consequemment l'art. 4 eh. 3 prevoit que la partie qui

demande l'execution du jugement etranger devra pro-

duire, « en cas de jugement par defaut, une copie de l'acte

ou de la citation qui introduisait l'instance, ainsi qu'une

attestation indiquant le mode et la date de la notification

a la partie defaillante ». Contrairement ace qui a eM juge

apropos de l'attestation sur la force executoire d'un arret

rendu a l'etranger (cf. RO 15, 569 c. 4; arret MÄDER,

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Staatsrecht.

du 7 janvier 1894, p. 20 et RO 39 I, 623 c. 1), la production

de l'acte ou de la citation susdits est absolument indis-

pensable, quand il s'agit d'un jugement par defaut, et ne

saurait etre remplacee par un autre moyen de preuve.

Cela ressort tout d'abord du texte meme de l'art. 4 ch. 3

precite, qui mentionne expressement ces pieces, en plus

de I'attestation indiquant Ie mode et Ia date de la notifi-

cation. D'ailleurs, la lecture de la citatioh ou de l'acte

introductif d'instance permet seule de se rendre compte

si la partie defaillante a eu l'occasion de se defendre contre

les pretentions du demandeur.

Or, en l'espece, cet acte ou cette citation n'ont pas ete

produits. L'attestation figurant au verso du jugement

du tribunal viennois ne peut les remplacer pour les motifs

qui viennent d'etre indiques. En repoussant Ia requete

de mainlevee pour absence des conditions de forme aux-

quelles la convention austro-suisse subordonne l'execution

. des jugements, la Cour de cassation fribourgeoise n'a donc

nuIlement viole cette convention. Par consequent, le

present recours doit etre rejete.

Par ces motifs, le Tribunal fed&al prononce :

Le recours est rejete.

42.0rteil vom 17. November 1933 i. S. Xreishypothekenbank

Lörrach gegen Xaufmann.

Schweizerisch-deutsches Vollstreckungsabkommen vom 2. No-

vember 1929, Art. 2 Ziff. 2 (Gerichtsstandsvereinbarung). -

Das Urteil eines deutschen Gerichtes, dessen Zuständigkeit

aus einer zu seinen Gunsten lautenden Gerichtsstandsverein-

barung abgeleitet wird, ist in der Schweiz nicht zu vollziehen,

wenn das betreffende Gericht ohne eigene rechtliche Beurtei-

lung der Streitsache lediglich die früher ergangene Entschei-

dung einer andern deutschen Gerichtsstelle durch Erlass eines

Leistungsbefehls ergänzt hat, während es das deutsche Pro-

zessrecht gestattet hätte, den Fall direkt der selbständigen

Beurteilung des vereinbarten Gerichtes zu unterbreiten.

Staatsverträge. N0 42.

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A. -

Am 27. April 1914 verpflichtete sich die Kreis-

hypothekenbank Lörrach in einer als « Darlehenszusage »

bezeichneten Urkunde, den Eheleuten Freytag in Frei-

burg i. B. ein Hypöthekardarlehen von 80,000 M. unter

näher umschriebenen Bedingungen zu gewähren.

Die

Eheleute Freytag unterschrieben am 29. April 1914 eine

Erklärung, wodurch sie die Darlehenszusage mit den darin

enthaltenen Bedingungen annahmen, sich zur Erfüllung

der aus dem Schuldverhältnis entspringenden Verbind-

lichkeiten verpflichteten und der Darlehensgeberin gemäss

den Darlehensbedingungen eine Briefhypothek von 80,000

M. im zweiten Rang auf der ihnen gehörenden Liegen-

schaft Kaiserstrasse 76 in Freiburg i. B. bewilligten.

§ 13 der Darlehenszusage lautet: « Die Entleiher und

Grundstückseigentümer vereinbaren für sich und ihre

Rechtsnachfolger die Zuständigkeit des Amtsgerichts

Lörrach als erste Instanz für die Entscheidung aller hin-

sichtlich der Forderung resp. der Hypothek sich etwa

ergebenden Rechtsstreitigkeiten, und des Amtsgerichts

Freiburg für die dinglichen Ansprüche der Bank)l.

In der Folge wurde das Darlehen ausbezahlt und auf

der Liegenschaft Kaiserstrasse 76 ein Hypothekenbrief

über die Darlehenssumme errichtet.

Im Jahre 1920 ging die Liegenschaft Kaiserstrasse 76

durch Verkauf von den Eheleuten Freytag an Arnold

Kampe über. Dieser veräusserte sie am 14. März 1922

an Salomon Uffenheimer, der sie kurz nachher, am 30. März

1922, dem Bankdirektor Josef Kaufmann in Basel ver-

kaufte. In allen drei Kaufverträgen erklärte jeweilen der

Erwerber, « in Anrechnung auf den Kaufpreis die auf dem

Grundstück haftenden Hypotheken als persönlicher Schuld-

ner zu übernehmen)). Die Kreishypothekenbank Lörrach

genehmigte jedoch zunächst, was die ihr zustehende Hypo-

thek von 80,000 M. anbetraf, nur die Schuldübernahme

Kampes.

Im Juni 1922 zahlte Kaufmann der Kreishypotheken-

bank Lörrach das Darlehen mit 80,000 Papiermark