opencaselaw.ch

59_II_221

BGE 59 II 221

Bundesgericht (BGE) · 1933-01-01 · Deutsch CH
Quelle Original Export Word PDF BibTeX RIS
Volltext (verifizierbarer Originaltext)

220

Familienrecht. No 37.

37. Auszug aus d&m Urteil der Il ZivilabteUung

vom ~. Juli 1933 i. S. Zimmermann gegen Briggen.

V at e r s c h a f t skI a ge: Keine Standesfolgen trotz Zeugung

des Kindes unter Eheversprechen, wenn die Mutter von

Anfang an mit höchster Wahrscheinlichkeit damit rechnen

musste,. dass die Ehe nicht zustande kommen werde.

Art. 323 ZGB.

. .. Das Standesfolgebegehren muss dagegen abgewie-

sen werden. Allerdings ist das Kind unter Eheversprechen

gezeugt worden; indessen versteht das Gesetz hierunter,

wie das Bundesgericht schon in BGE 48 II 189 ausgeführt

hat, ein Eheversprechen, das in der Mutter die HofInung

auf spätere Legitimation des Verhältnisses erweckt und

sie veranlasst, sich im Vertrauen auf die künftige Ehe

hinzugeben.

Hievon kann hier keine Rede sein.

Es

steht fest, dass die Klägerin sich mit schwindelhaften

Angaben (sie behauptete, ein grösseres Vermögen zu

besitzen, ein früherer Bräutigam sei 8 Tage vor der Heirat

gestorben, sie habe aus einer Lebensversicherung 8000 Fr.

ausbezahlt erhalten, weitere 10,000 Fr. habe sie schon

vorher besessen, Möbel und Aussteuer im Werte von

13,000 Fr. habe sie auch beisa:rp.men) in die Familie des

Beklagten einführte und den Beklagten wie seine Eltern

derart für sich einnehmen konnte, dass der Beklagte sich

schon nach 8 tägiger Bekanntschaft mit ihr verlobte.

Es konnte ihr aber unmöglich verborgen bleiben, musste

ihr vielmehr von Anfang an klar sein, dass der Beklagte

sich niemals mit ihr verlobt hätte,· wenn er gewusst hätte,

dass alle diese Angaben erfunden waren und die Klägerin

nicht nur schon wiederholt wegen Vermögens delikten zu

Freiheitsstrafen verurteilt worden war, sondern bereits

wieder wegen neuen Delikten verfolgt wurde. Und ebenso

klar musste sie sich damals schon darüber sein, dass auch

dieser neue Schwindel über kurz oder lang und jedenfalls

noch vor der Heirat an den Tag kommen werde und dass

das dann mit; an Sicherheit grenzender Wahrscheinlichkeit

Sachenrecht. N° 38.

221

zur Auflösung der Verlobung führen werde. Die Klägerin

darf daher nicht behaupten, sie habe sich dem Beklagten

im guten Glauben an die künftige Ehe hingegeben; infolge-

dessen rechtfertigt dieses Verlöbnis die Zusprechung mit

Standesfolgen nicht. Diese Auffassung steht keineswegs

im Widerspruch mit dem von der Vorinstanz angeführten

Entscheide BGE 58 II 400. Dort wurde erklärt, dass

dann, wenn ein Kind unter Eheversprechen gezeugt

worden sei, gleichgültig bleibe, ob das Zustandekommen

der Ehe in der Folge von diesem oder jenem Elternteil

mit oder ohne Grund verhindert werde; das bezog sich

aber auf ein Eheversprechen, das von den beiden Eltern

zur Zeit ihres intimen Verkehrs noch als verbindlich

betrachtet werden durfte.

II~ SACHENRECHT

DROITS REELS

38. Arret de 1& IIe Seation civUe du 7 avrU 1933

dans la causa Lindenmeyer

contre Societe Immobiliere« Kadel~ine-Fonciere ».

I. L'art. 670 ces. est applicable aux murs de maison construits

a cheval sur la limite de deux fonds.

2. L'art. 670 ne contient qu'une presomption, qui peut etre

detruite par 180 preuve du contraire; mais lorsque cette pre-

somption est etablie au moyen des inscriptions du registre

foncier ou de ses annexes (plan cadastral), ladite preuve ne

peut etre faite que par des mentions contraires contenues dans

Ie registre foneier lui-meme.

A. -

Emile Lindenmeyer est proprietaire d'une maison

d'habitation sise a l'avenue Paul C6resole, a Vevey, qu'il

a acquise en 1915 dans la faillite de Charles Schambacher.

Au nord et au sud, les murs de cette maison sont construits

en bordure de la propriere. Sur les extraits authentiques

du plan cadastral qui ont ere verses aux dossiers de, la

Sßehenrecht. N° 38.

cause, ces murs sont figur6s par denx traits rectilignes,

paralleles a. un trait plus fort situe entre deux et a egale

distance, lequel represente Ja limite des fonds. Le terrain

contigu an nord appartenait naguere aux freres Pfeiffer;

le terrain contigu au sud etait la propriete d'Albert Chollet.

Le 2 juin 1913, avant la construction de sa maison

Schambacher a passe avec Chollet un oontrat, dans lequel

il etait dit notamment ce qui suit :

« Charles Schambacher se propose de construire sur

le terrain qu'il possede ... une maison d'habitation avec

dependances ...

» III. -

Dansie but de se faciliter reciproquement

a l'occasion de la eonstruction de batiments, les compa-

rants conviennent que le mur separatif de leurs proprietes

sera mitoyen.

JJ VII. -

Le jour ou Albert Chollet utilisera tout ou

partie du mur mitoyen eny adossant n'importe quelle

construction, il devra payer a Charles Schambacher la

moitie du mur dont il aura emploi a raison de dix-neuf

francs cinquante centimes le metre cube, crepissage

compris. Le volume sera calcule du pied du mur, jusqu'a

I'Mberge de laconstruction Chollet. J)

A la meme date, Schambacher .a concl~ une convention

analogue avec les freres Pfeiffer.

En 1931, la propriete des immeubles Chollet et Pfeiffer

freres a passe a deux societes qui construisirent chacune

un batiment sur son terrain. Le premier de ces batiments

s'appuie sur le mur de la fayade sud de l'immeuble Lin-

denmeyer (ex-Schambacher). Le second s'appuie sur la

~ade nord dudit immeuble.

B. -

Un litige s'est eleve entre les proprietaires au

sujet de l'utilisation de ces murs, et Lindenmeyer a assigne

la {(Madeleine Foneiere »S. A. en paiement de 7868 fr. 55

avec interet a 5 % des le ler mai 1931.

0.- ...

D. -

Par jugement des 26 octobre/30 novembre 1932~

la Cour civile du Tribunal cantonal vaudois a rejete Ia

&whenrccht. N° 38.

223

demande et mis les frais et les depens a Ja charge du

demandeur. Ce jugement est motive de Ia fayon sui-

vante:

... Au fond, les murs nord et sud de l'immeuble Lin-

denmeyer ont ete constitues en murs mitoyens avant que

les societes Madeleine eussent achete les terrains contigus.

Par cet achat, lesdites societes ont acquis de plein droit

« la mitoyennete de la moitie du mur ». Elles n'avaient

donc pas a « rendre le mur mitoyen II selon les prescriptions

de l'art. 143 de la 10i vaudoise d'introduction pour 1e Code

civil suisse (LVI). Aussi bien ce n'est pas cet article qu'il

y a Heu d'appliquer en l'espece, mais I'art. 144 LVI, qui

autorise tout proprietaire a faire batir, contre un mur

mitoyen, et a y faire placer des poutres ou solives, jusqu'a

moitie de son epaisseur, sans avoir quoi que ce soit a payer

de ce chef aux ooproprietaires.

Les conventions Schambacher du 2 juin 1913 n'ont pas

e16 inscrites au registre foneier et, par consequent, elles

ne Hent pas les ayants cause des cocontractants, Chollet

et Pfeiffer freres.

E. -

Par acte depose en temps utile, le demandeur

a recouru en reforme en reprenant ses conclusions de

premiere instance.

F. -

L'intimee conclut au 1'ejet du reoours.

Oonsiderant en droit :

I. -

Les murs nord et sud de la maison de Linden-

meyer sont construits a cheval sur les limites de son

fonds, de sorte que la moitie desdits murs (dans le sens

de l'epaisseur) repose sur les terrains voisins. La question

qui se pose des 101'8 est da savoir si la propriete de ces

terrains implique un droit sur les parties de murs qu'ils

soutiennent.

Apremiere vue, on pourrait etre tente de faire deoouler

ce droit du principe superficies solo cedit et de dire, en

consequence, que le successeu1' de Chollet ou de Pfeiffer

freres est proprretaire unique de celle des moiti6s de mur

Sachenrecht. N° 38.

dont la projection horizontale tombe en d~a des limites

de son fonds.

Regle de droit federal expressement consacree par le

code dvil (art. 667 et 671), le principesuperficies solo cedit

doit cependant flechir devant toute disposition derogatoire

sp6ciale du meme code. Or une teIle disposition existe;

c'est celle de l'art. 670 ces, qui statue: « Les clötures

servant a la demarcation de deux immeubles, teIles que

murs, haies, barrieres, qui se trouvent sur la limite, sont

presumees appartenir en copropriete aux deux voisins ».

A vrai dire, en adoptant cet article, le legislateur a eu

principalement en vue des clötures qui ne soutiennent pas

de constructions (p. ex. des murs de jardin, de vigne, etc. :

Mot. p. 67). Il ne paralt pas avoir specialement songe, en

cet endroit de son reuvre, aux murs de maisons, dont la

fonction principale est,au contraire, de soutenir l'edifice.

Mais la ratio legis de l'art. 670 decoule de considerations

qui se rapportent tout aussi bien a ces murs, lorsqu'ils

sont construits sur la limite de deux fonds. En effet, si

le Iegislateur a trouve bon de faire une exception a la

regle de l'art. 667 en faveur des clötures, haies, etc.,

c'est parce qu'on se heurterait aux plus graves inconve-

nients si ces ouvrages devaient etre divises en deux moiti6s

distinctes, appartenant chacune a un proprietaire diffe-

rent. Ces murs de jardin, de vigne, etc., forment en realite

un objet unique; leur entretien necessite souvent des

travaux portant sur toute lem- epaisseur. Or ces necessites

sont les memes pour les murs de maison. D'ailleurs ceux-ci

peuvent parfaitement bien etre consideres comme des

(I clötures» des le moment OU, en fait, ils marquent la

separation entre deux proprietes.

Pour toutes ces raisons, il y a lieu d'admettre que le

regime de copropriete etabli par l'art. 670 est applicable aux

murs de maison construits a cheval sur la limite de deux

fonds (cf. HUBER, Drei Vorträge zum schweiz. Sachenrecht,

p. 13; WIELAND, art. 668n. 1 b; FROELICHER, Gemein-

schaftliche Mauern nach schweizerischem Rechte, p. 14/15).

Sachenrecht. N° 38.

225

2. et 3. -

Mais la regle de l'art. 670 ces n'est pas sans

exception. La question de savoir si et dans quelle mesure

les cantons sont libres d'y deroger dans leurs ltSgislations

peut demeurer ouverte dans le cas particulier (cf. art. 686

al. 2 CeS). En effet, aucune des dispositions cantonales

invoquees par les parties dans le present proces ne s'ecarte

du systeme de la copropriete, dont la mitoyennete -

qui

fait l'objet des art. 142 sq. LVI -

n'est qu'une expression

particuliere.

Quoi qu'il en soit, d'ailleurs, il convient d'observer que,

comme il resulte de son texte meme, l'art. 670 ces ne

contient qu'une presomption nullement irrefragable. Le

recourant estime qu'en l'espece cette presomption est

renversee par les conventions du 2 juin 1913 ...

Mais, a supposer que lesdites conventions eussent bien

eu pour but de deroger a la regle precitee, elles ne seraient

pas opposables a la dtSfenderesse. En effet, suivant l'art.

973 ces, celui qui acquiert la propriete ou d'autres droits

reels en se fondant de bonne foi sur une inscription du

registre foncier est maintenu dans son acquisition. En

l'espece, bien qua la copropriete des murs ne soit pas

l'objet des inscriptions proprement dites du registre fon-

eier, elle n'en est pas moins attestee par une des annexes

de ce registre, le plan cadastral. Celui-ci indique, de la

f8.90n la plus claire, que les murs nord et sud de la maison

Schambacher-Lindenmeyer sont construits sur la limite

des fonds, cette limite etant figuree par un trait median,

parallele aux deux traits plus fins qui representent les

bords du mur. Or le plan cadastral fait partie integrante

du registre foneier (art. 948 C08). La foi publique due a

ce registre est egalement attachtSe aux indications de ce

plan (RO 44 II 463). D'autre part, l'art. 670 etant appli-

cable aux murs de maison (ainsi qu'on l'a expose sous

n° 1 ci-dessus), toute personne qlli, par la lecture du plan

cadastral, constatait que la limite des propriettSs suivait

la ligne mediane des deux murs, devait admettre d'embltSe

que ceux-ci appartenaient en copropriete aux voisins.

226

Obligationenrecht. No 39.

Sans doute, comme on l'a montre plus haut (nO 2),

l'art. 670 ne contient qu'une presomption, qui n'est pas

irr6fragable; mais lorsque, comme en l'espece, cette

presomption est etablie par le moyen des indications du

registre foncier ou de ses annexes, il serait contraire au

principe de la foi publique due a ces instruments d'ad-

mettre que la preuve contraire put etre faite autrement

que par des mentions contraires contenues dans le registre

lui-meme. Or l'existence de teIles mentions n'a pas ere

prouvee ni meme alleguee dans le cas particulier.

4. -

A vrai dire, l'art. 973 ne protege que l'acquereur

de bonne foi. Mais la defenderesse est dans ce cas ...

5. -

La defenderesse etant au Mnefice de l'art. 670 ces,

elle pouvait elever des constructions contre les murs nord

et sud de l'immeuble Lindenmeyer, en utilisant gratuite-

ment ces murs dans toute la mesure prevue a l'art. 144 LVI,

lequel n'excede pas les droits decoulant normalement de

la copropriere.

Par ces moti/s, le Tribunal /6Uml prononce :

Le recours est rejere et l'arret attaque est confirme.

IH. OBLIGATIONENRECHT

DROIT DES OBLIGATIONS

39. Urteil der I. Zivila.bteilung vom 31. Kai 1933

i. S. Gra.f gegen Grethen.

Recht des Schuldners zur Hin t e r leg u n g

der von ihm

geschuldeten Leistung wegen unverschuldeter Ungewissheit

über die Person des Gläubigers gemäss Art. 96 OR. Kriterien

für das Vorliegen einer solchen Ungewissheit. -

Massgebend

sind die Verhältnisse, wie sie im Zeitpunkte, da die Hinter-

legung vorgenommen wurde, bestanden haben.

A. -

Die Klägerin, Madeleine Grethen-Mehr, heiratete

im Jahre 1922 in St. Gallen den luxemburgischen Staats-

Obligationenrechf. No 39.

2!'i

angehörigen Lambert Grethen, dem sie schon vor Abschluss

der Ehe laut einer von ihm am 6. April 1922 ausgestellten

Quittung rund 50,000 Fr. als Darlehen zu Geschäftszwecken

überlassen hatte. Nach der Behauptung der Klägerin

kauften die Eheleute Grethen-Mehr im Dezember 1922

auf den Namen des Lambert Grethen, aber aus Mitteln

der Klägerin, die Liegenschaft Bahnhofstrasse 15 in St.

Gallen. Daselbst richtete die Klägerin, wiederum aus ei-

genen Mitteln, einen Herren- und Damencoiffeursalon ein,

in welchem sie ihren schon früher betriebenen Beruf aus-

übte.

Am 17. November 1924 stellte Lambert Grethen der

Klägerin eine Urkunde aus, wonach er alle seine Aktiven

als ausschliessliches Eigentum der Klägerin anerkannte

und für den Fall einer Auflösung der Ehe durch Scheidung

keinen Anspruch auf Vermögensteile zu machen erklärte,

damit seine Ehefrau jedwede vorsorgliche Disposition über

ihr Vermögen frei treffen könne. Des fernern stellte er ihr

am 30. Oktober 1929 eine Generalvollmacht aus, laut der

er sie berechtigte, Rechtshandlungen jeder Art für sie vor-

zunehmen.

Gestützt auf diese Generalvollmacht verkaufte die Klä-

gerin dem Beklagten, Jakob Graf in St. Gallen, die erwähnte

Liegenschaft Bahnhofstrasse 15 in St. Gallen zum Preise

von 190,000 Fr., wovon 165,000 Fr. durch Übernahme

bestehender Grundpfandschulden und 25,000 Fr. durch

Errichtung einer neuen Grundpfandverschreibung be-

glichen wurden. Der Beklagte verpflichtete sich, die neu

errichtete Grundpfandverschreibung durch jährliche, je-

weils am 1. Mai fällige Abzahlungen von 5000 Fr. in fünf

Jahren zu tilgen. Am gleichen Tage (4. Februar 1929)

verkaufte die Klägerin dem Beklagten im eigenen Namen

das von ihr im Hause Bahnhofstrasse 15 betriebene Herren-

und Damencoiffeurgeschäft zum Preise von 20,000 Fr.,

zahlbar auf 1. Mai 1930. Dabei ver.einbarten die Parteien

aber, dass, falls es dem Beklagten nicht möglich sein

sollte, auf den genannten Zeitpunkt den ganzen Kaufpreis