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Staatsrocht.
einander bestehen. Die militärische Untersuchung bezweckt
die Feststellung der Vorgänge im Hinblick auf deren
militärrechtliche Bedeutung vom Gesichtspunkt des Art.
16 MO aus, wofür der bürgerliche Untersuchungsrichter
nicht zuständig ist; eine bürgerliche Untersuchung kann
sich auf dieselben Vorgänge als Tatbestände von Delikten
des kantonalen Strafrechts beziehen, wobei die militä-
rische Untersuchung keinerlei präjudizierende Wirkung
hat. Die Frage a.ber, ob vom Standpunkt des militärischen
Rechts aus hier richtig vorgegangen worden ist, ob eine
eigentliche Untersuchung zu führen oder der Tatbestand
in anderer Weise abzuklären ist, hat mit der Abgrenzung
der beiden J urisdiktionen nichts zu schaffen und kalill
daher vom Bundesgericht im Kompetenzkonfliktsverfahren
des Art. 223 MStrG von. vornherein nicht geprüft werden.
3. -
Der Rekurrent hat auch noch den Art. 58 BV
angerufen. Soweit er mit dem verfassungsmässigen Richter
die bürgerliche Strafbehörde meint, deckt sich dieser
Beschwerdegrund mit Art. 223 MStrG. Soweit der Rekur-
rent damit innerhalb des militärischen Verfahrens ein
unrichtiges Vorgehen rügen will, kann darauf wiederum
nicht eingetreten werden. Es würde sich dabei um einen
Beschwerdegrund des staatsrechtlichen Rekurses handeln.
Dieser ist aber nur gegeben gegenüber kantonalen, nicht
auch gegenüber eidgenössischen Behörden (OG Art. 1781).
Demnach erkennt das Bundesgericht:
Die Beschwerde wird abgewiesen, soweit darauf ein-
getreten werden kann.
Bundesrechtliehe Abga.ben. N° 2Q.
B. VERWALTUNGS-
UND DISZIPLINARRECHTSPFLEGE
JURIDICTION ADMINISTRATIVE
ET DISCIPLINAIRE
I. BUNDESRECHTLICHE ABGABEN
CONTRIBUTIONS DE DROIT FEDERAL
20. Arret du 26 mars 1931
dans Ia cause Thiebaud contre Nenchitel.
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Art. 2 lit. a. LTM: : Il y a lieu de considerell comme «inca.pahles
de suhvenir a. leur existence par leur travail », au sens de cet
.a.rticle -
et par consequent comme dispenses de Ja. taxe mili-
taire lorsqu'ils n'ont pas de fortune -
ceux qui, a raison
da leurs infirrnites, ne gagnent pas le minimum (600 fr.) qui,
d'apres 1110 loi, est necessaire a. l'existence.
A. -
Le recourant n'appartient pas a I'armee. Le fisc
neuchatelois ayant refuse, pour l'annee 1930, de le liberer
. completement de l'impöt militaire -
maintenu a la
taxe personnelle -
sa mere recourut au President de la
Commission cantonale de recours en matiere fiscale. Elle
fit valoir que son lils etait maladif et «peu debrouillardll,
qu'il trouvait difficilement du travail et qu'il n'avait
pas gagne en 1929 plus de 300 fr., y compris 90 fr.
d'allocations de chömage.
B. -
Par decision du 15 janvier 1931, le President
de la Commission a rejete le pourvoi. Il a estime que
l'etat maladif de Thiebaud et les difficultks qu'il rencon-
trait a ga.gner sa vie ne permettaient pas de le dispenser
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Verwaltungs- und Diszipluiarrechtspflege.
de la taxe personnelle. Aux termes de l'art. 2lit. a LTM.
cette exemption n'aurait pu lui etre accordee que s'il
s'etait trouve dans l'impossibilite absolua da subvenir
a son existence.
C. -
Thiebaud a interjete, par l'entremise de sa mere,
un recours de droit administratif tendant a ce que le
Tribunal federal annule la decision du 15 janvier 1931.
Il a joint au pourvoi une declaration du dispensaire anti-
tuberculeux du district de La Chaux-de-Fonds certifiant
qu'il a eM ampuM du pied droit atteint de tuberculose,
et qu'il est incapable de travailler d'une f3.90n reguliere,
etant par surcroit debile mental.
L'Administration federale des Contributions et le
President de la Commission neuchateloise de recours en
matiere fiscale concluent au rejet du pourvoi.
Considerant en droit:
1. -
Comme le recourant et sa mere sont· inexpllri-
mentes en matiere administrative et procedurale, il y a
lieu de tenir compte de la declaration du dispensaire
antituberculeux du district de La Chaux-de-Fonds qu'ils
ont produite devant le Tribunal federal.
2. -
Le recourant declare qu'en 1929, son gain n'a
pas depasse 300 fr. En se bornant a Iui reclamer la taxe
personnelle, l'autorite cantonale a, de son cöM, implicite-
ment evalue son revenu a un montant inferieur au chiffre
de 600 fr. que la loi exonere de l'impöt parce qu'elle le
considere comme le minimum indispensable a la vie.
Etant donnees les conditions physiques et mentales du
recourant, il y a lieu d'admettre que cette appreciation
est conforme a la verite. TI reste, des lors, a examiner
si, dans ces conditions, celui-ci peut se prevaloir de
l'art. 2 lit. a LTl\{ aux termes duquel sont dispenses
de la taxe militaire « les indigents secourus par l'assistance
publique, ainsi que ceux qui, par suite d'infirmiMs phy-
siques ou intellectuelles, sont incapables de subvenir
a leur existence par leur travail et ne possedent pas une
Bundesrechtliehe Abgaben. N° 20.
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fortune suffisante pour leur entretien et celui de leur
famille ».
En l'espece, il est etabli que le recourant n'a pas eM
secouru par l'assistance publique (Ies allocations de
chömage ne rentrent pas dans cette notion), qu'il ne
possede pas de fortune et que des infirmites physiques
et mentales reduisent considerablement sa capaciM de
travai!. La question se pose, en revanche, de savoir s'il
est incapable, au sens de la loi, de « subvenir a son exis-
tence par son travail». La reponse depend de ce qu'il
faut entendre par 1'« incapacite » dont parle la loi : s'agit-
il d'une incapacite absolue de gagner quoi que ce soit,
ou d'une incapacite relative de gagner la somme de
600 fr. que la 10i exonere de l'impöt 1 Tandis que le terme
« erwerbsunfähig» dont se sert le texte allemand est
plutöt favorable a l'interpretation plus severe (l'on ne
peut, en effet, a proprement parler, considerer comme
« erwerbsunfähig» que celui qui est incapable de gagner
la moindre chose), le texte franSlais est, en revanche,
explicite dans l'autre sens, car meme celui qui, tout
en gagnant quelque chose, n'arrive pas a couvrir ses
frais d'entretien est incapable de « subvenir a son existence
par son travail ». ür, le texte franSlais exprime mieux
la pensee du legislateur, car la solution qui en decoule
est plus en harmonie avec le systeme de la 10i que l'appli-
cation litterale du texte allemand. Aux termes de l'art. 2
lit. a, l'invalide qui a une fortune suffisante pour son
entretien n'a, en effet, pas droit a l'exoneration d'impöt.
Il faut donc que le rendement de cette fortune atteigne
au moins le minimum necessaire a l'existence, soit 600 fr.
(cfr. v. SALlS III N0 1315) pour que I'invalide ne soit pas
dispense de la taxe. De ce fait, il est permis de conelure,
qu'a defaut de fortune, la capacite de travail doit, confor-
mement au texte franSlais de l'art. 2 a LTM, etre teIle
que l'interesse puisse se procurer le minimum necessaire
a son entretien.
Etant donne son etat physique et intellectuel, le recou-
130
Verw .. ltung~. und Disziplinarrechtspflege.
rant n'est pas en mesure de gagner ce minimum. Il s'en-
suit qu'il est au benefice de l'art. 2 lit. a LTM et ne doit
donc pas meme la taxe personnelle.
Par ces ILotUti,
le Tribunal jideraJ prononce :
Le recours est admis et le recourant est exonere du
paiement de la taxe militaire pour l'annee 1930.
21. Auszug aus t1em tl'rteil vom 19. Kärz 1931
i. S. Büchler und Eonsorten gegen eidg. Steuerverwaltung.
S t e III p e lab gab e n.
Gewinnanteile, die den Mitgliedern
einer Genossenschaft auf Grund ihres genossenschaftlichen'
Beteiligungsrechtes ausgerichtet werden, unterliegen der eid-
genössischen Stelllpelabgabe auf Coupons, auch, wenn die
Genossenschaft keine besonderen Ausweise für die Geltend-
roachung des Gewinnbeteiligungsanspruchs (Coupons oder
andere Urkunden) ausgegeben hat.
(Tatbestand gekürzt.) A. -
Die am 16. Januar 1891
gegründete Genossenschaft « Vereinsdruckerei » mit Sitz
in Bern (SHAB 1891, Nr. 22 vQm 2. Februar 1891) be-
zweckt nach ihren Statuten vom 18. November 1922 den
Betrieb einer oder mehrerer Buchdruckereien und die
Herausgabe von Zeitungen, speziell des (i Anzeigers für
die Stadt Bern » (Art. 1). Das notwendige Genossenschafts-
kapital wird durch die Genossenschafter beschafft. Die
Höhe des Beitrages eines jeden Genossenschafters wird
durch die Genossenschaft bestimmt (Art. 4). Der Gewinn-
anteil eines Genossenschafters richtet sich nach der Höhe
seiner Beteiligung am Genossenschaftskapital (Art. 25,
Abs. 3). Mitglieder der Genossenschaft sind diejenigen
Firmen und Personen, die ihr zur Zeit angehören oder in
Zukunft durch die Generalversammlung als solche aufge-
nommen werden (Art. 28, Abs. 1). Die Aufnahmebedin-
gungen, insbesondere die Art und Grösse der von ihnen
Bundesrechtliche Abgaben. N° 21.
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zu leistenden Beiträge, werden in jedem einzelnen Fall von
der Generalversammlung in Würdigung aller Verhältnisse
festgestellt (Art. 29, Satz 2). Einem ausgeschlossenen
Genossenschafter wird der nach seiner Kapitalbeteiligung
auf den letzten 31. Dezember berechnete Anteil am Rein-
vermögen der Genossenschaft innerhalb 6 Monaten seit
dem Ausschluss ohne Zins ausbezahlt (Art. 32). -
Zur
Zeit besteht die Genossenschaft aus 8 Mitgliedern, von
denen 4 über je 2 Anteilrechte, 4 über je ein Anteilrecht
an der Genossenschaft (im Ganzen 12 Anteile) verfügen.
Die Genossenschaft hat am 23. März 1918 an die Mit-
glieder 12 Obligationen ausgegeben. Sie lauten:
« Obligation. Die Vereinsdruckerei Bern anerkennt Herrn
. ..... ein Kapital von 40,000 Fr. (Vierzigtausend Fran-
ken) schuldig zu sein und verpflichtet sich, dasselbe mit
5 % jährlich zu verzinsen. Das Kapital ist unkiindbar
und wird nur nach gegenseitiger Verständigung zurück-
bezahlt. Eine Verpfändung oder Abtretung dieser Obliga-
tion ist ungültig ». In den Bilanzen der Genossenschaft
wird ein Posten « Obligationen 480,000 Fr. » aufgeführt.
In den Jahren 1922-1929 wurde auf diesen Obligationen
ein Zins von 7 % ausgerichtet. Ausserdem haben die
Genossenschafter Gewinnanteile bezogen, welche sich
1922 bis 1929 zwischen 10,500 Fr. und 19,000 Fr. pro Anteil
und Jahr bewegen.
Die Genossenschaft hat in den Jahrcsaufstellunuen
für die eidgenössischen Stempelabgaben nur die Zinsa~s
schüttungen auf die Obligationen mit jährlich 33,600 Fr.
angegeben. Die Abgabe wurde von der Steuerverwaltung
jeweilen zum Satz von 3 % (Abgabe auf Coupons von
Stammanteilen) festgesetzt und von der Abgabeschuld-
nerin entrichtet. Weiterhin hat die Genossenschaft im
Jahre 1928 eine Abgabe von 7200,Fr. auf einem Stamm-
kapital von 480,000 Fr. (vor dem 1. April 1918 ausgegebene
Stammkapitalanteile) bezahlt. Nicht angemeldet und bisher
nicht versteuert wurden die erwähnten besonderen Ge-
winnausschüttungen.