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57_I_127

BGE 57 I 127

Bundesgericht (BGE) · 1931-01-01 · Français CH
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Staatsrocht.

einander bestehen. Die militärische Untersuchung bezweckt

die Feststellung der Vorgänge im Hinblick auf deren

militärrechtliche Bedeutung vom Gesichtspunkt des Art.

16 MO aus, wofür der bürgerliche Untersuchungsrichter

nicht zuständig ist; eine bürgerliche Untersuchung kann

sich auf dieselben Vorgänge als Tatbestände von Delikten

des kantonalen Strafrechts beziehen, wobei die militä-

rische Untersuchung keinerlei präjudizierende Wirkung

hat. Die Frage a.ber, ob vom Standpunkt des militärischen

Rechts aus hier richtig vorgegangen worden ist, ob eine

eigentliche Untersuchung zu führen oder der Tatbestand

in anderer Weise abzuklären ist, hat mit der Abgrenzung

der beiden J urisdiktionen nichts zu schaffen und kalill

daher vom Bundesgericht im Kompetenzkonfliktsverfahren

des Art. 223 MStrG von. vornherein nicht geprüft werden.

3. -

Der Rekurrent hat auch noch den Art. 58 BV

angerufen. Soweit er mit dem verfassungsmässigen Richter

die bürgerliche Strafbehörde meint, deckt sich dieser

Beschwerdegrund mit Art. 223 MStrG. Soweit der Rekur-

rent damit innerhalb des militärischen Verfahrens ein

unrichtiges Vorgehen rügen will, kann darauf wiederum

nicht eingetreten werden. Es würde sich dabei um einen

Beschwerdegrund des staatsrechtlichen Rekurses handeln.

Dieser ist aber nur gegeben gegenüber kantonalen, nicht

auch gegenüber eidgenössischen Behörden (OG Art. 1781).

Demnach erkennt das Bundesgericht:

Die Beschwerde wird abgewiesen, soweit darauf ein-

getreten werden kann.

Bundesrechtliehe Abga.ben. N° 2Q.

B. VERWALTUNGS-

UND DISZIPLINARRECHTSPFLEGE

JURIDICTION ADMINISTRATIVE

ET DISCIPLINAIRE

I. BUNDESRECHTLICHE ABGABEN

CONTRIBUTIONS DE DROIT FEDERAL

20. Arret du 26 mars 1931

dans Ia cause Thiebaud contre Nenchitel.

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Art. 2 lit. a. LTM: : Il y a lieu de considerell comme «inca.pahles

de suhvenir a. leur existence par leur travail », au sens de cet

.a.rticle -

et par consequent comme dispenses de Ja. taxe mili-

taire lorsqu'ils n'ont pas de fortune -

ceux qui, a raison

da leurs infirrnites, ne gagnent pas le minimum (600 fr.) qui,

d'apres 1110 loi, est necessaire a. l'existence.

A. -

Le recourant n'appartient pas a I'armee. Le fisc

neuchatelois ayant refuse, pour l'annee 1930, de le liberer

. completement de l'impöt militaire -

maintenu a la

taxe personnelle -

sa mere recourut au President de la

Commission cantonale de recours en matiere fiscale. Elle

fit valoir que son lils etait maladif et «peu debrouillardll,

qu'il trouvait difficilement du travail et qu'il n'avait

pas gagne en 1929 plus de 300 fr., y compris 90 fr.

d'allocations de chömage.

B. -

Par decision du 15 janvier 1931, le President

de la Commission a rejete le pourvoi. Il a estime que

l'etat maladif de Thiebaud et les difficultks qu'il rencon-

trait a ga.gner sa vie ne permettaient pas de le dispenser

128

Verwaltungs- und Diszipluiarrechtspflege.

de la taxe personnelle. Aux termes de l'art. 2lit. a LTM.

cette exemption n'aurait pu lui etre accordee que s'il

s'etait trouve dans l'impossibilite absolua da subvenir

a son existence.

C. -

Thiebaud a interjete, par l'entremise de sa mere,

un recours de droit administratif tendant a ce que le

Tribunal federal annule la decision du 15 janvier 1931.

Il a joint au pourvoi une declaration du dispensaire anti-

tuberculeux du district de La Chaux-de-Fonds certifiant

qu'il a eM ampuM du pied droit atteint de tuberculose,

et qu'il est incapable de travailler d'une f3.90n reguliere,

etant par surcroit debile mental.

L'Administration federale des Contributions et le

President de la Commission neuchateloise de recours en

matiere fiscale concluent au rejet du pourvoi.

Considerant en droit:

1. -

Comme le recourant et sa mere sont· inexpllri-

mentes en matiere administrative et procedurale, il y a

lieu de tenir compte de la declaration du dispensaire

antituberculeux du district de La Chaux-de-Fonds qu'ils

ont produite devant le Tribunal federal.

2. -

Le recourant declare qu'en 1929, son gain n'a

pas depasse 300 fr. En se bornant a Iui reclamer la taxe

personnelle, l'autorite cantonale a, de son cöM, implicite-

ment evalue son revenu a un montant inferieur au chiffre

de 600 fr. que la loi exonere de l'impöt parce qu'elle le

considere comme le minimum indispensable a la vie.

Etant donnees les conditions physiques et mentales du

recourant, il y a lieu d'admettre que cette appreciation

est conforme a la verite. TI reste, des lors, a examiner

si, dans ces conditions, celui-ci peut se prevaloir de

l'art. 2 lit. a LTl\{ aux termes duquel sont dispenses

de la taxe militaire « les indigents secourus par l'assistance

publique, ainsi que ceux qui, par suite d'infirmiMs phy-

siques ou intellectuelles, sont incapables de subvenir

a leur existence par leur travail et ne possedent pas une

Bundesrechtliehe Abgaben. N° 20.

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fortune suffisante pour leur entretien et celui de leur

famille ».

En l'espece, il est etabli que le recourant n'a pas eM

secouru par l'assistance publique (Ies allocations de

chömage ne rentrent pas dans cette notion), qu'il ne

possede pas de fortune et que des infirmites physiques

et mentales reduisent considerablement sa capaciM de

travai!. La question se pose, en revanche, de savoir s'il

est incapable, au sens de la loi, de « subvenir a son exis-

tence par son travail». La reponse depend de ce qu'il

faut entendre par 1'« incapacite » dont parle la loi : s'agit-

il d'une incapacite absolue de gagner quoi que ce soit,

ou d'une incapacite relative de gagner la somme de

600 fr. que la 10i exonere de l'impöt 1 Tandis que le terme

« erwerbsunfähig» dont se sert le texte allemand est

plutöt favorable a l'interpretation plus severe (l'on ne

peut, en effet, a proprement parler, considerer comme

« erwerbsunfähig» que celui qui est incapable de gagner

la moindre chose), le texte franSlais est, en revanche,

explicite dans l'autre sens, car meme celui qui, tout

en gagnant quelque chose, n'arrive pas a couvrir ses

frais d'entretien est incapable de « subvenir a son existence

par son travail ». ür, le texte franSlais exprime mieux

la pensee du legislateur, car la solution qui en decoule

est plus en harmonie avec le systeme de la 10i que l'appli-

cation litterale du texte allemand. Aux termes de l'art. 2

lit. a, l'invalide qui a une fortune suffisante pour son

entretien n'a, en effet, pas droit a l'exoneration d'impöt.

Il faut donc que le rendement de cette fortune atteigne

au moins le minimum necessaire a l'existence, soit 600 fr.

(cfr. v. SALlS III N0 1315) pour que I'invalide ne soit pas

dispense de la taxe. De ce fait, il est permis de conelure,

qu'a defaut de fortune, la capacite de travail doit, confor-

mement au texte franSlais de l'art. 2 a LTM, etre teIle

que l'interesse puisse se procurer le minimum necessaire

a son entretien.

Etant donne son etat physique et intellectuel, le recou-

130

Verw .. ltung~. und Disziplinarrechtspflege.

rant n'est pas en mesure de gagner ce minimum. Il s'en-

suit qu'il est au benefice de l'art. 2 lit. a LTM et ne doit

donc pas meme la taxe personnelle.

Par ces ILotUti,

le Tribunal jideraJ prononce :

Le recours est admis et le recourant est exonere du

paiement de la taxe militaire pour l'annee 1930.

21. Auszug aus t1em tl'rteil vom 19. Kärz 1931

i. S. Büchler und Eonsorten gegen eidg. Steuerverwaltung.

S t e III p e lab gab e n.

Gewinnanteile, die den Mitgliedern

einer Genossenschaft auf Grund ihres genossenschaftlichen'

Beteiligungsrechtes ausgerichtet werden, unterliegen der eid-

genössischen Stelllpelabgabe auf Coupons, auch, wenn die

Genossenschaft keine besonderen Ausweise für die Geltend-

roachung des Gewinnbeteiligungsanspruchs (Coupons oder

andere Urkunden) ausgegeben hat.

(Tatbestand gekürzt.) A. -

Die am 16. Januar 1891

gegründete Genossenschaft « Vereinsdruckerei » mit Sitz

in Bern (SHAB 1891, Nr. 22 vQm 2. Februar 1891) be-

zweckt nach ihren Statuten vom 18. November 1922 den

Betrieb einer oder mehrerer Buchdruckereien und die

Herausgabe von Zeitungen, speziell des (i Anzeigers für

die Stadt Bern » (Art. 1). Das notwendige Genossenschafts-

kapital wird durch die Genossenschafter beschafft. Die

Höhe des Beitrages eines jeden Genossenschafters wird

durch die Genossenschaft bestimmt (Art. 4). Der Gewinn-

anteil eines Genossenschafters richtet sich nach der Höhe

seiner Beteiligung am Genossenschaftskapital (Art. 25,

Abs. 3). Mitglieder der Genossenschaft sind diejenigen

Firmen und Personen, die ihr zur Zeit angehören oder in

Zukunft durch die Generalversammlung als solche aufge-

nommen werden (Art. 28, Abs. 1). Die Aufnahmebedin-

gungen, insbesondere die Art und Grösse der von ihnen

Bundesrechtliche Abgaben. N° 21.

131

zu leistenden Beiträge, werden in jedem einzelnen Fall von

der Generalversammlung in Würdigung aller Verhältnisse

festgestellt (Art. 29, Satz 2). Einem ausgeschlossenen

Genossenschafter wird der nach seiner Kapitalbeteiligung

auf den letzten 31. Dezember berechnete Anteil am Rein-

vermögen der Genossenschaft innerhalb 6 Monaten seit

dem Ausschluss ohne Zins ausbezahlt (Art. 32). -

Zur

Zeit besteht die Genossenschaft aus 8 Mitgliedern, von

denen 4 über je 2 Anteilrechte, 4 über je ein Anteilrecht

an der Genossenschaft (im Ganzen 12 Anteile) verfügen.

Die Genossenschaft hat am 23. März 1918 an die Mit-

glieder 12 Obligationen ausgegeben. Sie lauten:

« Obligation. Die Vereinsdruckerei Bern anerkennt Herrn

. ..... ein Kapital von 40,000 Fr. (Vierzigtausend Fran-

ken) schuldig zu sein und verpflichtet sich, dasselbe mit

5 % jährlich zu verzinsen. Das Kapital ist unkiindbar

und wird nur nach gegenseitiger Verständigung zurück-

bezahlt. Eine Verpfändung oder Abtretung dieser Obliga-

tion ist ungültig ». In den Bilanzen der Genossenschaft

wird ein Posten « Obligationen 480,000 Fr. » aufgeführt.

In den Jahren 1922-1929 wurde auf diesen Obligationen

ein Zins von 7 % ausgerichtet. Ausserdem haben die

Genossenschafter Gewinnanteile bezogen, welche sich

1922 bis 1929 zwischen 10,500 Fr. und 19,000 Fr. pro Anteil

und Jahr bewegen.

Die Genossenschaft hat in den Jahrcsaufstellunuen

für die eidgenössischen Stempelabgaben nur die Zinsa~s­

schüttungen auf die Obligationen mit jährlich 33,600 Fr.

angegeben. Die Abgabe wurde von der Steuerverwaltung

jeweilen zum Satz von 3 % (Abgabe auf Coupons von

Stammanteilen) festgesetzt und von der Abgabeschuld-

nerin entrichtet. Weiterhin hat die Genossenschaft im

Jahre 1928 eine Abgabe von 7200,Fr. auf einem Stamm-

kapital von 480,000 Fr. (vor dem 1. April 1918 ausgegebene

Stammkapitalanteile) bezahlt. Nicht angemeldet und bisher

nicht versteuert wurden die erwähnten besonderen Ge-

winnausschüttungen.