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57_III_113

BGE 57 III 113

Bundesgericht (BGE) · 1931-08-10 · Français CH
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SchuldbeLreibungs- und Konkursrecht.

PoursuiLe eL Faillite.

---_.~ .. --

I. ENTSCHEIDUNGEN DER SCHULD-

ßETREIBUNGS- UND KONKURSKAMMER

ARR:mTS DE LA CHAMBRE DES POURSUITES

ET DES FAILLITES

31. Extrait de l'arret du 10 aout 1931

dans la cause Vinardi.

La question de savoir si une certaine dette oblige un debiteur etabJi

a l'etranger, ou si elle oblige sa succursale eil Suisse est 1Ul'.'>

quest ion de droit materiel. En matiE~re de faillite, elle est

tranchee provisoirement par une decision de collocation, et

cette decision ne peut etre attaquee que par la voie judiciaire.

Es ist eine Frage des materiellen Rechtes, ob eine Schuld einen im

Auslande wohnenden Schuldner oder aber dessen schweizerische

Geschäftsniederlassung angehe. Im Konkurse der schweizeri-

schen Filiale ist hierüber im Kollokationsplane zu entscheiden,

und die betreffende Kollokationsverfügung

kann nur durch

Kollokationsklage,angefochten werden.

11 quesito se un debito obblighi 1m debitore stabilito all'estero

oppure una sua succursale posta in Isvizzera e di diritto mate-

riale. En caso di fallimento esso deve essere l'isolto provi-

soriamente in sede di graduatoria e la decisione relativa puo

essere impugnata solo giudizialmentB.

A. -

Le 27 mai 1931, l'office des faillites de Geneve

adepose un etat da collocation danb la faillite de la maison

Camille Vinardi, a Geneve, succursale de la maison Bellardi

& Cie, a Turin. Des creances du Dr Marchioni, ancien

fonde de pouvoirs, y etaient admises.

AS 57 III -

1931

10

114

Schuldbetreibungs- tmd Konkursrecht_ N0 31.

B. -

Le 4 juin 1931, Vinardi aporte plaiute a l'autoriM

cantonale, en concluant a ce que la creance de Marchioni

fUt eliminee de l'etat de collocation. 11 alIeguait que cet

aneien fonde de pouvoirs etait ereaneier de la maison de

Turm et non de la succursale de Geneve, et ne pouvait

done poursuivre celle-ci au for de Geneve, ni participer a

sa faillite.

C. -

Par prononce du 26 jum 1931, l'autorite cantonale

a admis Ia reeevabiliM de la plainte et l'a rejetee au fond.

D. -

Saisi d'un recours, le Tribunal federal a declare

la plainte irrecevable.

Motifs:

1. -

La question dont le recourant a eru pouvoir

saisir l'autoriM de surveillance est de savoir si la creance

du Dr Marchioni oblige 1a succursale de Geneve (en faillite),

ou si elle n'oblige que la maison mere, a savoir la mais on

Bellardi & Cie, a Turin. Or c'est 13. une question de droit

materiel, dont la solution est de la competence exclusive

du juge.

A vrai dire, si cette question avait ete souIevee a l'oc-

casion d'une poursuite, il y aurait lieu d'admettre que

l'autoriM de surveillance eut eu la faculte de la resoudre

provisoirement et -

en cas de doute -

d'autoriser la

poursuite, sous reserve de la decision du juge.

Mais dans la procedure de faillite, au coutraire, il n'y

li:urait aue une raison de provoquer une deeision provisoire

de l'autoriM de poursuite. Pour mieux dire, cette decision

provisoire appartenait a l'administration da la. faillite, qui

l'a prise, en admettant la ereance de Marchioni a l'etat de

collocation. Si 1 'une des personnes ayant qualite pour

attaquer cet etat estimait devoir le faire, il ne Iui restait

qu'a provo quer une decision du juge, en introduisant un

proces de collocation.

Il ressort de ce qui precede que Vinardi a mal proeede en

portant plainte a l'autoriM de surveillance, et que celle-ci

aurait du se declarer incompetente.

Schuldbetreibungs- und Konkursrecht,. N0 32.

115

2. -

Pour admettre 1a recevabilite de la plainte,

l'autorite cantonale a invoque l'attct Pcter, du 30 avril

1914 (RO 40 III, N0 21, JdT. 1914, 112). Elle est partie

de l'idee que, dans cet arret, le Trihunal U~deral avait

adopte une solution contrairc a cellc qui vient d'etre

indiquee SOllE chiffre 1. Or, il n'cn est rien. 11 ne s'agissait

pas a10rs de savoir si certaines creances admises a l'otat de

eoUocation correspondaient ades dettes d'une succursale

suisse, ou ades dettes de la maison mere, situee a I'etranger.

Au contraire, il etait oonstant qu'il s'agissait exclusivcmollt

da dettes de 1a seconde categorie. En d'autres termes, la

question soulevee par le recourant dans la presente espece

ne se posait meme pas dans l'affaire Peter. 11 y a donc,

entre les deux cas, une difference essentielle et, dans ces

conditions, il n'est pas necessaire d'examiner plus amp]e-

ment les motifs dudit arret.

32. Entscheid vom S. September 1931

i. S. Irsparnisanstalt 'l'oggenburg.

Verteilung von gesperrten Mietzinsen bei

K 0 n kur ren z m ehr er erG run d p fan d bot r e i-

b u n gen: Vorrecht des Grundpfandgläubigers (im schlechte-

ren Rang) vor dem Dritten, der zwar ebenfalls Grundpfand-

betreibung mit Mietzinssperre angehoben hatte, aber nur

Faustpfandrechte an Eigentümerpfandtiteln in besserem Rang

hat. Beschwerde poch gegen den Verteilungsplan zulässig

(mindestens wenn nicht der Dritte im Lastenbereinigungs-

verfahren ein Grundpfandrecht angemeldet hatte und dieses

unbestritten geblieben war).

ZGB Art. 806, Verordnung über die Zwangsverwertung von

Grundstücken Art. 35 Abs. 2, 91 ff., 102, 114.

Repartition de loyers perpU8 par l'office en cas de concours de plu-

sieurs poursuites en realisation de gages immobiliers.

Le creancier gagiste de rang posterieur a un droit da preference

par rapport au tiers qui a egalement intente une poursuite

en realisa.tion de gage immobilier avec encaissement des loyers

par l'office, mais qui possooa seulement des droits de gage