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57_III_102

BGE 57 III 102

Bundesgericht (BGE) · 1931-01-01 · Deutsch CH
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lO2

Schuld,betreibungs. und Konklll'Sl'eCht. Ne> 28.

nicht verweigert werden dürfen. Der Qualifizierung der

Abtretung von Masserechtsansprüchen gemäss Art. 260

SchKG als Nebenrecht der Konkursforderung, das bei

(gewillkürter oder gesetzlicher) Abtretung der Konkurs-

forderung (im zivilistischen Sinne) mit dieser übergeht,

steht nicht etwa Ziffer I des obligatorischen Formulares

für die Abtretung von Rechtsansprüchen der Masse gemäss

Art. 260 SchKG entgegen, die lautet : « Eine Abtretung

der Prozessführungsrechte an Dritte ist unstatthaft l) und

freilich als Bestandteil der Konkurs~erordnung anzusehen

ist (vgl. Art. 3 Abs. I KV). Unstatthaft kann nämlich

nach dem Ausgeführten nur die Abtretung der Prozess-

führungsrechte an eine andere Person als den Erwerber

der Konkursforderung des Zessionars der Konkursmasse

(im Sinne des Art. 260 SchKG) sein, und etwas anderes

kaIlD; bei richtiger Betrachtung entgegen BGE 51 m S-

M aus der erwähnten Bedingung nicht gelesen werden,

die immerhin künftig schärfer formuliert werden mag.

Zessionar der in Frage stehenden For<Ierung der Kon-

kursmasse Müller gegen die Mitglieder der Vormund-

schaftsbehörde Muri ist somit nach erfolgter Riickzession

einer der Konkursforderungen der Spar- und Lei.hkasse

in Bern an die Firma Fritz Pulver & Söhne neben der

Spar- und Leihkasse auch die Firma Fritz Pulver &

Söhne, woraus ohne weiteres folgt, dass dem Rekurs Folge

zu geben ist.

Dem'f1..afih erkennt die Sckuldbetr.- u. Konkuf"s'kammer:

Der Rekurs wird begründet erklärt.

28. Arrat du 14 juillet 1931 dans la cause Bakounint.

Sai8ie d~ salaire : Le sa1aire de l'epouse du debiteur ne peut entrer

en hgne de compte dans le calcul de la quotite saisisl!able

que si. le debiteur oot en droit, de ie percevoir pour l'affecter

au palement da la dett.e. En tant que ~soin, le debiteur a un

Schuldbetreibungs. und Konkursyecht. No 28.

loS

droit sur 1e salaire' da sa femme' pour acquitter 100 dettoo du

menage. Le creancier dont la poursuite est fondee sur une

dette de ce genre peut donc exiger que I'office fasse rentrer le

salaire de l'epouse clans le calcul des ressources du debiteur.

Loh 11 P f ä n dun g .:

Bei der Berechnung· der pfändbaren

Quote ist der Arbeitserwerb der Ehefrau nur unter der

Voraussetzung mitzuberüeksichtigen,

dass der Schuldner

einen Rechtsanspruch hat, ihn zur Bezahlung der betreffenden

Schuld heranzuziehen.

Da.s trifft, soweit die Einwerfung

notwendig ist, für Ha.ushaltungsschulden zu. Der Gläubiger,

der für eine'solche Forderung betreibt, kann daher verlangen,

dass das Betreibungsamt den Lohn der Ehefra.u zu demjenigen

des Schuldners hinzurechne.

Pignoramento del salario: Nel fissare la quota pignorabile si ha

da. tener conto deI salario della moglie deI debitore solo in

quanto questi ha il diritto di servirsene per pagare il debito.

Nei limiti deI necessario questo diritto gli compete per pagare

i debiti domestiei. Il ereditore, 180 cui eseeuzione si fonda su

un debito di tal genere, puO esigere ehe l'ufficio tenga conto

deI salario delIa mogl~e allorche valuta le risorse deI debitore.

A. -

Dame Berthe Perrenoud-Hurni, creanciere de

Charles Bakounine en vertu d'un accident dont elle fut

1a victime, et detentrice d'un aCte de d6faut de biens,

a fait s6questrer les salaires, commissions et tantiemes

touches par le debiteur a titre de directaur da 1'« Agence

Meteor» s. A., a Geneve.

L'office des poursuites de Geneve a declare le salaire

du debiteur insaisissable.

B. -

La creanciere a porte plainte a. l'Autorite canto-

nale de surveillance en concluant a ce qu'il lui plaisa

« fixer a 50 fr. par mois le salaire mensuel qui peut etre

saisi par I'office des poursuites sur le salaire de M: Charles

Bakounine, directeur de 1'Agence Meteor ».

O. -

Par prononce du 4 juin 1931, l'Autorite cantonale

de surveillance a admis 1a plainte et ordonne qu'une

rettlllUe de 25 fr. par mois soit pratiquee, au profit de la

. plaignante, sur le salaire de Bakounine a la « Meteor»

S.A.

D. -

Par acte depose en temps utile, Bakounine a

recouru au Tribunal federal.

.AB 67 m -

1931

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Schuldbetreibungs. und Konkursrecht. No 28.

Statuant 8ur ces laUs et con8iderant en droit:

1. -

La question de savoir si et dans quelle mesure

il y a lieu de tenir compte du salaire de la femme du

debiteur,dans l'application de l'art. 93 LP, a ete resolue

par le Tribunal federal dans un recent arret (Affaire

Raschle, 5 mai 1931, RO 57 III N° 18). Dans cet arret,

la Chambre de ceans a releve que le minimum indispen-

sable, au sens de cette disposition, doit etre determine

par la somme des depenses necessaires a l'entretien per-

sonnel du .debiteur et a celui de sa femme, auquel il est

tenu de pourvoir dans tous les eas (art. 160 CCS).

En revanche, P0Ul' etablir les ressources du mari, on

doit tenir compte du produit du travail de l'epouse,

mais en tant seulement que le debiteur possade des droits

sur ce revenu. Or, s'il est exact que le produit du travail

feminin est toujours un bien reserve, quel que soit le

regime matrimonial des epoux (art. 191 eh. 3 CeS), i1

n'en demeure pas moins que l'epouse doit l'affecter, au

besoin, au paiement des dettes du menage (art. 192 al. 2

LP). Dans cette mesure, le mari possade done un droit

sur les gains de sa femme, et. e'est dans eette mesure

egalement que l'on tiendra compte de ces gains pour deter-

miner la quotite saisissable, au sens de I'art. 93 LP.

Il en resulte que seulle creancier dont la poursuite est

fondee sur une dette de menage peut exiger que I'office

fasse rentrer le salaire de la femme du debiteur dans le

calcul des ressources de ce dernier. Quant a celui qui

poursuit le recouvrement d'une autre creance, il ne peut

elever la meme pretention, puisque, dans ce cas, le debi-

teur Im-meme n'a aucun droit sur le produit du travail

de son epouse.

2. -

En l'espece, il est constant que la poursuite de

Dame Perrenoud-Hurni n'est pas basee sur une dette

de menage. C'est donc a tort que l'autorite de surveillance

. genevC?ise a tenu compte du salaire des deux epoux, au

lieu de baser son calcul exclusivement sur le gain personnel

I!!ohuldbetreibungs· und Konlmrereoht (Zivilabtellungen). Na 19.

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du debiteur. D'apres· les pieces du dossier, ce gain ne

depasse pas 200 fr.

3. -

Quant .au minimum indispensable aux deux

epoux, l'autoriM cantonale I'a evalue de 175 a 225 fr.

par mois, soit, en moyenne, a 200 fr. Le salaire du debiteur

n'excede donc pas le minimum d'existence. La decision

prise par l'office le 20 mars 1931 etait ainsi justifiee, et

c'est a tort que l'autoriM cantonale a admis la plainte.

Par ces motifs,

la Ohambre des Pours1tites et des Faillites

du Tribunal f6Ural sui8se

1Won01~ce :

Le recours est admis et les conclusions du recourant

lui sont completement adjugees.

H. URTEILE DER ZIVILABTEILUNGEN

ARR:mTS DES SECTIONS CIVILES

29. Urteil der II. Zlvilabteilung vom 4. Juni 1931

i. S. Wüthrich gegen Pe.rollaz.

An f e c h tun g skI a g e ausser Konkurs: ihr S t r e i t wer t

kann die Verlustscheinforderung nicht übersteigen.

Action revocatoire en dehors de 1& faillite : 1a valeur litigieuse ne

peut depasser 1e montant de 1& creance constatee par l'acte de

d6faut de biens.

. Azione rivocatoria estrafallimentare: il valore litigioso non puö

eccedere l'importo deI credito attestato dall'atto di carenza

di beni.

A. -

Der Kläger; der einen Verlustschein über 3326 Fr.

5 Cts. gegen Vater Ernst Wüthrich erhalten hat, erhob

gegen diesen und dessen Tochter Dorothea Klage über die

Streitfragen ~: