opencaselaw.ch

56_I_398

BGE 56 I 398

Bundesgericht (BGE) · 1930-01-01 · Français CH
Source Original Export Word PDF BibTeX RIS
Volltext (verifizierbarer Originaltext)

398

Verwaltungs- und Disziplina.rrechtspflege.

Der Entscheid der Vorinstanz ist demnach aufzuheben,

womit auch die darin enthaltene Kostenverfügung dahin-

fällt.

Sollten die betreffenden Kosten bereits bezogen

sein, so wären sie dem :Beschwerdeführer zuriiekzuer-

statten.

V. SOZIALVERSICHERUNG

ASSURANCES SOCIALES

64. Arrit du 16 octabre 183Q dans la causa aaiase nationale

. nisse daaaurance 8ll ca; d'accicleata

contre Office fedtr41 des &8B11J'a1lCtl aocial ....

Art. 16 eh. 3 da l'ordonnance I sur l'assuranee aooidantB du

25 mars 1916 : Un depöt da 1000 A 1200 Iitres d'aJoooI A

92,5 degres es{; un «d6pöt an grand d'esprit da vin" au sens

da eat artiele.

A. -

La. maison Dornier & Cle, a Fleurier, fabrique

des sirops et des spiritueux. POUI' les besoins de la distil-

lation, elle a en depOt 1000 A 1200 Iitres d'alooOl de la

~e, a 92,5 degr6s, qu'elle conserve dans un reservoir

ordinaire en fer.

Par dooision du 14 mars 1930, la Caisse nationale a,

en appIication des art. 16 eh. 3, et 6 de l'ordonnance I

sur l'assuranoo-aecidents du 25 mars 1916, soumis !es

employes et ouvriers de MM. Domier & eie a l'assurance

obligatoire, avec effet a partir du 21 fevrier 1929 pour les

acoidents professionnels, et du 21 novembre 1929 pour les

accidents non professionnels. Les employes de' bureau et

les voyageurs ont ete exemptes de cette obligation.

B. -

MM. Domier & eie ont def6ri cette dooision a

I'Office fedemI des assurances sooiales. ns en ont demande

rannulation en faisant valoir que l'aloool en leur possession

399

ne peut etre considere oomme D.Il «depOt en grand» au

sens de l'art. 16 de l'ordon.na.noo I. Leur personnel a

toujours ere assure aupres de oompagnies privees.

Statuant le 3 juillet 1930, l'Offioo federal des assurances

sooiales a admis le reoours et annuIe la decision da soumis-

sion du 14 mars. n a estime que I'on ne peut assimiler

I'aleool possede par MM. Domier &. Cle a «l'esprit da

vin » vis6 par l'art. 16 eh. 3 da l'ordonnanoo I et se reMro

a cet egard a une dooision Branca contre Caisse nationale,

du II juillet 1924. Mille a mille deux cents litres d'aloool

ne peuvent etre oonsideres comme un « depöt en grand ».

La Caisse nationale a, d'ailleurs, fait oomprondre qu'elle

acoopterait Bans diffieulMs une interpretation restrictive

de oette presoription.

O. -

La Caisse nationale suisse d'assuranoe en cas

d'accidents a interjete en temps utile un reoours de droit

administratif au Tribunal federal. Elle conclut a l'annu-

lation de la dooision de l'Office et au rojet du pourvoi

forme par MY. Domier & eie contre leur soumission a

l'assurance obligatoire. A l'appui de ces conolusions, elle

fait valoir que la presoription de l'art. 16 eh. 3 de l'ordon-

nanoe I, qui oblige l'entrepreneur a s'assurer, meme s'il

n'est pas soumis a la loi sur le travail dans les fabriques,

lorsqu'il a un «depöt en grand d'esprit de vin &, ne fait

qu'executer le. principe consaore par l'art. 60 bis litt. b

LAMA. Aux termes de cet article, le Conseil federal est

autorise a declarer l'assuranoe obligatoire applicable aux

entreprises qui, a titre professionnel, produisent, emploient

en grande quantite ou ont en depot en grande quantite

des matieres explosibles ou dangereuses pour 130 sanre.

Le fait que de grandes quantites d'une substaI).ce aussi

explosible et inflammable que l'alco01 sont conservees

dans une entreprise offre certains risques pour lepersonnel.

Ces risques sont identiques, qu'il s'agisse d'alcool fait

avec du vin ou d'aloool produit avec d'autres substances.

n se justifie donc de soumettre les detenteurs de ces

liquides aux memes presoriptions. Le terme «esprit de

AB 56 I -

USO

27

400

Verwaltungs· und Disziplinarrechtspflege.

vin », a, d'ailleurs, dans l'ordonnance I, une portee gene-

rique; il s'applique atout alcool a haute teneur s'enflam-

mant facilement et explosible, lorsqu'il est meIe a l'air.

TI ne peut y avoir de doute qu'un depöt d'aloool de l'impor- .

tance de.celui de MM. Dornier & Oie, lesquels emploient,

par dessus le marcM, une ohaudiere a vapeur, offre pour

le personnel des risques de nature a justifier la soumission

de l'entreprise a l'assurance obligatoire.

L'Office fMeml des assurances sociales eonolut a

I'admission du recours. Les explications fournies par la

Caisse nationale dans le recours de droit administratif

l'ont convaincu du ma.l fonde de sa decision. TI aurait

deja admis, en premiere instance, les conclusions da la

Oaisse, sißelle-ci n'avait pas declare, dans ses observations,

qu'elle ~e s'opposait pas a une interpretation restrictive

de I'art. 16 de l'ordonnance I.

MM. Dornier & Oie concluent a la confirmation de la

deoisio~ attaquee. TIs reprennent leurs arguments prece.,.

dents et alleguent que l'aloool en leur possession n'est

pas de l'esprit de vin au sens de l'ordo~ance I.

n. -

La juge delegue a designe oomme expert judioiaire

M. Kreis, professeur de chimie a l'UniversiM de BaJe et

prepose au controle des denrees alinientaire du. canton

de BaJe-Ville. Cet expert dOOla:re que l'alcool a 92,5 degres

employe par la maison Dornier & Oie est un aloool brut

purifie titrant au moins 95 % d'alcool en volume. L'art. 291

de l'oclonnance sur les denrees alimentaires, du 23 ferner

1926, donne a l'alcool de cette quaHte le nom de trois-six

mais, dans le langage courant, on l'appelle frequemment

esprit de vin. Las termes correspondants de « Sprit» et

« spirito » sont d'ailleurs employes dans les textes alle-

mand et italien de l'art. 291 pour indiquer le trois-six et

1a pharmacopre helvetique considere i'alcool et l'esprit

de vin comme synonymes. La trois-six dont se servent

MM. Dornier & Oie eclate aussi facilement qua l'alcooI

fait avoo du vin. D'apres les renseignements de l'expert,

un depöt de 1000 a 1200 Iitres d'alcool doit etre considere

Sozialversicherung. N0 64.

401

comme « grand» au sens de l'art. 16 eh. 3 et presente

certains risques d'explosion.

Gonsiderant en droit:

1. -

MM. Dornier & eie ont aHegue que la prescription

de I 'art. 16 oh. 3 de l'ordonnance I -

d'apres laquelle

les entreprises ayant un (oision de la Caisse

nationale soumettant l'entreprise de MM. Dornier & eie

a; l'assuranoe obligatoire.

VI. BEAMTENRECHT

STATUT DES FONOTIONNAIRES

65. Auszug a.us dem Urteil der Bea.mtenka.mmer

vom 29. September 1930

i. S. S. gegen Itreisdirektion II S. B. B.

1. Zulässigkeit einer Feststellungsklage im Verfahren nach

Art. 17 Ahs. 1 lit. a VDG und Art. 60 Abs. 1 des Beamten-

gesetzes ? (Erw. 2.)

2. Eine Feststelhmgsklage kann nur auf Feststellung eines

Rechtsverhältnisses, nicht einer Ta.tsache (Geisteszustand des

Klägers) gehen. (Erw. 2.)

_ Rechtsnatur eine.'l Feststellungsbegehrens im letztem Sinn.

(Erw.2.)

3. Art. 31 Ahs. 1 Ziff. 9 und 55 des Bea.mtengesetzes, Art. 40

Abs. 1 VDG, Art. 19 Ziff. 3 BG vom 1. Februar 1923 betr.

die Organisation der S.B.B. : die Kompetenz zur Wiederein-

setzung eines Beamten steht dem· Bundesgericht nur im

Rahmen seiner Disziplinarkompetenz zu; sonst aber hat es

allenfalls nur zu prüfen, ob die Entlassung (neben dem

Pensionsanspruch) einen Entschädigungsanspruch begründe.

(Erw 3.)

.

4. Art. 55 Abs. 5 des Bea.mtengesetzes : Das BundesgerIcht hat

zu prüfen, ob der Entlassene ta.tsächlich in einem Mass inva.lid

ge~esen sei, das die Entla.'lSung ohne Entschädigung recht-

fert.igte.

A. -

Der Kläger war seit Jahren im Dienste der

S.B.B., und zwar am 31. Dezember 1927 als BureaugehHfe

I. Klasse der Kreisdirektion H. Mit dem Inkrafttreten

des neuen Beamtengesetzes auf 1. Januar 1928 wurde er

unter die Verwaltungsbeamten I. Klasse eingereiht.

Beamtenrecht. No 65.

403

Am 27. April 1925, anlässlioh der Reorganisation der

Bundesbahnen, hatte er das Gesuch um Pensionierung

unter gleiohzeitiger Zusprechung einer Entsohädigung

gestellt, weil er bei den Beförderungen nicht entspreohend

seinen Verdiensten gewürdigt worden sei. Die General-

direktion hat es am 2. Dezember 1925 mit Rücksicht auf

das Alter des Klägers (unter vierzig Jahren) und auf

dessen weitere Verwendbarkeit in der gleiohen Stelle

abgewiesen.

Mit dem Inkrafttreten des neuen Beamtengesetzes

wurden die Bureaugehilfen I. Klasse teils -

wie der

Kläger selber -

unter die Verwaltungsbeamten I. Klasse

(15. Besoldungsklasse), teils unter die Sekretäre und

Revisoren (12. Besoldungsklasse) eingeteilt. Der Kläger

beschwerte sich nun in einer Reihe von Eingaben gegen

seine Einreihung in die 15. Besoldungsklasse und ver-

langte die Versetzung in die 12. Klasse als Revisor. Er

erhielt den Bescheid, seine Leistungen würden wohl

anerkannt, doch ginge ihm die persönliche Eignung für

eine VorgesetztensteIle ab.

Daraufhin unternahm der Kläger Schritte, um in den

Ruhestand versetzt zu werden. Er wendete sich an den

Arzt Dr. N. in Luzern, verzichtete dann aber auf dessen

Zeugnis, weil dieser (gemäss einer später dem Oberbahn-

arzt gegebenen Auskunft) zum Schlusse kam, dass die

Erlebnisse des Klägers in der letzten Zeit wohl eine

gewisse Störung seiner Arbeitsfähigkeit bedingen, dass

aber auoh seine Konstitution schuld daran sei, dass er so

häufig Konflikte mit der SBB hatte 'und eine unüber-

sehbare Reihe von Reklamationen und Eingaben machte.

« Diese meine Auffassung, die ioh ihm mündlich ausein-

andersetzte, veranlasste ihn, mich zu ersuchen, kein

Zeugnis auszustellen, da er meine Meinung über seine

seelisehe Struktur nicht teilen könne. Ursprünglich stellte

ich ihm eine Privatrechnung aus, doch bestand er darauf,

dass ich dieselbe der BB ausstelle, was ich mit dem aus-

drücklichen Bemerken tat, dass keine spezialärztliche