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56_I_145

BGE 56 I 145

Bundesgericht (BGE) · 1930-01-01 · Deutsch CH
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Verwaltungs~ und Disziplinarrechtspflege.

Zivilstandsamt Heiden und die Vorinstanz zur Bestäti-

gung dieser Anweisung veranlasste, sind vielmehr «prak-

tische I) Gründe. Sie wollen der Möglichkeit Rechnung

tragen, dass von Bruderer oder der Gemeinde Walzen-

hausen gleichwohl noch Klage erhoben und die Klage

vom Richter aus irgendeinem Grunde gutgeheissen werden

könnte, worauf der Eintrag über die Heimatberechti-

gung des Kindes im Zivilstandsregister wieder geän-

dert werden müsste; der Notwendigkeit einer solchen

Aenderung soll vorgebeugt werden, indem der unbenützte

Ablauf der Klagefrist erst eingetragen werde, wenn es

auch innert der neu angesetzten W mefrist von vierzehn

Tagen nicht zur Klage komme. Wie wenig begründet die

Befürchtung ist, eine .gegen den Einspruch gerichtete

Klage könnte noch geschützt werden, ergibt sich aus

dem, was oben ausgeführt wurde. Das ist aber nicht ent-

scheidend. Der Entscheid der Vorinstanz ist aus einem

andern Grunde unhaltbar. Zwar soll durch die Anweisung

an das Zivilstandsamt Heiden nicht die in Art. 305 ZGB

vorgesehene dreimonatige Klagefrist erstreckt werden .

. Die Vorinstanz verkennt nicht, dass mit dem Ablauf

dieser Frist das Recht, auf Abweisung des Einspruches

zu klagen, endgültig verwirkt war. Sie will bloss den

registerrechtlichen Akt, welcher auf den unbenützten

Ablauf der Frist hin vorzunehmen ist, hinausschieben,

um ihn nicht später unter Umständen wieder aufheben

zu müssen. Allein eine derartige Suspension des Register-

eintrages braucht sich derjenige, der Einspruch erhoben

hat, nicht gefallen zu lassen. Ist die Klagefrist' unbenützt

abgelaufen, so hat er ein Interesse daran, dass ihm die

Beweislast für diese Tatsache durch Eintragung im Zivil-

standsregister abgenommen werde. Wie jedem andern,

der eine registerrechtlich erhebliche Tatsache nachgewie-

sen hat, steht ihm deshalb das Recht zu, den sofortigen

Eintrag zu verlangen. Hier hat der Eintrag auf Grund

des. beim zuständigen Richter eingeholten Berichtes sogar

von Amtes wegen zu erfolgen (Art. 111 ZDV). Dass später

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:ßeamtenrecht. No 27.

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der Ablauf der Klagefrist doch noch bestritten und so

die nachträgliche Anfechtung des Einspruches versucht

werden könnte, steht deni Eintrag nicht entgegen. Der

Möglichkeit der Bestreitung ist jeder Eintrag ausgesetzt.

Wollte man darauf Rücksicht nehmen, so könnte über-

na..upt nie etwas eingetragen werden. Ausserdem ist es,

wie schon erwähnt, wegen der sich aus dem Eintrag erge-

benden Rechtsvermutung gerade für den Fall der Bestrei-

tung einer Tatsache wichtig, dass sie im Register ein-

getragen ist.

Demnach erkennt das Bundesgericht:

Die Beschwerde wird gutgeheissen~ der Entscheid des

Regierungsrates des Kantons Appenzell A. Rh. vom

28. Januar 1930 aufgehoben und das Zivilstandsamt

Heiden zu den Amtshandlungen nach Art. 111 Abs. 4:

ZDV ange~esen.

III.BEAMTENBECHT

STATUT DES FONCTIONNAIRES

21. ktrait 4t 1'.a:l'it de la Ohambre du CoJitentieux

.4es fonctiOJl1aires d.1l 19 mai 1930 dans la cause XstraiUer

C()ntre Oaisse d'assvance .des fonctioDllaires, employss

et 01lvnera. fSdsraux.

La fait qu'un gardE:.frontiere a eM licencie en vertu de l'art. 70

du reglement pour le corps federni des gardes~frontiere (licen-

ciement dit administratif) et non de l'art. 120 du meme regle.

ment (licenciement dit disciplinaire) ne signifie pas qu'il ait

sans autre droit a une rente ou a une indemniM unique. Ses

droits a. cet 6ga.rd Sont fixes par les dispositions des statuts

da la Caisse d'assurance des fonctiounaires, employes et ouvriers

federaux.

AS 56 I ~ 1930

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Verwaltungs- und Disziplinarrechtspflege.

Resume des /aits.

Le 30 novembre 1927, le demandeur, engage en 191 ~

comme:garde-frontiere, fut licencie pour la fin de l'annee

1927 par la Direction generale des Douanes. Le renvoi

etait prononce en vertu de l'art. 70 du reglement pour

le corps federal des gardes-frontiere (licenciement admi-

nistratif).

En novembre 1929, le demandeur ouvrit devant 16"

Tribunal federal, jugeant en instance unique, une action

tendant a ce que la Caisse d'assurance des fonctionnaires,

employes et ouvriers federaux fut condamnee a lui accorder

ses prestations.

1.

2.

Extrait des moti/s.

3. -

Les conclusions subsidiaires du demandeur ten-

dent a l'allocation d'une indemniM unique de 6300 fr.

Elles sont basees sur l'art. 41 StCAF, lequel prescrit que

(j les assures qui, apres l'expiration de la cinquieme annee"

mais avant la fin de leur quinzieme annee de service,

ne sont pas reelus ou sont congedies sans qu'il y ait faute

de leur part » ont droit a une indemnite dont le montant

est proportionne au nombre des annees de service.

Le demandeur pretend toutefois qu'en l'espece 16"

Tribunal de ceans n'a pas a .examiner s'il a eM licencie

par sa faute, cette question ayant deja eM implicitement·

resolue en sa faveur par la decision de la Direction generale

des douanes pronon\lant son licenciement en vertu da

1 'art. 70, et non de l'art. 127 du reglement pour le corps

federal des gardes-frontiere.

Ce dernier article prescrit que (< le licenciement statue.

comme mesure disciplinaire est la resiliation de l'engage-

ment moyennant l'observation du delai reglementaire dec

denonciation. L'effet de cette peine est de priver celui

qui en est frappe de ses droits a la Caisse d'assurancec

des fonctionnaires, employes et ouvriers iederaux, etant,

Beamtenrecht N° 27.

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donne que c'est a sa propre faute qu'il doit d'etre

congedie. Demeure en outre reserve le licenciement admi-

nistratif prononce en vertu de l'art. 70 ci-dessus.)}

L'alinea I de l'art. 70, applique en l'espece par la Direc-

tion generale des douanes, est par contre libelle comme

suit:

(< Le licenciement est prononce par la Direction generale

des douanes lorsque l'employe n'est pas qualifie pour le

service de garde-frontiere ou si d'autres raisons justifient

ladite mesure. En ce qui concerne le licenciement statue

comme sanction disciplinaire, il est renvoye aux dispositions

du chapitre VI ci-apres I),

et l'alinea 4 du meme article prevoit que (< le droit a l'allo-

cation d'une rente par la Caisse d'assurance des fonc-

tionnaires, employes et ouvriers federaux est fixe par les

dispositions respectives de la loi federale concernant

cette caisse. »

Le demandeur infere de ces textes que seuls les assures

frappes de la sanction du licenciement disciplinaire perdent

leurs droits aux prestations de la caisse d'assurance

federale, tandis que tous ceux qui ont ere renvoyes en

vertu de l'article 70 (licenciement administratif) auraient

ip80 facto droit a une rente ou a une indemniM unique,

sans qu'il y ait lieu de rechercher s'ils ont eM congedies

sans faute de leur part.

Ce point de vue est toutefois manifestement incompa-

tible avec la teneur precise de l'art. 70 al. 4 du reglement,

lequel ne dit pas qu'une rente (ou une in('lmnite) sera

payee aux assures renvoyes en vertu de cetw disposition

reglementaire, mais se borne a rappeier que leurs droits

sont fixes par les dispositions de la loi federale sur la caisse

d'assuranee des fonctionnaires, employes et ouvriers

federaux. Comme l'art. 2 de eette loi prescrit que « les

statuts de la caisse determinent plus &pecialement les

caMgories de personnes assurees et les prestations en

faveur des assures et de leurs survivants I), la reserve de

l'article 70 al. 4 ne constitue done en realite qu'un renvoi

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Verwaltungs- und Disziplinarroohtspflege.

pur et Bimpleaux statuts de la caisse d'assurance. Ür,

ceux-ci prev:oient expressement(art. 24 et 41) que las

prestationsd'assnrance (rente ou indemnite unique)

ne peuvent etre accordees aux assures, non reelus ou

eongedies, que si le licenciement a .8te prononce «sans

qu'll y ait eu faute de leur part ».11 s'ensuit. que, contrai-

rement a ce que le demandeur pretend, 180 question de la

faute n'ayant pasete implicitement resolue en sa faveur

par la decisi0n pronon9ant son renvoi en vertu de l'article

70 du reglement, doit etre examineeet tranchee par 1e

Tribunal de ceans.

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STAATSRECHT

DROIT PUBLIC

--

I. NIEDERLASSUNGSFREIHEIT

LIBERTE D'ETABLISSEMENT

28. Anit C1u a1luin 1930 dans Ja cause Deiago

contre Departement C1e Justice et Police d.u Canton de Vaud •.

Etablissement. Privation des droits civiques. Art. 45, 31. 2, Const.

fed.

La fait da tolere;r pendant un cartain tamps BUr la territoire du

canton un citoyen prive deses droits civiques n'enleve pas a.

ce ca.nton le droit de l'expulser en vertu de l'art_ 45 al. 2.

Const. Md. (Consid. 1.)

La privation des droits politiques est assimilable a. 180 privation

des droits civiques, lors meme qu'elle resulteraitde l'appli-

cation d'une loielectorale et n'aurait pas ete prononcee par

le juge penal, pourvu qu'elle soit 180 consequence directe d'une

condamnation penale prononcee dans 1e canton Oll cette

dooheance est encourue. Elle produit alors ses effets· aussi

dans les autres cantons. (Consid. 1.)

,

Reserves quant a. l'application de Ja. loi electora1e dans des cas da

minime importance et quant a. 180 dUIee de 180 privation :des

droits politiques. (Consid. 2.)

A. -

La 6 mai 1929, le Departement vaudois deJustice

et Police 80 expulse le recourant du territoire du canton

et, par decision du 30 janvier 1930, ila confirme cette

mesure par le motif que DCfago a. encouru deux condam-

nations penales pour vol et ne jouit pas de ses I droits

civiques, en application da l'art. 5 da la loi va.laisanne

du 23 mai 1908 sur les votations et elections, qui est ainsi

conc;u:

AS 56 1-1930

.11