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Staatsrecht.
nichl ein persönlicher Anspruch auf Handhabung des
Art. 131 des Baugesetzes zu, so hat man es bei der
Gewährung der Baubewilligung nicht mit ein,er sie
p~rsönlich treffenden Verfügung im Sinne von Art. 178
Ziff. 2 OG zu tun, woraus folgt, dass die Beschwerde-
führdin zur Beschwerde nicht legitimiert ist. Sie ver-
trilt darin keine anderen Interessen, als diejenigen,
welche der Stadtrat und in oberer Instanz der Regie-
rungsrat von Amtes wegen zu beachten berufen sind.
Die Beschwerdeführerin hat denn auch ihren persön-
lichen, nachbarrechtlichen Anspruch auf Unterlassung
des beabsichtigten Baues durch eine besondere, « privat-
rechtliche)l Einsprache zur Geltung gebracht, die der
Ausführung des Bauvorhabens entgegensteht, bis sie
durch den Richter beseitigt ist (siehe Art. 143 und 145
des städt. Baugesetzes), und zur Beseitigung dieser Eill-
sprache hat der Beschwerdegegner bereits den Richter
angerufen. Das zeigt ebenfalls, dass der 'nachbarrecht-
liehe Anspruch der BeschwerdeführeriIl auf Unterlassung
des beabsichtiglen Baues nicht auf dem \Vege der staats-
rechtlichen Beschwerde gegen die ErteiIung der Bau-
bewilligung verfolgt werden kann. Übrigens hat die
Beschwerdeführerin selber in der neben der privatrechl-
liehen erhobenen öffentlichrechtlichen Einsprache nur
den Art, 6 des Baugesetzes angerufen, der den Stadtrat
verpflichtet, bei der Ausf~hrung von Bauten auf dk
äussf:re Gestaltung und auf die Übereinstimmung mil
der Umgehung zu achten, und sie hat dmill lediglich auf
dil' pIivatrechtliche Einsprache, die sich auf Art. 134 des
Baugeselzes und Art. 684 ZGB stützte, verwiesen.
In dem diese letztere Einsprache betreffenden gericht-
lichen Vt'rfahren ist ihr persönlicher, aus dem Nachbar-
recht hergeleileter Anspruch zur Geltung zu bringen,
was zum Schulze ihrer Interessen völlig genügt.
Demnach erkennt das Bundesgericht:
Auf den Rekurs wird nicht eingetreten.
Lo\tl'l"icgl;sclz. '\";;1;.
B. STRAFRECHT
DROIT PENAL
LOTTERIEGESE'l'Z
LOI SUR LES LOTERIES
56. Artet da la. Cour da ca.ssa.tion pena.la du 19 decambra 1927
dans la cause Goeldlin contre 'I'ribllna.l corractionnal
da la. Sa.rine.
La loi fed. sur les loteries prohihe toutes les rormcs de !>1'lltn
d temperament de valeurs 1I
lots, pareille vente existanl
aussitöt que l'acheteur a la faculte d'aequitler Je prix el!
deux ou pltlsieurs versements partiels,
A. -
Par office du 10 .iuillet 1926, I'AdmiIlistratiol1
feclerale des contributiollS, sectioll des droils eIl' tim 1m.'
et des loteries, mandait au Departement de .Justice d
Police du Canton de Fribourg ce qui suit :
« Lors d'une recente inspec.tiOll au siege de la B~lIlqut'
et SociHe commerciale en votre ville, BOUS [lyons COllS-
tate qu'il y est frequemment ouvert des comptes eomants
ades clients ne disposant pas dl' fonds suffisants pour k
paiement integral des valeurs a lots achetees a Ja Banqut'
precitee. Dans ces cas-Ia, l'acheteur est renchl attelllif
au fait qu'il lui est loisible de s'acquittcl' de sa deUe ü
son gn.\ par exemple au moyen de versements tnenslll'ls
de 5 fr. ou dc 10 fr. Lorsque le desir eil psl t'xpriuH\ la
Banque s'offre de prendre chaque mois eIl l"emboUrsemelll
le montant fixe par le elient, Nons voyons dans eette
maniere de procMer une infraction aux dispositions
legales teIles qu'elles sont contenues aux art. 30 et 32
de Ia loi ferlerale sur les loteries et les paris professionncls,
ainsi qu'a l'art. 43 de l'ordonnance d'execution dl' cette
·W-l
Strafrechl.
loi, etant donne qu'il s'agit en l'occurrence de paiement
du prix cl'achat de valeurs a lots au moyen de versements
reguliers, determines d'avance. Le fait que Ia periodicite
des acomptes a eU fixee ensuite du desir de l'acheteur
cst sans importance, les prescriptions citees etant for-
int'lIes. En consequence, nous avons l'honnenr, en vertu
des art. 39 ct 47 de la loi precitee, de vous prier de bien
vouloir donner acette affaire la suite qu'elle comporte .... »
La Dircction de la Police cantonale transmit cette
denoneiation au Ministere public fribourgeois. Cclui-ci
entendit M. Greldlin, directeur de la Banque et SociHe
eommerciale.
Greldlin reconnut avoir insere dans le numero de
juillet du journal «Der Beobachter » l'article incrimine
par l'administration federale et qui est ainsi coI14tu :
,(Zahlreiche Anfragen betreffend Einzahlung in monat-
lichen Quoten a 5 oder 10 Fr. beantworten wir dahin, dass
{lies gerne geschehen kann, wenn der Teilnehmer das
wünscht und verlangt und werden wir in diesen Fällen
bei jedem Monatswechsel die Nachnahme zusammen
mit der Ziehungsliste zustellen und die bezahlten Beiträge
dem Konto-Korrent eines jeden Teilnehmers gutschreiben.
Dagegen dürfen wir nach demneuen Gesetz -keine be-
stimmten Zahlungen im voraus vorschreib;n. Jeder
Käufer von Originallosen kann den Kaufpreis innerhalb
-der Einzahlungsfrist nach $einem Belieben einzahlen,
sofern die Zinsen und Spesen für die jeweils laufende
Schuldsumme (siehe Prospekt) welche jedes Quartal
nachgenommen, pünktlich bezahlt werden. Wird monat-
liche oder vierteljährliche Zahlung wie oben gewünscht,
so reduzieren sich die Zinsen wie die Schuldsumme pro
rata lemporis nach geleisteten Abzahlungen. »
Et Greldlin d'observer: «Nous ne fixons d'avance ni
le montant d'amortissement ni des versements reguliers
et nous nous conformons strictement aux prescriptions
de !'art. 43 a1. 2» de l'ordonnance d'exeeution de Ia loi
fedcraic Sl1f les loteries. « Nous nous mettons a la dispo-
sition du dient pour prendre en remboursement, sur sa
.I
Lollcriegesclz. :\" 5li.
demande expresse, les amortissements qu'jJ desirl' dfl'('-
tuer sur son compte. »
Le Ministere publie ne donna pas d'autre suite ~\ la
denonciation.
Par office du 4 mai 1927, l'Administration fcderale
des contributions reviut a Ia charge aupres du Depart('-
ment de Justice ci Police fribourgeois. Elle relevai t qm'
« la Banque et Societe Commcrdale eontinue eneon',
ainsi que cela ressort du journal « I'Observateur » publii'
par elle sous Ia responsabilite de M, A. G(rIdIin, a vendn'
par acomptes des valeurs a lots. Cela a lien hien qlll'
par l'abrogation, effectuee le 12 novembre 1926, de rart.
43 de l'ordonmmce d'execlltion du 27 mai 1924 de In
loi fec1erale sm les loteries, toute apparencl' dl' legaliti'
ait meme Me enIevee aux velltes par acomptes dl' la
Banqm:' et Societe Commerciale.» En eonseque!lct',
l'administration priait l'autorite eantonale dl' prcndre
en eonsideration la plainte du 10 juillet H)26 d
SOll
complement du 4 mai 1927.
B. -
Traduit devant le Tribunal eorreclionnl'l dl' la
Sarine, Greldlin a ete, par jugement du 22 jllill 1 H27,
« reconnu coupable de contravention aux art. :32 d 39
a1. 3 dl' Ia loi federale du 8 juin 1923 sur les loteries et
les paris professionnels et condamw\ CIl applicatioll eies
memes dispositions, a une amende dl' police dc 100 fr.
ainsi qu'a tous les frais pellaux. »
Interroge, le prevellu a dec1are:
« Nous n'avons
jamais preserit a nos eHents des versements periodiqlles :
nous le debitöns de la somme due pour l'achnt des lots
et portons au credit de son compte 1\.'s ycrsements qu'iI
nous fait. Si, au bout de 3 mois, il suspend les paiements
des interets, nous l'avisons dl' payer, faute dl' quoi le
marche sera annule et les versements rembourses sous
deduction des frais. La vente a temperament Hant intcl'-
dite, nous avons, par une publication dans notre .iournal
« L'Observateur », avise nos clients que, s'ils Ie desiraient
et le demandaient, nous continuerions a leur adresser
tous les lll:0is unremböursement. Nus;clients erdre eil' vue quc Ia vente a credit
ll'a pas N l 20 le paiement du prix d'ilchat n'a pas lieu an moyen
de versements reguliers, fixes d'avance;
» 30 le prix cl'achat ne cU'passe pas la valeur de COlUS
et, pour les titres d'emprunts non encore enth~rement
places, ]a valeur nominale cles titres;
» 40 (sans interet eil l'espece). »
L'art.13 a He abroge par arrete du Conseil federal
du 12 novembre 1926 et remplace par un nouvel article
43 qui assimile aux loteries les operations faites d'apres
lc procede dit de la « boule de neige ». Cet arrete est
entre eil vigueur le 22 novembre 1926.
Le recourant a He denonce le 10 juillet 1926 pour
Lotteriegesetz. i\:0 5ü.
des actes commis avant l'abrogation de I'OL de 1924
et Ie 4 mai 1927 pour des actes commis apres
c(:~ttt.
abrogation.
Le jugement du Tribunal correctionncl de la Sarine
ne distingue pas expressement entre ces actes; il semble
a. premiere vue Iaisser hors de cause les operations poste-
neures au 22 novembre 1926, car il ne eite que « le rap-
port de l'Administration fMerale df'S contributions du 10
juillet 1926», sans faire mention de la denonciation
comph~mentaire du 4 mai 1927, et dans ses considerants
il se borne a reproduire l'article insere dans le « Beob-
achter » du mois de juillet 1926 sans dire que le recourant
a.it fait ~araitre de semblables entrefilets apres I'abroga-
tiOn de lordonnance de 1924. Toutefois, comme le juge-
ment reieve que « Goeldlin reconnait en outre que des
clients paient des acomptes mensuels ou qn'on leur
adresse tous les mois un remboursement I), on peut
admettre que le Tribunal a aussi pris cn consideration
les faits posterieurs au 22 novembre 1926 et envisage
l'ensemble des actes du recourant comme un delit
continu, constituant I'infraction prevue aux art. 32 et 3g
a1. 3 de la LL.
D'autre part, le Tribunal correctionnel ne fait aucnne
allusion a l'art. 43 OL de 1924. Ce silen ce ne peut s'intcr-
preter qu'en ce sens que l'instance cantonale s'est ralliee
implicitement a la maniere cle voir de I' Administration
des contributions, d'apres laquelle cette disposition nc
joue aucun role, meme P0Hr les faits anterieurs a son
abrogation, parce qu'elle a He reconnue {(illegale I).
D'ou il suit logiquement qu'il n'y a pas lieu de distinguer
entre les actes commis avant ct ceux commis apres le
22 novembre 1926, rart. 32 etant seul applicable cl
n'ayant pas He modifie.
Cette argumentation est erronee. II va de soi quc
celui qui se conforme a un arrete regulierement promul-
gue ne saurait Hre reconnu coupable de contravention
anssi Iongtemps que I'arrete est en vigueur. La loi pro-
AS 53 1 -
1927
"":/
,,~ .26
410
SLrafrecht.
tege le justiciable qui l'observe. Et si le legislateur est
libre d'abroger une loi penale quand il estime avoir fait
fausse route, il ne peut atteindre apres coup les actes
accomplis sous l'empire de cette loi et en harmonie avec
ses prescriptions. Adopter la solution contraire, c'est
supprimer toute securite du droit.
2. -
Le Tribunal correctionnel aurait done du distin-
guer entre les actes reproches a Greldlin et dire si les
faits anterieurs a l'abrogation de l'ordonnance sont
couverts par l'art. 43. Il n'est cependant pas necessaire
de renvoyer la cause a l'illstanee cantonale POUf ~tre
statue a nouveau, car la condamnation du recourant ne
viole ni l'art. 32 LL ni l'art. 43 OL ancien.
Les actes incrimines consistent dans la vente de valeurs
a lots en compte courant, l'acheteur devant faire un
versement immMiat de 10 fr. et ayant la faculte de payer
le solde dans l'espace de deux ans par des acomptes
qui ne doivent pas ~tre inferieurs a 5 ou 10 fr.
Le recourant soutient qu'on n'est pas en presence
d'une « vente a temperament)) tout d'abord parce que
le titre n'est pas livre immMiatement a l'acheteur, mais
seulement un certificat de depöt, et que, suivant rart.
226 CO, il n'y a vente a temperament que « lorsqu'une
chose mobiliere a He vendue et livree sous la condition
que le prix serait paye par acomptes ».
Cette objection est sans valeur. Le legislateur fMeral
n'etait nullement tenu d'adopter la definition donnee
par l'art. 226 CO. Illui Hait loisible de prohiber toutes
les formes de vente par acomptes de valeurs a lots en
interdisant comme il l'a fait a l'art. 32 LL d'une fac;on
generale Ja vente a temperament de pareilles valeurs.
Il atteignait de la sorte toutes les combinaisons et tous
les arrangements de paiements partiels echelonnes par
lesquels on draine l'epargne en incitant des personnes
inexperimentees a prendre inconsiderement des engage-
ments au-dessus de leurs forces, allechees et trompees
qu'eUes sont par le montant modere du premier ver-
sement ct le eredit accorde pour le solde.
Lotteriegesetz. N° 56.
<111
Que le legislateurs n'ait pas voulu restreindre la notion
de la vente a temperament de valeurs ä lots, cela ressort
a l'evidence du message du Conseil fMeral du 13 uout
1918 (Feuille fMerale 1918 IV p. 360 et sv.) OU on
lit: « Le legislateur federal ne saurait se dispense ..
de consacrer tout specialement son attention a une
serie d'operations commerciales qui font encore actuelle-
ment un tort considerable dans une partie importanh'
de notre pays. 11 s'agit avant tout de la vente a tempera-
ment, c'est-a-dire de la vente des titres dans laquelle
l'acheteur s'acquitte par une succession de paiements
partiels. Cette modalite de vente, malheureusement fort
en vogue, constitue l'une des manifestations les plus
deplorables du jeu de hasard. C'est par elle que de grosses
sommes d'argent peniblement gagnees vont rempUr la
poche de quelques speculateurs sans vergogne.. .... On
pourrait. ....... adopter une mesure de repression peu
rigoureuse en stipulant la prohibition de vendre des
valeurs a primes sans remettre simultanement ceHes-ci
a l'acheteur. Mais nous preferons le moyen plus radical,
adopte aZurich, qui consiste dans la prohibition pure
et simple de vendre a temperament les titres d'emprullts
a primes. ») On voit que le Conseil fMeral considere comme
devant etre prohibee en tout premier lieu la vente de
titres qui ne sont pas remis immMiatement a l'acheteur.
Le recourant tombe donc completement a faux lorsqu'i}
veut exclure de la prohibition precisement cette modalite
de vente. qui est des plus dangereuses.
Les rapporteurs de la Commission du Conseil National
ont egalement vise toutes les formes quelconques de
ventes a temperament, en cOJ;lsigerant comme caracwre
essentiel uniquement le fait que le prix s'acquitte par
acomptes (BuH. stenogr. decembre 1922 p.875). Voici
comment s'est exprime le Conseiller Mächler:
« Im
Art. 37 sind diejenigen Formen des Prämienloshandels
aufgeführt und extra untersagt, welche nach allgemeiner
Auffassung als besonders gefährlich anzusehen sind.
H2
Strafrecht.
Da ist einmal der Ratenloshandel, respektive der Ver-
kauf von Prämienlosen auf Abzahlung, wobei man darauf
ausgeht, den Leuten das Rechtsgeschäft recht günstig,
billig erscheinen zu lassen, dadurch, dass man es ihnen
ermöglicht, das Los gegen wenig Geld zu kaufen,
während die Käufer übersehen, dass der Rest später
fällig wird, vielleicht in einern Moment, wo sie dann
kein Geld haben. Wir kennen ja die Gefahren dieser
Ratenzahlungen auch auf andern Gebieten.» Et le
Conseiller de Dardei a cteclare:
« L'art. 37 prohibe
la vente a temperament, c'est-a-dire la vente par acomptes
de valeurs a lots. C'est la forme la plus insidieuse du
commerce des valeurs a lots; bien des personnes en sont
victimes. »
II resulte de ces considerations que le seul element
constitutif de la vente a temperament prohibee par
l'art. 32 LL et reprimee par l'art. 39 al. 3 reside dans le
paiement du prix par acomptes. La loi ne s'occupe pas
de savoir si des sanctions sont prevues pour le cas OU
l'acheteur serait en demeure pour l'un des versements
partiels, ni si les titres ou les certificats de depots sont
ou non delivres immediatement a l'acquereur, ni si
les acomptes sont determines d'avance et payables a
intervalles reguliers, ni si le prix doit s'acquitter en deux
Oll en plusj(~urs acomptes. Le danger auquelle legislateur
a voulu parer existe dans t?utes ces eventualites et il
n'y a aucun motif de limiter la portee de la loi par des
restrictions qu'elle n'a pas prevues.
Etant donne la teneur toute generale des art. 32 ct
:39 LL, iI est indubitable que les operations du recourant
posterieures a l'abrogation de rart. 43 OL ancien tombent
sous le coup de la loi et que la condamnation prononcee
l'st illattaquable, car celui qui achete «en compte courant»
des valeurs a lots a la Banque et Societe commerciale
verse au moins deux acomptes, run au moment de
racquisition et l'autre dans un delai maximum de deux
ans.
1
Lotteriegesetz. N° 56.
413
3. -
Reste l'exception tiree de l'art. 43 OL ancien
et valable pour les faits anterieurs au 22 novembre
1926. L'alinea premier prohibe toute (convention)1
soit, d'apres le texte allemand, tout « arrangement »)
qui prevoit « en une forme quelconque le paiement du
prix d'achat au moyen de versernents periodiques ».
L'alinea 2 excepte de l'interdiction le paiement du
prix « par voie d'inscription en compte courant », pourvu
que les conditions enumerees sous ch. 1 a 4 soient l'(~ali
sees. L'Administration federale des contributions sou-
tient que le recourant ne s'est point conforme aux con-
ditions 2 (defense de stipuler des versements reguliers
fixes d'avance) et 3 (defense de vendre a un prix depas-
sant la valeur de cours).
Le dossier ne permet pas de dire si le recourant a
ou non enfreint la prescription sous ch. 3, mais on peut
laisser cette question ouverte, car la condition 2 n'est
en tout cas pas remplie et cette circonstance suffit a
justifier le jugerrient du Tribunal correctionnel.
L'ordonnance interdit non seulement la stipulation
de versernents reguliers par le vendeur, mais tout arran-
gement qui regle le montant et le paiement des acomptes;
elle atteint des lors aussi la fixation des paiements partiels
et de leurs echeances par l'acheteur -
modalite adoptee
par lerecourant. Dans l'un et l'autre cas, on est en
presence du « paiement du prix au moyen de versements
reguliers fixes d'avance» et dans run et l'autre cas
l'arrangement devient parfait par l'acceptation des
stipulations soit du vendeur, soit de l'acheteur.
Par ces molils, le Tribunal lideral
rejette le pourvoi.