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O~N·St.
des Art. 119 OR~ indem diese Bestimmung den Schuldner
bei unverschuldeter Erfüllungsunmöglichkeit nur des.-
halb von seiner Haftung, -
die an sich als solche für
. den Schaden wegen Nichterfüllung fortdauern könnte -
befreien will, um ihn gegen die
n ach t eil i gen
Folgen weiterer vertraglicher Gebundenheit sieber zu
stellen. Fällt dieser Zweck insofern ausser Betracht,
als der die Leistungsunmöglichkeit herbeiführende Um-
stand dem Schuldner nicht Nachteile, sondern Vorteile
in Gestalt eines Ersatzes oder Ersatzanspruches für
den weggefallenen Leistungsgegenstand bringt, so ent-
spricht die Befreiung des Schuldners nur dann den
Anforderungen der Billigkeit und liegt nur dann im
Sinne von Art. 119 OR, wenn er die erlangte Ersatz-
leistung dem Gläubiger herausgibt. Bei einer individuell
geschuldeten Sache liegt ·es gewissennassen in der Natur
der Dinge, dass, falls sie nicht geleistet werden kann,
der Anspruch auf die Sache selbst, in den Anspruch
auf das Surrogat übergeht, die Obligation also nicht
vollständig erlischt, sondern nur den Gegenstand ändert.
Hievon ausgehend ist unbedenklich anzunehmen.
dass die Brandentschädigung eine solche Ersatzleistung
für die durch die Feuersbrunst. zerstörten Teile des
Vertragsgegenstandes darstellt (vgl.
OSER,
Komm.
Art. 119, II 4), und daher vom Beklagten herauszugeben
ist, nachdem er die entsprechende Vertragsleistung
der Klägerin in Gestalt der Kaufpreiszahlung empfangen
hat. Dass dieser Ersatz den durch den Brand verursachten
Minderwert der Gebäulichkeiten übersteige. behaup-
tet der Beklagte selbst nicht. Sein Einwand, die Klägerin
habe keinen Schaden erlitten, weil sie das Grundstück
in der Absicht, die Gebäude niederzureissen und einen
Neubau zu erstellen, gekauft habe, ist schon deshalb
nicht zu hören, weil der Vertrag keine Anhaltspunkte
dafür bietet, dass eine solche Veränderung der Kauf-
sache· zum Bestandteil des Vertragsinhaltes geworden
wäre, sodass die Verwendung der gekauften Objekte
ausschliesslich die Käuferin angeht.
Obligationenrecht. N0 32.
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4. -
Ist danach aber das Begehren der Klägerin
um Überlassung der Brandentschädigung prinzipiell
gerechtfertigt, so besteht kein Grund, dieselbe auf den
Betrag von 24,670 Fr. zu beschränken; vielmehr ist
der Beklagte verpflichtet, die gesamte Brandentschä-
digung, auf die er als Ersatz für die beschädigten Ge..,
bäude der Versicherungsanstalt gegenüber einen An-
spruch erworben hat, der Klägerin zu überlassen, ihr
also insbesondere auch seinen Anspruch auf die eventuelle
ausserordentliche Zulage von 4650 Fr. abzutreten.
Demnach erkennt das Bundesgericht :
Die Hauptberufung wird abgewiesen, dagegen die
Anschlussberufung dahin begründet erklärt, dass der
Beklagte in Abänderung des Urteils des Appellations-
hofes des Kantons Bern vom 14. November 1924 ver-
pflichtet wird, den Anspruch auf die gesamte Brand-
entschädigung, mit Einschluss der eventuellen Zulage
von 4650 Fr., an die Klägerin abzutreten.
32. Arrlt 4e 1a Ire Secüon ci.,u. 4u a mars 1996
dans la cause ParaJ1 contre Velocita. s. Ä.
Souscription d'aclions : Nullite d'une convention qui autorise-
rait le souscripteur a differer le versement du solde de sa
souscription «jusqu'au jour ou le change serait redevenu
normal •.
A. -
Le 17 octobre 1917, Louis Payan, transitaire a
Marseille, a signe un « bulletin de souscription » redige
dans les tennes suivants : «(Je soussigne. Louis Payan ....
declare souscrire a cent actions, d'une valeur nominale
de mille francs chacune, de « Velocitas» Transports
internationaux, societe anonyme dont le siege est a
Geneve, que je m'engage a liberer des maintenan~ et
en argent suisse, a raison de six cents francs par actIo~,
le surplus etant payable apremiere demande du ConseIl
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Obügationenrecht. No 32.
d'administration. Je deelare en outre adherer aux statuts
de « Velocitas» dont j'ai pris connaissance. »
Eu execution de cet engagement Payan averse im-
mediatement Ja somme de 60 000 francs suisses.
La Societe lui ayant, en avril 1919, reclame le paye-
ment du solde, Payan lui a ecrit, en date du 5 du meme
mois: «Je verserai lundi 7 courant 40 000 fr. que je
dois encore sur mes actions de notre premiere emission.
Ce reglement sera fait en argent fran~s, et les actions
devront etre liberees en argent suisse. n demeure con-:-
venu que j'aurai la facilite de surseoir a Ja conversion
en francs suisses afin d'attenuer la perte au change ou
l'eviter completement si possible. D'autre part j'aurai
a majorer cette somme de 40 000 fr. des interets arrieres
et ce, eonformement a 1'artic1e 10 de nos statuts ...... ».
La Societe a repondu a' cette lettre le 8 avril dans les
termes suivants : « Sur votre lettre adressee aux admi-
nistrateurs a Geneve, il y a lieu d'y ajouter apres les
mots « ...... surseoir a la conversion en francs suisses »:
« jusqu'au moment oil le Conseil d'administration en
decidera autrement I). 11 est evident que le Conseil d'ad-
ministration, dont vous faites partie, cherchera le moment
qui sera le plus propice aux actionnaires pour faire la
conversi,on et le retardera le .plus possible, mais d'un
autre cöte vous conviendrez que cette conversion ne
pourra etre differee indefiniment, c'est pourquoi cette
reserve s'impose ».
•
Payan ayant verse les 40 000 francs franc;ais annonces,
a ete credite de cette somme en un compte francs fran-
~ais, et debite en meme temps de 40 000 fr. suisses
en un compte en monnaie suisse, et le 10 avril 1919 le
rec;u ci-apres lui a ete delivre: « Rec;u de Monsieur
Louis Payan, administrateur de la SociHea Velocitas »
la somme de quarante mille francs en argent franc;ais -
pour solde de sa souscription de 100 actions de 1000 francs
aux conditions de Ia lettre recomm~ndee que Monsieur
Louis Payan a adressee le 5 courant aux Administra-
Obligationearecht. N° 32.
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teurs de ladite societe a Geneve et de notre lettre du
8 couran! a lui adressee ».
Le 22 juillet 1921, la Societe a ecrit a Payan: « Le
Conseil d'administration de notre SociCte, dans sa seance,
d'hier, est revenu sur les comptes qu'll vous avait ou-
verts en 1919, soit: un compte francs suisses debiteur
de 40 000 fr. et un compte francs fran~ais crediteur de
40000 fr. n estime que pour des raisons de reguIarite,
il doit vous demander l'egalisation des ecritures. En
consequence nous vous prions de vouloir bien nous faire
parvenir la somme de 40 000 fr. suisses et de notre
cöte nous vous couvrirons du montant de 40 000 fr.
franc;ais que vons nous avez depose en date du 10 avril
1919 ».
Cette tentative n'ayant pas eu de succes,la Societe
lui a eerit a nouveau en date du 4 octobre dans les termes
suivants: « Nous comprenons fort bien qu'il vous soit
penible de proceder actuellement au remboursement
de l'avance argent suisse qui vous a ete consentie, soit :
40000 fr. plus interets 5333 fr. 35 = total 45 333 fr. 35,
argent suisse. 11 aurait Cte certainement plus agreable,
pour vous et pour nous, de voir le change ~emonter
au pair. L'operation de liquidation se serait faite alors
d'elle-meme. La situation est devenue plus dure, au
lieu de s'ameliorer. Et il est plus que probable qu'une
attente quelconque aurait pour vous des consequences
encore plus prejudiciables. Lorsque "avance en francs
suisses vous a He consentie, il a ete nettement specifie
que le Conseil se reservait le droit d'en reclamer, a son
. gre, le remboursement. Notre Conseil a patiente tant
qu'il a pu. Le resserrement de notre tresorerie,le contrOle
effectue par nos banquiers ont amene la situation a un
point tel que nous ne pouvons plus attendre ...... ».
Payan etait invite en consequence a verser immediate-
ment le montant deja reclame.
n repondit par lettre du 7 octo~re 1921 qu'il Hait
dans l'impossibilite absolue de donner suite a la demande.
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ObliptionemedJt. N° 32.
B. -
Par exploit du 19 juillet 1~ la Societe etant
entree en liquidation, ses liquidateurs ont assigne. Payan
devant le Tribunal de premiere instance de Geneve aux
, fins de s'ouir condamner ä payer a la Societe la somme
de 40000 francs suisses avec inte~ts au 6% des le
10 avril 1919.
Payan commenc;a par exciper de l'incompetence des
tribunaux suisses. Cette exception fut ecartee par arr~t
de la Cour de Justice civile de Geneve du 9 octobre 1923.
Un recours de droit public fut interjete contre rette
decision et rejete par un arret du Tribunal fooeral en
date du 8 decembre 1923.
La cause etant retournee devant le Tribunal de pre-
miere instance pour r examen au fond, Payan a conelu
au deboutement de la demanderesse en soutenant qu'il
etait au benefice d'un tenne; qu'en effet lorsqu'il fut
sollicite par le Conseil d'administration de souscrire
ä des actions et d'accepter un siege d'administrateur,
il posa comme condition fonnelle qu'il aurait la faculte
de verser en argent fran<;ais le solde de sa souscription
en 40 000 fr. et que la conversion de cette somme en
argent suisse ne pourrait etre exigee que lorsque le
change serait redevenu nonnal. La mise en liquidation
de la Societe ne peut, disait-il, lui faire perdre le bene-
fiee du 'tenne convenu. Il invoquait egalement le fait
que les actions lui furent remises avec la mention qu'elles
etaient entierement liberees 'ainsi que les tennes du
rec;u du 10 avril 1919.
La demanderesse a persiste dans ses conclusions.
Le bulletin de souscription signe par Payan prevoit,
soutenait-elle, le payement des actions en argent suisse
aussi bien pour le premier versement que pour le second.
Si la Socit~te a consenti ä recevoir provisoirement 40 000
francs franc;ais, ce n'est pas a titre d'accompte mais a
titre de depot destine a servir de garantie pour les 40 000
francs suisses qui restaient dus. Dans la correspondance
la Societe a pris soin de specifier que le Conseil d'adminis-
Obligationenrecht. N0 32.
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tration se reservait de fixer l'epoque de la conv;ersion
et d'exiger le payement en argent suisse. Le tenne
invoque par Payan n'existe donc pas. Mais m~e si ce
tenne avait ete consenti par le Conseil d'administration,
Payan ne serait pas en droit de s'en prevaloir, car des
arrangements particuliers de cette nature ne seraient
pas opposables a la Societe ni a ses creanciers.
C. -
Par jugement du 17 mai 1924, le Tribunal a
condamne Payan ä payer ä la demanderesse la somme de
40000 fr. avec inter~ts au 6% des le 10 avril 1919.
Sur appel de Payan, la Cour de Justice civile de Ge-
neve a confinne ce jugement par arret du 23 decembre
1924.
D. -
Payan a recouru en refonne en reprenant ses
conclusions liberatoires et en concluant subsidiairement
au renvoi de la cause devant l'instance cantonale pour
complement d'instruction.
« Velocitas» S. A. en liquidation a conclu au rejet
du recours et a la confinnation du jugement.
Considiranl en droit :
-
................................................................. * * *0* * •••••
3. -
Mais a supposer meme que le recourant eut
reussi a rapporter cette preuve, autrement dit que les
administrateurs de la Societe eussent reeilement eon-
senti ä lui accorder le terme qu'il pretend, l'action n'en
devrait pas moins etre declaree fondee.
Ainsi que la partie intimee 1'a justement releve, le
Tribunal federal a juge, en effet, a maintes reprises
que le fait de souscrire au capital d'une societe par actions
emportait un engagement direct aussi bien envers les
creanciers de la societe qu'envers les autres actionnaires,
de teile sorte, notamment, que le souscripteur n'etait
pas recevable ä opposer a la demande en payement du
montant de sa souscription une exception tiree de rer-
reur ou du dol dont il aurait ete victime lors de la sous-
cription, a raison de faits imputables aux fondateurs ou
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Obligationesredlt. N° 32'.
aux organes de la societe (cf. ZELLER, art. 616 note 7
et les arr~ts cites; cf. egalement RO 32 11 N° 16; arr~t
du 25 fevrier 1915 dans la cause lselin c. Caisse d'epargne
et de prets de Steckborn, Journal des Trib. 1915 p. 546
et suiv.). Or s'll est vrai que le recourant n'excipe ni de
l'erreur ni du dol, il suffit toutefois de tirer les conse-
quences de ce meme principe pour Mre logiquement
amene a denier toute efficacite, a l'egard de la Societe
ou des creanciers, a un arrangement tel que celui qui est
invoque en l'espece. Le motif essentiel a la base des
decisions rappelees ci-dessus etait tire, en effet, de la
nature m~me des soch~tes par actions, autrement dit
de la necessite de sauvegarder le principe de la fixite
du capital social, fixite qui constitue la garantie primor-
diale des tiers. Peu importe des lors la nature de l'ex-
ception soulevee si, pratiquement, elle a pour resultat
de porter atteinte a cette regle essentielle. Or en l'espece
precisement il n'est pas douteux que l'execution de la
convention alleguee permettrait en fait au recourant de
differer indefiniment le versement de la part encore due
sur les titres, ce qui, pratiquement, equivaudrait pour
les autres actionnaires a une repartition inegale des
charges et, d'autre part, presenterait pour les creanciers
sociaux les m~mes inconvenients exactement qu'une
reduction du capital social obtenue en dehors· des formes
legales.
Le Tribunal fediral prononce:
Le recours est rejete et rarret attaque est confirme.
Obügationenrecht. N0 33.
33. trrteU der L Zi'fila.btei111111 vom 10. Kirz 1925
i. S. Akti.1Iolagtt Norclilka. Handelsbanken
gegen :Bau Kancle1sbank.
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Art. 102 OR.Auftrag. Haftung bei Checkrälschung. Das zwi-
schen dem Aussteller und dem Bezogenen inbezug auf den
Check bestehende zivilrechtliche Verhältnis ist dasjenige
des Auftrages. Die bezogene Bank, die ohne Verschulden
ihrerseits den gefälschten Check eingelöst hat, kann sich
nicht auf Art. 402, Abs. 1 OR berufen, wohl aber auf Abs. 2,
soweit die ausstellende Bank ihre Schuldlosigkeit nicht zu
beweisen vermag, wobei ein strenger Masstab anzulegen ist.
A. -
Am 3. Juli 1923 liess sich ein Unbekannter, der
sich als Edouard Willemin ausgab, gegen Zahlung des
Gegenwertes in schwedischer Währung von der Klägerin
in Göteborg einen Check über 34,000 Fr. an seine Ordre
ausstellen, auf welchem die Klägerin als Ausstellerin
und die Beklagte als Bezogene figurierte. Die Klägerin
verwendete dabei ihr eigenes Checkformular, das _ die
Nr. 7004 trug. Am selben Tag liess sie, unter gleichzeitiger
überweisung von 35,000 Fr .• einen schriftlichen Avis
an die Beklagte abgehen mit dem Ersuchen, den Check
Nr. /'004 einzulösen. Mit Schreiben vom 7. Juli 1923
bestätigte der Beklagte den Empfang des Avis und der
Checkdeckung. Am 10. Juli brachte der angebliche
Willemin den Check Nr. 7004 der Klägerin in Göteborg
zurück, da er keine Verwendung dafür habe und er-
suchte sie, ihm den Gegenwert zurückzugeben. Die
Klägerin entsprach dem Begehren, teilte der Beklagten
am gleichen Tage die Annullierung des Checks schriftlich
mit und bat sie um Gutschrift der überwiesenen Deckung.
Ebenfalls am 10. Juli wurde der Beklagten in Basel ein
nachgemachtes 'Exemplar des Checks Nr. 7004 präsen-
tiert und von ihr eingelöst. Als ihr am 14. Juli die An-
nullierungsanzeige der Klägerin zuging, berichtete s~e
sofort dass sie den Check ausbezahlt habe, und weI-
gerte ~ich, die Deckung der Ausstellerin gutzuschreiben.