opencaselaw.ch

51_II_177

BGE 51 II 177

Bundesgericht (BGE) · 1925-01-01 · Deutsch CH
Quelle Original Export Word PDF BibTeX RIS
Volltext (verifizierbarer Originaltext)

176

O~N·St.

des Art. 119 OR~ indem diese Bestimmung den Schuldner

bei unverschuldeter Erfüllungsunmöglichkeit nur des.-

halb von seiner Haftung, -

die an sich als solche für

. den Schaden wegen Nichterfüllung fortdauern könnte -

befreien will, um ihn gegen die

n ach t eil i gen

Folgen weiterer vertraglicher Gebundenheit sieber zu

stellen. Fällt dieser Zweck insofern ausser Betracht,

als der die Leistungsunmöglichkeit herbeiführende Um-

stand dem Schuldner nicht Nachteile, sondern Vorteile

in Gestalt eines Ersatzes oder Ersatzanspruches für

den weggefallenen Leistungsgegenstand bringt, so ent-

spricht die Befreiung des Schuldners nur dann den

Anforderungen der Billigkeit und liegt nur dann im

Sinne von Art. 119 OR, wenn er die erlangte Ersatz-

leistung dem Gläubiger herausgibt. Bei einer individuell

geschuldeten Sache liegt ·es gewissennassen in der Natur

der Dinge, dass, falls sie nicht geleistet werden kann,

der Anspruch auf die Sache selbst, in den Anspruch

auf das Surrogat übergeht, die Obligation also nicht

vollständig erlischt, sondern nur den Gegenstand ändert.

Hievon ausgehend ist unbedenklich anzunehmen.

dass die Brandentschädigung eine solche Ersatzleistung

für die durch die Feuersbrunst. zerstörten Teile des

Vertragsgegenstandes darstellt (vgl.

OSER,

Komm.

Art. 119, II 4), und daher vom Beklagten herauszugeben

ist, nachdem er die entsprechende Vertragsleistung

der Klägerin in Gestalt der Kaufpreiszahlung empfangen

hat. Dass dieser Ersatz den durch den Brand verursachten

Minderwert der Gebäulichkeiten übersteige. behaup-

tet der Beklagte selbst nicht. Sein Einwand, die Klägerin

habe keinen Schaden erlitten, weil sie das Grundstück

in der Absicht, die Gebäude niederzureissen und einen

Neubau zu erstellen, gekauft habe, ist schon deshalb

nicht zu hören, weil der Vertrag keine Anhaltspunkte

dafür bietet, dass eine solche Veränderung der Kauf-

sache· zum Bestandteil des Vertragsinhaltes geworden

wäre, sodass die Verwendung der gekauften Objekte

ausschliesslich die Käuferin angeht.

Obligationenrecht. N0 32.

177

4. -

Ist danach aber das Begehren der Klägerin

um Überlassung der Brandentschädigung prinzipiell

gerechtfertigt, so besteht kein Grund, dieselbe auf den

Betrag von 24,670 Fr. zu beschränken; vielmehr ist

der Beklagte verpflichtet, die gesamte Brandentschä-

digung, auf die er als Ersatz für die beschädigten Ge..,

bäude der Versicherungsanstalt gegenüber einen An-

spruch erworben hat, der Klägerin zu überlassen, ihr

also insbesondere auch seinen Anspruch auf die eventuelle

ausserordentliche Zulage von 4650 Fr. abzutreten.

Demnach erkennt das Bundesgericht :

Die Hauptberufung wird abgewiesen, dagegen die

Anschlussberufung dahin begründet erklärt, dass der

Beklagte in Abänderung des Urteils des Appellations-

hofes des Kantons Bern vom 14. November 1924 ver-

pflichtet wird, den Anspruch auf die gesamte Brand-

entschädigung, mit Einschluss der eventuellen Zulage

von 4650 Fr., an die Klägerin abzutreten.

32. Arrlt 4e 1a Ire Secüon ci.,u. 4u a mars 1996

dans la cause ParaJ1 contre Velocita. s. Ä.

Souscription d'aclions : Nullite d'une convention qui autorise-

rait le souscripteur a differer le versement du solde de sa

souscription «jusqu'au jour ou le change serait redevenu

normal •.

A. -

Le 17 octobre 1917, Louis Payan, transitaire a

Marseille, a signe un « bulletin de souscription » redige

dans les tennes suivants : «(Je soussigne. Louis Payan ....

declare souscrire a cent actions, d'une valeur nominale

de mille francs chacune, de « Velocitas» Transports

internationaux, societe anonyme dont le siege est a

Geneve, que je m'engage a liberer des maintenan~ et

en argent suisse, a raison de six cents francs par actIo~,

le surplus etant payable apremiere demande du ConseIl

178

Obügationenrecht. No 32.

d'administration. Je deelare en outre adherer aux statuts

de « Velocitas» dont j'ai pris connaissance. »

Eu execution de cet engagement Payan averse im-

mediatement Ja somme de 60 000 francs suisses.

La Societe lui ayant, en avril 1919, reclame le paye-

ment du solde, Payan lui a ecrit, en date du 5 du meme

mois: «Je verserai lundi 7 courant 40 000 fr. que je

dois encore sur mes actions de notre premiere emission.

Ce reglement sera fait en argent fran~s, et les actions

devront etre liberees en argent suisse. n demeure con-:-

venu que j'aurai la facilite de surseoir a Ja conversion

en francs suisses afin d'attenuer la perte au change ou

l'eviter completement si possible. D'autre part j'aurai

a majorer cette somme de 40 000 fr. des interets arrieres

et ce, eonformement a 1'artic1e 10 de nos statuts ...... ».

La Societe a repondu a' cette lettre le 8 avril dans les

termes suivants : « Sur votre lettre adressee aux admi-

nistrateurs a Geneve, il y a lieu d'y ajouter apres les

mots « ...... surseoir a la conversion en francs suisses »:

« jusqu'au moment oil le Conseil d'administration en

decidera autrement I). 11 est evident que le Conseil d'ad-

ministration, dont vous faites partie, cherchera le moment

qui sera le plus propice aux actionnaires pour faire la

conversi,on et le retardera le .plus possible, mais d'un

autre cöte vous conviendrez que cette conversion ne

pourra etre differee indefiniment, c'est pourquoi cette

reserve s'impose ».

Payan ayant verse les 40 000 francs franc;ais annonces,

a ete credite de cette somme en un compte francs fran-

~ais, et debite en meme temps de 40 000 fr. suisses

en un compte en monnaie suisse, et le 10 avril 1919 le

rec;u ci-apres lui a ete delivre: « Rec;u de Monsieur

Louis Payan, administrateur de la SociHea Velocitas »

la somme de quarante mille francs en argent franc;ais -

pour solde de sa souscription de 100 actions de 1000 francs

aux conditions de Ia lettre recomm~ndee que Monsieur

Louis Payan a adressee le 5 courant aux Administra-

Obligationearecht. N° 32.

179

teurs de ladite societe a Geneve et de notre lettre du

8 couran! a lui adressee ».

Le 22 juillet 1921, la Societe a ecrit a Payan: « Le

Conseil d'administration de notre SociCte, dans sa seance,

d'hier, est revenu sur les comptes qu'll vous avait ou-

verts en 1919, soit: un compte francs suisses debiteur

de 40 000 fr. et un compte francs fran~ais crediteur de

40000 fr. n estime que pour des raisons de reguIarite,

il doit vous demander l'egalisation des ecritures. En

consequence nous vous prions de vouloir bien nous faire

parvenir la somme de 40 000 fr. suisses et de notre

cöte nous vous couvrirons du montant de 40 000 fr.

franc;ais que vons nous avez depose en date du 10 avril

1919 ».

Cette tentative n'ayant pas eu de succes,la Societe

lui a eerit a nouveau en date du 4 octobre dans les termes

suivants: « Nous comprenons fort bien qu'il vous soit

penible de proceder actuellement au remboursement

de l'avance argent suisse qui vous a ete consentie, soit :

40000 fr. plus interets 5333 fr. 35 = total 45 333 fr. 35,

argent suisse. 11 aurait Cte certainement plus agreable,

pour vous et pour nous, de voir le change ~emonter

au pair. L'operation de liquidation se serait faite alors

d'elle-meme. La situation est devenue plus dure, au

lieu de s'ameliorer. Et il est plus que probable qu'une

attente quelconque aurait pour vous des consequences

encore plus prejudiciables. Lorsque "avance en francs

suisses vous a He consentie, il a ete nettement specifie

que le Conseil se reservait le droit d'en reclamer, a son

. gre, le remboursement. Notre Conseil a patiente tant

qu'il a pu. Le resserrement de notre tresorerie,le contrOle

effectue par nos banquiers ont amene la situation a un

point tel que nous ne pouvons plus attendre ...... ».

Payan etait invite en consequence a verser immediate-

ment le montant deja reclame.

n repondit par lettre du 7 octo~re 1921 qu'il Hait

dans l'impossibilite absolue de donner suite a la demande.

180

ObliptionemedJt. N° 32.

B. -

Par exploit du 19 juillet 1~ la Societe etant

entree en liquidation, ses liquidateurs ont assigne. Payan

devant le Tribunal de premiere instance de Geneve aux

, fins de s'ouir condamner ä payer a la Societe la somme

de 40000 francs suisses avec inte~ts au 6% des le

10 avril 1919.

Payan commenc;a par exciper de l'incompetence des

tribunaux suisses. Cette exception fut ecartee par arr~t

de la Cour de Justice civile de Geneve du 9 octobre 1923.

Un recours de droit public fut interjete contre rette

decision et rejete par un arret du Tribunal fooeral en

date du 8 decembre 1923.

La cause etant retournee devant le Tribunal de pre-

miere instance pour r examen au fond, Payan a conelu

au deboutement de la demanderesse en soutenant qu'il

etait au benefice d'un tenne; qu'en effet lorsqu'il fut

sollicite par le Conseil d'administration de souscrire

ä des actions et d'accepter un siege d'administrateur,

il posa comme condition fonnelle qu'il aurait la faculte

de verser en argent fran<;ais le solde de sa souscription

en 40 000 fr. et que la conversion de cette somme en

argent suisse ne pourrait etre exigee que lorsque le

change serait redevenu nonnal. La mise en liquidation

de la Societe ne peut, disait-il, lui faire perdre le bene-

fiee du 'tenne convenu. Il invoquait egalement le fait

que les actions lui furent remises avec la mention qu'elles

etaient entierement liberees 'ainsi que les tennes du

rec;u du 10 avril 1919.

La demanderesse a persiste dans ses conclusions.

Le bulletin de souscription signe par Payan prevoit,

soutenait-elle, le payement des actions en argent suisse

aussi bien pour le premier versement que pour le second.

Si la Socit~te a consenti ä recevoir provisoirement 40 000

francs franc;ais, ce n'est pas a titre d'accompte mais a

titre de depot destine a servir de garantie pour les 40 000

francs suisses qui restaient dus. Dans la correspondance

la Societe a pris soin de specifier que le Conseil d'adminis-

Obligationenrecht. N0 32.

181

tration se reservait de fixer l'epoque de la conv;ersion

et d'exiger le payement en argent suisse. Le tenne

invoque par Payan n'existe donc pas. Mais m~e si ce

tenne avait ete consenti par le Conseil d'administration,

Payan ne serait pas en droit de s'en prevaloir, car des

arrangements particuliers de cette nature ne seraient

pas opposables a la Societe ni a ses creanciers.

C. -

Par jugement du 17 mai 1924, le Tribunal a

condamne Payan ä payer ä la demanderesse la somme de

40000 fr. avec inter~ts au 6% des le 10 avril 1919.

Sur appel de Payan, la Cour de Justice civile de Ge-

neve a confinne ce jugement par arret du 23 decembre

1924.

D. -

Payan a recouru en refonne en reprenant ses

conclusions liberatoires et en concluant subsidiairement

au renvoi de la cause devant l'instance cantonale pour

complement d'instruction.

« Velocitas» S. A. en liquidation a conclu au rejet

du recours et a la confinnation du jugement.

Considiranl en droit :

-

................................................................. * * *0* * •••••

3. -

Mais a supposer meme que le recourant eut

reussi a rapporter cette preuve, autrement dit que les

administrateurs de la Societe eussent reeilement eon-

senti ä lui accorder le terme qu'il pretend, l'action n'en

devrait pas moins etre declaree fondee.

Ainsi que la partie intimee 1'a justement releve, le

Tribunal federal a juge, en effet, a maintes reprises

que le fait de souscrire au capital d'une societe par actions

emportait un engagement direct aussi bien envers les

creanciers de la societe qu'envers les autres actionnaires,

de teile sorte, notamment, que le souscripteur n'etait

pas recevable ä opposer a la demande en payement du

montant de sa souscription une exception tiree de rer-

reur ou du dol dont il aurait ete victime lors de la sous-

cription, a raison de faits imputables aux fondateurs ou

182

Obligationesredlt. N° 32'.

aux organes de la societe (cf. ZELLER, art. 616 note 7

et les arr~ts cites; cf. egalement RO 32 11 N° 16; arr~t

du 25 fevrier 1915 dans la cause lselin c. Caisse d'epargne

et de prets de Steckborn, Journal des Trib. 1915 p. 546

et suiv.). Or s'll est vrai que le recourant n'excipe ni de

l'erreur ni du dol, il suffit toutefois de tirer les conse-

quences de ce meme principe pour Mre logiquement

amene a denier toute efficacite, a l'egard de la Societe

ou des creanciers, a un arrangement tel que celui qui est

invoque en l'espece. Le motif essentiel a la base des

decisions rappelees ci-dessus etait tire, en effet, de la

nature m~me des soch~tes par actions, autrement dit

de la necessite de sauvegarder le principe de la fixite

du capital social, fixite qui constitue la garantie primor-

diale des tiers. Peu importe des lors la nature de l'ex-

ception soulevee si, pratiquement, elle a pour resultat

de porter atteinte a cette regle essentielle. Or en l'espece

precisement il n'est pas douteux que l'execution de la

convention alleguee permettrait en fait au recourant de

differer indefiniment le versement de la part encore due

sur les titres, ce qui, pratiquement, equivaudrait pour

les autres actionnaires a une repartition inegale des

charges et, d'autre part, presenterait pour les creanciers

sociaux les m~mes inconvenients exactement qu'une

reduction du capital social obtenue en dehors· des formes

legales.

Le Tribunal fediral prononce:

Le recours est rejete et rarret attaque est confirme.

Obügationenrecht. N0 33.

33. trrteU der L Zi'fila.btei111111 vom 10. Kirz 1925

i. S. Akti.1Iolagtt Norclilka. Handelsbanken

gegen :Bau Kancle1sbank.

183

Art. 102 OR.Auftrag. Haftung bei Checkrälschung. Das zwi-

schen dem Aussteller und dem Bezogenen inbezug auf den

Check bestehende zivilrechtliche Verhältnis ist dasjenige

des Auftrages. Die bezogene Bank, die ohne Verschulden

ihrerseits den gefälschten Check eingelöst hat, kann sich

nicht auf Art. 402, Abs. 1 OR berufen, wohl aber auf Abs. 2,

soweit die ausstellende Bank ihre Schuldlosigkeit nicht zu

beweisen vermag, wobei ein strenger Masstab anzulegen ist.

A. -

Am 3. Juli 1923 liess sich ein Unbekannter, der

sich als Edouard Willemin ausgab, gegen Zahlung des

Gegenwertes in schwedischer Währung von der Klägerin

in Göteborg einen Check über 34,000 Fr. an seine Ordre

ausstellen, auf welchem die Klägerin als Ausstellerin

und die Beklagte als Bezogene figurierte. Die Klägerin

verwendete dabei ihr eigenes Checkformular, das _ die

Nr. 7004 trug. Am selben Tag liess sie, unter gleichzeitiger

überweisung von 35,000 Fr .• einen schriftlichen Avis

an die Beklagte abgehen mit dem Ersuchen, den Check

Nr. /'004 einzulösen. Mit Schreiben vom 7. Juli 1923

bestätigte der Beklagte den Empfang des Avis und der

Checkdeckung. Am 10. Juli brachte der angebliche

Willemin den Check Nr. 7004 der Klägerin in Göteborg

zurück, da er keine Verwendung dafür habe und er-

suchte sie, ihm den Gegenwert zurückzugeben. Die

Klägerin entsprach dem Begehren, teilte der Beklagten

am gleichen Tage die Annullierung des Checks schriftlich

mit und bat sie um Gutschrift der überwiesenen Deckung.

Ebenfalls am 10. Juli wurde der Beklagten in Basel ein

nachgemachtes 'Exemplar des Checks Nr. 7004 präsen-

tiert und von ihr eingelöst. Als ihr am 14. Juli die An-

nullierungsanzeige der Klägerin zuging, berichtete s~e

sofort dass sie den Check ausbezahlt habe, und weI-

gerte ~ich, die Deckung der Ausstellerin gutzuschreiben.