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50_I_383

BGE 50 I 383

Bundesgericht (BGE) · 1924-01-01 · Français CH
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Staatsrecht.

spiele in Art. 8 c andere Arten von Belästigungen des

Publikums betreffen, als die in der Hausiertätigkeit der

Agenten der « Ernsten Bibelforscher l) liegende, dass aber,

eben weil es sich um blosse Beispiele handelt, nichts

dagegen eingewendet werden kann, Wenn die Bestim-

mung im vorliegenden Fall angewendet worden ist.

Der Widerruf des der Frau Nörpel erteilten Patentes

sodann hat nicht den Charakter einer Strafe, als welche

er nach Art. 22 ff. des Gesetzes nur im Strafverfahren

hätte erfolgen können, weshalb denn auch die Patent-

gebühr pro ra ta temporis zurückgegeben worden ist. Er

stellt sich vielmehr als einfache Rückgängigmachung

einer administrativen Verfügung auf Grund einer neuen

Sachlage -

Klagen über das Verhalten der Hausierer -

dar, wie sie mangels einer ausdrücklichen sie ausschlies-

senden Gesetzesbestimmung -

und eine solche liegt

hier nicht vor -

aus Art. 4 BV nicht angefochten werden

kann (BGE 43 I Nr. 1).

Auch die Berufung auf die Pressfreiheit erweist sich

nach den Ausführungen in Erw. 2 als unbegründet. Wenn

Gründe öffentlicher Ordnung den Patententzug vor der

Glaubensfreiheit rechtfertigen, so müssen sie das auch

vor der Pressfreiheit tun (BGE 13 Nr. 44).

Demnach erkennt 'das Bundesgericht :

Die Beschwerde wird im Sinne der Erwägungen ab-

gewiesen.

BI. PRESSFREIHEIT

LffiERTE DE LA PRESSE

Vgl. Nr. 59. -

Voir n° 59.

Gerichtsstand. N° 60.

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IV. GERICHTSSTAND -

FOR

60. Arrit d.u a9 novembre 1924

dans la cause Zimmermann contre Ama.ud.ruz.

Const. fed. art. 59. -

Faculte pour le defendeur a l'action

revocatoire de se prevaloir de cette disposition. Assimilation

d'un bureau d'agent d'affaires a un etablissement commer-

cial, relativement au for des reclamations personnelles

ayant leur source dans l'exploitation dudit bureau.

Le recourant est agent d'affaires; il a son domicile

particulier a Sonvilier (Berne) et son bureau a La Chaux-

de-Fonds ou il se rend chaque jour.

En mai 1921 il fut charge par un de ses clients, Paul

Cavin, de negocier avec Armand Montandon la vente

d'un atelier. Le contrat fut signe le 31 mai 1921. Le

prix etait fixe a 13 000 fr., que Montandon s'engageait

a payer comme suit: 1500 fr. comptant, 500 fr. le 31

aout 1921 et le solde a raison de 100 fr. par mois a partir

de juin 1922.

Le 8 novembre 1921, alors que la situation de Cavin

etait devenue precaire, est intervenue entre ce dernier,

toujours represente par le recourant et Montandon, une

convention modifiant le contrat du 31 mai precedent.

Par cette nouvelle convention, Montandon, moyennant

un rabais de 500 fr. s'obligeait a payer par anticipation

une somme de 6700 fr. Sur cette somme 6168 fr. furent

verses par Montandon au recourant en payement d'une

dette de Cavin envers le second.

Le 28 novembre 1921 Cavin demanda un sursis con-

cordataire et obtint un concordat le 23 fevrier 1922.

Le 17 mars 1923 ce concordat fut revoque et Cavin fut

declare en faillite.

Le 8 mai 1924, Amaudruz & CIe, creanciers de Cavin

ct cessionnaires de la masse, ont assigne le recourant

384

Staatsrecht.

devant le Tribunal de La Chaux-de-Fonds en payement

de la somme de 6168 fr., montant de la somme par lui

per~ue le 8 novembre 1921. Ils soutenaient que ce verse-

ment, open~ trois semaines avant le depot de la demande

de sursis concordataire, avait ere fait au mepris des

droits des autres creanciers et constituait un acte revo-

cable au sens de l'art. 288 LP.

D'entree de cause, Zimmermann, invoquant le fait

qu'll avait son domiclle ä. Sonvilier, a excipe de l'incom-

petence des tribunaux neuchätelois.

Par jugement du 4 juillet 1924, le Tribunal canto rial

de Neuchätel, admettant que le bureau d'affaires ex-

plQite par Zimmermann ä. La Chaux-de-Fonds devait

e:tre

a~simileA ä. un etablissement commercial suscep-

tible d entramer la competence des tribunaux de for

pour les reclamations personnelles qui auraient leur

cause dans l'exploitation dudit et tenant, d'autre part,

cette derniere condition po ur realisee en

l'esp~ce, a

ecarre l'exception d'incompetence et condamne Zim-

mermann aux frais et depens de l'incident.

C'est contre ce jugement qu'est dirige le present

rec.ours ä. l'appui duquel le recourant invoque la vio-

lation de l'art. 59 Constitution fMerale. Il conteste

que son bureau puisse etre envisage comme un etablisse-

~e~t, commercial susceptible de creer un for special

a cote du for de son domicile..et conteste egalement que

la reclamation des demandeurs se rattache ä. l'exploi-

tation de cet etablissement.

Amaudruz & Oe ont conclu au rejet du recours.

Considerant en droit r: .

1. -

Ainsi que le Tribunal fMeral l'a dejä. juge (cf.

RO 24 II p. 926), le defendeur ä. l'action revocatoire

est fonde en principe ä. se prevaloir de l'art. 59 Const.

fM.,et le recours, depose en temps utlle, apparait en

consequence comme recevable.

2. -

Le fait que les demandeurs ignoraient que le

Gerichtsstand" N° 60.

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recourant eftt son domicile particulier dans le canton

de Berne ne saurait evidemment priver le recourant

du benefice dudit article (cf. RO 35 I p. 69 consid. 2).

En revanche, il est non moins clair que les exceptions

ou temperaments que la jurisprudence a apportes ä.

l'application de l'art. 59 peuvent etre egalement invo-

ques en< matiere d'action revocatoire. Ce qu'll importe

des lors de rechercher en l'espece, c'est si les circons ...

tances sont teIles qu'elles justifient une derogation au

priilcipe de l'exclusivite du for du domicile.

3. -

L'activite d'un agent d'affaires a surtout un

but lucratif; ä. beaucoup d'egards elle a le caractere

d'une exploitation commerciale. Dans la mesure, par

consequent, oil elle suppose l'existence d'une instal-

lation permanente, on ne voit aucun motif de la sous-

traire aux regles applicables aux etablissements com-

merciaux. Ainsi en a-t-on juge pour les exploitations

agricoles (cf. RO 30 I p. 666) et ä. plus forte raison,

semble-t-il, doit-il en etre de meme dans l'hypothese

envisagee en l'espece. Or, comme l'instance cantonale

le releve ä. juste titre, il est de jurisprudence constante

que l'art. 59 ne met pas obstacle ä. ce que le proprie-

taire d'un etablissement commercial ou industriel,

exer~ant une activite propre et jouissant d'une inde-

pendance relative, soit recherche devant les tribunaux

du for de cet etablissement pour les reclamations per-

sonnelIes dont la cause remonte ä. son exploitation,

quand bien meme < il se trouverait avoir son domicile

ordinaire ou general dans un autre canton (cf. RO 40 I

p. 666; 34 I p. 701).

Que le recourant ait son domicile particulier dans

le canton de Berne, cela n'est pas conteste, mais il n'en

est pas moins vrai que son bureau est installe ä. La

Chaux-de-Fonds, qu'il s'y rend chaque jour et que,

d'apres les pieces du dossier, il s'agit bien d'une instal-

lation permanente. A cet egard, le recours apparait

donc comme mal fonde.

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Staatsrecht.

Quant a savoir si la reclamation des demandeurs

remplit les conditions posees par la jurisprudence pour

entrainer la competence des tribunaux du for de cet

etablissement, l'affirmative s'impose. S'il est vrai que

les pieces du dossier ne permettent pas de determiner

la cause exacte de la creance du recourant contre Cavin,

en revanche il parait bien etabli que si le recourant

s'est trouve, a un moment donne, en possession d'une

partie du prix de vente paye par Montandon et a pu

de la sorte se desinteresser vis-a-vis dudit Cavin, c'est

bien pour avoir encaisse ce prix en qualite d'agent

d'affaires, c'est-a-dire de representant de Cavin dans

les tractations avec Montandon. Or comme c'est juste-

ment le fait de cette compensation qui a donne lieu a

l'ouverture de l'action, on peut tres bien admettre qu'il

existait entre la reclamation des demandeurs et l'exploi-

tation du bureau du recourant un rapport suffisant

pour fonder la competence des tribunaux du for de

cet etablissement.

Le Tribunal fideral prononce :

Le recours est rejete.

61. Urteil vom a7. Dezember 1924

i. S. Bucher gegen Obergericht Zürich.

Art. 312 ZGB. Wo befindet sich für die Vaterschaftsklage des

Kindes der Gerichtsstand des «\Vohnsitzes der klagen-

den Partei zur Zeit der Geburt» ? Hat die Mutter an

ihrem Wohnsitz zur Zeit der Niederkunft oder am Wohn-

sitze des Beklagten geklagt, und ist dieser Prozess noch

hängig, so kann auch eine spätere Klage des Kindes nur

am gleichen Orte eingeleitet werden und umgekehrt.

A. -

Am 31. Januar 1924 kam im Mütterheim

Schanzacker in Zürich die 1897 geborene Marie Katharina

Bucher von Burgrieden (Württemberg) mit einem aus-

Gerichtsstand. N° 61.

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serehelichen Kinde Robert, dem heutigen Rekurrenten

nieder. Sie war vom Dezember 1922 bis Mitte September

1923 in Arosa in Stellung gewesen und hatte dort die

Bekanntschaft des heutigen Rekursbeklagten Robert

Amrein gemacht.

Am 14. September 1923 begab sie

sich nach Neuenhof (Kt. Aargau) zu einer Schwester

und von dort am 2. November nach Zürich in das er-

wähnte Heim, wo sie ihre Entbindung abwartete und

auch nachher noch bis zum 23. März 1924 blieb. Dann

ging sie wieder nach Neuenhof und kehrte am 14. April

nach Zürich zurück, um als Kaffeeköchin im Hotel

Dolder einzutreten. Diese Stelle hat sie jetzt noch inne.

Namens des Kindes Robert erhob der städtische Amts-

vormund Dr. Grob, der für dasselbe am 15. Februar

1924 vom Waisenamt Zürich als Beistand ernannt

worden war, gegen Amrein beim Bezirksgericht Zürich

als Gerichtsstand des Wohnsitzes der klagenden Partei

z. Zt. der Geburt die Vaterschaftsklage. Das Bezirks-

gericht wies indessen die Klage gemäss dem Antrage des

Beklagten wegen Unzuständigkeit von der Hand und

einen dagegen erhobenen Rekurs verwarf das Ober-

gericht des Kantons Zürich durch Entscheid vom 30.

August 1924. Es ging dabei, in Übereinstimmung mit

einem früheren Entscheide (BI. f. zürch. Rechtspr. Bd.

17 Nr. 47) und mit dem Urteile des Bundesgerichts in

Sachen O. gegen Kämpf vom 26. April 1918 (BGE 44 I

S. 61) davon aus, dass der Wohnsitz des unehelichen

Kindes mit demjenigen der Mutter zusammenfalle,

solange nicht über das Kind die Vormundschaft ver-

hängt worden sei. Als Wohnsitz der ausserehelichen

Mutter sei aber hier nach der Regel des Art. 24 Abs. 1

ZGB bis zum 14. April 1924 Arosa anzusehen. Denn

sowohl der Aufenthalt in Neuenhof als der erste Auf-

enthalt in Zürich bis zum 23. März 1924 sei nur ein

vorübergehender, nicht mit der Absicht dauernden Ver-

bleibens verbundener gewesen.

B. -

Gegen diesen Entscheid des Obergerichts hat

AS 50 I -

1924