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50_I_279

BGE 50 I 279

Bundesgericht (BGE) · 1924-01-01 · Deutsch CH
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278

staatsrecht.

keit zu der gleichen religiösen Gemeinschaft beweist, die

der Regierungsrat als Grund der Verweigerung der

Ermächtigung benutzen will. Das wird im Ernst auch

gar nicht in Abrede gestellt, sondern es beruht der Ent-

scheid abgesehen von der unrichtigen Auffas;mng der

behördlichen Ermächtigung als Gnadenakts eigentlich

lediglich auf der Annahme, dass mit der Kindesannahme

unlautere Zwecke verfolgt werden, nämlich die Um-

gehung der Vorschriften über die Fremdenkontrolle

und überhaupt über die Fremdenpolizei. Indessen ist

in keiner Weise angegeben und ersichtlich, wieso in

dieser Beziehung die Lage des Kammerer rechtlich ver-

ändert sein sollte, da er durch die Kindesannahme nicht

Schweizerbürger geworden ist. Und wenn vielleicht tat-

sächlich infolge derselben ihm der Aufenthalt in der

Schweiz erleichtert wird, so muss dies als Folge einer

sonst rechtlich zulässigen Veränderung seines Familien-

standes hingenommen werden. Und zwar selbst dann,

wenn es den Parteien, wie der Regierungsrat behauptet

und wofür allerdings gewisse Anhaltspunkte sprechen,

beim Vertragsschluss mit darum zu tun gewesen wäre.

Ein Grund für die Verweigerung der Ermächtigung

könnte darin doch nur dann liegen, wenn jenes Motiv

das einzige wäre, neben dem' andere schützenswerte

und im Sinne von Art. 267 Abs. 2 ZGB beachtliche nicht

vorlägen, und die Kindesannahme sich deshalb nicht als

mit ihren Wirkungen gewollt darstellen würde. Dass dies

hier nicht zutrifft, ergibt sich aber wiederum gerade aus

der vom Regierungsrat zu Gunsten seines Beschlusses

verwendeten Tatsache, dass dem Kammerer ein, aller- .

dings beschränktes Erbrecht gegenüber seinen Adoptiv-

Eltern eingeräumt ist, und aus der ganzen Sachlage.

Der angefochtene Entscheid beruht demnach nicht

bloss auf einer falschen Würdigung der Frage, ob in

den persönlichen Verhältnissen des Anzunehmenden

und der Annehmenden liegende

« wichtige Gründe»

für die Kindesannahme gegeben seien, -

ein Punkt,

DoppelbestetJeJ11D1J. N" 44.

279

hinsichtlich dessen Entscheidung der kantonalen Be-

hörde notwendig. ein gewisser freier Spielraum gelassen

werden muss -,' sondern auf einer nicht haltbaren und

mit dem Gesetze nicht vereinbaren Auffassung des

Wesens der durch Art. 267 Abs. 1 ZGB geforderten

Ermächtigung einerseits, der Hereinziehung von Mo-

menten andererseits, von denen die Erteilung oder Ver-

weigerung der Ermächtigungschleehterdings nicht

abhängig gemacht werden darf. Er stellt sich als eine

Überschreitung der Amtsgewalt . und . Rechtsverweige-

rungdar, die umsoweniger hingenommen werden darf,

als die ihm zu Grunde liegende Auffassung generalisiert

dazu führen müsste, die Zulassung der Kindesannahme

entgegen dem Willen des eidgenössischen Rechtes in

die Willkür der kantonalen Behörden zu stellen.

Demnach erkennt das Bundesgericht:

Die Beschwerde wird gutgeheissen und der angefochtene

Entscheid des Regierungsrats von Schaffhausen vom

17. März 1924 aufgehoben.

11. DOPPELBESTEUERUNG

DOUBLE IMPOSITION

44. AlTit du 15 nonmbr. 1914

dans la cause AIma Boivin-Ga.rnier contre Conseil d'ltat

du canton da Vad.

Art. 46 Const. IM.. La taxe perSonnelle percue par 1a Commune

de Lausanne constitue un impöt· global sur le revenu, et

en taut qu'elle frappe les revenus d'immeubles sis dans

un autre canton que le canton de Vaud~ elle viole l'inter-

diction de la double imposition ...

A. ~ Se basaot sur la loi va~doise du 19 mai 1902,

relative aux impositions commumil~ la Commune de

Lausanne a, par arrere du 4 juillet1922 (art. t er), decide

.'

280

Staatsrecht.

de percevoir en 1923 un impöt communal determine

sous lettres A a H dudit article. Sous lettre D, il est,

. prevu un impöt sur les personnes et les societes, suivant

art. 19 de la loi de 1902 et art. 3 du reglement communal

du 2 decembre 1919 concernant l'application dudit

impöt.Cette contribution, qui va de 5fr. a 1000 fr., est

per«;ue dechaque personne majeure residant dans la

commune de Lausanne «sur la base des ressources et du

produit de son travail pendant l'annee precedente », en

tenant compte de « l'ensemble des ressources du contri-

buable », y compris le revenu des immeubles, sans

exception pour ceux situes hors du canton ou 'de la

commune (art. 3 du reglement de 1919). Les contribua-

bles sont repartis en 40 eategories dont la premiere com-

prend les revenus jusqu'a 1000 fr. et la derniere ceux de

39,001 fr. et au-dessus (lettre D de l'arrete de 1922).

L'art. 3 de l'arrete d'imposition pour 1923 prevoit pour

l'impöt personnel une contribution extraordinaire de

25 centimes par franc d'impöt.

B. -

L'impöt personnel reclame pour 1923 a dame

Boivin-Garnier, domiciliee a Lausanne, fut fixe d'abord

a 831 fr. 25. La Commission de recours l'a reduit a

518 fr. 75 par decision du 7 fevrier 1924. Le Prefet du

district de Lausanne (prononce' du 12 mai) et le Conseil

d'Etat du canton de Vaud (prononce du 1 er juillet) ont

maintenu ce chiffre en se basant :

a) sur le revenu des immeubles que dame Boivin

possCde dans le Jura bernois, estimes 400 000 fr., a

raison de 4 %. . . . . . . . . . . . Fr. 16000.-

b) revenu de la fortune mobiliere

(5 % de 125,000 fr.) ........,

»

6 250.-

Total

Fr. 22,250.-

correspondant a la categorie 23 dont

l'impöt est de. . . . . . .

»

415.-

plus 25 c. additionnels par

»

103.75

------

Montant total de l'impöt .

Fr.

518.75

Doppelbesteuerung. N0 44.

281

Les diverses instances fiscales ont estime que la

jurisprudence du Tribunal federal invoquee par dame

Boivin pour obtenir' que le revenu de ses immeubles

situes dans le canton de Berne n'entre pas en ligne de

compte pour le calcul de l'impöt personnel, n'est pas

pertinente parce qu'il s'agit d'une taxe personnelle.

basee sur les ressources generales du contribuable et

non d'unimpöt sur le revenu de la fortune immobiliere

dans le sens ordinaire du mot. La defalcation demandee

creerait, si elle etait admise, une inegalite de traitement

au prejudice des contribuables assujettis a la taxe per-

sonn elle sur tous les revenus" de leur fortune mobiliere

et immobiliere.

C. -

Dame Boivin-Garnier a forme au Tribunal

federal un recours de droit public tendant a l'annulation

de la decision du Conseil d'Etat du 1 er juillet et de celles

des autres instances fiscales, en tant que, pour fixer

l'impöt sur les personnes et les societks du par la recou-

rante, elles font entrer en ligne de compte ses immeubles

situes dans le Jura' bernois.

La recourante invoque l'art. 46 Const. fed. et la juris-

prudence du Tribunal federal en matiere de double

imposition. Seul le canton de Berne est en droit d'im-

poser le revenu des immeubles sis sur son terrltoire.

L'impöt personnel per«;u par la Commune de Lausanne

constitue un impöt global sur le revenu et non une

taxe. En tant qu'il frappe le revenu des immeubles de

la recourante situes dans le Jura bernois, il viole l'inter-

diction de la double imposition.

D. -

La Commune de Lausanne conclut au rejet du

recours en faisant valoir que Ja taxe personnelle n'est

pas un impöt assimilable a l'impöt fonder per«;u par le

canton de Berne sur les immeubles en question et qu'on

ne sait pas « si ce canton ou !es communes de situation

des immeubles per~oivent de dame Boivin une taxe

de la nature de celle qui fait robjet du recours ».

282

Considerant en droit.:

On ne peut pas seneusement contest-e~q\,le la taxe

personnell~ teile tpt°elJe est. prevue par Ia Ioi vaudoise-

du 19 mal 1902 sor ]es im:positions comrriunales (art.

19) par le reglement cOmnlunal du 2 decembre 1919

concernant l'applieation deo l'impöt sur le~ personnes

et les societes et par ra~te d'imposition -du 4 juillet

1922 de la Commune de Lausanne pour l'annee 1923

constitue en reaDte un impöt dans le sens ordinaire d~

mot et de la jurisprudence du Tribunal federal. Cela res-

S?rt n?n seulement des tennes m~mes de ces disposi-

tIons legales qui parlent d'impöt sur les personnes et en-

glo~nt cette contribution dans l'impöt general (art. 1 er

de 1 arr~te de 1922) mais du caractere et des elements

de cette taxe portant' sur « I'ensemble des ressources»

ä savoir sur le revenu global du contribuable. Tout e~

reconnaissant qu'il s'agit d'un impöt proprement dit,

~es autorites fiscales vaudoises soutiennent que c'est un

unpöt sui generis qui n'atteint pas directement le revenu

mais frappe essentiellement la personne en tenant compte

de ses ressources. Les immeubles situes hors du canton

ne seraient donc imposes ni comme fortune ni pour leur

re~enu, ~ n'entreraient en considerationque pour deter-

mmer le degre des facultes du contribuable.

Le reglement de 1919 ne souffre point pareille inter-

pretation. L'art. 3 dispose .que la taxe est fixee sur la

base des ressources et du produit du travail- pendant

l'a~nee precedente. Et le reglement indique au m~me

article quels revenus composent l'ensemble des ressources

formant la base de I'impöt et precise le mode de calcul

du revenu des immeubles et des meubles. Des lors, si

. meme ä l'origine l'impöt personnelprevu par la loi .

~antonale ava.it le caractere d'un impöt de capitation,

il a perdu ce caraetere pourdevenir un veritable impöt

sur l~ revenus. :n est indifferent a c~t egard que les

contribu~les .soient ranges dans un certain nombre de

DoppelbesteUerung. N° 44.

283

categories ä chacune desquelles correspond un chiffre

determine. d'impöt. Il n'en demeure pas moins que,

d'apres le bareme etabli par l'arrete de 1922, la taxe

« s'applique)) au revenu comme tel, dont le chiffre calcule

d'apres des regles precises fixe le montant de I'impöt.

Aussi bien la Commission de recours ne s'y est-elle pas

trompee lorsque, selon la citation de la recourante

(p. 3 de son recours au Prefet), elle declarait: ({ Dame

Boivin doit' joindre les revenus que lui procurent ses

immeubles sis dans le canton de Berne au revenu de

sa fortune mobiliere pour en faire un tout assujetti ä la

taxe personnelle ...)) La Commune de Lausanne reprend

textuellement cette phrase dans sa reponse au recours

(dernier alinea). On ne voit donc pas en quoi pourrait

consister une difference essentielle entre l'impöt person-

nel per~u par la Commune de Lausanne et un impöt

global sur le revenu. Que ladite contribution soit reclamee

sous le nom de taxe ou d'impöt personneI, cela est evi-

demment sans importallce, du moment qu'ell fait et

aux tennes memes de I'arrete elle frappe les ressources,

c'est-ä-dire les revenus du contribuable. Le calcul des

ressources imposables de la recourallte montre indiscuta-

blement que le fisc lausannois a taxe, soit impose le revenu

des immeubles sis dans le canton de Berne au meme

titre que celui de la fortune mobiliere.

En tant que le fisc frappe aillsi directement le revenu

d'immeubles situes hors du canton, il se met en opposi-

tion avec l'art. 46 Const. fed. tel que le Tribunal federai

l'a interprete. D'apres cette jurispmdence (RO 28 I

p.146, 283; 32 I p. 276; 41 I p. 179; 46 I p. 237) la

perception d'un impöt sur le revenu de la fortune im-

mobiliere sise dans un autre calltoll constitue un empie-

tement sur la souverainete fiscale de ce dernier canton,

au meme titre qu'un impöt foncier.

L'argument tire de l'inegalite de traitement avec les

autres contribuables taxes sur tous leurs revenus n'a

pas de valeur speciale en matiere d'impöt personuel au

AS 50 I -

1924

20

284

Staatsrecht,,

sens 'de lalegislation vaudoise; il s~appliquea tout

systeme d'impöt sur,le revenu et se refute par les motifs

exposes dans rarret Gasser contre Sole ure (HO 46 I

p. 239 et suiv.) auquelilsuffit de se rHerer.

Quant au fait que le canton de Berne ou les communes

de situation' des iinmeubles ne percevraient pas un

impöt de meme nature, il est indifferent, car on se trouve

dans un cas de double imposition memelorsque le conflit

,intercantonal est simplement virtuel. La jurisprudence

est constantesur ce point.

Des lors, lesdecisions du Conseil d'Etat, du Prefet

du district deLausanne et de Ia Commission de recours

de la Commune de Lausanne fixant a 518 fr~ 75 l'impöt

personnel du' par la recourante pour 1923 doivent etre

annuIees en tant qu'elles~oumettent a un impöt les

revenus des immeubles sis dans le canton de Berne.

Le Tribunal tidiral prononce:

Le recours est admis et les decisions attaquees sont

annuleesen tant que, pa~' l'impöt personnel fixe a

518 fr. 75 pour 1923, elles frappent d'un impöt les reve-

nus des immeubles que la recourante possede dans le

Jura-bernois.

45. tJ'rteilvom 5.~Hmber 19M i. S. Xaeser gegen Im;ns.n.

Doppelbesteuerungsverbot. Steuerdomizil f~ Geschäftsinhaber,

,speziell für . Personen, die einen freien wissenschaftlichen

'Beruf ausüben. Der Grundsatz, wonach KoUektivgesell-

schafter,für den Teil des Geschäftsgewinns, der das Entgelt

für ihre . Arbeitsleistung)lildet, in ihrem Wohnsitzkanton

besteuert werden können, gilt nicht für Mitglieder einer

einfachen Gesellschaft.

.

A. -

DeriRekurrent wohnt in Binningen im Kanton

Baselland, . übt aber in Basel selbständig den Beruf

eines Zahnarztes aus., Er hat sich hier. insofern mit

einem andern Zahnarzt,. Dr. Spreng, verbunden, als sie

DoppelNateuerung. Ne 45.

285

gemeinschaftlich eine Wohnung 'zum Zwecke der Berufs-

ausübung gemietet, sowie ein Empfangsfräulein und

einen Techniker angestellt haben. Auch die Geschäfts:-

bücher werden für beide gemeinsam geführt. . In Basel

ist der Rekurrent im Frühjahr 1924 lür das Jahr 1923

in Beziehung auf ein Einkommen von 5500 Fr. als steuer-

pflichtig erklärt worden. Im Juli 1924 entschied sodann

der Gemeinderat von Binningen, dass der Rekurrent

dieser Gemeinde denjenigen Teil seines Berufseinkom- .

mens versteuern müsse, den er für den Lebensunterhalt

nötig habe (3500 Fr.). Er berief sich dabei auf die bundes-

gerichtliche Praxis über die Besteuerung der Kollek-

tivgesellschafter . Der Regierungsrat des Kantons Basel-

land wies eine Beschwerde des' Rekurrenten gegen diese

Verfügung am 29. August 1924 ab. Er verwies auf

« die durch Rudolf Kreser dem Geineindeverwalter

Martin in Binningen bestätigte Tatsache, dass Rudolf

Kreser und Dr. Spreng einen gemeinsamen Postcheck-

konto und eine gemeinsame Buchhaltung führen, dass

die Medikamente und Materialien für den technischen

Bedarf gemeinsam eingekauft und verbraucht werden

und dass Ende Jahres die gemeinsamen Einnahmen

prozentual verteilt werden.» Gestützt hierauf nahm der

Regierungsrat an, dass der RekuITent mit Dr. Spreng

in einer Geschäftsgemeinschaft stehe.

B. -

Gegen diesen Entscheid hat Kreser am 16; Oktober

1924 die staatsrechtliche Beschwerde an das Bundes-

gericht ergriffen mit dem Antrag, es sei festZustellen,

dass er nur im Kanton Basel-Stadt steuerpflichtig sei,

und demgemäss der Entscheid des Regierungsrates

aufzuheben.

Der Rekurrent macht geltend: Zwischen ihm und

Dr. Spreng bestehe keine Kollektivgesellschaft; sie seien

im Handelsregister nicht eingetragen. Es handle sich

überhaupt nicht um ein Gesellschaftsverhältnis, sondern

um eine blosse Spesengemeinschaft; jeder der beiden

Zahnärzte arbeite für sich, stelle die Rechnung nur für