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50_I_243

BGE 50 I 243

Bundesgericht (BGE) · 1924-01-01 · Deutsch CH
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242

Staatsrecht.

dass er sich auf die bei einem örtlich unzuständigen

Richter gegen ihn angehobene Klage vorbehaltslos

einlässt und wie es ihm in diesem Falle nicht mehr

zusteht, gegenüber dem in seinem Wohnsitzkanton

gestellten Rechtsöffnungsgesuch für das Urteil die

Zuständigkeit des urteilenden Richters zu bestreiten,

so ist, -

da es sich dabei ebenfalls um Rechte handelt

über die dem Betriebenen die Verfügung zusteht -

eine

solche Unterwerfung unter die Entscheidungskompetenz

der Behörden eines bestimmten Kantons zweifellos auch

im Steuerveranlagungsverfahren . möglich. Sie muss aber

darin erblickt werden. dass der Pflichtige die Veran-

lagung an die kantonale Rekursbehörde zur Lösung der

Steuerhoheitsfrage weiterzieht. Denn damit gesteht er

ihr notwendigerweise die Befugnis zu, über den Bestand

oder Nichtbestand des bestrittenen Steueranspruchs zu

erkennen. Er muss daher, wenn er unterlässt den ihn

materiell nicht befriedigenden Entscheid durch das für

die Erledigung solcher interkantonaler Steuerkonflikte

gegebene Rechtsmittel des staatsrechtlichen Rekurses

anzufechten, den Entscheid gegen sich gelten lassen

und kann sich dessen Vollstreckung in seinem Wohnsitz-

kanton nicht mehr wegen mangelnder Zuständigkeit der

entscheidenden Behörde, auf Grund von Art. 46 Abs. 2

BV widersetzen.

Mit einem solchen Falle ha.t man es hier aber zu tun.

Im staatsrechtlichen Rekurse wird allerdings -

was

als ordnungswidrige Prozessführung zu rügen ist -

das

vom Verfasser der Rekursschrift selbst veranlasste

kantonale Steuerrekursverfahren verschwiegen und der

Tatbestand in wahrheitswidriger Weise so dargestellt,

als ob es sich lediglich um eine Einschätzungsverfügung

der Bürgergemeinde Walchwil selbst handle, der gegen-

über der Rekurrent keine Gelegenheit gehabt habe, sich

zu verteidigen. Der schon dem Rechtsöffnungsrichter

vorgelegte Entscheid des zugerischen Regierungsrates

vom 3. Mai 1923 zeigt aber, dass dem nicht so ist und

Steuerstreitigkeiten zwischen Bund und Kantonen. N° 41. 243

dass der Erblasser Hürlimann sich selbst an den Regie-

rungsrat gewendet hatte, um von ihm einen Entscheid

über die Vereinbarkeit des von der Gemeinde erhobenen

Anspruchs mit Art. 46 BV zu erwirken, der dann im

Sinne der Bestätigung der Steuerauflage ausfiel. Die

Rekurrenten, bezw. ihr Erblasser hätten daher diesen

Entscheid durch staatsrechtlichen Rekurs wegen Verlet-

zung des Doppelbesteuerungsverbotes anfechten sollen:

im Vollstreckungsverfahren nach dem Konkordat und

gegenüber dem Rechtsöffnungsentscheid können sie eine

solche Beschwerde nicht mehr nachholen, weshalb auf

die Frage, ob die Bürgergemeinde Walchwil bundes-

rechtlich befugt war, den in einem andern Kanton

wohnenden Hürlimann mit Armensteuer zu belegen,

nicht einzutreten ist.

X. STEUERSTREITIGKEITEN

ZWISCHEN BUND UND KANTONEN

CONTESTATIONS ENTRE LA CONFEDERATION

ET LES CANTONS EN MATIERE D'IMPOTS

41. Arr6t du 25 septembre 1924 dans la cause Banque

nationale auisse contre Canton de Neucbatel.

Conflits fiscaux entre ConfMeration et Cantons: Assimi-

lation de la Banque nationale suisse a la Confederation

en ce qui concerne Ja faculte de faire trancher le conflit

par le Tribunal tederal. Exom\ration des droits de muta-

tion, m@me lorsqu'ils ne constituent pas de simples emolu-

ments.

La Banque nationale suisse, ayant achete un immeuble

a La Chaux-de-Fonds, a ete avisee qu'elle Hait tenue de

payer les droits de mutation (etence a fait l'objet d'un

echange de vues, conformement ä l'art. 194 OJF, entre

le Tribunal fMeral et le Conseil fMeral. On pouvait en

effet se demander si les contestatiolls relatiws ä l'exernp-

tion d'impöts cantonaux edictee par l'art. 12 de la loi

fMerale du 7 avril 1921 en faveur de la BaI!que nationale

rentrent, en vertu de la regle generale de l'art. 189 al. 2

OJF, dans les competences du Conseil fMeral ou si au

eontraire elles sont eomprises dans la categorie des

« eontestations entre la Confederation et les eantons en

matiere fiscale » qui sont soamises par l'art. 179 OJF a

Steuerstreitigkeiten ~

~

und Kantonen. N° 41.

~~5

la connais!iance du Tribunal federnl. C'est ä eette der-

niere solution qu'il y a lieu des'art'@ter, ainsi que le

Conseil fMeral a ete d'aeooni pour le reeonnaitre. pans

sa jurisprudence. ancienne (RO DIp. 193 et sv.),

.Ie Tribunal fMeral avait, il est vrai, donne a l'art. 179

OJF lUle interpretation restrictive en admettant que

cet article ne visc que les litigesfisalux auxquels est

partie 1a Confederation ene-m~e. soit run des organes

de l'administration federale qui, so:pt depourvus de per-

sonnaJite juridique propre. Mais dans un arr~t recent

(RO 47 I p. 116 et sv.) le Tribunal federnI a apporte une

extension ä rette interpretation en assimilant a la conre-

deration, au sens de l'art. 179, la Coinmission ·de la Linth

bien qu'il s'agisselä. d'un organe pourvu d'une certaine

autonomie et l'on doit, en l'espece, decider de meme en

ce qui conceme la Banque nationaleetant donnees les

relations particulierement etroites qui existent entre

celle-ci et la Confederation. La Banque est en effet placee

sous le contröle de la Confederation (loi fMernle dl,l 7 avril

1912 art. 1 aL 2), e'est le Cons~il f6d,eral qui nonlIDe

le president, le vice-president et la majorite des membres

du Conseil de banque (art. 44) ainsi que tous les membres

de la Direction glmerale (art. 55), les eomptes annuels

sont soumis a l'approbation du Conseil fMeral (art. 26),

la Confederation a droit a une partie des bel1efiees rea-

lises (art. 28), les fonetionnaires etemployes de laBanque

sont soumis aux dispositions de la legislation federale

sur la responsabilite des autorites et fonetionnaires de la

Confederation (art. 61) etc. A tous ces points de vue la

Banque apparait comme UD organe dela Confederation,

elle est done suseeptible d'~tre assimilee a celle-ci quant ä

l'application de la norme decompetenee de l'art. 179

OJF e~ il est d'autant plus indique d'attribuer au Tri-

bunal federalle jugement des eonflits fiscaux qui peuvent

surgir entre elle et les cantons que eette m~me compe-

tence lui est reeonnue par la disposition expresse de l'art.

53 dela loi federaledu 13 juin 1911ä l'egard d'un autre

246

Staatsrecht.

organe autonome de la Confederation, soit de la Caisse

nationale suisse d'assuranee.

2. -

Au fond, la l'eeourante s'attaehe a demontrer -

ce qui n'est pas contestable -

que les droits de mutation

«(Iods ll) au paiement desquels le eanton de Neueh3tel

pretend la soumettre ne sont pas de simples « emolu-

ments », mais sont des « impüts » proprement dits. Mais

la eonclusion qu'elle en tire est erronnee. En effet si,

conformement a l'art. 39 al. 5 Const. fed., l'art. 12 de la

loi federale du 7 avril 1921 dispense la Banque nationale

de tout impot eantonal, le second alinea du m~me artide

restreint ee privilege en reservant expressemen t « les

droits de mutation cantonaux et eommunaux». Val. 2

ajoute, il est vrai, « ainsi que les autres droits pour

prestations spcciales des eantons et des eommunes» et

1'0n pourrait, ä Ire lecture, ~tre tente de eonclure de

l'eKpresslon <des autres» -- eomme le fait la recou-

rante -

que les droits de mutation ne sont reserves qu'en

tant qu'eux aussi representent l'equivalent de « pres-

tations speeiales des eantons et des communes II et ont

done la nature d'un emolument au sens propre de ce

terme. Toutefois, si teIle avait ete l'intention du legisla-

teur, e'est-a-dire, s'il avait eonsidere les droits de mutation

eomme rentrant dans la eategorie generale des « droits

pour prestations speeiales I', on ne eomprendrait pas

pourquoi il les aurait meiltionnes separement et en pre-

mier lieu. Mais surtout, lorsque I'on etudie la genese de

la disposition eitee, tout doute disparait et il devient

evident que 1'0n a entendu reserver aux eantons la faeulte

de prelever les droits de mutation d'une maniere toute

generale, e'est-a-dire meme lorsqu'ils ne correspondent

pas ades prestations speeiales et qu'ils eonstituent -

eomme les Iods neuehätelois -_. de veritables impöts in-

direets.

La loi du 6 oetobre 1905 (edietee lors de la creation de

la Banque nationale), apres avoir reproduit a son art. 13

le prineipe pose par l'art. 39 al. 5 Const. fed. «(La Banque

Steuerstreitigkeiten zwischen Bund und Kantonen. N0 41. 247

et ses sueeursales seront eKemptes oe tout impöt dans

les eantons ll) ajoutait : « Sont reservees les lois canto-

nales sur les droits de mutation ainsi que eelles sur le

timbre. » Lors de la revison de la loi, le Projet du Conseil

fedelal, dans le but d'adapter eelle-ei a la nouvelle ICgis-

lation federale sur le timbre, se bornait a supprimer la

reserve des droits eantonaUK de timbre. La Commission

du Conseil des Etats proposa la r.eaaetion suivante:

« Demeurent reservees les dispositions eantonales et

communales sur les droits de mutation, ainsi que celles

sur les taxes a payer pour eertaines prestations publiques,

teIles que l'assuranee eontre l'ineendie, l'eclairage ete.»

Le rapporteur au Conseil des Etats, M. Bolli (Bulletin

stenographique, Conseil des Etats 1920 p. 194) precisa

a cette oecasion que, par l'adjonetion proposee au texte

du Projet, la Commission n 'entendait nullement restrein-

dre la reserve anterieure des droits de mutation, bien que

eeux-ci soient de veritables impots et non pas de simples

cmoluments (<< also Sporteln für die amtliehe Tätigkeit»),

mais qu'elle voulait en outre etendre eette rC8erve, d'une

part, aux droits de mutation eommunaux et, d'autre

part, [. eertains droits perltus pour des

pr~stations

speciales.

Au Conseil national la rCdaetion f"Qt modifiee et reltut

sa teneur aetuelle, e'est-a-dire qu'au lieu de reserver

« les dispositions eantonales et eommunales sur les droits

de mutation» l'art. 12 reserve desormais direetement

« les droits de mutation eantonaux et eommunaux».

Bien loin que eette modifieation d'ordre redaetionnel

etlt pour but de restreindre la portee de la reserve teIle

({u'elle existait d 'apres la loi aneienne, d 'apres le Projet

du Conseil federal et d'apres la deeision du Conseil des

Etats, les rapporteurs au Conseil national ont marque

leur intention de miet1X. faire ressortir 1'0bligation de la

Banque envers les cantons et les eommunes (Bull. sten.,

Conseil National 1921 p. 22) et en se raIliant a eette

rooaction la Commission du Conseil des Etats a declare

qu'elle impliquait ((eine gewisse Erweiterung und Star-

'kung der Stellung der Kantone und Gemeinden gegen-

über der Bank» (Bull. sten., Conseil des Etats 1921

p.76).

D resulte de cequi precede. d'une part, que des le

debut (loi de 19(5) les droits de mutations ont ete reser-

ves d'une fa~on generale et non pas seulement en tant

qu'ils constituent de simples emoluments, puisqu'en

effet la loi les mettait sur le mMle plan que les droits de

timbre qui n'ont certainement pas le earaetere d'emolu-

ments et, d'autre part, que, Iorsque la reserve des droits

de timbre a ete supprimee ä raison de la nouvelle legis-

lation federale sur eette matiere, la reserve des <lroits de

mutation a ete maintenue intcgralement et en connaissance

declaree (v. declarations Bolli ei-dessus) de leur caractere

de veritables impöts. C'est done evidemment ä tort quc'

la re courante croit pouvoir echapper au paiement des

droits de mutation exiges 0 'elle par le canton de Neuchätel

en eXClpant du fait que ce sont des impöts. Ds n'en sont

pas moins au benefice de la reserve expresse. inseree dans

rart. 12 et il importe peu naturellement que certains

fiscs cantonaux (teIle fisc zurichois) aient cru devoir

interpreter cette disposition dans un sens qui restreint

la portee de la concession qu'elle consacre en faveur des

eantons.

Le Tribunal lid~ral prononce :

Le recours est rejete.

Internationales Auslieferungsrecht. N0 42.

·249

XI. INTERNATIONALES AUSLIEFERUNGSRECHT

EXTRADITION AUX ETATS ETRANGERS

42. trrteil'fODl ~. Januar 1994 i. S. Vogt.

Auslieferungsvertrag mit Deutschland. Inwiefern steht der

Umstand, dass der Tatbestand, auf den sich das Ausliefe-

rungsbegehren stützt, neben den Merkmalen eines Aus-

lieferungsvergehens auch diejenigen eines Nichtausliefe-

rungsvergehens entbält, der Auslieferung wegen des ersteren

Vergehens entgegen. Unterscheidung zwischen Idealkon-

kurrenz (Verbrechensmehrheit bei Handlungseinheit) und

blosser

Gesetzesko~nz. Umfang der Kognition des

Auslieferungsrichters hinsichtlich' der Frage, ob nach dem

Strafrechte des ersuchenden Staates das eine oder andere

zutreffe. Unzulässigkeit der Auslieferung auch bei Ideal-

konkurrenz, ~

das in solcher vorliegende Nichtausliefe-

rungsvergehen ein schlechthin politisches Delikt ist oder

man es nach den Umständen des Falles mit einer über-

wiegend politischen Tat (einem relativ poHtischen Ver-

gehen) zu tun hat. Der Landfriedensbruch nach § 115 des

deutschen Strafgesetzbuches fällt nicht in die erstere Kate-

gori~. ',Überwiegend politischer Charakter der Tat im kon-

kreten Falle verneint bei einer Zusammenrottung von

Arbeitern zum Zwecke der gewaltsamen Ergreifung bürger-

licher Geiseln anlässlich von Teuerungsunruhen.

Am 22. Dezember 1923 hat das eidg. Justiz- und Poll-

zeidepartement die Auslieferungsakten gegen Georg

Friedrich Vo~ badischen Staatsangehörigen, dem Bun-

desgericht zum Entscheide über das Auslieferungs-

begehren übermittelt.

Die badische Regierung verlangt die Auslieferung des

in Basel verhafteten Vogt gestützt auf einen Haftbefehl

des Untersuchungsrichters am Landgericht Freiburg

vom 15. November 1923. Nach diesem ist Vogt dringend

verdächtig, ((dass er an einer öffentlichen Zusammen-

rottung, bei welcher gegen Personen Gewalttätigkeiten

begangen worden sind, teilgenommen und hiebei selbst