Volltext (verifizierbarer Originaltext)
242
Staatsrecht.
dass er sich auf die bei einem örtlich unzuständigen
Richter gegen ihn angehobene Klage vorbehaltslos
einlässt und wie es ihm in diesem Falle nicht mehr
zusteht, gegenüber dem in seinem Wohnsitzkanton
gestellten Rechtsöffnungsgesuch für das Urteil die
Zuständigkeit des urteilenden Richters zu bestreiten,
so ist, -
da es sich dabei ebenfalls um Rechte handelt
über die dem Betriebenen die Verfügung zusteht -
eine
solche Unterwerfung unter die Entscheidungskompetenz
der Behörden eines bestimmten Kantons zweifellos auch
im Steuerveranlagungsverfahren . möglich. Sie muss aber
darin erblickt werden. dass der Pflichtige die Veran-
lagung an die kantonale Rekursbehörde zur Lösung der
Steuerhoheitsfrage weiterzieht. Denn damit gesteht er
ihr notwendigerweise die Befugnis zu, über den Bestand
oder Nichtbestand des bestrittenen Steueranspruchs zu
erkennen. Er muss daher, wenn er unterlässt den ihn
materiell nicht befriedigenden Entscheid durch das für
die Erledigung solcher interkantonaler Steuerkonflikte
gegebene Rechtsmittel des staatsrechtlichen Rekurses
anzufechten, den Entscheid gegen sich gelten lassen
und kann sich dessen Vollstreckung in seinem Wohnsitz-
kanton nicht mehr wegen mangelnder Zuständigkeit der
entscheidenden Behörde, auf Grund von Art. 46 Abs. 2
BV widersetzen.
Mit einem solchen Falle ha.t man es hier aber zu tun.
Im staatsrechtlichen Rekurse wird allerdings -
was
als ordnungswidrige Prozessführung zu rügen ist -
das
vom Verfasser der Rekursschrift selbst veranlasste
kantonale Steuerrekursverfahren verschwiegen und der
Tatbestand in wahrheitswidriger Weise so dargestellt,
als ob es sich lediglich um eine Einschätzungsverfügung
der Bürgergemeinde Walchwil selbst handle, der gegen-
über der Rekurrent keine Gelegenheit gehabt habe, sich
zu verteidigen. Der schon dem Rechtsöffnungsrichter
vorgelegte Entscheid des zugerischen Regierungsrates
vom 3. Mai 1923 zeigt aber, dass dem nicht so ist und
Steuerstreitigkeiten zwischen Bund und Kantonen. N° 41. 243
dass der Erblasser Hürlimann sich selbst an den Regie-
rungsrat gewendet hatte, um von ihm einen Entscheid
über die Vereinbarkeit des von der Gemeinde erhobenen
Anspruchs mit Art. 46 BV zu erwirken, der dann im
Sinne der Bestätigung der Steuerauflage ausfiel. Die
Rekurrenten, bezw. ihr Erblasser hätten daher diesen
Entscheid durch staatsrechtlichen Rekurs wegen Verlet-
zung des Doppelbesteuerungsverbotes anfechten sollen:
im Vollstreckungsverfahren nach dem Konkordat und
gegenüber dem Rechtsöffnungsentscheid können sie eine
solche Beschwerde nicht mehr nachholen, weshalb auf
die Frage, ob die Bürgergemeinde Walchwil bundes-
rechtlich befugt war, den in einem andern Kanton
wohnenden Hürlimann mit Armensteuer zu belegen,
nicht einzutreten ist.
X. STEUERSTREITIGKEITEN
ZWISCHEN BUND UND KANTONEN
CONTESTATIONS ENTRE LA CONFEDERATION
ET LES CANTONS EN MATIERE D'IMPOTS
41. Arr6t du 25 septembre 1924 dans la cause Banque
nationale auisse contre Canton de Neucbatel.
Conflits fiscaux entre ConfMeration et Cantons: Assimi-
lation de la Banque nationale suisse a la Confederation
en ce qui concerne Ja faculte de faire trancher le conflit
par le Tribunal tederal. Exom\ration des droits de muta-
tion, m@me lorsqu'ils ne constituent pas de simples emolu-
ments.
La Banque nationale suisse, ayant achete un immeuble
a La Chaux-de-Fonds, a ete avisee qu'elle Hait tenue de
payer les droits de mutation (etence a fait l'objet d'un
echange de vues, conformement ä l'art. 194 OJF, entre
le Tribunal fMeral et le Conseil fMeral. On pouvait en
effet se demander si les contestatiolls relatiws ä l'exernp-
tion d'impöts cantonaux edictee par l'art. 12 de la loi
fMerale du 7 avril 1921 en faveur de la BaI!que nationale
rentrent, en vertu de la regle generale de l'art. 189 al. 2
OJF, dans les competences du Conseil fMeral ou si au
eontraire elles sont eomprises dans la categorie des
« eontestations entre la Confederation et les eantons en
matiere fiscale » qui sont soamises par l'art. 179 OJF a
Steuerstreitigkeiten ~
~
und Kantonen. N° 41.
~~5
la connais!iance du Tribunal federnl. C'est ä eette der-
niere solution qu'il y a lieu des'art'@ter, ainsi que le
Conseil fMeral a ete d'aeooni pour le reeonnaitre. pans
sa jurisprudence. ancienne (RO DIp. 193 et sv.),
.Ie Tribunal fMeral avait, il est vrai, donne a l'art. 179
OJF lUle interpretation restrictive en admettant que
cet article ne visc que les litigesfisalux auxquels est
partie 1a Confederation ene-m~e. soit run des organes
de l'administration federale qui, so:pt depourvus de per-
sonnaJite juridique propre. Mais dans un arr~t recent
(RO 47 I p. 116 et sv.) le Tribunal federnI a apporte une
extension ä rette interpretation en assimilant a la conre-
deration, au sens de l'art. 179, la Coinmission ·de la Linth
bien qu'il s'agisselä. d'un organe pourvu d'une certaine
autonomie et l'on doit, en l'espece, decider de meme en
ce qui conceme la Banque nationaleetant donnees les
relations particulierement etroites qui existent entre
celle-ci et la Confederation. La Banque est en effet placee
sous le contröle de la Confederation (loi fMernle dl,l 7 avril
1912 art. 1 aL 2), e'est le Cons~il f6d,eral qui nonlIDe
le president, le vice-president et la majorite des membres
du Conseil de banque (art. 44) ainsi que tous les membres
de la Direction glmerale (art. 55), les eomptes annuels
sont soumis a l'approbation du Conseil fMeral (art. 26),
la Confederation a droit a une partie des bel1efiees rea-
lises (art. 28), les fonetionnaires etemployes de laBanque
sont soumis aux dispositions de la legislation federale
sur la responsabilite des autorites et fonetionnaires de la
Confederation (art. 61) etc. A tous ces points de vue la
Banque apparait comme UD organe dela Confederation,
elle est done suseeptible d'~tre assimilee a celle-ci quant ä
l'application de la norme decompetenee de l'art. 179
OJF e~ il est d'autant plus indique d'attribuer au Tri-
bunal federalle jugement des eonflits fiscaux qui peuvent
surgir entre elle et les cantons que eette m~me compe-
tence lui est reeonnue par la disposition expresse de l'art.
53 dela loi federaledu 13 juin 1911ä l'egard d'un autre
246
Staatsrecht.
organe autonome de la Confederation, soit de la Caisse
nationale suisse d'assuranee.
2. -
Au fond, la l'eeourante s'attaehe a demontrer -
ce qui n'est pas contestable -
que les droits de mutation
«(Iods ll) au paiement desquels le eanton de Neueh3tel
pretend la soumettre ne sont pas de simples « emolu-
ments », mais sont des « impüts » proprement dits. Mais
la eonclusion qu'elle en tire est erronnee. En effet si,
conformement a l'art. 39 al. 5 Const. fed., l'art. 12 de la
loi federale du 7 avril 1921 dispense la Banque nationale
de tout impot eantonal, le second alinea du m~me artide
restreint ee privilege en reservant expressemen t « les
droits de mutation cantonaux et eommunaux». Val. 2
ajoute, il est vrai, « ainsi que les autres droits pour
prestations spcciales des eantons et des eommunes» et
1'0n pourrait, ä Ire lecture, ~tre tente de eonclure de
l'eKpresslon <des autres» -- eomme le fait la recou-
rante -
que les droits de mutation ne sont reserves qu'en
tant qu'eux aussi representent l'equivalent de « pres-
tations speeiales des eantons et des communes II et ont
done la nature d'un emolument au sens propre de ce
terme. Toutefois, si teIle avait ete l'intention du legisla-
teur, e'est-a-dire, s'il avait eonsidere les droits de mutation
eomme rentrant dans la eategorie generale des « droits
pour prestations speeiales I', on ne eomprendrait pas
pourquoi il les aurait meiltionnes separement et en pre-
mier lieu. Mais surtout, lorsque I'on etudie la genese de
la disposition eitee, tout doute disparait et il devient
evident que 1'0n a entendu reserver aux eantons la faeulte
de prelever les droits de mutation d'une maniere toute
generale, e'est-a-dire meme lorsqu'ils ne correspondent
pas ades prestations speeiales et qu'ils eonstituent -
eomme les Iods neuehätelois -_. de veritables impöts in-
direets.
La loi du 6 oetobre 1905 (edietee lors de la creation de
la Banque nationale), apres avoir reproduit a son art. 13
le prineipe pose par l'art. 39 al. 5 Const. fed. «(La Banque
Steuerstreitigkeiten zwischen Bund und Kantonen. N0 41. 247
et ses sueeursales seront eKemptes oe tout impöt dans
les eantons ll) ajoutait : « Sont reservees les lois canto-
nales sur les droits de mutation ainsi que eelles sur le
timbre. » Lors de la revison de la loi, le Projet du Conseil
fedelal, dans le but d'adapter eelle-ei a la nouvelle ICgis-
lation federale sur le timbre, se bornait a supprimer la
reserve des droits eantonaUK de timbre. La Commission
du Conseil des Etats proposa la r.eaaetion suivante:
« Demeurent reservees les dispositions eantonales et
communales sur les droits de mutation, ainsi que celles
sur les taxes a payer pour eertaines prestations publiques,
teIles que l'assuranee eontre l'ineendie, l'eclairage ete.»
Le rapporteur au Conseil des Etats, M. Bolli (Bulletin
stenographique, Conseil des Etats 1920 p. 194) precisa
a cette oecasion que, par l'adjonetion proposee au texte
du Projet, la Commission n 'entendait nullement restrein-
dre la reserve anterieure des droits de mutation, bien que
eeux-ci soient de veritables impots et non pas de simples
cmoluments (<< also Sporteln für die amtliehe Tätigkeit»),
mais qu'elle voulait en outre etendre eette rC8erve, d'une
part, aux droits de mutation eommunaux et, d'autre
part, [. eertains droits perltus pour des
pr~stations
speciales.
Au Conseil national la rCdaetion f"Qt modifiee et reltut
sa teneur aetuelle, e'est-a-dire qu'au lieu de reserver
« les dispositions eantonales et eommunales sur les droits
de mutation» l'art. 12 reserve desormais direetement
« les droits de mutation eantonaux et eommunaux».
Bien loin que eette modifieation d'ordre redaetionnel
etlt pour but de restreindre la portee de la reserve teIle
({u'elle existait d 'apres la loi aneienne, d 'apres le Projet
du Conseil federal et d'apres la deeision du Conseil des
Etats, les rapporteurs au Conseil national ont marque
leur intention de miet1X. faire ressortir 1'0bligation de la
Banque envers les cantons et les eommunes (Bull. sten.,
Conseil National 1921 p. 22) et en se raIliant a eette
rooaction la Commission du Conseil des Etats a declare
qu'elle impliquait ((eine gewisse Erweiterung und Star-
'kung der Stellung der Kantone und Gemeinden gegen-
über der Bank» (Bull. sten., Conseil des Etats 1921
p.76).
D resulte de cequi precede. d'une part, que des le
debut (loi de 19(5) les droits de mutations ont ete reser-
ves d'une fa~on generale et non pas seulement en tant
qu'ils constituent de simples emoluments, puisqu'en
effet la loi les mettait sur le mMle plan que les droits de
timbre qui n'ont certainement pas le earaetere d'emolu-
ments et, d'autre part, que, Iorsque la reserve des droits
de timbre a ete supprimee ä raison de la nouvelle legis-
lation federale sur eette matiere, la reserve des <lroits de
mutation a ete maintenue intcgralement et en connaissance
declaree (v. declarations Bolli ei-dessus) de leur caractere
de veritables impöts. C'est done evidemment ä tort quc'
la re courante croit pouvoir echapper au paiement des
droits de mutation exiges 0 'elle par le canton de Neuchätel
en eXClpant du fait que ce sont des impöts. Ds n'en sont
pas moins au benefice de la reserve expresse. inseree dans
rart. 12 et il importe peu naturellement que certains
fiscs cantonaux (teIle fisc zurichois) aient cru devoir
interpreter cette disposition dans un sens qui restreint
la portee de la concession qu'elle consacre en faveur des
eantons.
Le Tribunal lid~ral prononce :
Le recours est rejete.
Internationales Auslieferungsrecht. N0 42.
·249
XI. INTERNATIONALES AUSLIEFERUNGSRECHT
EXTRADITION AUX ETATS ETRANGERS
42. trrteil'fODl ~. Januar 1994 i. S. Vogt.
Auslieferungsvertrag mit Deutschland. Inwiefern steht der
Umstand, dass der Tatbestand, auf den sich das Ausliefe-
rungsbegehren stützt, neben den Merkmalen eines Aus-
lieferungsvergehens auch diejenigen eines Nichtausliefe-
rungsvergehens entbält, der Auslieferung wegen des ersteren
Vergehens entgegen. Unterscheidung zwischen Idealkon-
kurrenz (Verbrechensmehrheit bei Handlungseinheit) und
blosser
Gesetzesko~nz. Umfang der Kognition des
Auslieferungsrichters hinsichtlich' der Frage, ob nach dem
Strafrechte des ersuchenden Staates das eine oder andere
zutreffe. Unzulässigkeit der Auslieferung auch bei Ideal-
konkurrenz, ~
das in solcher vorliegende Nichtausliefe-
rungsvergehen ein schlechthin politisches Delikt ist oder
man es nach den Umständen des Falles mit einer über-
wiegend politischen Tat (einem relativ poHtischen Ver-
gehen) zu tun hat. Der Landfriedensbruch nach § 115 des
deutschen Strafgesetzbuches fällt nicht in die erstere Kate-
gori~. ',Überwiegend politischer Charakter der Tat im kon-
kreten Falle verneint bei einer Zusammenrottung von
Arbeitern zum Zwecke der gewaltsamen Ergreifung bürger-
licher Geiseln anlässlich von Teuerungsunruhen.
Am 22. Dezember 1923 hat das eidg. Justiz- und Poll-
zeidepartement die Auslieferungsakten gegen Georg
Friedrich Vo~ badischen Staatsangehörigen, dem Bun-
desgericht zum Entscheide über das Auslieferungs-
begehren übermittelt.
Die badische Regierung verlangt die Auslieferung des
in Basel verhafteten Vogt gestützt auf einen Haftbefehl
des Untersuchungsrichters am Landgericht Freiburg
vom 15. November 1923. Nach diesem ist Vogt dringend
verdächtig, ((dass er an einer öffentlichen Zusammen-
rottung, bei welcher gegen Personen Gewalttätigkeiten
begangen worden sind, teilgenommen und hiebei selbst