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50_II_347

BGE 50 II 347

Bundesgericht (BGE) · 1924-01-01 · Deutsch CH
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Sachenrecht. N0 53.

wenn der Grundpfandgläubiger Betreibung auf Grund-

pfand verwertung angehoben hat. Damit hat das Gesetz

den Grundsatz, dass mit der Trennung das Pfandrecht

an den Früchten erlösche, durchbrochen, indem es die

Anhebung der Grundpfandbetreibung als genügende

Voraussetzung erachtet, um dem Entzug der Früchte

aus dem Pfandrecht zu Gunsten unversicherter Gläu-

biger entgegenzutreten. Nun rechtfertigt es sich aber

auch, einen gleichartigen Fortbestand des Pfandrechtes

an den Früchten und gleichartigen Bestandteilen in

analoger Weise dann platzgreifen zu lassen, wenn der

Pfandgläubiger dem Eigentümer des Unterpfandes die

Trennung durch richterliches Verbot hat untersagen

lassen (ZGB Art. 808). Es wäre eine schwer verständliche

Anomalie, wenn der Grundpfandgläubiger zwar durch die

Exekutionsanhebung dem Zugriff oer unversicherten

Gläubiger auf die Früchte elltgegentreten könnte, aber

selbst dann, wenn er gerade das direkteste Mittel zur

Erhaltung des Grundpfandes an den Früchten, das

richterliche Verbot ihrer Perzeption, angewandt hat,

nicht verhindern könnte, dass die trotzdem bezogenen

Früchte den Chirographargläubigern zufallen.

Wird

aber für die Früchte eine analoge Ausdehnung der Wir-

kungen, der Betreibungsanhebung auf die Verbotser-

wirkung angenommen, so muss 'das auch für Waldbäunle.

die nicht als Früchte gewonnen werden, gelten. Dem

richterlichen Verbot käme sunst, wenn es nur mit der

Folge von Schadenersatzpflicht und Strafe sowie der

Sicherungsstellungspflicht verbunden wäre, einem in-

s~lventen Eigentümer gegenüber, der dem Pfandgläu-

bIger durch Kahlschlag den wichtigsten Substanzwert

entzieht, keine wirksame Bedeutung zu; der Grund-

pfandgläubiger könnte durch die widerrechtliche Hand-

lungzum Vorteil der unversicherten Gläubiger den

Hauptwert seines Unterpfandes einbüssen, ohne sich

dagegen wirksam wehren zu können, obschon das durch

den Kahlschlag gewonnene Holz noch auf dem Grund-

Scblusstitel zum ZGB. N° 54.

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stücke liegt und keine Rechte Dritter daran erworben

wurden.

2. -

Aus den Akten geht hervor, dass ein Teil des

streitigen Holzes schon vor Erlass des fraglichen Ver-

botes geschlagen worden ist. An diesem können die

Kläger keine Grundpfandreehte mehr geltend machen,

da hier der Grundsatz, dass Früchte nach erfolgter

Trennung aus dem Pfandnexus ausscheiden, zur An-

wendung gelangt •. Die Vorinstanz hat daher noch fest-

zustellen, wie viele· Bäume schon vor und wie viele erst

nach Erlass des Verbotes gescblagen wurden, wobei

dann, falls von den letztem ein Teil bereits verkauft

sein sollte, der Erlös an Stelle des Pfandes treten würde.

Demnach erkennt das Bundesgericht :

Die Berufung wird in dem Sinne gutgeheissen, dass

das Urteil des Obergerichtes des Kantons Zürich vom

4. Juli 1924 aufgehoben und der Fall zu erneuter Beur-

teilung im Sinne der Motive an die Vorinstanz zurück-

gewiesen wird.

IV. SCHLUSSTITEL ZUM ZGB

TITRE FINAL DU ce

54. Amt cie 1a IIe Section oivila e!u a4 saptambra 19a4

dans la cause Konique Pilloue! contre. lIon cie Jean PiUoue!.

Ce. Tit. fin. art. 1 et 15 : Les successions ouvertes avant le

1er janvier 1912 sont, m@me en ce qui conceme le partage,

soumises au droit cantonal.

Jean Pilloud est decede le 19 septembrc 1904 laissant

comme heritiers outrc sa femme, dame Helene Pilloud

llee Monney, sept enfants, savoir: Denis, Gustave,

Marie, Julie marlee Monnard,

Fran~~is, Madeleine et

Adele.

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Schlusstitel zum ZGB. N0 54.

Par exploit du 1er mai 1919, dame Monique Pilloud

nee Chaperon, en qualite d'heritiere de Gustave Pilloud

• son mari, dccede dans rintervalle, a ouvert action contre

les prenommes, en concluant a ce qu'il fut prononce:

10 que .les hoirs de feu Jean Pilloud avaient l'obligation

de sublr le pal'tage de la succession de leur pere et mari

et ~o q~e le partag~ en nature de ces biens ne pouvant

aVOIr lieu commodement et sans diminution notable

de leur valeur, ils seraient vendus par voie d'encheres

publiques ou entre coproprietaires (coheritiers).

Les defendeurs ont conclu ä. ee qu'il fUt prononce que

le partage s'effectuerait en nature ct se sont opposes

a l'expertise sollicitee par la demanderesse en vue de

faire e~ablir les inconvenients d'un partage de ce genre.

Par ]ugement du 15 deeembre 1923, la Justice de Paix

de Chdtel-St-Denis a deboute la demanderesse de ses

conclusions, admis les conclusions des defendeurs et

commis trois experts a l'effet de fixer les lots.

Sur recours de la demanderesse, le Tribunal civil de

la Veveyse, par jugement du 12 juin 1924, a confirme

cette decision en tant qu'elle avait rejete les conclusions

principales de la demanderesse; pour le surplus il a

renvoye la cause ä. la Justir.e de Paix pour qu'elle pro-

cede elle-m&ne au partage.

_

La demanderesse a recouru au Tribunal federal en

concluant principalement a la, reforme du jugement dans

~e sens de ses conclusions et, subsidiairement, a ce que le

Jugement soit annule et la cause renvoyee devant l'ins-

tanee cantonale pour complement d'instruction.

Considerant en droit:

Vart. 15 du titre final du code civil suisse dispose

que la succession d'une personne decedee avant l'entree

en vigueur de ce code est regie, m~me posterieurement,

par la loi ancienne. S'il n'est pas douteux qu'en Mictant

cette prescription le legislateur a eu essentiellement en

vue la determination des heritiers et la devolution suc-

Schlusstitel zum ZGB. N° 54.

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cessorale (cf. art. 15 al. 2), ee serait eertainement aller

au deb\ de sa pensee que d'affirmer que cette regle

ne concerne que ces deux matit~res et que pour ee qui

est en particulier du partage, les suecessions sont, des

le 1 er janvier 1912, soumises d'une fa~on absolue a

l'applieation du droit nouveau. Si ron se refere au plan

general du titre final du code eivil suisse, on constate,

tout d'abord. que le legislateur est parti du principe de

la non-retroaetivite de la loi, qu'il a erige en regle gene-

rale, et que, sous reserve des cas generaux prevus aux

art. 2 a 4, les exceptions qu'il a cru devoir y appol'-

ter ont ete {moncees specialement sous les rubriques rela-

tives aux diverses matieres du droit. Or il est constant que

l'art. 15 ne fait aueune reserve en faveur du droit nou-

veau. Et cela se comprend d'ailleurs aisement. Le code

civil suisse a eonsacre. en effet, relativement au partage

successoral tant de solutions etroitement rattachees aux

questions de la vocation hereditaire, de la reserve, de la

quotite disponible, ete. que ces solutions ne pourraient

~tre qu'arbitrairement adaptees aux 10is eantonales sur

la devolution elle-meme. Que l'on songe, par exemple, aux

regles de partage de l'art. 608, aux prescriptions eoncer-

nant la formation des lots (art. 608), rattribution des

immeubles ruraux (art. 617 a 619), l'exclusion du partage

des exploitations agricoles constituant une unite econo-

mique (art. 620 et suiv.), l'on devra convenir que tout ce

complexe de dispositions legales, s'il cadre bien avec

celles qui, dans le code civil suisse, ont trait a la devo-

lution de I'heredite, ne se conciliera pas ou ne se concHiera

jamais qu'imparfaitement avec le droit suceessoral des

cantons.

On a cherehe, il est vrai, a etablir une distinction entre

ce qui, dans les arte 610 et suiv., serait de droit purement

formel et devrait de ee chef s'appliquer m&ne aux suc-

cessions ouvertes avant 1912 et ce qui. au contraire, ne

pourait ~tre dissoeie du droit materiel (cf. MUTZNER,

arte 15 N0 19). mais il n'est que d'essayer ce critere dans

350

Schlusstitel zum .ZGB. N° 54.

tel cas donne pour constater qu'une tentative de ce

genre ne peut donner que des resultats approximatifs,

pour ne pas <lire arbitraires (cf. ce que <lit MUTZNER Iu~

m~e sous note 17). 11 existe,en effet, dans ce domaine

une interdependance telle entre le droit materiel et le

droit formeIqu'on ne saurait le plus souvent separer l'un

de l'autre. 11 se justifie des lors. ne serait-ce que pour

eviter des complications et, comme l'a fait, par exempIe,

le legisiateur allemand (loi d'introduction art. 213; cf.

AFFoLTER, Das intertemporale Recht I p. 270), de s'en

tenir m'lprincipe de Ia non-retroactivite de la loi. L'art.

1er du titre final autorise d'ailleurs formellement rette

interpretation, car il prevoit que Ie droit ancien regit

,(les effets juri<liques de faits anterieurs a l'entree en

vigueur du code civil suisse), et il est certainement per-

mis de considerer tout ce qui est de Ia liquidation here-

ditaire comme un ensemble d'effets juridiques du fait

de l'ouverture de Ia succession.

Si l'on applique ces principes eIl l'espece, il est hors

de doute que le Tribunal federal n'est pas competent

pour connaitre du litige. Celui-ci se ramene, en effet, a

Ia question de savoir si Ia demanderesse est fondee a

solliciter Ia vente de l'heritage' ou si, au contraire, ses

coheritie,rs sont en droits de _demander que le partage

se fasse en nature. Etant donne qu'il s'agit d'une suc-

cession ouverte avant 1912, ce point, comme il vient

d'~tre dit, ne saurait ~tre tianche qu'en vertu du droit

cantonal.

Quant aux moyens pris de Ia prHendue violation des

dispositions de Ia procednre cantonale, la Cour de ceans

n'a evidemment pas qualite pour les examiner.

Le TribunaliMerat prononce:

Il ll'est pas entre en matiere sur le recours.

,

J i

Obllgationenrecht.· N° 55.

V.OBLIGATIONENRECHT

DROIT DES OBLIGATIONS

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55. trrten aer Staatsrechtlichen Abteilung vom 18. Juni ·1924

i. S. Probst. gegen licigenossenschaft.

Schadenersatzklage der Eltern eines im Dienste verunglück-

ten Rekruten gegen den Bund gestützt auf ein (angebliches)

Verschulden eines militärischen Vorgesetzten. Bei Schaden

infolge Krankheit oder Unfalls im Dienst bes~eht n~ben

dem Anspruch aus der Militärversicherung keme weItere

Haftung des Bundes.

A. -

Am 4. November 1922 verunglückte der Sohn des

Klägers, Rudolf Probst, geboren 1901, in der Kavallerie-

rekrutenschule in Aarau, die er als Rekrut mitmachte,

bei einer Übung. Über den Unfall nahm der mili-

tärische Untersuchungsrichter einen vorläufigen' Beweis

auf. In seinem Berichte vom 22. November 1922 kam

er zum Schlusse, dass der Unfall nicht auf ein V~~chulden

einer oder mehrerer Personen, sondern ledglich auf die

Verkettung von unglücklichen Umständen zurückzu-

führen sei. Darauf verfügte das schweiz. Militärdeparte-

ment am 29. November, es sei der Sache militärgericht-

lieh keine weitere Folge zu geben.

Über den Hergang beim Unglück führt der erwähnte

Bericht folgendes aus :

« a) Die Pferde waren vollständig bepackt ausser mit

dem Pferde- und Mannsputzzeug, Haferschlauch und

Schuhen. Die Mannschaft trug die Exerzierkleider, Stie-

fel, Käppi, Bandelier, Bajonett und Karabiner umge-

hängt. Das Pferd des Probst war nach den Aussagen

des Korporal Künzli ein gutes und ruhiges Tier ohne

schlechte Gewohnheiten und zeigte keine Scheu. Die

Kenntnisse des Probst im Reiten sollen allen Anforde-