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4_I_202

BGE 4 I 202

Bundesgericht (BGE) · 1878-01-01 · Français CH
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202 A. Staatsrechtl. Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.

1° Le recours est ecarte comme mal fonde.

20 Il est donne acte au Conseil d'Etat de Geneve de sa de-

claration portant qu'il ne sera exige du recourant l'impöt sur

l'usage de ses voitures qu'au prorata de la duree effective de

son etablissement sur territoire genevois.

TIr.

Glaubens- und Gewissensfreiheit. Steuern

zu Cultuszwecken.

Liberte da conscience et de croyance. Impots dont

la produit est a1fecte aux frais du culte.

39. Arrel dtt 25 Mai 1878 dans la cause 1l1ultlemann

et consorts.

Par deliberation du 20 Fevrier '1876, I'Assemblee des quatre

communes reunies d'Alterswyl, Tavel, Saint-Antoine et Saint-

Ours, formant la paroisse de Tavel, a, ensuite de convocation

publiee conformement a I' art. 6 de la loi fribourgeoise sur les

communes et paroisses, decrete la levee d'un impöt communal

du deux pour mille sur les immeubles et les capitaux, en

faveur du fonds des pauvres et pour couvrir le deficit des

comptes de cette administration.

Sous date du 12 Fevrier 1877, F. Muhlemann et consorts

ont recouru au Conseil d'Etat du Canton de Frihourg contre

le susdit impöl, en se fondant en particulier sur le prescrit

des art. 49 de la Constitution federale, 4 et 8 de la loi sur les

communes et pal'oisses du 7 Mai '1864.

Par al'rete du 30 Avril 18i7, le Conseil d'Etat a ecarte le

recours comme mal ronde, et auLorise la commune de Saint-

Antoine a reclamer des recQuranls le paiement de leurs cotes

d'impöt.

A l'appui de cette decision, cette autorite fait valoir :

a) Oue l'impöt vote dans l'Assemblee precitee n'a nullement

m. Glaubens- und Gewisgensfreiheit etc. N° 39.

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la destination d'un impöt religieux et d'eglise et n'a pas ete

utilise dans ce but;

b) Oue la convocation POllI' l'assembIee du 20 Fevrier 1876

Jl ete adressee a tous les citoyens ayant droit de vote dans les

assemblees des contribuables, sans distinction de culte, tandis

que pour les assemblees ayant trait aux affaires paroissiales

proprement rlites, les convocations ont toujours ete limitees

~ux « citoyens actifs etablis dans 1a Commune, et professant

» Ia relig"i~n pour laquelle 1a paroisse a ete constituee; »

c) Oue si les quatre communes precitees continuent a gerer

en commun certains interets exclusivement civils, tels que les

routes, l'assurance, l'etat civil, le service des deHes commu-

nales, etc., c'est qu'il n'existe en fait qu'une seule et unique

bourgeoisie, maintenue pour des motifs d'ordre administratif

par decision du Conseil d'Etat datee du 25 Mars '1864;

d) Oue des lors l'impöt de Commune proprement dit, au

lieu d'etre preleve pour chaque commune separement, est

leve en consorite paroissiale, mais d'une maniere tout a fait

distincte des impöts de culte et d'ecole, qui forment l'objet

d'impöts speciaux per!.ms a l'exclusion des contribuables du

culte reforme;

e) Oue rien dans la legislation fribourgeoise ne s'oppose a

Tafers, den 7. Hornung 1876.

Il resulte avec evidence de ce texte que les deliberations de

I' Assemblee devaient porter uniquement sur I' examen des

comptes des pauvres de l'annee ecoulee, et sm la levee d'un

impot communal de 200/00 en faveur de la caisse des indigents.

~e proces-verbal produit au dossier, demontre que les opera-

tIOns de cette Assemblee se sont limite es en realite a la trac-

tation de ces deux seuls objets. L'approbation du Conseil

d'Etat a la taxe dont il s'agit n'est intervenue qu'en faveur d'un

ill. GJaubens- und Gewissensfreiheit ete. N° 39.

207

impöt dont le produit devait etre exclusivement et entiere-

ment affecte aux besoins de la Caisse des pauvres et le Conseil

d'Etat affirme d'ailleurs que tel a bien ete le cas.

n resulte en outre de l'examen des eomptes de Ia Commune

de Saint-Antoine que, des 1872 au moins, la perception de la

contribution pour la Caisse des pauvres a toujours eu lieu se-

parement des impots pour l'eglise et les ecoles, auxquels les

protestants n'ont jamais Me astreints.

3° La circonstance que les res~ortissants des quatre localites

composant la paroisse de Tavel, reunis en Assemblee de

paroisse, ont pris une decision qui sans le lien paroissial unis-

sant exceptionnellement ces communes, euL ete dela com-

petence de chacune d'elles, ne constitue point un privilege de

lieu dans le sens attribue a ce terme par l'art. 9 de la Consti-

tution fribourgeoise; la paroisse, comme tout, n'a fait qu'exer-

cer un droit inberent a chacune de ses parties, et on ne sau-

rait des lors parler d'une violationde l'article susvise.

L'administration de l'assistance des pauvres par une pa-

roisse n'a d'aiHeurs rien de contraire aux lois en viguem dans

le Canton deFribourg. Les art. 5. 6 et 10 de la loi du 17

Novembre 1869 sur l'assistance et la mendicite prevoient po-

sitivement un pareil mode d'administration, dont les charges

incombent indistinctement aux citoyens de toutes les confes-

sions, lesquels doivent, en revanche, etre tous egaJement ap-

peIes a se prononcer sur leur opportunite et lem quotite. Or,

dans l'espece, Ia convocation du 7 Fevrier 1876 a ete effecti-

vement adressee a tous les citoyens astreints a l'impot projete.

sans distinction de confession (en ltat~arina @)elanb

auf3ere~end) generen. ~m ~a~re 1854

I>ere~end)te fid) feine

IDlutter mit >Eiltor @)tuber, Zimmermann, I>on;trimnad) un'o

im ~al)re 1858 I>erftarb biefelbe.

B. ~m ~al)re 1877 fteUte nun ffi:efuttent neim 'llmt~gerid)tß~

~räfi'oenten I>on DHen eine ltlage gegen >Einor @)tuber an, rtlorin

er I>erlangte, baB berfe1be anerfenne, i~n mit ~er ltat~arina

@)olanb eqeugt ~u ~anen, un'o ben1öufolge er, ltrager, alg 'ourd)

IV. Eherecht. Legitimation vorehelich geborner Kinder. N° 40. 209

l>ie nad)fo(genbe ~eirat~ beß >Eiltor @)tuber unb ber ltatl)arina

@)olanb legitimirt anerfannt unb in baß (:S;i\)ilftanb~regiftcr \)on

'5trimbad) eingetragen rtlerbe.

'llffein ber 'llmtggetid)tgvräfibent rtleigerte fid), biefe ltrage

an ~an'o ~u nel)men, rtleil ffi:ed)t1.\negel)un I rtlie fie in berfeThen

~ntf)aften feien, bi1.\ anl)in auf abminifttatil>em .[Bege unb nid>t

burd) bie G5erid)te erle'oigt rtlorben feien uni) ber 'llmt1.\gerid)t1.\=

vräfibent fid) bemnad) geftüljt auf bie tantonalen gefeljHd)en

meftimmungen al1.\ infomvetent erad)te.

C. ~ierüber befd)werte fid) 601an'o beim fOlotl)urnifd)en Dber=

llerid)te. :tJurd) mefd)Iuj3 bom 24. ~anuar 1878 bcrrtlarr abcr

bag Dnergerid)t 'oie mefd)werbe, geftü~t auf folgenbe @rrtlä·

gungen :

1. !.Rad) bem ffi:ed)te be1.\ ltanton1.\ @)orot~urn fei nur berjenige

Eater eine~ unel)elid)en ltinbe1.\ an~ufel)en, bem ba~felbe auf

strage ber IDlutter ~in gerid)tHd) 6ugefvrod)en rtlorben, ober ber

,ein fold)e~ innert ~a~regfrift nad) ber Glenurt beim 'llmt1.\gerid)t1.\~

vrä~benten gütnd) anerfannt ~abe. (§. 29'7 eod. civ.)

2 . .[Benn aud) biefe mefd)ränfung ber gütHd)en 'llnedennung

'>Ot bem 'lltt. 54 ber munbe1.l,>erfaiiung nid)t mel)r beftel)en tönne,

;0 müffe bod) abgefe~en \,)on ber ~rage, ob bie meftimmung ber

mUl1be~\.lerfaffung auf bie \)or @rlaj3 'oerfelben erfolgten @l)elt

rücfwirfenb fein fönne, baran feftge~anen rtlerben, baj3 ein stra,

gered)t auf 'llnetfennung ber >Eaterfd)aft nad) ber fantonalen

~efeljgc'6ung nur ber IDlutter

feine1.\weg~ aber bem unel)elid)en

stinbe gegenüber bem @l)emanne feiner IDlutter öuftcl)en fönne

lln'o baÜ in benjenigen

~äffen, wo 'oie >Eaterfd)aft nid)t auf

SUage ber IDlutter l)in fonftatirt rtlorben, für bie Eegitimation

eine1.\ ltinbeg I>or 'lll1em 'oie freiwillige &nerfennung neiber @r~

tern erforbedid) fei. -

:tJa1.\ erfte megel)rcn fönne fomit nid)t

~egenftanb einet ~i\)iffrage fein unb bamit öerfal1e aua, bag

~weite megel)ren.

D. ~it @ingane I>om 6.

~ebruar 1878 fteme nun @)o[anb

teim munbe1.\gerid)te ba1.\ Glefucf), e~ möd)te bag Dbergerid)t tlon

'@)n[otl)urn angertliefen rtlerben, ba~ 'llmt~gerid)t1.\l>räfibium Dften~

Q;ö1.\gen bal)in 3u inftruiren, bau ba1.\feIbe feine Strage gegen >Elf=

"tor 6tu'oet bertlil1ige. Zur megrünbung biefeg mege~l'eng fül)rte

IV

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