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49_II_303

BGE 49 II 303

Bundesgericht (BGE) · 1923-01-01 · Français CH
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Obligationenreeht. N° 40.

Expropriationsrecht fallen gelassen wurde. Aus diesem

Stillschweigen muss nun geschlossen werden, dass die

Subkommission wie die vorberatende Kommission des

, Kantonsrates davon ausgingen. die neue Fassung ent-

spreche dem der ersteren erteilten Auftrag. auch wenn

der Hinweis auf das Expropriationsrecht nicht mehr

zum Ausdruck gebracht werde. und sie führe gegenüber

derjenigen des alten privatrechtlichen Gesetzbuches

keine Rechtsänderung herbei. jedenfalls nicht eine

so tiefgreifende, wie die Klägerin behauptet. Sollte

eS demnach auch nach dem neuen Recht sein Be-

wenden dabei haben, dass der Staat für durch poli-

zeiliche Massnahmen zugefügten Schaden nur dann

Ersatz schulde, wenn «der Gesichtspunkt oder die

Analogie der Entschädigung für zwangsweise Abtretung

von Privatrechten zur Anwendung kommt », so ergibt

sich die Unbegrnndetheit der Klage ohne weiteres,

da die Expropriation einen Eingriff in Privatrechte

darstellt, bei dem sich die handelnden Beamten be-

wusst sind, dass es sich um schutzwürdige Privatrechte

handelt, deren Verletzung den Staat zu Schadenersatz

verpflichtet, während sich die Klage auf einen Eingriff

in Privatrechte stützt, bei welchem sich die handelnden

Beamten im Irrtum darüber befanden, dass er durch

eine Poiizeivorschrift gerechtfertigt sei.

6. -

Die Klage ist somit .abzuweisen, ohne dass zu

den weiteren Fragen Stellung genommen zu werden

braucht, ob der Eingriff wircklich ungerchtfertigt war,

insbesondere ob die bezügliche rechtskräftige Feststel-

lung des Strafrichters für den Zivilrichter ohne weiteres

verbindlich ist, und ob endlich der Klage nicht das

Bedenken entgegenstünde, dass die Klägerin sich den

Schaden infolge ihres verdächtigen Verhaltens selbst

zuzuschreiben habe.

Demnach erkennt. das Bundesgericht :

Die Klage wird abgewiesen.

Prozessreeht. N0 41.

II. PROZESSRECHT

PROCEDURE

303

41. Anit cle 1& IIe section civil. du 14 septembre 1995

dans la cause dame Jaquet contre Jaquet.

Art. 63 eh. 3 OJF: Obligation pour l'instanee cantonale

de preciser les faits qu'elle tient pour eonstants; annu-

lation d'un jugement ne renfermant pas d'indications

suffisantes a ce sujet.

Les parties au proces se sont mariees le 19 avril 1900.

Trois enfants sont nes de cette union en 1901, 1903,

1906.

En 1922 le mari a quitte le domicile conjugal et a

ouvert action en divorce en alleguant en resume ce

qui suit:

Peu apres le mariage, la femme a revele une mechancete

qui n'a fait que s'accentuer. Elle est agressive et tyran-

nique. Le mari n'a plus rien a dire dans son menage.

Elle detient toutes les clefs et va jusqu'a fermer a clef

Mutes les chambres sauf Ia chambre a coucher et Ia

chambre des enfants; quand elle sort elle emporte

les defs de sorte qu'il est impossible au mari d'entrer

dans l'appartement. Malgre Iegain assez eleve du de-

mandeur qu'il donne toujours a sa femme. il n'a pu

realiser aucune economie; Ia defenderesse a du mettre

de l'argent de cöte, mais refuse tous renseignements.

Elle illterdit a son mari de rendre visite a sa mere qu'etle

injurie quand elle la rencontre. Elle ~~t d'un~ jalousie

maladive et est excessivement grosSIere, trrutallt SOll

mari de {(miston», {(charogne» {(cochon)) devant les

enfants· elle intimide ceux-ci, les excite contre leur

pere. Eile est mauvaise langue et s'est brouillee avec

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Prozessrecht. N° 41.

tous les amis et connaissances du mari. Elle fait a peine

les raccomodages et ne pense qu'a elle.

La defenderesse a conclu a liberation. Elle conteste

, l'exactitude des grieis du demandeur et affirme que

le menage pendant 22 ans a e~e heureux.

De nombreux temoins ont He entendus a l'instance

des deux parties.

Par jugement du 6 mars 1923, le Tlibunal cantonal

neuchätelois a prononce le divorce aux torts de l'eponse,

lui a defendu· de contracter mariage pendant un an et

a adjuge au pere l'enfant mineur.

L'instance cantonale observe que la plupart des

nombreux temoignages sont bons pour chacun des epoux;

on croyait a un beau menage, le depart subit du mari

et sa demande en divorce ont ete une surprise; le mari

est travailleur, il a bonne conduite; l'epouse aussi.

Pourtant l'extreme mechancete de la femme ressort

d'un certain nombre de depositions; elle a un tempe-

rament violent, querelleur, elle est autoritaire, rechigue,

contrarie, boude, elle manque d'egards pour son marl,

dit du mal de lui et des enfants, n'a aucun menagement.

Le seul tort du mari est d'avoir manque d'autorite.

Dans ces conditions une separation definitive s'impose

par la f~ute de la femme.

.

La defenderesse a recouru en reforme contre ce juge-

ment, en concluant principalement au rejet de la demande,

subsidiairement a une separation de corps et en tout

etat de cause a ce que le fils mineur lui soit confie, le

mari etant tenu de payer une pension mensuelle de

100 fr. pour elle et de 150 fr. pour l'enfant.

Considerant en droit:

Aux termes de l'art. 63 eh. 3 OJF, l'instance canto-

nale doit, dans son jugement, « mentionner le resultat

de l'administration des preuves». Cela signifie qu'elle

doit indiquer quels sontles faits qu'elle tient pour

constants. Le but de cette disposition. est evident:

Prozessrecht. N° 41.

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Le Tribunal federal n'etant pas installce d'appel et

devant, sauf en cas de contradiction avec les pieces

du proces (art. 81 OJF), prendre pour base de sa de-

cision l'etat de fait constate. par le tribunal cantonal

et se borner a rechercher si les deductions juridiques

qui en ont ete tirees sont conformes au droit federal

(art. 75 OJF), il importe qu'il soit mis en mesure de

remplir cette mission. Notamment. lorsque des temoins

ont ete entendus et que leurs depositions sont contra-

dictoires, il est indispensable que l'instance canto-

nale -

qui seule est competente pour apprecier le degre

de credibilite des temoignages -

se prononce a cet

egard et precise quels sont, parmi les faUs rapportes,

ceux qu'elle regarde comme prouves.

En l'espece, le Tribunal cantonal s'est abstenu de

toute constatation de faits concrets et il s'est contente

d'emettre quelques appreciations generales sur le ca-

raetere de la defenderesse. Il declare qu'elle est d'une

extreme mechancete, mais il omet d'indiquer en quoi,

par quels faits cette mechancete s'est manifestee. Or

e'est la pourtant ce qu'il est necessaire de savoir pour

pouvoir decider si, par la faute de la dcfendresse, le

lien conjugal est si profondement atteint que la vie

commune soit devenue insupportable. Dans la plupart

des questions qu'il a fait poser aux temoins, le demandeur,

il est vrai. est lui aussi reste dans les generalites. Mais

cependant il a allegue certains faits precis que tels

ou tels des Mmoins ont declares exacts (voir par exemple

depositions Lea Quinche.dame Fleury:..Jaquet. dame

Imhof. Henri Imhot, James Debrot) -

tandis que

d'autres ont temoigne en sens tout a fait oppose. Entre

ces temoignages contradictoires l'instance contonale

ne se prononee pas, elle observe simplement· qu'ils

sont «bons pour chacun des ~POllX)) et si, par la suite

du jugement, il est evident qu'elle a admis au moins

partiellement ceux qui etaient defavorables a la de-

fenderesse. elle neglige de dire dans quelle mesure elle

AS 49 II -

lWS

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306

Versieherungsvertrag. N° 42.

ra fait, c'est-a-dire si elle se mllie simplementa leurs

appreciations generales sur le caractere de la defenderefise

ou si elle tient pour constants les faits qu'ils ont rap-

portes a sa charge. Dans ces conditions, le Tribunal.

federal est hors d'etat d'exercer le pouvoir de controle

qui lui appartient d'apres la loi et il y a lieu par oonse-

quent de renvoyer la cause a l'instance cantonale.

en application de rart. 64 OJF, pour qu'elle mette

a la base de sa decision un etat de fait proprement

dit qui, constatant si et dans quelle mesure la realite

des griefs articules contre la defenderesse est prouvee.

permette d'en apprecier la gravite.

Le Tribunal fideral prononce:

Le recours est admis dans ce sens que le jugement

attaque est annuIe, la cause etant renvoyee a l'instance

cantonale pour qu'elle rende un nouveau jugement

conforme aux prescriptions de rart. 63 ch. 3 OJF.

IH. VERSICHERUNGSVERTRAG

CONTRAT D'ASSURANCE

42. trrteU aer II. Zivilabteilung vom 11. Juli 1023

i S. Teuscher gegen Teuscher.

Versicherung zu Gunsten der Ehefrau unter namentlicher

Bezeichnung derselben. Kann sie nach Scheidung der Ehe

noch Rechte aus der Begünstigung herleiten '1 Art. 83

Abs. 2 VVG.

A. -

Im Jahre 1905 schloss Fürsprecher Teuscher in

Bern mit der New Y ork Life Insurance Co eine gemischte

Lebensversicherung für 10,000 Fr. ab, wonach sich die

Versicherungsgesellschaft verpflichtete, diesen Betrag

VersieherUilgsvertrag. N° 42.

307

beim Ableben des Versieherten« an Frau Selma Teuscher-

Strub, Ehegattin des Versicherten I), die Beklagte im

vorliegenden Prozess, auszuzahlen.

Am 7. November 1921 wurde die Ehe Teuschersmitder

Beklagten durch Urteil des Amtsgerichts von Bern ge-

schieden. Dabei genehmigte das Gericht eine von den

Parteien am 19. Oktober gleichen Jahres abgeschlossene

Vereinbarung. wonach sich Teuscher u. a. zur Ausrich-

tung einer jährlichen Rente von 12,000 Fr. an die Be-

klagte verpflichtete und deren Schlussalinea 7 lautete :

« Damit sind Parteien vollständig auseinandergesetzt. I;

Indessen schlossen die Parteien noch am gleichen Tage

eine teilweise abgeänderte Vereinbarung ab. Danach

überliess Teuscher der Beklagten Wertschriften im

Nominalwert von 200,000 Fr. und verpflichtete sich,

ihr eine jährliche Rente im Betrage der Differenz zwi-

schen dem Ertrag dieser Wertschriften und der Summe

von 12,000 Fr. auszurichten, die 2362 Fr. ausmachte.

Im übrigen wurden die (hier nicht interessierenden) Be-

stimmungen der früheren Vereinbarung wiederholt oder

durch Verweisung bestätigt, mit Ausnahme des Schluss-

alineas 7.

In der Folge verehelichte sich Teuscher mit der Klä-

gerin.

Am 15. August 1922 errichtete er eine letztwillige Ver-

fügung, durch welche er die Klägerin als Universalerbin

seines gesamten ererbten und verdienten Vermögens

einsetzte, mit der Einschränkung immerhin, dass sie nur

insoweit vom Kapital brauchen dürfe, als die Nutznies-

sung nicht zu einem standesgemässen Leben hinreiche;

doch durfte sie über einen Betrag von 75,000 Fr. frei

verfügen, sei es zu Lebzeiten, sei es von Todes wegen,

während der Überschuss zur Verteilung an fünf wohl-

tätige Anstalten gelangen sollte.

Zwei Tage später starb Teuscher.

Mit der vorliegenden Klage verlangt seine Witwe,

es sei zu erkennen, der Versicherungsanspruch gegen-