opencaselaw.ch

46_II_178

BGE 46 II 178

Bundesgericht (BGE) · 1920-05-11 · Français CH
Source Original Export Word PDF BibTeX RIS
Volltext (verifizierbarer Originaltext)

178 Prozessrecht. N° 34. IV. PROZESSßECHT PROCEDURE

34. Arret da la. I"'e aection cilile da 11 mai 1920 dans la cause dame Margot contr,e lfargot Art. 65 OJF. Il n'y a pas lieu d'entrer en maUere surun recours contre un jugement en divorce lorsque, posterieurement au depot du rec01.irs et avant que Ie Tribunal fed-eraI ait He eu mesure de rendre son arret, survient le deces de run des con- joints, cet evenement ayant dej:) par lui-meme mis lin au proces. A. - Par exploit du 13 fevrier 1919, dame Adele Mar- got nee Guignard, au Sentier, a ouvert action contre SOll man, Francis Margot, en ccncluant: 10 a ce que le mariage cen.tracte entre eux le 20 septembre 1911 fUt declare rompu par le divorce aux torts exclusifs du defendeur 20 a ce que le& deux enfants issus de le'ur union lui fussen~ atyibues, a charge par le pere de contribuer a leur entre- tien par le paiement d'une pension mellsuelle de 100 fr. par emant, 30 a ce que le defendeur hit cOlldamne a lui restituer une somme de 3000 fr. qu'elle lui avait avancee en . cours de mariage. Francis Margot a conclu: 10 a liberation des fins de la demande et, reconventionnellement, a ce que le divorce ftit prononce aux torts de la demanderesse et a ce que les enfants fussent confies au pere, leur mere Hant con- danlI~e a payer une pension de 50 fr. par mois et par emant, a titre de contribution aux frais d'entretien et d'ooueation de ceux-ci. B. - Par jugement du 28 oetobre 1919, le Tribunal civil du district de la Vallee a prononce le divorce des epoux Margot-Guignard aux torts des deux parties et en I I I ? l Prozessrecht. N° 34. 179 appli~ation de l'art. 142 CC. Il a confie l'aine des enfants, Francis-Auguste, au defendeur et le cadet, Charles-Fer- nand, a la demanderesse, le defcndeur devant contribuer a l'entretien de l'enfarit attribue a la demanderesse par le paiement d'une pension de 30 fr. par mois. C. - La demanderesse a recouru en reforme par acte du 19 novembre 1919, soit en temps utile, en concluant d'une part, a ce que le divorce fut prononce aux torts du defendeur, en vertu de I'art. 138 CC et, d'autre 'part, a ce que l'aine des enfants, Francis-'-Auguste, rut egale- ment attribue 3. sa mere. D. - Le defendeur est decede le 14 janvier 1920. La recourante a demamle alors que l'affaire fut rayee du röle. COllsid,;ral1t en droii : S'il est vrai qu'en principc chacun des epoux possede le droit de demander le divorcc el. qu'cn cas de conclu- sions reconventionndles. ks deu);. actions ont toujours He ellvisagees commc independantes l'une de rautre, il n'en reste pas moins. en fait, qu'elles tendent au meme but qui est de faire prononcer judiciairement la rupture du lien conjugal et que ce resultat ne peut eire consacre qy.e par une seule ~t meme decision, tant il est evident qu'un mariage diss; HS ensuite de 1'adjudication des con- clusions de l'une des parties ne saurait elre declare rompu une seconde fois en vertu des droits de l'autre. Lors meme, par consequent, que 1'un des epoux qui aurait deja ob- tenu le divorce par l'adjudication de ses conclusions serait seul a user de son droit de recours, et que ce recours ne tendrait qu'a faire ecarter les conclusions adverses dans la mesure Oll eIl es auraient He egalement admises .par le premier jugement, le prononce de divorce lui-meme ne saurait elre considere comme definitif tant qu'il n'a pas He statue sur cette pretention. Si donc, avant que le recours ait pu faire l'objet d'une decision de l'instanee federale, survient un evenement tel que le deces de l'un 180 Markenschutz. N° 35. des conjoints, cet eVEmement doit etre considere comme Hant intervenu au cours de l'instance et comme ayant par la meme mis fin au proces. Il n'y a par consequent plus lieu d'entrer en matiere sur le recours, puisque celui- ci est devenu sans objet. Le Tribunal federal prononce: L'affaire est rayee du role, le recours Hant devenu sans objet par suite du deces du defendeur. V. MARKENSCHUTZ PROTECTION DES MARQUES DE FABRIQUE

35. Urteil der I. ZivilabteUung vom 18. Xa.i 1920

i. S. Deutsch und Gubser gegen Usinea Remy S. A. Verwechslungs gefahr bei Marken für Gebrauchsartikel des täglichen Lebens (Stärke). - Verneinung der Verwechslungs- gefahr führt zur Abweisung der aus Markenrechtsverletzung hergeleiteten Schadenersatzansprüche. - Unlauterer Wett- bewerb? A. - Die Klägerin, Usines' Remy S. A. in Wygmael (Belgien) mit Niederlassungen in Frankreich und England liess am 19. Juli 1902 im internationalen Markenregister für die von ihr fabrizierte Stärke zwei internationale Marken eintragen, nämlich die Marke Nr. 2954, 'die als Hauptmerkmal einen Löwenkopf mit. der Aufschrift « Amidon Remy» links und « Amidon Royal de Riz» rechts derselben enthält, und die Marke Nr. 2955, deren Hauptmerkmal ebenfalls in einem Löwenkopf besteht, wogegen die Aufschriften von der Marke 2954 insofern abweichen, als die Worte « Amidon Royal Remy» rund Markensehutz. No 3;}. 181 um das Bild angebracht sind, während sich über demBild die Aufschrift « Amidon deI Leon » und unter demselben die Aufschrift « Amidon du Lion » befindet. In Belgien waren die bei den Marken bereits früher eingetragen ';or- den, die eine am 22. März 1897, die andere am 6. April

1902. Die Beklagte Nr. 1, Firma Deutsch & Oe in Madrid und Paris, die neben einer grossen Anzahl von anderen Produkten (Oelen, Fetten, etc.) auch Stärke fabriziert, besitzt für die von ihr hergestellte Stärke ebenfalls zwei, am 1. Juli 1912 im internationalen Mar- kenregister eingetragene Marken, nämlich die Marke Nr. 12494, die als Hauptmerkmal das Bild eines aufrecht stehenden Löwen mit der Aufschrift ( Marca el Leon » und « Amidon de Arroz » nebst der Firmenbezeichnung « Deutsch & Cie Barcelona» enthält, sowie die Marke Nr. 12495. Auch deren Hauptmerkmal besteht in dem Bilde des aufrechtstehenden Löwen. Unterhalb diesem sind 'die Worte « Marca el Leon » und « Amidons » auf- gedruckt. Die Beklagte verwendet das Löwenmotiv auch auf den für ihre übrigen Fabrikate eingetragenen Marken. Durch den infolge des Krieges in der Schweiz eingetretenen Mangel an Reisstärke veranlasst - die deutschen Stärkefabriken, die bis anhin zum grossen Teil den schweizerischen Bedarf gedeckt hatten, waren genötigt, die Fabrikation einzustellen - vertrieb die Beklagte ihre Stärke seit einiger Zeit auch in der Schweiz. Seit dem Herbste 1916 ist der Mitbeklagte J. Gubser in Bern ihr Vertreter. Als solcher hat er für sie in der Schweiz unter Verwendung der Marken Nr. 12494 und 12495 Propaganda gemacht und Vekäufe abgeschlossen. Mit der vorliegenden, gegen die Firma Deutsch & Cie und ihren Vertreter J. Gubser eingelegten Klage bean- tragt nunmehr die Firma Usines Remy S. A.: « 1. - Es sei zu erkennen, die internati~nalen Marken- ) eintragungen Nr. 12494 und 12495 der beklagten Firma )) Deutsch & Oe in Paris vom 1. Juli 1912 seien ohne II Rechtsgültigkeit für das Gebiet der Schweiz.