Sachverhalt
Jules-Henri Cherix re~oit des C. F. F. une pension de retraite de 2030 fr. par an. Il est veuf et n'a pas de charges de familIe, sauf que, par arret du Tribunal can- tqnal valaisan du 4 mars 1919, confirme par arret du Tribunal fMeral en date du 11 juin 1919, il a He condamne a payer a Julie Dellea, aujourd'hui alliee Duchesne, mere de son fils naturel Henri Dellea, une indemnite de 250 fr. et, pour l'entretien de l'enfant, une pension de 1 fr. par jour, payable par trimestre et d'avance jusqu'a l'age de 18 ans revolus. Au benefice de cet arret, dame Duchesne fit notifier a . son debiteur, le 25 novembre 1919, un commandement de payer de 2390 fr., reste sans opposition. Lors de Ia saisie, ·operee le 8 janvier 1920, Cherix revendiqua en faveur de sa fille majeure Alice la propriete des meubles saisis. eette revendication ne fut pas contestee, et le 11 fevrier 19201'office des poursuites de Bex delivra a Ia creanciere, pour elle et son fils, un acte de deraut de biens pour Ia somme de 2423 fr. 95. Au pied de cet acte figure la mention suivante : {(Le debiteur etant maladif, ne peut plus tra- vailler d'une maniere reguliere. Sa retraite lui est done indispensable pour vivre et l'office restime par conse- quent insaisissable. » B. - Dame Duchesne a porte plainte contre cette deci- sion a rautorite inferieure de surveillance (le president du Tribunal du distriet d'Aigle) en concluant a ce que la pension de retraite du defendeur etant declaroo par- tiellement saisissable. une retenue convenable f11t fixee. Considerant que, d'apres Ia jurisprudence du Tribunal
Erwägungen (1 Absätze)
E. 18 ans revolus. Au benefice de cet arret, dame Duchesne fit notifier a . son debiteur, le 25 novembre 1919, un commandement de payer de 2390 fr., reste sans opposition. Lors de Ia saisie, ·operee le 8 janvier 1920, Cherix revendiqua en faveur de sa fille majeure Alice la propriete des meubles saisis. eette revendication ne fut pas contestee, et le 11 fevrier 19201'office des poursuites de Bex delivra a Ia creanciere, pour elle et son fils, un acte de deraut de biens pour Ia somme de 2423 fr. 95. Au pied de cet acte figure la mention suivante : {(Le debiteur etant maladif, ne peut plus tra- vailler d'une maniere reguliere. Sa retraite lui est done indispensable pour vivre et l'office restime par conse- quent insaisissable. » B. - Dame Duchesne a porte plainte contre cette deci- sion a rautorite inferieure de surveillance (le president du Tribunal du distriet d'Aigle) en concluant a ce que la pension de retraite du defendeur etant declaroo par- tiellement saisissable. une retenue convenable f11t fixee. Considerant que, d'apres Ia jurisprudence du Tribunal
Volltext (verifizierbarer Originaltext)
11. Auszug aus dem Entscheid vom 1. Juli 1920 i. S. Arnold Art. 93 SchKG: Gehören Stiefkinder zur «Familie» des Stiefvaters 'I Was zunächst die Frage anlangt, ob die. Stiefkinder zur Familie des Stiefvaters gehören, so bestehen hierüber in der Literatur verschiedene Ansichten. EGGER, Kom. zum ZGB, verneint dies, N. 1 c zu Art. 159. V gl. ferner N. 5'c zu M. 160, wo er insbesondere bestreitet, dass der Alimentationsanspruch der Ehefrau auch ihre Unter- haltspflichten gegenüber ihren Kindern aus einer frü- heren Ehe umfasse. - GMÜR, in seinem Kommentar N. 15 zu Art. 159, vertritt die gegenteilige Auff~ &sung
56 Entscheidungen der Schuldlletreibungs- und hält dafür, dass der Stiefvater bezw. die Stiefmutter zur Sorge für das Wohl der Stiefkinder mitverpflichtet sei. Richtig ist soviel, dass die Stiefkinder gegen die Stief-
• eltern keinen Alimentationsanpruch haben. Dagegen darf hieraus entgegen der Ansicht Eggers nicht geschlos- sen werden, dass die Ehegatten unter sich nicht zum Unterha1t der Stiefkinder verpflichtet seien. Vielmehr ist davon auszugehen, dass wer eine Person heiratet, die aus einer früheren Ehe bereits Kinder hat, ihr gegenüber mit der Heirat regelmässig die Verpflichtung auf sich nimmt, für das Wohl der Stiefkinder zu sorgen. Die Ehefrau übernimmt es, dem Ehemann in der Erziehung beizu- stehen, und der Ehemann verpflichtet sich regeJmässig, sofern dies nötig ist, für den Unterhalt zu sorgen. Diese gegenseitigen Verpflichtungen sind nicht nur moralischer, sondern rechtlicher Natur und ergeben sich aus den allgemeinen Normen über die Wirkungen der ehelichen Gemeinschaft. Nur auf dieser Grundjage ist in Mn meisten Fällen ein Eheschluss und das Zusammenleben überhaupt möglich. Immerhin wird es dabei immer auf die Ver- hältnisse ankommen, in denen sich die Stiefkinder be- finden. Geht man hievon aus, so ergiQt sich für den vorlie- genden Fall ohne weiteres, dass die Stiefkinder zu den Familiengliedern zu rechnen &irid, für die der Schuld- ner zu sorgen hat, denn nach der Feststellung der Vor- instanz besitzen sie und ihre Mutter keinerlei andere Einkünfte. Neben den Stiefkindern ist aber l'Iuch die Beschwerdeführerin Marie Josefine Arnold, als auS&er- eheliche Tochter zur Familie zu rechnen (vgl. Urteil des Bundesgerichts von heute in der Beschwerdesache Sager gegen Arnold). Dagegen kommt ihren Alimenta- tionsansprüchen keinerlei bevorrechtete Stellung zu. und Konkurskammer. N° 12.
12. Ärrtt du 1 er jui1let 19~O dans Ja cause Cheril: et Ducheane. 57 Insaisissabilite . absolue des pensions de retraite semes au fonctionnaires et employes des C. F. F. - Competence de l'autorite administrative pour faire profiter de Ja pension la familIe du retraite. A. - Jules-Henri Cherix re~oit des C. F. F. une pension de retraite de 2030 fr. par an. Il est veuf et n'a pas de charges de familIe, sauf que, par arret du Tribunal can- tqnal valaisan du 4 mars 1919, confirme par arret du Tribunal fMeral en date du 11 juin 1919, il a He condamne a payer a Julie Dellea, aujourd'hui alliee Duchesne, mere de son fils naturel Henri Dellea, une indemnite de 250 fr. et, pour l'entretien de l'enfant, une pension de 1 fr. par jour, payable par trimestre et d'avance jusqu'a l'age de 18 ans revolus. Au benefice de cet arret, dame Duchesne fit notifier a . son debiteur, le 25 novembre 1919, un commandement de payer de 2390 fr., reste sans opposition. Lors de Ia saisie, ·operee le 8 janvier 1920, Cherix revendiqua en faveur de sa fille majeure Alice la propriete des meubles saisis. eette revendication ne fut pas contestee, et le 11 fevrier 19201'office des poursuites de Bex delivra a Ia creanciere, pour elle et son fils, un acte de deraut de biens pour Ia somme de 2423 fr. 95. Au pied de cet acte figure la mention suivante : {(Le debiteur etant maladif, ne peut plus tra- vailler d'une maniere reguliere. Sa retraite lui est done indispensable pour vivre et l'office restime par conse- quent insaisissable. » B. - Dame Duchesne a porte plainte contre cette deci- sion a rautorite inferieure de surveillance (le president du Tribunal du distriet d'Aigle) en concluant a ce que la pension de retraite du defendeur etant declaroo par- tiellement saisissable. une retenue convenable f11t fixee. Considerant que, d'apres Ia jurisprudence du Tribunal