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46_III_55

BGE 46 III 55

Bundesgericht (BGE) · 1919-11-25 · Deutsch CH
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Entscheidungen der Schuldbetreibungs- Or cette fal;On de proceder n'est pas admissible. En cas de paiement opeft~ par un co-ob1ige, l'art. 217 LP regle la situation respective du creancier et du co-oblige vis- a-vis de la masse: tant que le creancier n'a pas ete en- tierement desinteresse, il est colloque pour sa creance totale; si additionne au montant verse par le co-oblige, Je dividende correspondant acette coUocation est supe- rieur a la ereance totale, le co-oblige per~oit sur I'exce- dent le dividende afferent a son droit de rec~urs et enfin le solde retombe dans la masse. Pour determiner les droits que Ie ereancier et le co-oblige peuvent faire valoir dans la faillite, il importe done de eonstater, d'une part, I' existence et la quotite du paiement re~u par le ereancier et, d'autre part, l'existence et l'etendue du droit de re- cours du eo-oblige. Ce sont Ja des questions de droit ma- leliel sur lesquelles l'office se prononce lors de l'etablisse- ment de l'etat de collocation, si le paiement est anterieur a la faillite, et qui, en eas de contestation, donnent lieu a la procedure reglee par l'art. 250 LP. Si le paiement illtervient apres qua l'etat de collocation est passe en force, la nature de ces questions ne change pas et elles doivent elre tranchees de la metne maniere pour que le tableau de distribution puisse etre dresse en conformite de la solution qu'elles auront reeue. Une revision de l'etat de collocation s'impose des lors en pareil cas pour sauve- garder les droits de tous les interesses, c'est-a-dire que l'administration de la faillite; avisee du paiement opere, devra deposer un etat de collocation complementaire indiquallt la somme a concurrence de laquelle la creance originaire a He eteinte et, eventuellement, le montant pour lequel le co-oblige est subroge aux droits du crean- eier. En l'espece, il se presente une complication spe- dale du fait que la Banque pretend que Eggis a renonce eil sa [aveu!' it elle exclusivement, et non en faveur de la masse, a son droit de recours contre son co-oblige Sallin. Mais c'est lil aussi une question de droit materiel, soit de coUOCUtiOIl, qui doit elre traitee eomme les autres. und Konkurskammer. Na 11. 55 En resume done, l' office devra proceder de la fa~on suivante : Apres avoir invite soit la Banque, soit Eggis a se determiner, d'une part, sur la quotite du paiement effeetue, d'autre part sur la renonciation au droit de re- cours et sur ses effets, il dressera un etat de collocation eomplementaire dans lequel il indiquera :

a) si la creance originaire de Ja Banque a ete eteinte et,1e eas eeheant, jusqu'a concurrence de quelle somme- eette creance devant d' ailleurs demeurer colloquee· pour son montant primitif, pour peu qu'une fraction quel- conque en soit encore impayee ;

b) si, du chef du paiement effectue, Eggis possMait u~ droit de recours et a concurrenee de quelle somme et si 1a Banque est subrogee a ce droit. Cet etat de collocation sera depose et les interesses pourront l'attaquer par la voie prevue a l'art. 250 LP. Une fois liquidees les contestations eventuelles, l'office dressera le tableau de repartition en conformite des deci- sions judiciaires intervenues et des regles de l'art. 217 LP. La Chambre des Poursuites et des Faillites prononce: Le recours est ecarte dans le sens des motifs.

11. Auszug aus dem Entscheid vom 1. Juli 1920 i. S. Arnold Art. 93 SchKG: Gehören Stiefkinder zur «Familie» des Stiefvaters 'I Was zunächst die Frage anlangt, ob die. Stiefkinder zur Familie des Stiefvaters gehören, so bestehen hierüber in der Literatur verschiedene Ansichten. EGGER, Kom. zum ZGB, verneint dies, N. 1 c zu Art. 159. V gl. ferner N. 5'c zu M. 160, wo er insbesondere bestreitet, dass der Alimentationsanspruch der Ehefrau auch ihre Unter- haltspflichten gegenüber ihren Kindern aus einer frü- heren Ehe umfasse. - GMÜR, in seinem Kommentar N. 15 zu Art. 159, vertritt die gegenteilige Auff~ &sung

56 Entscheidungen der Schuldlletreibungs- und hält dafür, dass der Stiefvater bezw. die Stiefmutter zur Sorge für das Wohl der Stiefkinder mitverpflichtet sei. Richtig ist soviel, dass die Stiefkinder gegen die Stief-

• eltern keinen Alimentationsanpruch haben. Dagegen darf hieraus entgegen der Ansicht Eggers nicht geschlos- sen werden, dass die Ehegatten unter sich nicht zum Unterha1t der Stiefkinder verpflichtet seien. Vielmehr ist davon auszugehen, dass wer eine Person heiratet, die aus einer früheren Ehe bereits Kinder hat, ihr gegenüber mit der Heirat regelmässig die Verpflichtung auf sich nimmt, für das Wohl der Stiefkinder zu sorgen. Die Ehefrau übernimmt es, dem Ehemann in der Erziehung beizu- stehen, und der Ehemann verpflichtet sich regeJmässig, sofern dies nötig ist, für den Unterhalt zu sorgen. Diese gegenseitigen Verpflichtungen sind nicht nur moralischer, sondern rechtlicher Natur und ergeben sich aus den allgemeinen Normen über die Wirkungen der ehelichen Gemeinschaft. Nur auf dieser Grundjage ist in Mn meisten Fällen ein Eheschluss und das Zusammenleben überhaupt möglich. Immerhin wird es dabei immer auf die Ver- hältnisse ankommen, in denen sich die Stiefkinder be- finden. Geht man hievon aus, so ergiQt sich für den vorlie- genden Fall ohne weiteres, dass die Stiefkinder zu den Familiengliedern zu rechnen &irid, für die der Schuld- ner zu sorgen hat, denn nach der Feststellung der Vor- instanz besitzen sie und ihre Mutter keinerlei andere Einkünfte. Neben den Stiefkindern ist aber l'Iuch die Beschwerdeführerin Marie Josefine Arnold, als auS&er- eheliche Tochter zur Familie zu rechnen (vgl. Urteil des Bundesgerichts von heute in der Beschwerdesache Sager gegen Arnold). Dagegen kommt ihren Alimenta- tionsansprüchen keinerlei bevorrechtete Stellung zu. und Konkurskammer. N° 12.

12. Ärrtt du 1 er jui1let 19~O dans Ja cause Cheril: et Ducheane. 57 Insaisissabilite . absolue des pensions de retraite semes au fonctionnaires et employes des C. F. F. - Competence de l'autorite administrative pour faire profiter de Ja pension la familIe du retraite. A. - Jules-Henri Cherix re~oit des C. F. F. une pension de retraite de 2030 fr. par an. Il est veuf et n'a pas de charges de familIe, sauf que, par arret du Tribunal can- tqnal valaisan du 4 mars 1919, confirme par arret du Tribunal fMeral en date du 11 juin 1919, il a He condamne a payer a Julie Dellea, aujourd'hui alliee Duchesne, mere de son fils naturel Henri Dellea, une indemnite de 250 fr. et, pour l'entretien de l'enfant, une pension de 1 fr. par jour, payable par trimestre et d'avance jusqu'a l'age de 18 ans revolus. Au benefice de cet arret, dame Duchesne fit notifier a . son debiteur, le 25 novembre 1919, un commandement de payer de 2390 fr., reste sans opposition. Lors de Ia saisie, ·operee le 8 janvier 1920, Cherix revendiqua en faveur de sa fille majeure Alice la propriete des meubles saisis. eette revendication ne fut pas contestee, et le 11 fevrier 19201'office des poursuites de Bex delivra a Ia creanciere, pour elle et son fils, un acte de deraut de biens pour Ia somme de 2423 fr. 95. Au pied de cet acte figure la mention suivante : {( Le debiteur etant maladif, ne peut plus tra- vailler d'une maniere reguliere. Sa retraite lui est done indispensable pour vivre et l' office restime par conse- quent insaisissable. » B. - Dame Duchesne a porte plainte contre cette deci- sion a rautorite inferieure de surveillance (le president du Tribunal du distriet d'Aigle) en concluant a ce que la pension de retraite du defendeur etant declaroo par- tiellement saisissable. une retenue convenable f11t fixee. Considerant que, d'apres Ia jurisprudence du Tribunal