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45_II_438

BGE 45 II 438

Bundesgericht (BGE) · 1919-04-24 · Français CH
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438

Obligationenrecht. N° ü6.

Demnach erkennt das Bundesgericht:

Die Berufung wird abgewiesen und das Urteil des

Handelsgerichts des Kantons Aargau vom 24. April 1919

bestätigt.

66. Amt de 1& Ire Section civile du 19 septembre 1919

dans la cause Tubi contre Dretwyler.

Art. 108 chiff.2 C. 0.: Notion du Fixgeschäft, en particulier

en matiere d'ordres de bourse.

En date du 3 mai 1918 Dretwyler & eie ont vendu a

Albert Tubi 25,000 roubles Kerensky a 100,50 « livrables

dans 8 a 10 jours ». Le 15 mai Tubi leur a telegraphie :

~ Mon achat 25,000 roubles 3 courant; delai livraison

echu; banque ayant exige liV'raison ce jour, annule

operation. >} Le 16 mai Dretwyler & Oe ont proteste contre

.cette annulation, en soutenant que leur acheteur aurait

du tout d'abord leur fixer un _ delai de 1 a 2 jours;

ils l'avisaient qu'ils lui faisaient remettre par M. J. Frey

aZurich les 25,000 roubles contre paiement de 25,125 fr.

Tubi ayant refuse de prendre liV'raison, ils lui ont

ouvert action en concluant au paiement de 25,125 fr.

contre remise par eux des 25,000 roubles. Le defendeur a

concIu a liberation;. subsidiairement, il demande a etre

acheminc. a prouver par expertise que, etant donne la

formule « liV'raison 8 a 10 jours l), la simple echeance du

10me jour autorise l'acheteur a se departir du contrat.

Les deux instances cantonales ont adjuge aux de-

mandeurs leurs conclusions. Le defendeur a recouru en

reforme en reprenant ses conclusions principales et

subsidiaires.

Obllgationenrecht. N° (6.

43lt

Statuant sur ces laUs et considerant en droit:

Le recourant invoque 1a disposition de l'art. 108 eh. 2

CO, suivant laquelle le creancier peut se departir du

contrat, sans avoir fixe au prealable au debiteur le delai

prevu a l;art. 107 ~O pour s'executer, «lorsqu'aux

termes du contrat l'execution doit avoir lieu exactement

a un terme fixe ou dans un delai determine ~. Il pretend

ainsi que l'achat de roubles conclu par lui etait un

« Fixgeschäft l).

Le Tribunal federal a toujours juge.(v. RO 18 p. 846,

19 p. 902, 32 II p. 334, 42 II p. 243) que, pour qu'll y ait

Fixgeschäft, eil regle generale il ne suffit pas que le

contrat contienne l'indication du jour auquell'exe{;ution

doit avoir lieu; il faut encore qu'il revele que, dans l'in-

tention des parties, il ne s'agit pas d'une date approxi-

mative, mais que le terme fixe doitetre rigoureusement

observe. Il convient toutefois d'admettre une derogation

acette regle generale lorsqu'on se trouve en presence d'un

marche portant sur des· choses qui, comme les valeurs

de bourse, sont sujettes a des variations rapides de cours;

en pareil cas (de meme qu'en matiere de ventes entre

commer~ants: v .. art. 190 CO), on doit presumer que

les parties, qui ont un interet evident a limiter lerisque

de fluctuations de prix, ont entendu que le marche soit

execute strictement a la date convenue; en d'autres

termes, on doit pre~umer l'existence d'un Fixgeschäft

pour peu que le contrat ait indique d'une maniere precise

la date de la livraison (v. OSER, Note 2 b; BECKER,

Note 9 sur art. 108, Handelsrechtliche Entscheidungen

8 p. 278 consid. 2).

En l'espece, le recourant ayant achete des roubles

Kerensky, c'est-a-dire des papiers dont la valeur etait

eminemment variable, le debat se ramene.a la question

de savoir si la date de la livraison a ete bien determinee

dans le contrat. Il est certain que, a s'en tenir aux usages

du langage courant, cette question devrait recevoir une

-140

ObUgationenrecbt. N- 66 •.

solution negative. ear la formule divrables dans 8 a 10

jours» est synonyme' de « liV'l'abl~ dans une huitaine

ou une dizaine de jours » et laisse done au vendeur une

. latitude inconciliable avec la notion du Fixgeschäft,

Mais iln'est pas impossible que, eIl matiere.de banque,

cette formule ait Une signification bea~coupplus precise

et veuille dire : (I livrables au plus tOt dans huit jours et

au plus tard dans db:: jours.» Si tel ethlt 1e cas, le delai

de livraison serait ex,actement determine et son inobser-

. vation par 1e vendeur autoriserait l'acheteur, d'apres

ce qui a ete expose ci-dessus, a se dllpartir du contrat saus

autre formalite, Il importe par consequent d'ordonner

l'expertiser·equise par le defendeur, aliX .fins d'elucider

ce point de fait -

ou plus exaetement d'usage dans les

affaires de banque -

dont depend le sortdu proces.

Il se justifie d'autant plus de le faire que la meme ex-

pression se retrouve dans la correspondance adressee

au defendeur par une autre banque de Zurich (Leu & Oe)

- ce qui 1aisse supposer qu'elle est usuene dans 1e langage

des affaires de banque et qu'ainsi les experts consultes

seront a meme de renseigner exactement le tribunal sur le

sens qui 1ui est attache.

Si, sur la base de l'expertise, la· Cour arrive a la con-

viction que le «lelai de livraison n'a He ·fixe qu'approxi-

mativement, elle declarera la demande fondee en principe.

Mais illui restera a rechercher si les demandeurs n'avaient

pas l'obligation de realiser poni- le compte du defendeur

les roubles dont il refusait atout de prendre livraison

et dont le prix baissait chaque jour et s'ils ne doivent pas

des lors sUPPOrter en partie les consequences du fait: que

la valeur actuelle de ces roubles ne represente plus que

le 5me environ de celle qu'ils avaient lors du marche.

Le Tribunal jederlli prononce:

Le recours est admis daIl$ ce sens que l'afret attaque

est annule, la cause etant renvoyee a l'instance cantonal<'

pour complement d'instruction et nouveUe decision.

ObUgationenrecht. N. 67,

67. l1rteil4tr I. ZlvilabteiluDg vom 25. September 1919

i. S. GarbaDi gegen BIen. '

441

Tau s eh: M i n der u n g skI a ge gestützt auf unrichtige

Angaben über den Zinsertrag des eingetauschten Hauses. -

Die Minderung wegen Nichtvorhandenseins zug e sie h e r-

t e r Eigenschaften ist nicht nur z~ässig,. wenn körpe~liche

oder rechtliche sondern auch wenn Wirt s c haft hc he

i.\l ä n gel in Frage stehen: -

Abweisung der Minderungs-

klage, weil der K1äger den Beklagten seinerseits auch über-

yorteilt hat .

A. - Am 6. April 1916 verkaufte de~ Beklagte Garbani

dem Kläger Bieri ein in Huttwil gelegenes Hausgrund-

stück zum Preise von 24,000 Fr, Die Fertigung fand am

11. Mai 1916 statt. Der Kläger seinerseits verkaufte am

2. Mai 1916 dem Beklagten zwei in den Gemeinden

BÜIDplitz und BoDigen gelegene Landparzellenzum Preise

von 13,632 Fr.2O Cts. An diesen letzteren Betrag wurden

dem Beklagten für 4632 Fr. 20 Cts. Hypotheken über-

bunden und die restierenden 9000 Fr. an den Kaufpreis

des ersten Geschäftes über das Grundstück in Huttwil

angerechnet. Die au{ diesem Grundstück in Huttwil

noch verbleibende Kaufrestanz von 15,000 Fr. sodann.

regelte der Kläg~r durch . Errichtung eines Schuldbriefes

im gleichen Betrag.

E. -

In der Folge erhob der Kläger die vorliegende

Klage auf Preisminderung eventuell Schadenersatz wegen

absichtlicher Täuschung. Er nahm den Standpunkt ein,

der Beklagte habe ihm erklärt, das Haus in Huttwil habe

bisher 1400 Fr. Zins abgeworfen. statt dessen seien aber

nur 1180 Fr. bezahlt worden und überdies ZWei Miet-

verträge bei KaufsschlUSb bereits gekündigt: gew~sen.

Dieses Verhalten. erfülle die Voraussetzungen der Minde-

rungsldage eventuell der Schadenersatzklage gemäss

Art. 28 11 und 41 fI. OR.

Der Beklagte wendete demgegenüber ein, die Anspruche

des Klägers ~eien verjährt, er habe das Geschäft geneh-

migt und auf alle Fälle sei mat~en die Klage unbegründet.