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452 PersoneUl'echt. N° 80. stellungen auch auf diesen Denkbereich . Wer in politischer und religiöser Hinsicht an Grössenwahnvorstellungen leidet, ist natürlich leicht geneigt, als Helfer aufzutreten, wenn das in seine Gedankenkomplexe passt, oder wenn ihm die Hülfe entsprechend zurechtgelegt wird. Dass ein solches Hinüberspielen kranker Vorstellungen auf die' fragliche Bürgschaftsverpflichtung vorgelegen hat, ergibt sich übrigens aus einer Anzahl besonderer Anhaltspunkte. Vor allem ist bezeichnend, dass 'Wirz den Hauptschuldner einmal gezwungen hat, mit ihm in ein anderes Dorf in die Kirche zu gehen,· unter der Androhung, dass er ihm sonst die Bürgschaft kündige. Sodann ist in diesem Zusammenhang yon Bedeutung, dass die Ver- bürgung an sich sich als ein unsinniges Geschäft enviesen hat. Ein Mann mit 1000-1300 Fr. Einkommen und einem Vermögen von 20,000 Fr. -verbürgt sich nicht für so hohe Summen, auch wenn sie teilweise noch andenveitig sichergestellt sind. Er verbürgt sich aber -vor allem nicht einem ökonomisch und moralisch (nach Feststellung der ersten Instanz) zweifelhaften Hauptschuldner. Diese Argumente vermögen durch die Tatsache, dass Wirz im übrigen seine ökonomischen Beziehungen in Ordnung zu halten -vermochte. nicht entkräftet zu werden. 'Vebrigens ist bezeichnend, dass er nach der Annahme der ersten Instanz, deren Feststellungen das Obergericht ja im allgemeinen anerkannt hat. früher zwar schon wieder- holt Bürgschaften aber mit _ Wissen und Willen seiner Familie eingegangen hat. Demnaclz erkennt das Bundesyericlzt : Die Berufung wird begründet erklärt und die beklag- tische Forderung unter Aufhebung des Urteils des Ober- gerichts BaseUand vom 10. Mai 1918 aberkannt. Siehe auch Nr.87 - Voir aussi N° 87 Familienrecht. !'>Il> 1<1.
11. FAMILIENRECHT DROIT DE LA FAMILLE
81. Arret de 1& 2me seetion eivUe du 27 novembre 1918 dans la cause dame de t7riba.rren contrc da t1ribarren. Droit applicable ä la liquidation des biens d'epoux Hrangcrs en cas de separation de corps prononcec par les tribunaux suisses. De Uribarren, sujet espagnol, a contracte mariage a Paris le 17 decembre 1913 avec Renee Henneberg, de nationalite suisse. Il n'y a pas eu de contrat de mariage. Le 7 aotit 1915 de Uribarren a intente devant les tri- bunaux genevois une action en separation de corps. Par jugement du 19 juin 1917le tribunal de premiere instance a prononce la separation de corps aux torts des deux epoux, tout en reservant a une instance speciale la ques- tion de la liquidation du regime matrimoniaL Dans le present proces, dame de Uribarren a conclu a ce qu'il plaise au tribunal prononcer (, que les epoux de Uribarren sont maries sous le regime legal fran<;ais et que la liquidation de leurs biens doit etre faite sur la base de la communaute fral1-:aise et non en conformite de l' art. 189 ces. )) Le dCfendeur a soutenu qu'au contraire Ie regime applicable est le regi~e espagnol de la communaute d'acquets et que la liquidation doit avoir lieu suivant les principes poses par l'art. 189 ces. Le tribunal de premiere instal1ce a deboute dame de Uribarren de sa demande et a commis Me Gampert notaire aux fins de liquider les biens des epoux de Uri- barren en conformite de l'art. 189 ces. Par arret du 21 454 Familienrecht. N° 81. juin 1918, la Cour de Justice civile a confirme le dispositif de ce jugement, tout en precisant dans ses considerants que, avant la separation de corps, les epoux de Uribarren etaient soumis au regime espagnol de la societe d'acquets et non au regime fran~ais de 1a communaute,' ainsi que l'avait admis le tribunal de premiere instance. La demanderesse a recouru en reforrne au Tribunal federal contre cet arret en· reprenant les conclusions transcrites ci-dessus. Statuant sur ces taUs et considerant en droil :
1. - Il resulte de tout le contenu de 1'acte de recours que, bien qu'elle l'ait intitule improprement « recours de droit civil », la demanderesse entend recourir en reforrne contre rarret cantona1. Ce recours est recevable. La valeur Jitigieuse, dont le montant n'a, il est vrai, pas ete precise. est dans tous les cas superienre ä 4000 fr. et l'arret attaque constitue un jugement au fOIid (art. 58 OJF) et non un simple jugement preparatoire, car il liquide definitivement la pretention litigieuse, le partage auquel procedera le notaire designe n'ayant pas ä. etre soumis au tribunal pour homologation (v. lettre du President de la Cour de Justice civile du 24 septembre 1918).
2. - L'instance cantonale a juge que la liquidation des biens des epoux de Uribarren doit avoir lieu sur 1a base de rart. 189 CCS. Cette decision est conforrne ä. la jurisprudence du Tribunal iederal consacree par une serie d'arrets (RO 38 H. p. 48 et 55 ; -10 H, p. 308 ; 41 H,
p. 332). A teneur de l'art. 7 litt. h 3me a1. de 1a loi sur les rapports de droit civiI, 10rsque le juge suisse est competent pour prononcer 1e divorce d'epoux etrangers, c'est le droit suisse qui deterrnine les effets du divorce et, d'apres rart. 7 litt. i a1. 2, la meme regle est applicable en cas de separation de corps. 01' les effets de la separation de corps sur les biens des epoux sont deferrnines par le CCS ä. 1'art. 189 (eombine avec 1'art. 155) qui dispose que - de meme qu'en cas de divoree : v. art. 154 - ehaeun des epoux Familienrecht. N° 81. 455 rePt:end son patrimoine personneI, quel qu'ait He le regime matrimonial. C'est done en vain que la recourante invoque les droits acquis que lui conferait le regime fran~ais de communaute sous lequel elle pretend s'etre mariee. Cette.argumentation se heurte au texte fonnel du Code qui justement, en matiere de divorce et de sepa- ration de corps, organise la liquidation des biens des epoux en faisant abstraetion du regime matrimonial anterieur - le correetif de se systeme eonsistant (art. 151) dans le droit de l'epoux innocent d'exiger une indernnite lorsque ses interets, soit en particulier ceux qui resultaient du regime a'dopte, sont compromis par le divorce (cf. Expose des lVlotifs, 2me ed. p. 148 et 171). On doit d' ailleurs reserver la question de savoir s'i! y aurait lieu peut-elre de deroger au principe de l'application du droit suisse ä la liquidation des biens dans Ie cas OU un epoux etranger s'est cree un for en Suisse et y a porte son action eu divorce ou en separation de corps dans le seul but de beneficier de la regle precitee des art. 154 et 189 et de priver ainsi son conjoint des avantages que lui assurait le re.gime matrimonial du droit €lranger; en l'espece~ il n'est nullement €lahli que teIle ait €le !'intention du demandeur eu se constituant un domicile en Suisse. Il resulte de ee qui precede, que, quant ä. Ia reprise des biens apportes en mariage, il est superflu de rechercher si les epoux de Uribarren etaient soumis au regime espagnol de la societe d'aequets ou au regime fran~ais de la communaute. Cette question ne pourrait se poser qu'a l'egard de la repartition d'un Mnefice eventuel - laquelle a lieu (art. 189 al. 2) « suivant les regles du regime matrimonial auterieur» - mais elle est depourvue de tout interet pratique, puisque, soitd'apres le droit espagnol. soit d'apres le droit franc;ais, les acquets se part agent entre les epoux par parts egales. D'ailleurs la decision de l'instance cantonale qui a juge que les epoux de Uribarren sont maries sous le regime espagnol echappe au pouvoir de contröle du Tribunal federa!. L'article 19 a1. 1 de la 10i 453 Familienrecht. N° 82. sur les rapports de droit civil dispose, il est vrai, que les rapports pecuniaires des epoux entre eux sont soumis a la Iegislation du lieu du premier domicile conjugal (en l'espece, Paris), mais cela signifie simplement, ainsi que le precise l'art. 31 al. 3, que le transfert du domicile en Suisse laisse subsister le regime matrimonial qui Hait applicable aux epoux au lieu de leur premier domicile a I'Hranger (v. P. DES GOUTTES, Des rapports de droit civil des etrangers en Suisse, dans Zeitschrift für schw. Recht XVI p. 365-366). Dans le cas particulier, il s'agis- sait ainsi de determiner, en vertu· du droit tram;ais, le regime auquel les epoux de Uribarren etaient soumis en France; c'est ce qu'a fait l'instance cantonale et le Tribunal federal n'est pas compHent pour revoir la solution donnee ä ce probleme qui releve exclusivement du droit etranger. Par ces motifs le Tribunal tMeral prollollce: Le recours est ecarte et rarret cantonal est confirrne.
82. Auszug aus dem Urteil der II. Zivilabteilung vom 23. Dezetnber 1918
i. S. Frau Kanzone-lIess gegen Giger. Art. 206-208 ZGB. Miete einer \Vohnung durch eine vom Ehemanne tabächlich getrennt lebende Ehefrau. Klage derselben nach der Scheidung gegen ihren früheren Mann auf Erstattung des dem Vermieter wegen Nichthaltung des Mietvertrages bezahlten Schadenersatzes mit der Be- gründung, dass ihr der Beklagte anlässlich einer zeitweiligen Wiedervereinigung versprochen habe, für den Fall der Rückkehr in das eheliche Domizil die :\1iete für sie in Ord- nung zu machCll. Einwand des Beklagten, dass ein giltiger Mietvertrag mangels Verpflichtungsfähigkeit der Frau während der Ehe nicht zustandegekommen sei. Die Parteien sind durch rechtskräftiges Urteil des Bezirksgerichts Kulm vom 25. Mai 1915 geschieden wor- Familienrecht. N° 82. 457 den. Schon vor Einreichung der Scheidungsklage hatte die Ehefrau .einmal anfangs 1914 das eheliche Domizil yer- lassen und in Bern ein Einfamilienhaus gemietet, wie der Vermieter Fankhauser behauptet unter der Angabe, sie sei bereits geschieden, nach ihrer Darstellung mit der Erklärung, sie habe sich von ihrem Manne getrennt und strebe die Scheidung an. Es gelang dann aber dem Ehe- manne, sie zur \Viederaufnahme des gemeinsamen Lebens und Rückkehr nach Reinach zu bereden. Am 9. April 1914 schrieb derselbe infolgedessen an Fankhauser, seine Frau habe zu früh mit ihm verhandelt, sie bleibe einstweilen immer noch in Reinach, Fankhauser möge über seine Liegenschaft anderweitig verfügen. Und als letzterer demgegenüber auf dem Vertrage beharrte, ""iederholte er ihm mit Briefen vom 13. und 20. April 1914, die Woh- nun~ sei von seiner Frau in krankhafter Anwandlung gemIetet worden und werde nicht bezogen werden, er anerkenne keinerlei Verpflichtungen. Im April 1916 klagte dann Fankhauser gegen die geschiedene Frau Giger an ihrem neuen \Vollllorte Zürich auf Zahlung v Oll 2296 Fr. 50 Cts. Entschädigung für Mietzinsausfall. Frau Giger verkündete ihrem geschiedenen Manne den Streit: dieser lehnte jedoch die Teilnahme am Verfahren ab. In der Folge kam es z""ischen Fankhauser und Frau Giger zu einem Vergleich, wonach letztere sich verpflichtete an die Klagesumme 1100 Fr. zu bezahlen und die Hälfte der Kosten zu übernehmen. Im heutigen Prozesse verlangt Frau Giger, nunmehrige Frau Manzone vom Beklagten, ihrem früheren Manne :
1. Erstattung der auf Grund des Vergleichs mit Fank- hauser von ihr ausgelegten 1240 Fr. 80 Cts., indem sie behauptet, dass der Beklagte ihr s. Z. im Frühjahr 1914 bei den Besprechungen, die zur Wiederaufnahme der ehe- lichen Gemeinschaft geführt, zugesichert habe, die Miet- zinsangelegenheit in Bern für sie ordnen und auf sich nehmen, m. a. W. den Vermieter nötigenfalls auf seine Rechnung abfinden zu wollen.