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Famllienreeht. N° 26.
fähige Entmündigte den Anerkennungsakt st:lbständig
und ohne dass es dazu irgend eines Konsenses bedürfte,
vornehmen kann. Es handelt sich dabd um eine Anwen-
dung des allgemeinen Grundsatz(-s dt's Art. 19 Abs. 2 ZGB,
wonach urteilsfähige unmündige oder entmündigte Per-
sonen VOll sich aus diejenigen Rechte auszuüben vermögen,
die ihnen um ihrer Persönlichktit willen zustehen. So
wird denn auch die Bestimmung von den Kommentatoren
übereinstimmend ausgelegt. Ebenso ist die französische
Doktrin und Rechtsprechung aus dem nämlichen (ic-
sichtspunkte dazu gelangt, die Befugnis zur Abgabe der
Anerkennungserklärung auch unmündigen oder ent-
mündigten Personen zuzuerkennen (vergl.
PLANIOl.,
Traite de droH civil 5. Auf I. S. 478 fT. und die dortigen
Zitate). Vermag der Entmündigte auf dem Wege der
fn>iwilligen Anerkennung die Standeswirkungen herbei-
zuführen, so muss das nämliche aber auch für den in
Arl. 323 vorgesehenen Fall des Eheversprechens gelten.
Ein gesetzgeberischer Grund, die beiden Fälle verschieden
zu behanddn, d. h. im einen jene 'Virkung eintreten zu
lassen, im andern nicht, ist schlechterdings nicht erfmd·
lieh. Es kann deshalb auch dem Umstande kein ent-
scheidendes Gewicht beigelegtwerdell, dass eine inA11. 328
des bundesrätlichell Entwurfes illfolge Beschlusses der
Expertenkommission aufgenommentc Bestimmung, wo-
nach die Stmldes"virkung auch dem Eheversprechen
(>ines urteilsfähigen Minderjährigen zukommen sollte.
yom Ständerat und ihm folgend dann auch vom National-
rat gestrichen wurde. Wenn auch daraus beim Fehlen
einer anderweitigen Begründung in der parlamentarischen
Beratung hervorgehen mag, dass die parlamentarischen
Instanzen in der Tat voraussetzen, unter dem Ausdrucke
« Eheversprechen) in Absatz 1 des heutigen Artikels 323
(damals Art. 328) sei ein verbindliches Verlöbnis zu
yerstehen und eine Ausnahme davon nicht zulassen
wollten, so ist doch diese Meinung wie überall so auch hier
nicht entseheidend, wenn sich aus dem Gesetz gewordenen
Familienrecht. N0 37.
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Texte etwas anderes als der wirkliche Sinn ergibt. Ebenso
erscheint die Berufung auf die Gefährdung der Interessen
der Heimatgemeinde des Schwängerers nicht schlüssig.
Es lässt sich ihnen mit ebensoviel Recht das Interesse
der Heimatgemeinde der Mutter entgegenhalten, in
Fällen, wo diese ohne ein sittliches Verschulden ihrerseits
durch das Verhalten oder trügerische Zusicherungen des
ausserehelichen Vaters zur Gewährung des Beischlafes
gebracht worden ist, nicht mit den Lasten für den
Unterhalt des Kindes beschwert zu werden.
Da die Entmündigung des Beklagten nicht aus einem
die Urteilsfähigkeit ausschliessenden Grunde erfolgt ist
und auch sonst für das Fehlen dieser nichts vorliegt,
ferner ein Beweis für die bestrittene Behauptung, dass
die Klägerin zur Zeit der Abgabe des Eheversprechens
und der Schwängerung um die Bevormundung des
Beklagten gewusst habe, nicht erbracht ist, ist deshalh
das angefochtene Urteil zu bestätigen.
Demnach erkennt das Bundesgericht:
Die Berufung wird abgewiesen und das Urteil des
Obergerich~s des Kantons Zürich lI. Appellations-
kammer vom 21. Dezember 1917 besUiJigl.
37. Arret da 1& 2 m" Section civile du 97 juin 1918
duns Ia cause dame de t1ribarren contre da t1ribarran.
Jugcmcllt gcncvois dc separation de corps accordant une
pension a payer a sa femme par le mari : Dans le doute, le
chiffre cle la pension cloit etre entendu eu argent suisse ct
la fernrne, domicilii~c cn France, a le droit d'exiger lc paie-
mCllt, cn monnaies franraises, de l'cquivalcnt exact de Ia
somme allouec en argent suissc.
_-1. -
Par jugement du 19 juin 1917 le Tribunal de
premiere instance deGeneve a prononce Ia separation de
corps entre les epoux espagnols de Uriban-en; le mari
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Familienrecht. N° 37.
etait domicilie a Gel1eVe, la femme habitait Paris. Le
tribunal a condamne de Uribarren « ä. payer a sa femme
par mois et d'avance des le prononce du present jugement
Ja somme de mille cinq cents francs ä. titre de pension
alimentaire. »
Pendant l'instance en separation de corps, le mari
avait toujours paye en mahls de l'avocat de sa femme
a Geneve et en francs suisses la pension mensuelle de
mille francs qu'il avait He condamne a lui verser pendant
la duree du proces. Par contre, des le 19 juillet 1917, H
a envoye chaque mois ä. sa femme llll cheque de 1500 fr.
sur Paris en paiement de la pension due en vertu du juge-
ment definitif du tribunal. Dame de Uribarren a immedia-
tement proteste en soutenant que ce paiement devait lui
etre fait en francs suisses et elle a intente des poursuites
a son debiteuren paiement de la difference de change qu'il
l'obligeait ä. supporter.
Le debiteur ayant fait opposition et la main-Ievee
ayant ete refusee, dame de Uribarren a ouvert action
en conc1uant ä. ce qu'il plaise au tribunal:
condamner de Uribarren a payer a sa femme :
10 298 fr. 50, difference de change sur pension 19 juiHet-
19 aout 1917;
.
20 326 fr. 25, difference de change sur pension 19 aoüt-
19 septembre 1917;
30 266 fr. 25, difference ße change sur pension 19 sep-
tembre-19 octobre 1917;
40 la difference de change, au cours du 19 de cllaque
mois, sur toutes les pensions venues a echeallcc.
Le defendeur a conclu a liberation.
Le tribunal de premiere instance a declare fondres les
eonc1usions de la demande; il expose que la condamna-
lion prononcee par lui COJltre le debiteur ne peut s'enten-
dre qu'en francs suisses et que si de Uribarren paie eu
monnaie etrangere, soit en francs fran~ais, il est tenu
d'en {ournir pour une valeur equivalente a celle de 1500
francs suisses.
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La Cour de Justice civile areforme ce jugement par
arret du 26 avril 1918 et a deboute la demanderesse de
ses conclusions par le motif que, l'execution de l'obliga-
tion devant s'effectuer au domicile de la creanciere soit
a Paris (art. 74 ch. 1 CO) et en monnaie du pays du paie.,..
ment (art. 84 eh. 1 CO),le debiteur s'est completement
acquitte en procurallt, par des cheques, a la creallciere'
la somme de 1500 fr. franc;ais; en effet le franc est une
monnaie ayant cours legal en Suisse comme en France,
la difference actuelle de valeur provenant de circonsta.nccs.
exceptionnelles.
Damede Uribarren a recouru eu reforme au Tribunal
fMeral contre eet arret, en reprenant ses conclusiolis
tral1scrites ci-dessus.
Considerant en droit :
Le present proces a sa source dans l'identite de nom
et la difference de valeur des monnaies suisse et fran~aise.
En Suisse comme en France, l'ul1ite monetaire est le
franc. EnSuisse comme en France (de meme qu'ell Bel-
gique, de meme aussi que la lire en ItaHe, la peseta en
Espagne, ·la drachme en Grece), le franc est cense repre-
senter la vingtieme partie d'une piece d'or de 6 gr. 451
a 900 pour 1000 de fin. Mais c'est Ja une pure fiction.
Pour que ce fut une realite, il faudrait que les banques
· d'emission fussent obligees d'echanger en or a leur valeur
nominale les pieces metalliques (argent, nickel, laiton,
· etc.) et les billets emis par elles. Or ce n'Hait le cas
· -
deja avant la guerre -
ni en Suisse, ni en Francc.
D'ou il suit que les especes autres que 1'01' Haut des mOll-
naies fiduciaires, le franc suisse et le franc franc;ais
peuvent avoir des valeurs fort differentes. Aussi longtemps
que eIl tait (comme cela se passait plus ou moins avant
la guerre) ils pouvaient dans chaeun des deux pays
s'echallger sans difficulte en une quantite egale de vraie·
monnaie, c'est-a-dire d'or, cette faculte d'echange avec
une m0l1llaie commune leur assurait une parite presque
Familienrecht. N° 37.
completc. Mais depuis que 1'01' a disparu dc la circulatioll
el que l'exportatiOIl en est interdite, les differences sc
sont accentuees. Dans chacun des pays l'Etat peut, H
est vrai, exiger que les particuliers acceptent les mOlllwies
Hduciaires pour la valeur qu'elles sont censees avoir
(cours force); pour cmpecher que Ia difference dc valeur
{,Htre Ia monnaie d'or et Ia monnaie fiduciaire deviel1lH.~
manifeste, il peut exiger que I'or soit verse dans les caisses
pnbliqucs, eH intenlire l'exportation et Ia fonte, dHendre
Llgiotag .. " etc. Grace :\ des mesures sernblahles clJaCUll
des pays COllserve a SOll franc sa valeur nominale egalt'
ü 1/20 dt' la piece 0'01'. l\!Iais elles n'ont d'effet que dans
l'inler.ieur merne du pays qui les a decrelees cl, dans les
(-r'hanges internat1011aux, des qu'il s'agit de comparer
ll'fo valeurs respec[jyes des francs des deux pays Oll cons-
lale qu'elles sont t'ssenliellern.:nt differentes, Hant domi-
ll('es comme cpllc de toutes autres marchandises par hl
loi de foHre eL de la dcmallde. 11 n'en serait aulremenl
(rHe si, eH vertu d'lllle convenHoH internationale, on dcvnil
dans chaque Etat aceepte!' a leur valeur nominale 11.'5
monnaies Hduciaires dc l'nutre Etat. Mais il n'existe pas
11\' conventiou semhlable entre les deux Etats, Ia convcu-
lion moneLaire de l'lTnion laHne imposant seulement allx
eaisses plIbliqucs de chaquc E~lat contra eta nt l'obliga-
tion de reprendre certaines monnaies fiduciaires d'argenl
emises par les autres Etats de l'Union (monnaies qui
d'ailleufs ne eirculent plus guere dans les pays belligc-
mnts cl dont l'exportation est interdite) et ne s'appli-
({Ha nt en aUCUlle fa fois,
si teIle avait ci':' !'intention du tribunal gen€yois, Oll doil
admettre qu'il l'anrait dit expressement. car iJ \' a lieu
de presumer qu'une COllrlaml~ation prolioncce l~ar une
autorite suisse doil elre eutclldue eH mOllllail' suisse.
:.\etais surlout. Cl' qui, a ce point de VUl', est. decisif pour Je
Tribunal federal, c'esl que dans le proces aelue! Je trihunal
meme qui a relldu le jugement de separation de eorps a
declare categt>riqucment ({ne sou intention Hyait hien eh'
rIe condamner Ie Inari a payer a sa femme une pension
de 1500 fr. sllisses. CeU<:' interpretalion authclltique esL
!l'aiUcurs contirmec par le i'ait ([ne, pt'.IHlant toute I'ins-
Lanee CH separation de corps, la pension allouee it daml.~
de Uriharrell par yoic dc mesures provisionnelles a cti'
payee eH urgent suisse.
Ce point de fait etant aillsi etabli, Ia questioll de droH
ne peut etre resolue qu'en lavenr de Ia recourante. Il
est evident que, si dc UribalTell a ele condamne a payer
it sa femme 1500 fr. suisscs. il ne peut pretendre s'ac-
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Familienrecht. NQ 37.
quitter eu lui versant 1500 francs fran~s (c'est-a.-dire
au cours actue! du change 1050 francs seulement, argent
suisse). La question du domicile de la creanciere ne joue
a cet egard aucun röle. Sans doute d'apres l'art. 84 al. 1
CO « le paiement d'une dette qui a pour objet une somme
d'argent se fait en monnaie du pays l}. Mais cela signifie
simplement que de Uribarren doit s'acquitter au domicile
de sa creanciere a Paris en monnaie fran~aise et qu'il ne
pourrait mager qu'elle acceptat de la mOllllaie suisse. Sur
ce point tout le monde est d'accord ct jamais dame de
Uribarren n'a demande que son mari lui envoyat de la
monnaie suisse. Tout ce qu'elle veut c'est qu'il lui paie
(en monnaie fran~aise) le montant de 1a dette qu'il a
envers elle, c'est-a-dire l'equivalent de 1500 fr. suisses.
Cette pretention est entierement justifiee ct c'est a tort
que la Cour de Justice a cru pouvoir lui opposer la regle
de l'art. 84 qui indique comment le debiteur doit payer,
mais non pas combien il doit payer. Si dame de Uribarren
t1xait son domicile eu Angleterre, cn ItaUe ou aux Etats-
Unis d'Amerique, le paiement devrait, d'apres 1'art. 84,
etre effectue en livres sterling, en lires ou eu dollars, mais,
il devrait naturellemeut comporter une quantite de ces
monnaies correspondant a la valeur de 1500 francs suisses
au cours du jour. Il eu est exactement de meme a l'egard
d'un creancier domicilie eu Frauce, car le fait qu'il se
trouve que la monnaie frl!n~aise porte le Horn de franc
comme la mOllllaie suisse est sans aUCUlle importallce
(aillsi qu'on l'a vu ci-dessus) et ne saurait avoir pour
effet de permettre au debiteur de ne payer que l'equiva-
Ient nominal de sa dette. Tant que cette dette n'a pas ete
modifiee par un nouveau jugement, sa quotite ne saurait
dependre d'un changement du domicile de la creanciere :
suivant qu'elle se rendra dans Ull pays dont le change est
favorable (par exemple les pays indiques), ou defavorable
a la Suisse (par exemple l'Espagne), la valeur nominale
des monnaies qu'el.le recevra sera superieure ou au COl1-
lraire inferieure au montant de la condamnation, mais leur
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valeur reelle devra toujours etre egale a ce montant, c'est-
a-dire que dans n'importe quel pays elle devra recevoir,
en monnaie du pays, la contre-valeur de 1500 francs
suisses. Ne l'ayant pas rec;ue par les cheques de 1500 Ir.
argent franc;ais qui lui ont ete envoyes, elle est en droit
d'exiger que son debiteur lui bonifie la difference entre la
somme qu'il devait lui payer (1500 francs suisses) et la
somme qu'illui a payee (1500 francs franc;ais).
Le Tribunal 'Meral prononce:
Le recours est admis et l'arret cantonal est reforme
dans ce sens que les conclusions de la demande sont
declarees fondees.
38. Sentenza. 5 l'llglio 1918 della. seconda. sezione civUe
nella causa Schera. contro Cereghetti.
La llladre illegittima ha veste per proporre, anche da so1a,
(eioe senza l'intervento in causa deI figlio illegittimo,
rappresentato dal curatore), l'azione tendente a farlo
attribuire al padre con effetti di stato civile : ma, attri-
buito il figlio al padre eon effetti di stato civile, ca'de ogni
ragione di,condanna di quest'ultilllo ad un contributo
aHa llladre per l'allevamento ed il" mantenilllento deUa
prole illegittima.
A. -
In seguito a denunzia di illegittima gravidanza
della gestante Cereghetti Maria, da Muggio, domici-
Hata ai Dossi d'Intelvi (Italia), la Municipalita di Mug-
gio nominava il 2 settembre 1914 al nascituro un cura- .
tore a seusi delI'art. 311 CCS e 10 autorizzava a pro-
muovere causa per la ricerca della paternita e per le
prestazioni aIla madre. Come risulta da un certificato
deI brefotrofio di Camerlata (prov. di Corno), il puer-
perio ebbe luogo in quell'istituto i1 25 settembre 1914:
al bambino fu dato il norne di Mario Cereghetti. La
nascita non fn iscritta al registro di stato civile sviz-
zero (di Muggio) e non risulta dagli atti se e come essa
fl,guri nel registro di stato civile italiano.