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43_III_166

BGE 43 III 166

Bundesgericht (BGE) · 1917-01-01 · Français CH
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166

Entscheidungen der SchuldbetreIbungs-

gläubiger nach dem ihnen im Kollokationsplan gegebenen

Rang zu verteilen. Die Rekursgegnerin könnte lediglich

auf Grund dieser Rangordnung, aber nicht auf Grund

ihrer Prozessführung an einem allfälligen Überschuss ein

Vorrecht beanspruchen.

3. -

Der Rekurrent hat allerdings seine aus der Abtre-

tung sich gegenüber der Konkursmasse ergebende Ver-

pflichtung, den Prozess auch im Interesse der Masse

sorgfältig durchzuführen (vgl. AS Sep.-Ausg. 4 N° 12

S. 50 ff., N° 15 Erw. ~, 8 N° 41 S. 178 f. und N° 49 S. 206*),

nicht erfüllt, indem er lediglich mit Rücksicht auf die

Höhe seiner ungedeckten Konkursforderung die Klage

zum Teil fallen liess. Es könnte sich daher fragen, ob

er der Konkursmasse gegenüber schadenersatzpflichtig

sei, weil er sie damit augenscheinlich um den Über-

schuss des Prozessgewinns über den zu seiner Deckung.

erforderlichen Betrag gebracht hat. Indessen hat die

Konkursverwaltung einen solchen Schadenersatzanspruch

bisher nicht geltend gemacht und die Rekursgegnerin

wäre zu dessen Geltendmachung nicht legitimiert.

Demnach hat die Schuldbetreibungs- u. Konkurskammer

er ka n n t:

Der Rekurs wird im Sinne d~r Erwägungen gutgeheissen.

33. Arrit du 19 mal. 1917 dans la cause BosBY'.

Poursuite en realisation de gage. La poursuite ne peut

etre continuee contre le tiers propriHaire du gage, avant

qu'elle pnisse l'etre contre le debiteur lui-meme. L:office

ne peutpourvoir a la gerance des immeubles constltu~nt

le gage qu'apartir du moment Oll la vente en est reqUlse

(LP art. 102, 152, 155, ce art. 806).

A.- Le 26 aout 1905, la Banque de l'Etat de Fribourg

a ouvert un credit de 45000 fr., garanti par hypotbeque,

* Ges.-Ausg.27 II S. 130 fr., I S. 234 f., 21 II S.397 Erw.2, I S. 370.

und Konkurskammer. No 33.

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au sieur Aloys Bossy, Conseiller d'Etat ä Fribourg.

Demoiselle Antoinette Bossy ä Givisiez est intervenue

dans cet acte pour fournir un complt~ment de garantie

hypothecaire sur ses propres immeubles.

Par commandements de payer du 13 decembre 1916,

la Banque de l'Etat engagea une poursuite en realisation

d'hypotheque simultanement contre les enfants d'Aloys

Bossy, a Vevey, et contre demoiselle Antoinette Bossy.

Les enfants Bossy ayant fait opposition, la mainlevee

provisoire en fut prononcee par le President du Tribun~l

de la Sarine, le 20 janvi~r 1917. Demoiselle Bossy ne fIt

pas opposition au commandement de payer, mais dans

la suite, se fondant sur l'art. 85 LP, elle demanda au

President du Tribunal de la Sarine de prononcer l'amm-

lation, subsidiairement la suspension de Ia poursuite.

Par jugement du 27 mars 1917, le President ecarta ces

demandes, en ajoutant toutefois que « la poursuite en rea-

» lisation par la vente ne pourra se faire qu'apres qu'il

I) aura ete statue sur l'action en liberation de dette in-

)} tentee par les enfants Bossy a la Banque de l'Etat. »

B. -

Par plainte du 6 avril 1917 deposee aupres de la

Commission de surveillance des offices de poursuite et de

faillite du canton de Fribourg, demoiselle Antoinette

BOBsy demanda que la decision prise dans l'intervalle ~r

l'office des poursuites d'exercer la gerance sur ses Im-

meubles fut revoquee ensuite du jugement sus-61Once

du President du Tribunal de la Sarine. Elle estime cette

mesure injustifiee, etant donne qu'elle se trouve dans la

situation d'une caution simple: elle ne doit pas le montallt

reclame par la Banque si les debiteurs, c'est-a-dire les

enfants Bossy, ne sont pas tenus de le payer.

La Banque de l'Etat de Fribourg, dans .sa reponse:

estime que le President du Tribun~l de la Sarme est S0:tl

du cadre de ses competences en dlsant que la poursmte

en realisation par lavente ne pourra se faire qu'apres

decision sur l'action en liberation intentee par les enfants

Bossy ä la Banque. Des lors, son prononce est sans valeur

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Entscheidungen der Schuldbetreibungs-

sur ce point. La Banque souleve ensuite la question de

savoir si demoiselle Bossy n'est pas a tard pour critiquer,

le 6 avril 1917, une gerance requise le 26 janvier et ex~

cutee immediatement par l'offiee; enfrn ellesoutient que

la mesure attaquee a ete prise en applic~tion pure etsimple

de la loi.

.

C. -

L'autorite cantonale de surveillance a ecarte le

recours de demoiselle Bossy par les motifs suivants :

La recourante doit etre consideree simplement comme

tiers proprietaire d'immeubles gag es; les deduetions

qu'elle voudrait tirer de sa prHendue situation de caution

simple sont done irrelevantes. D'autre· part, en vertu

de l'art. 85 LP, le President du Tribunal de la Sarine

pouvait seulement prononcer l'annulation ou la suspen-

sion de la poursuite. Mais meme si on admettait que sa

decision lie l'office des poursuites, comme elle ne concerne

que la vente, elle serait sans influence sur le sort du

recours dirige contre la decision de l'office d'exercer la

gerance sur les immeubles de la' recourante. Cette decision

apparatt comme justifiee et conforme :\ la 10i (art. 806 CC

et art. 152 LP.)

D. -

C'est COlltre ce prollonce de l'autorite cantonale

de surveillanee que demoiselle Bossy recourt au Tribunal

fMeral, concluant :\ nouveau·:\ la revocation de la deci-

sion prise par I'office des poursuites de proceder a la

gerance de ses immeubles, OU, subsidiairement, :\ ia sus-

pensIOn de la dite decision jusqu':\ droit connu entre les

enfants Bossy et la Banque de l'Etat de Fribourg.

Statuant sur ces faits et considerant

en droit:

1. -

Bien que d'apres la jurisprudence la plus recente

du Tribunal fMeral (RO 42 III p.247 et suiv.) le tien

proprietaire du gage dont la realisation est demandee

doive aussi etre considere comme poursuivi, il resulte de

la nature des ehoses que la poursuite ne peut etre conti-

und Konkurskammer. N° 33

169

nuee contre lui avant qu'elle puisse l'etre eontre le debi-

teur lui-meme. Lorsque, eomme en l'espece, celui-ci

conteste sa dette, la poursuite contre le tiers proprietaire

ne pourra etre eontinuee qu'une fois que la dette,aura

He reconnue, car la realisation du gage est demandee

precisement pour payer eette dette et la demande· de

realisation tomberait faute d'objet, si le juge declarait

que la dette n'existe pas.

Il est done clair qu'en l'espece la Ballque de l'Etat de

Fribourg ne pourra requerir la vente du gage eonstitue

par la reeourante qu'apres avoir obtenu le rejet de l'action

tendant a faire declarer la creance inexistante, et la

decision du President du Tribunal de la Sarine est in-

trinsequement justifiee sur ce point, quoiqu'elle emane

d'un juge ineompetent, la question rentrant dans la

competence exclusive des autorites de surveillance.

La Banque de I'Etat ne pouvant pas pour le moment

requerir la vente des immeubles de la recourante consti-

tues en gage en garantie de sa creanee, il s'en suit que

l'offiee n 'avait pas le droit d'en assumer la gerance, car

d'apres Ia disposition eombinee des art. 102 et 155 LP

et la jurisprudence du Tribunal federal l'office ne peut

pourvoir a la gerance des immeubles eonstituant le gage

dont la realisation est demandee qu'a partir du moment

ou Ia vente en est requise; or, en l'espece, non seulement

e1le ne l'a pas He, mais elle ne peut pas I'eire pour le

moment.

2. - La disposition de l'art. 806 ce ne deroge nullemellt

aux dispositions sus-indiquees de la loi f{)derale sur la

poursuite. Elle a seulement pour effet d'etendre Ie gage

aux fruits civils de l'immeuble et d'imposer a l'office

l'obligation d'aviser de la poursuite les locataires ou les

!ernliers dont les noms lui ont He indiques (art. 152

m fine LP). -

lesquels ne peuvent plus se liberer en

pa~ant les Ioyers et fermages en mains du bailleur -,

maIS elle n'autorise millement l'office :\ exercer la gerance

170

Entscheidungen der Schuldbetreibungs-

de l'immeuble avant Ie depot de la requisition de vente

(cornp. RO 40 III p. 318/9 et JAEGER, comm., suppl.

art. 152 note 10).

3. -

La mesure de l'office consistant a assumer la

gerance des immeubles a la demande de la Banque Hait

donc evidemment injustifiee. Le fait que la recourante

ne l'a pas attaquee dans les dix jours a partir de la noti-

fication n'a pas d'importance, car la gerance assumee par

l'office constitue une activite durable, par consequent elle

peut eire attaquee en tout temps par les interesses, par

voie de recours, et elle doit eire anllulee par l'autorite de

surveillance si elle est contraire a la loi.

Par ces motifs,

La Chambre de~ poursuites et des Faillites

prononce:

Le recours est admis. En consequence, la decision

attaquee de l'autorite cantonale de surveillance et la

gerance assumee par l'office des poursuites de la Sarine

sont annuIees.

34. Entscheid. vom 21. Kai 1917 i. S. Bobert Aebi Sv Cie.

Unzulässigkeit der Eintragung eines Eigentumsvorbehalts

zu Gunsten des Vermieters ..

A. -

Die Beschwerdeführerin hat am 12. März 1917

dem A. Götschi in Ins einen Steinbrecher im Werte von

3775 Fr. vermietet. Der schriftlich abgefasste ({ Miet-

vertrag» enthielt sub Ziff. 12 folgende Bestimmung:

«Der Vermieter hat das Recht, sein Eigentumsrecht

an den Mietgegenständen beim zuständigen Betreibungs-

amt eintragen zu lassen. Vergl. Verordnung des Bundes-

gerichts vom 19. Dezember 1910. Die dadurch entste-

henden Kosten hat der Mieter zu bezahlen.))

Gleichzeitig wurde dem Mieter durch besondern Ver-

und Konl;:urskammer. N° 34.

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trag für die Dauer von vier Monaten «das Recht gewährt,

das den Gegenstand des Mietvertrages bildende Miet-

objekt käuflich zu übernehmen zu folgenden Bedin-

gungen: ..... 3775 Fr. plus 15 0 / 0 Teuerungszuschlag,

zahlbar in bar vor der käuflichen UebernaIime. l) Der

bedingte Kaufvertrag enthielt ausserdem noch folgende

Bestimmungen :

« Im Kauffalle werden sämtliche für Miete bezahlten

Beträge VJm Kaufpreis in Abzug gebracht, dagegen ist

diesfalls der volle Kaufwert vom Mieter a 6 0/0 jährlich

und vom Tage der Lieferung bis zum Tage der käuflichen

Uebernahme, resp. der Bezahlung des Kaufpreises voll

zu verzinsen.

Bevor der Kaufpreis inkl. Zins voll bezahlt oder ge-

richtlich hinterlegt ist, hat der Mieter kein Recht auf

käufliche Uebernahme der Mietobjekte.

Die Art. 11 und 12 des Mietvertrages sollen auch im

Falle der käuflichen Uebernahme der Mietobjekte Gültig-

keit haben.)}

B. -

Gestützt auf diese beiden Verträge verlangte die

Rekurrentin vom Betreibungsamt Erlach die Eintragung

des Eigentumsvorbehalts. Das Betreibungsamt lehnte

jedoch diese Massnahme mit der Begründung ab, dass

für einen Fall wie den vorliegenden die Eintragung eines

Eigentumsvorbehaltes gesetzlich nicht vorgesehen sei.

C. -

Auf ergangene Beschwerde schützte die Auf-

sichtsbehörde des Kantons Bern den Standpunkt des

Betreibungsamtes.

D. -

Gegen den am 27. April 1917 gefällten Entscheid

der kantonalen Aufsichtsbehörde hat die Firma Rob.

Aebi & oe rechtzeitig und in richtiger Form den Rekurs

an die Schuldbetreibungs- und Konkurskammer des

Bundesgerichts ergriffen, mit der Begründung, dass

Götschi nach d~m bedingten Kaufvertrag von heute auf

morgen die käufliche Uebernahme des Mietobjektes

erklären könne, und dass dann die Beschwerdeführerin

eine Pfändung des Objektes riskiere. Dieser Gefahr könne