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40_II_99

BGE 40 II 99

Bundesgericht (BGE) · 1914-01-01 · Français CH
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98 Familienrecht. N° 19. niger Anzahl und ohne jeden zwingenden Grund von ihm eingegangenen Bürgschaften ist. Dafür aber, dass der Rekurrent, wenn er in der Verfügung über sein Ver- mägen belassen würde, voraussichtlich zu einem ver- nünftigeren Geschäftsgebahren übergehen würde, sind keine Anhaltspunkte vorhanden. Es muss also in der Tat gesagt werden, dass der Beschwerdeführer sich durch die Art und Weise seiner Vermögensvenvaltung der Ge- fahr eines Notstandes oder der Verarmung aussetzen würde und daher, nach Art. 370 ZGB, mit Recht unter Vormundschaft gestellt worden ist.

2. - Der Eventualstandpunkt des Besch werdeführers, dass im vorliegenden Falle auch eine blosse Ver bei- s t ä n dun g genügen würde, erscheint ebenfalls als UIl- begründet. Allerdings würde der Rekurrent auch durch eine blosse Beistandschaft an der Eingehung neuer Bürg- schaften gehindert. Allein seine Yermögenslage ist der- art, dass schon auf Grund der gegenwül'tig bestehenden Bürgschaften die Gefahr eines Xotslandes gegeben ist und dass diese Gefahr im besten Falle nur durch eine geschickte und energische Vermögensliquidation besei- tigt werden kann. Es genügt also nicht, dem Beschwerde- führer einen Beistand oder Beirat beizugeben, der ih n an der Vornahme weiterer unverstündigel' Handlungen hindern würde, sondern es bedarf der Bestellung eines eigentlichen Vorm und es, der (unter der Kontrolle der Aufsichtsbehörden) selbständig handelnd auftreten kann. Demnach hat das Bundesgericht erkannt: Die Besdnycrde wird abgewiesen. Erbrfcht. N° 20.

11. ERBRECHT DROIT DES SUeCESSIONS

20. Arret da la. IIe saction civila du 18 Ma.rs 1914 dans la cause Stoohr & consorts contre IIoirs Meuwly. 99 Art. 15 TH. fin. CC: C'est d'apres l'ancien droit que se determine la validite d'une substitution tcstamentaire qui s'est ouverte posterieurement au 1 janvier 1912, mais qui grevait une succession ouverte avant cette date. Par testament du 18 avril 1892 dame Meuwly-Strehr a institue heritier de l'universalite de ses biens son mari Etienne Meuwly en lui substituant les enfants de son frere Joseph Strehr. Dame Meuwly est decedee le 26 avril 1892 et son mari a recueilli sa succession. En 1896 Etienne Meuw]y a convole en seconde noces avec Marie Ballaman; le 19 mai 1897 une fille Emma - la quelle vit encore - est nee de cette union. Etienne Meuwly est decede le 24 novembre 1912 lais- sant comme heritieres sa femme et sa fille, lesquelles ont recueilli sa successioIl, comprenant entre autres les biens laisses par la premiere femme du defunt; les heritü~res estiment eu effet que la substitution contenue dans le testament du 18 avril1912 est caduque, vu la survenance d'un enfant a l'heritier greve (art. 841 CC frib.) Les enfants de Joseph Stcehr, soit les substitues, ont reclame la remise des biens greves de substitution, eu soutenant que c'est le ces et non rancien droit fribour- geois qui est applicable. Les deux instances cantonales ont deboute les deman- deurs de leurs conclusions, par le motif que le ces n'est pas applicable et que la substitution est caduque, l'ar- tide 841 frib. disposant que « si I 'heritier ou le legataire a laisse des descendants con'.(us ou nes en legitime ma-

100 Erbrecht. ::>;0 20. riage a l'epoque de la substitution, la substitution est eteinte &. Les enfants de Joseph Strehr ont recouru en reforme au Tribunal federal. Ils soutiennent que le CCS - le- quel ne connatt pas la cause de caduite de la substitu- tion prevue a l'art. 841 precite - est applicable, parce que Etienne Meuwly est decede posterieurement au 1er janvier 1912. Statuant sur ces faits et considerant en droit : C'est avec raison que l'instance cantonale a fait appli- cation de l'ancien droit. L'article 15 Titre final CCS dis- pose en effet expressement que « la succession d'une personne decedee avant l'entree en vigueur du present code est regie, meme posterieurement, par la loi an- cienne». Or l'action des demandeurs tend a se faire recon- nattre heritiers et a recueillir les biens de dame Meuwly- Strehr, laquelle est decedee deja en 1896. Sa sueeession est done soumise al'empire du droit fribourgeois qui est seul applicable a la question de savoir si, dans quelle mesure et sous quelles conditions, la defunte pouvait grever de substitution 1'institution d'heritier faite au profit de son mari. Le fait que la substitution ne pouvait s'ouvrir qu'au deces de l'heritier institue et que celui-ci est mort posterieurement a l'entree en vigueur du CCS est sans aucune importance en la cause : ce n'est pas du greve que les substitues tiennent leufs droits; son deces est simplement la eondition suspensive a laquelle est subor- donnee l'ouverture de la substitution; au point de vue de la legislation applieable la date de l'avenement de la condition est indifferente (v. OSTERTAG dans la Schw. Juristen Zeitung VIII, p. 388; cf. Pandeetes ffan~aises, sous Lois et Decrets nOS 325~517, 518, 522); seule la date a laquelle le droit a He eree est determinante (v. REI- CHEL, Note 4 sur art. 16, p. 63). C'est done bien en vertu du CC fribourgeois, sous l'empire duquel la suc- Erbrecht. No 20. 101 cession de l'auteur des recourants s'est ouverte, qu'll y avait lieu de decider si la substitution est valable ou si elle s'est eteinte pour l'une des causes prevues par ce code. Les recourants contestent cette solution en invoquant les art. 1 a 4 du Titre final du CCS. Il n'est pas neces- saire de rechercher si ces normes generales peuvent pre- valoir sur la disposition speciale de l'art. 15 (v. sur eette question OSTERTAG, loc. cit., p. 381, REICHEL, p. 6); en effet leur applieation conduit au meme resultat: tous les faits importants en la cause se sont passes sous l'em- pire de l'ancien droit, le dece~ de dame Meuwly et la naissance de la fille du greve etant run et l'autre ante- rieurs au 1er janvier 1912; acette date les elements de solution du conflit entre parties etaient deja tous reunis et II ne restait plus en suspens qu'un point de fait, la survivance de la descendante legitime du greve. L'appli- cation du CCS ne peut des lors se fonder ni sur rart. 1 - le fait invoque par les demandeurs, soit la substitu- tion en leur faveur, etant anterieur al'entree en vigueur du Code - ni sur l'art. 2 - la restrietion apportee par le CC frib. au pouvoir de substituer n'etant pas eontraire a l'ordre public et aux mreurs - ni sur l'art. 3 - qui est applicable au eontenu des droits, mais non pas a leur constitution et a leur extinetion (v. REICHEL, Note 2 sur eet article; OSTSRTAG, loc. eit. 385 et suiv.) - ni enfin sur rart.4 - le droit des heritiers de Meuwlya l'extinction de la substitution se trouvant deja acquis le 1 er janvier 1912, sous la seule reserve de la survivance de la fllie du greve. Par ces motifs, le Tribunal federal prononce: n n'est pas entre en matiere sur le recours.

Erbrecht. No 21.

21. Sentenza a aprile 1914 della IIa sezione oivile neUa causa Lucchini, attori. contro Moroni, convenuta. L'azione di divisione di un' eredita proposta in Isvizzera e concernente Ia successione di persone svizzere decesse in Is- vizzera ~ono ~~ ~~di:arsi a stregua deI ces. anche se si tratta dI stahlli sib In ltaUa. Non proponihiIita delI' ap- pell? al TF s?lla domanda di erezione di inventario. _ Appli- cahllIta dell art. 612 e suoi requisiti. - Art. 56-58 OGF . 538, 568, 612. 613, 620, ces. ' :A: - Nelluglio deI 1912 moriva in Lugano Emilia Luc- ChIllI; nel settembre susseguente la seguiva nella tomb '1 't p" al man 0 letro Lucchini. Essi lasciavano eredi i figli Emili Riccardo e le figlie Marianna maritata Moroni, Chiara ma~ ritata Monko e Pia maritata Casella. . ~I~ eredi procedettero il 25 giugno 1913ad una prima ~IVlslOne della. so~tanz~ ~aterna e paterna, daDa quale nmasero esciusl gli stabIlI seguenti siti in Italia :

a) una filanda a Casanova con essiccatoi a Verona'

b) un terreno con annessi fabbricati a Verona ' ~n;d8ta. 31 ottobre 1913 i eoered. Riecardo, EmiIio, Chlara e Pia domandavano aUa Pretura di Lugano-Citta • . 1 ° ehe gli stabi1i suindicati fossero venduti al pubblie~ mean~o per un,:prezzo non inferiore a quello di perizia; e non rlUseendo I meanto, fossero licitati fra tutti i eoeredi e per .q~al~nque prezzo, ritenuto ehe tanto l'ineanto quanto la lieItazlOne avessero luogo giusta le norme dettate in proposito dalla legislazione italiana; 2° ehe delle pratiche oceorrenti per l'eseeuzione di detta realizz~ione, ivi. eom~rese quelle per la seelta dei periti e d~l notalO, fosse meaneato il sigr Carlo Pernseh in Lugano, dlfettore della Banca della Sviziera Italiana. .,. . . C. - Con sentenza 20 novembre 1913 il Pretore di Lugano-Citta ammetteva quasi completamente le do- Erbrecht. N° 21. 103 mande degli attori eome aU'istanza loro 31 oUobre 1913. Dal quale giudizio essendosi appellata la convenuta, e, adesivamente, anche gli attori, il Tribunale di Appello del Cantone Tieino giudicava il 5 febbraio 1914 : 1° n rimando degli atti per l'assunzione delle prove non e aecordato. 2° La domanda d'inventario formulata dalla signora Moroni non e ammessa nel sense dei considerandi. 3° a) Gli stabili filanda di Casanova con essiccatoi a Verona saranno venduti al pubblico ineanto mediante due esperimenti d'asta. §. Nel primo di questi esperimenti ]a delibera non potra avvenire ad un· prezzo infel iore a11a stima. Al secondo esperimento invece la delibera potra essere faUa a1 maggior offerente, indipendentemente dal valore di stima .

b) E ordinata una perizia diretta a stabilire se il terreno con annessi fabbricati a Verona (esclusi l'essiccatoio e la quarta parte rieonosciuta di proprieta esc1usiva di Ric- cardo Lucchini) sia divisibile senza considerevole perdita di valore. §. Nel caso in cui la perizia stabiJisse ]a indivisi- bilitä. deI suddeUo terreno e fabbricato, essi dovranno essere venduti ai publici incanti secondo le norme di cui al dispositivo a. Nel easo in eui invece gli immobHi sud- detti fossero dichiarati divisibili senza considerevole per- dita di va]ore, si proeederä. al1a divisione in natura a stre- gua deI CCS.

c) La nomina deI 0 dei periti, le operazioni peritali e quel1e riferentisi ai pubblici in canti e aUa divisione avranno luogo in base aHa legge italiana, a cura deI sigr direttore CarIo Pernseh, neHa ma quaJita di amministratore del- I'ereditä.. 4° Le spese giudiziarie di prima istanza, la tassa di giu- stizia di questa sede in 20 fr., o1tre le spese di stampa, bollo, mlimazione e di eaneelleria, sono earicate alla comunione Eredi Lucchini, antieipate intanto dagli istanti Emilio Lucchini e liti consorti.