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40_II_521

BGE 40 II 521

Bundesgericht (BGE) · 1914-01-01 · Français CH
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ObiigaUonenrecht. N° 86.

des andern (i Vertrags teiles l) verfällt, ohne dass irgend

welche Rechte der einzelnen Mitglieder vorbehalten wür-

den. Sodann ist zu verweisen auf die Ziffern 3 und 4

. dieses Abschnittes, -.,. betreffend die beiderseitige Pflicht

der Vertragskontrahenten, gegen vertragswidriges Ver-

halten ihrer Mitglieder einzuschreiten, und betreffend

das Dahinfallen des Kollektivvertrages bei nicht recht-

zeitiger Hinterlegung der an Stelle einer verfallenen tre-

tenden neuen Konventionalstrafsumme -

und auf die

Ziffern 3 und 5 des Abschnittes IX, betreffend die

Pflicht der Mei~ter, ihre Arbeiter vom « Nachweis l) zu

beziehen und den Entzug des Nachweises gegenüber

vertragswidrig handelnden Arbeitern. Endlich werden

sowohl in der Ueberschrift des Vertrages als in den

Schlussbestimmungen ausdrücklich die bei den Verbände

und nur sie als die Vertragsparteien bezeichnet. Nach

dem allem wollte man also ihren Mitgliedern, -

vorbe-

hältlich der Bestimmungen, die sich als Normenfür die

künftigen Arbeitsverträge darstellen, -

keine selbstän-

digen Rechte auf Erfüllung der vertraglichen Obliegen-

heiten einräumen, auch soweit nicht, als es sich um die

Wahrung individueller Mitg1iederinter~ssen handelt, son-

dern lediglich den Verband selbst mit der Wahrung

auch solcher Interessen betrauen. '

Demnach hat das Bundesgericht

erkalint:

Die Berufung der KJäger wird abgewiesen und das

angefochtene Urteil des zürcherischen Obergerichts vom

28. Februar 1914 in allen Teilen bestätigt.

OblIgationenrecht. N° 87.

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87. Ar1it da 1a Ire seetion civUe du 10 juUlet 1914 dans

la cause veuve Meyer. demanderesse,

c. E. Xeyer et consorts, defendeurs .

Prescription de creance: larenonciationa lapres-

cription suppose une manifestation de volonte du debiteur

envers le cre ancie r, une declaration faite par le debiteur

a un tiers ne suffit pas.

La demanderesse et sa sreur veuve Reine Meyer-

Braunschweig ont pendant de longues annee,s et jusqu'a

1a mort de Reine Meyer vecu ensemble a La Chaux-de-

Fonds. En mai 1886 et en 1890 la demanderesse a prete

sans interets a sa sreur une somme totale de 40000 fr.

Le 13 juin 1891 et Ie 10 mai 1893 Reine Meyer a rem-

bourse 3450 fr., de sorte qu'elle restait debitrice de

36550 fr. EHe est decedee le 12 juillet 191t.

Trois des Mritiers ayant conteste Ia dette de la de-

funte envers sa sreur, celle-ci leur a ouvert action en

paiement de 36 550 fr. Les defendeurs ont oppose la

prescription. La demanderesse a soutenu que pendant

Ia duree de la vie commune Ia preseription n'a pas couru

et que d'ailleurs elle a ete interrompue ou que du moins

Reine Meyer y a . renonce: a titre de preuve elle produit

un bilan de la fortune de Reine Meyer etabli et signe

par elle en 1904 et qui porte au passif Ia mention;

~I A vances faites par Mme veuve Hemiette Meyer 30000

francs»; ce bilan -

ainsi qU'Ull bilan egalement pro-

duit, dresse par dame Henriette Meyer et qui porte Ia

mention correspondante: « Avance faHe aMme Reine

Meyer 30000 fr., l) -

avaient He annexes ades recours

contre une decision de la commission de taxation adresses

le 27. oetobre 1904 au Departement des finances par les

deux sreurs.

Le Tribunal cantonal a declare la demande malfondee.

Dame Henriette Meyer a recouru en reforme au Tribunal

fMeral en reduisant cependant ses conclusions a 30000 fr •.

522

Obligationenrecht. N° 87.

Statuant sur ces faits et considerant

en droH:

La recourante n'a pas repris devant le Tribunal fMeral

le premi~r moyen qu'elle avait invoque et qui consistait

a dire que, pendant la duree de la vie commune des deux

sceurs Meyer, la prescription n'avait pas couru. Aussi

bien ce moyen etait-il evidemment mal fonde, les causes

de suspensions de la prescription Hant enumerees d'une

fa~on limitative par rart. 153 CO.

Aujourd'hui la recourante se borne a soutenir qu'en se

declarant debitrice de 30000 fr. dans le bilan adresse

an Departement des finances, Reine Meyer a interrompu

la prescription en cours ou, subsidiairement, qu'elle a

renonce a la prescription aequise. 11 n'est pas necessaire

de rechercher si l'aete invoque peut etre eonsidere eomme

une reeonnaissane de dette au sens de l'art. 154, eh. 1

CO, car en tout etat de cause il n'a pu avoir pour effet

d'interrompre la prescription qui avait commence a

courir le 10 mai 1893 et qui etait donc deja acquise a

l'epoque Oll le bilan a ete dresse, c'est-a-dire en 1904.

Et, d'autre part, dans la deelaration faite par Reine

Meyer au fisc neuchätelois il est impossible de voir une

renonciation a la prescription. La renonciation (v. HAF-

NER, note 1 sur art. 159 et OSER, note 1 sur art. 141)

est un acte juridique supposant un accord entre le crean-

eier et le debiteur qui, expressemenVou par des actes

concluant, manifeste sa volonte de ne pas se prevaloir

de la prescription. Or, en l'espeee, rien ne permet de sup-

poser qu'il soit intervenu entre les deux sceurs Meyer un

accord semblable. Vis-a-vis de l'autorite neuchäteloise

d'impöt, Reine Meyer s'est dite debitriee et Henriette

Meyer s'est dite creanciere de 30000 fr.; mais ces decla-

rations faites ä l'~gard d'un tiers et dans un but special

n'impliquent nullement que, dans leurs rapports entre

elles, elles aient convenu de faire abstraction du moyen

lire de la prescription. D'ailleurs, on doit ob server que le

Obligationenrecht. N° 87.,

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ehifIre de 30 000 fr. est arbitrairement choisi et ne eor-

respond ·pas au montant rool de la dette; on peut en

conclure que cette indication ne concernait que le fisc et

n'etait pas destinee ä regler les relations personnelles

entre la ereanciere et la debitrice : si vraiment celle-ci

avait entendu renoncer ä la prescription, il est ä presu-

mer qu'elle y aurait renonce pour le montant total de

la dette.

La situation pourrait etre differente s'il etait etabli

que le biJan contenant la mention de la dette de 30 000

francs a He remis par Rt.ille Meyer ä sa sceur; dans ce

cas onpourrait etre tente d'admettre que la debitrice a

voulu, en confiant cette piece ä sa creanciere. renoncer

a se prevaloir de la prescription qu'eUe etait en droit

d'invoquer. Mais il n'est ni prouve ni vraisemblable que

les choses se soient passees ainsi. Les deux seuls indices

que la recourante en donne sont sans valeur: du fait que

le bilan de Reine Meyer est signe tandis que eelui de

Henriette Meyer ne l'est pas. on ne saurait evidemment

conclure que c'est seulement apres l'avoir re~u en retour

du Departement des finances et pour constituer en faveur

de sa sceur une reeonnaissance de dette que Reine Meyer

y a appose sa signature; il est au moins aussi plausible

qu'elle l'ait signe lors de l'envoi du recours au Departe-

ment; quant au fait que le bilan etait en mains de Ia

demanderesse et a ete produit par elle au proees, il s'ex-

plique par les conditions de vie commune des deux sreurs

et on n'est'pas fonde ä en dMuire que e'est Reine Meyer

qui lui a remis ceUe piece; elle peut tout aussi bien avoir

ete retrouvee par la recourante apres deees de sa sceur

et ä la suite des recherehes auxqueUes elle a certaine-

ment dii se livrer dans les archives communes pour

reunir des moyens de preuve ä l'appui de sa reclamation

contre les defendeurs. L'hypothese suivant laquf'lle le

bilan aurait etl~ remis ä la demanderesse po ur valoir re-

nonciation ä la prescription est d'ailleurs denuee de toute

vraisemblance : on ne s'explique pas en effet que dans

524

ObligaUonenrecht. N0 88.

ce cas Reine Meyer eut ornis l'indication essentielle a ce

point de vue -

soit eelle de la date -

et qu'elle eftt

mentionne une somme inferieure au montant de la dette

prescrite.

Dans ces conditions, c'est avec raison que l'instance

cantonale a juge que la demanderesse n'a pas fait la

preuve, qui lui incombait, d'une renonciation a Ja pres-

cription.

Par ces motifs,

le Tribunal federal

prononce:

Le recours est ecarte et le jugement du Tribunal

cantonal neuchätelois est confirme en son entier.

88. OrteU der I. ZivilabteUung vom 11. Jultt 1914 i. S.

Botel Bosatsch A.-G., Beklagte, gegen Cantieni, Kläger.

M ä k I e r ver t rag: Rechtsanwendung in zeitlicher Bezie-

hung. Fortdauer des konkreten Vertrag.sverhältnisses trotz

erfolgter Abrechnung. Beweislast hinsichtlich des Umfan-

ges der Verpflichtungen des Mäklers. Letztere gehen nicht

auf Abschluss des erstrebten Vertrages durch den Mäkler.

Nachweisungs-

und Vermittlungsmäkler.

Frage der Identität des beigebrachten Kaufliebhabers mit

dem spätem Käufer. Ausschaltung des Vermitt-

lungsmäklers bei den spätern Verhandlun-

gen; Vermutung, dass seine bisherige Tätigkeit hinrei-

chend wirksam gewesen sei. Recht des Auftraggebers,

sonstwie für einen Käufer zu sorgen. Liegt in der Er-

setzung der Tätigkeit des Vermittlungsmäklers durch

eigene Tätigkeit des Auftraggebers eine Anerkennung der

Verdienstlichkeit jener Tätigkeit 'I

1. -

J. A. Bott, der Direktor der beklagten Gesell-

schaft, Hotel Rosatsch A. G., hat am 6. April 1911

dem Kläger mündlich den Auftrag erteilt, einen Käufer

für das genannte Hotel zu suchen, und ihm eine Pro-

ObllgaUonenrecht. N° 88.

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VISIon von 2 % der Verkaufssumme sowie Bezahlung

der Publikationskosten versprochen. Bis Ende 1911 be-

mühte sich der Kläger erfolglos um einen Käufer. Am

31. Dezember d. J. stellte er der Beklagten für seine

bisherigen Bemühungen und Auslagen Rechnung. setzte

aber seine Tätigkeit im Sinne des erteilten Auftrags

fort. Die 'Rechnung wurde am 27. März bezahlt und

quittiert.

Inzwischen hatte sich Bott mit Rudolf Nater. Direk-

tor der St. Moritzer Bank A.-G. in Beziehung gesetzt

und mit ihm am 20. März 1912 einen « Options ver-

trag» abgeschlossen. wonach er Nater«(unter dem Sie-

gel strengster Diskretion » eine ausschliessliche Option

zum Ankauf des Hotels für die Zeit bis zum 30. April

1912 erteilte. Sofern Nater bis dahin dem Abschlusse

nahe Unterhandlungen beendigt haben sollte, verlän-

gerte sich die Optionsfrist um « 4 bis 6 » Wochen.

Der Kaufpreis wurde auf 370,000 Fr., ohne Mobiliar,

bestimmt und du St. Moritzerbank für den Fall eines

Kaufabschlusses eine Vermittlungsprovision von 2 %

genannter Summe zugesichert.

Anfang April 1912 trat, durch Inserate des Klägers

aufmerksam geworden, Architekt R. Koller als Kauf-

liebhaber mit ihm in Unterhandlungm. Der Kläger

wechselte nun mit Bott, der damals in England war,

in der Sache verschiedene Telegramme. Bott wies dabei

jeweilen auf die « Option» als ein Hindernis für einen

sofortigen anderweitigen Abschluss hin. Am 7./8. April

telegraphierte der Kläger, er glaube auf Grund von

380,000 Fr. fertig werden zu können. Am 19. April

dagegen schrieb er, das Hotel sei wohl nur um 350,000

Franken zu verkaufen. Auf das Ansuchen des Klägers,

den äussersten Preis anzugeben, nannte Bott am 24. April

als solchen 380,000 Fr. (ohne Mobiliar). Der Kläger

telegraphierte am 25. April zurück: Wenn das Hotel

sofort angetreten werden könne, so sei ein Kauf ohne

Mobiliar möglich; er erbitte Vollmacht.