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40_II_427

BGE 40 II 427

Bundesgericht (BGE) · 1912-10-04 · Deutsch CH
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Haftpflichtrecht. N° 74.

Velo, sondern auf den am 4. Oktober 1912 im Geschäfte

des Beklagten erlittenen Unfall zurückzuführen sei. An

diese Feststellung tatsächlicher Natur, die keinerlei

Aktenwidrigkeiten enthält und auch nicht auf einer Ver-

letzung bundesgesetzlicher Beweisvorschriften beruht,

ist das Bundesgericht nach Art. 81 OG gebunden. Es

ist daher nur zu untersuchen, ob der Unfall vom

1. Oktober 1912 als ein Betriebsunfall im Sinne des

Fabrikhaftpflichtgesetzes aufzufassen sei. Unter einem

Betriebsunfall ist die plötzliche körperschädigende Ein-

wirkung eines durch den Betrieb bedingten äussern Ge-

schehnisses auf den Körper des Arbeiters zu verstehen

(vgl. z. B. AS 32 11 S. 613. 33 II S. 397). Dass die

äussere Einwirkung mechanischer oder gewaltsamer Na.;

tur sei. ist nicht erforderlich; sie kann z. B. auch im

biossen Ausgleiten oder Fallen des Arbeiters bestehen.

Im vorliegenden Falle ist daher auch das Aufstehen aus

der kllieenden Stellung 3Is ein äusseres Geschehnis auf-

zufassen. Wenn der Beklagte demgegenüber geltend

macht, es habe sich dabei nur um eine normale Körper-

bewegung gehandelt, so kann dieser Annahme, nach der

verbindlichen Feststellung der Vorinst~nz, dass die Ver-

letzung des Klägers auf das Aufstehen zurückzuführen

sei, nicht zugestimmt werden. Wenn auch die Bewegung

des Aufstehens im allgemeinen etwas durchaus normales

ist, so muss sie doch in concreto, d. h. bei der besondern

Stellung. in der sich der Kläger befunden hat und der

momentanen Lage der sein Knie bildenden Knochen-

und Knorpelteile u. s. w. als eine anormale bezeichnet

werden. Für diese Auffassung sprechen den'1 auch die

Aussa~en mehrerer Zeugen, so insbesondere diejenigen

des beIm Unfall gegenwärtig gewesenen Mächler. Danach

stand der Kläger « rasch » auf und hielt sich dann das

K~ie. Gerade dieses rasche Aufstehen in Verbindung

mIt der besondern Stellung, in der sich der Kläger be-

funden haben muss, drückt seiner Bewegung den Stem-

pel des Ungewöhnlichen auf. ohne dass deswegen ein

Prozessrecht. N° 75.

427

Selbst- oder Mitverschulden anzunehmen wäre, das die

Haftung des Beklagten ausschliessen oder mindern würde.

Jedenfalls hat das Aufstehen des Klägers. das plötzlich

und im Betriebe erfolgte. ausserhalb der gewöhnlichen

Voraussicht liegende Folgen gehabt. Das genügt aber

zur Annahme eines Unfalles, für den der Beklagte ge-

stützt auf das Fabrikhaftpflichtgesetz zu haften hat. Die

Klage ist daher prinzipiell gutzuheissen.

2. -- (Berechnung der Entschädigung.)

Demnach hat das Bundesgericht

erkannt:

Haupt- und Anschlussberufung werden abgewiesen

und das Urteil des Kantollsgerichtes von Schwyz vom

15. Mai 1914 bestätigt.

VI. PHOZESSHECHT

PHOCEDURE

75. Arret da'la. Ire Section civile du 22 ma.i 1914

dans la cause Bodrigo contre Pinget.

Loi Proc. Civ. Fed., art. 192, -

Revision. -

La

dcmande en revision d'un arret rendu sur recours en reforme

doit tOlljours eirc adressee au Tribunal federal, meme si

celui-ci a simplement confirme la decision eantonale.-

l:art. 192 eh. 2 loi proe. civ. fed. ne vise que des moyens de

preuve concluants, mais non des faits nouveaux, qui n'au-

raient pu etre allegues auparavant.

A. -

Le 22 janvier 1914. la Ire Section civile du

Tribunal federal a confirnie un arret rendu par la Cour

de justice civile de Geneve, en la cause Jules Rodrigo

negociant en vins aCette, contre Jules Pinget nego-

dant en vins a Geneve, ecartant une reclamation de

428

Prozessrecht. No 75.

2450 fr. 30, formee par Ie demandeur contre Je defen-

deur pour le prix d'un wagon de vin, et condamnant le

demandeur a payer a Pinget une somme de 1941 fr. 75

a titre de dommages-interets, sous ofIre de restituer le

vin livre.

Par demande du 9 avril 1914, Rodrigo a eonclu a la

revision de cet arret aux termes des art. 95 et suiv.

OJF el 192 eh. 2 de la loi de proeedure eivile fMerale,

eu repreuant sur le fond du litige les eonelusions de sou

recours en reforme du 16 deeembre 1913.

B. -

Rodrigo expose avoir verse a Pinget les

sommes dues en vertu de l'arret precite, et avoir invite

celui-ci a lui restituer le vin livre aux termes du dit

arret; Pinget lui a declare alo1's avoir utilise le vin

refuse et lui en a offert paiement au prix de facture. Cet

aveu implique, au dire du demandeur, Ia preuve du

bien fonde de sa reclamatioll, car il a toujours soutenu

pendant I'instruction du proces que Pinget avait defini-

livement accepte la marehandise dont il avait pris livrai-

son et qu'il avait logee dans ses caves. Or, Ia solution

du litige aurait He tout autrc si le Tribunal avait su

que le destinataire de Ia marchandise. en avait dispose.

Le demandeur peut, en consequenee, invoquer l'art. 192

proc. civ. fed., puisqu'il a decouvert des llloyens dc

preuve concluants dont Ia productiOIl lui avait de

impossible pendant Ja procMure.

C. -

Le defendeur en revision a COlleIU an mal fonde

de Ia requ0te. Il rappelle que Ie Tribunal dc Ire illstancc

l'avait condamne a prendre livraison de Ia marchandise

et il ('xplique que, la valeur de celle-ci diminuant de

jour cn jour, iI avait cru agil' dans l'interet des dcux

parties t'H l'ulilisant au mieux ({ au moyen de coupages

savants }). Il reCOl1l1alt avoir commis une faute au point

de vue de Ia procedure en ne demandant pas la vente

aux encheres du vin en litige; mais tout ce qu'on pour-

rait exiger de lu! serail le paiement du vin au prix de

facture, ce qu'il a ofIerl spontanemenl a Rodrigo avant

Prozessrecht. N° 75.

429

meme que celui-ci eut forme sa demande en revision;

au surplus, les requisits exiges par l'art. 192, eh. 2,

proc. civ. fed., n'existent pas en Ia cause. -

Rodrigo a

introduit simultanement devant la Cour de justice civile

de Geneve une demande en revision qui se trouve en

conflit avec celle adressee au Tribunal federal.

Statuant sur ces faits et considerant

en droit:

1. -

Une demande en revision d'un arret du Tribunal

federal ne peut etre formee que devant cette autorite

et non devant la derniere instance cantonale qui astatue

en Ia cause. Ainsi que le Tribunal federal a juge a

plusieurs reprises (voir RO 30 II p. 182, 25 II p. 691),

lorsqu'i! statue sur un recours en reforme il prononce a

nouveau sur l'ensemble du litige et son arret remplace

et fait disparaitre les jugements des instances canto-

nales, contl'e lesquels le recours est forme. Ces jugements

n'existant plus ne peuvent etre attaques par la voie

d'une revision d'apres Ia loi cantonale.

2. -

Le motif de revision prevu a l'art. 192 ch. 2 de la

loi de procCdure civile federrue est restreint a Ia decou-

verte de nouveaux moyens de preuve concluants et ne

s'elend pas a Ia decouverte de faits nouveaux. Or, la

circonstance que Pinget a dispose de Ia marchandise ne

constitue pas un moyen de preuve. Cette eirconstance

est sans portee sur Ia solution de Ia question de savoir

si. au moment de Ia livraison ou de l'expertise judiciaire,

le vin eritique possedait certaines qualites, ou etait

conforme aux livraisons anterieures; elle n'a pas davan-

tage d'importance pour trancher la question de savoir

si, en magasinant Ie Vill dans sa cave, Ie defendeur avait

accepte definitivement la marchandise. Il y a bien plutöt

la un evenement, un fait nouveau qui, s'i! avait He

eonnu, aurait exerce sans doute une influence sur Ia

decision du litige, mais ce fait en lui-meme ne constitue

pas un moyen de preuve.

430

Prozessrecht. N° 75.

3. -

Si la tendanee de la doetrine et des legislations

modernes est aujourd'hui de ne pas restreindre le pour-

voi en revision aux eas Oll le requerant a trouve des

moyens de preuve qu'il n'avait pu presenter en eours de

procedure, mais de l'etendre a la decouverte de faits

nouveaux (voir JAEGER, Revision des Bundesgesetzes über

die Organisation der Bundesrechtspflege, Motive, p. 9ü et

suiv.), il n'est pas moins certain que la loi de procedure

eivile federale de 1850, comme du reste les legislations

allemande et fran~aise, ne prevoient la possibilite de la

revision que dans la premiere de ees alternatives; on ne

saurait done, par analogie, admeUre l'applieation d'un

moyen exeeptionnel a un eas non prevu expressement

par la loi et que celle-ci n'avait certainement pas voulu

introduire; la demande ode revision doit, en consequence,

etre rejeiee.

Par ces motüs,

Le Tribunal federal

prononce:

La demande de revision est rejetee.

VII. SCHULDBETREffiUNGS- UND

KONKURSRECHT

POURSUITES ET l<äILLITES

Siehe III. Teil N° 50-54. -

Voir Ille partie nns 50-54.

------1--

I. PERSONEN RECHT

DROIT DES PERSONNES

76. Urteil der II. Zivilabteilung vom 24. September 1914 i. S.

Regierungsra.t des Iantons Scha.ffha.usen gegen Carpine.

Art. 29' und 43 ZGB. Klage auf Anerkennung des Rechts

auf Führung der Adelspartikel « von &. Abweisung der Klage,

weil sich ergibt, dass dem Kläger das beanspruchte Recht

als solches nicht streitig gemacht, sondern nur die Ein-

tr agu n g der Partikel in das Zi vils ta n dsregi st er ver-

weigert wird, in letzterer Beziehnng aber nicht das Bundes-

gericht, sondern der Bundesrat kompetent ist.

(Ueber den Tatbestand vergl. BGE 35 I N° 68.)

A. -

Durch Urteil vom 10. Juli 1914 hat das Ober-

gericht des Kantons Schaffhausen auf die von Carpine

als Kläger gegen den Regierungsrat des Kantons Schaff-

hausen als Beklagten gestellte Rechtsfrage: Kommt nicht

dem Kläger der Name « Graf Antou von Carpine I), even-

tuell « Anton von. Carpine)} zu ? folgendes, vom Beklag-

ten angefochtene, vom Kläger dagegen anerkannte

Urteil des Bezirksgerichts Reyat vom 7. März 1914

bestätigt: Der Kläger ist berechtigt, den Namen ({ Anton

von Carpine)} zu führen und es ist dieser Name im

Zivilstandsregister einzutragen, dagegen wird er mit

seinem Begehren um Zuerkennung des Namens: ({ Graf

von Carpine» abgewiesen.

B. -

Gegen das obergerichtliche Urteil hat der Regie-

rungsrat des Kantons Schafthausen rechtzeitig die Be-

rufung an das Bundesgericht ergriffen, mit dem Antrag

auf Abweisung der Klage.

C. -

Der Kläger hat Abweisung der Berufung und

Bestätigung des angefochtenen Urteils beantragt.

AS 40 11 -

1915

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