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3_I_725

BGE 3 I 725

Bundesgericht (BGE) · 1877-01-01 · Deutsch CH
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B. Civilrechtspflege.

gültige angefod)len werben töunte. &ud)

bie~faUg fonnte nid)t

batgetl)an werben, 'caa bie aargauifd)e @efeilgebung fofd)e e~or~

oitante frolgen an jene Unterfaffung fnü~fe. ffiegentl)eils fd)eint

aus einem @efd)äftgbetid)t t>es aargauifd)en ~egietUnggratl)eg \.lorn

Zfai)re 1864, G. 81, l)er\,)or3ugel)en, baß in f ofd)em fraUe 'cer

@emein'ce nur 'cag lRed)t iluftel)e, jene @eoül)ren nad)trägfid) ein'

buforbem. (Dr. m: • .9itöef, @tfäuterungen öum ~. b. @. 'ces stau::

tc,ng &argau, 1867, ~erionenred)t, §. 52, ~lQte 5.)

@g ift fomit in feiner ?meile erwiefeu, ban {jufolge ber aar~

gaulfd)en @ele~geoung ber .9eimatgemeinbe im \.lotliegenben fraUe

ein @infflrad)sgxuub auf Ungiiltigteitsertfämug '!)er @I)e buge'

ftanben wäre.

8 • .sn unterfud)en bleibt aber nod), ob ber IDlange1 ber me r·

H'tllbung am .geimatotte unb ber IDlangel ber @iul)o{ung einer

>B ew in i gung 'cer Zfu fti ö b it etti 0 n öum

~ofd)htfi ber @I)e

im ~ugfaub 'oie ~uUität 'cer @I)e uad) fid) 3iel)e.

~ud) 'ciegfaUs mangelt jegHd)er ~ad)we~s einer ~ojit1\,)en >Be'

ftimmung bes aargcmifd)ett @efeileg, bie iold)es borfd)reibcn Würbe.

:Ilie .lEerfünbung unb @inl)olung ber regierungsüitl)fid)cu ~ewil·

ligung jinb öwar frormalitiitcn, beren >Beobad)tung i)on @efe~eg:

wegen \,)orgefd)rieben iit. :Ileren Untet1affung wirb aber teineg,

wegs in ~rt. 107 beg 2t. o. @. unter ben @rünben aufgefübrt,

il)eld)e eiue aof olute Ungültigteit ber @I)e ~ur frolge i)aoen uni)

'eie ~on ~mtegil)cgm bU berfolgen il)ärm.

Go!d)e frormafitäten fönnen fl'ätcr nad)ge~oft Werben unb f,at

aud) 'oie Untedaffung i)cr mertiinbung, 'ca biefe nur babu be~

ftimmt ift, eine aUfäUige @inll'rad)e ltlegen gefel,31id)er @I)e~inbe'

rungsgrün'ce 5U l'to\)o~iren, jebenfaUg 'oa feine entfd)eibenbe ted)t~

Hd)e >Be'oeutung, \tlO ein mate ri e 1(er @I)e~inberung~grunb, be~

3ief)ungsil)eife ein materieUer @mnb für Ungüftigfeiti3erflärung

einer @~e überaU 1t i d) t i)orliegt.

~eftef)enbe @~elt finb aber fo lange als ted)ti5gültig öU flrä,

fumiten, 10 lange beren Ungültigfeit nadj bem Gtanbe bet be~

treffenben fautonalen GJefe§gebung nid)t l'ofitt\.l nad)geil)iefen ijt.

Ee~teret >Be\tleig tft, ltlie fd)on Darget~an, nid)t geieiftet unb

mun 'oaf)et bie @~e bes frtaU3 >Bläuenfteill arg eine fih: ben

stanton ~argau BiUtige anedannt Werben.

1. Heimatlosigkeit. N° 121. -

Ir. Civilstand und Ehe. No 12'2. 7:5

9. :Ilet: stantolt ~argau muß um fo mef)r aur ~l1erte1tnung

'oei3 .9eimatsred)tes beg stinbes m!äuenftein, gemät feiner eigeltelt

@efe~gebung, anger/arten il)erben, weH felbit für ben fraU, bau

'oie @~e 'ces frrana >Bfäuenftein mit ber statr,arina Gtabelmann

bom ~id)ter afi3 ungü!tig ertIärt il)otben wäre, gleid)il)of)l beu

aus jener @~e f)etborgegangencn stinbctlt, gemän §. 117 feineg

~. b. @., 'oie lRed)te er,eHd)er @eburt unb fomit gemäfi §. 199

gleid)en GJefe~es aud) b,lg ~eimatsted)t 'öugeftanben il)etben müUte.

@g Hegt tein @runb bafür bor, bie burd) eine fold)e @~e fegi,

timirten .\tiuber anberg ktt ber,anbeln, arg 'cie in einer ungülti·

gen @~e eqeugten stinber. :Ila~ aargauifd,e @efe~ il)iU offenbar

1lt HDemler ?meHe in feiner bai)etigen >Beftimmung, gleid) bent

§. 55 beg eibgenöffifd)en @efe~eg über ~i\)irftanb unb @~e, 'oie

lRed)te ber stinber auf aUe fräUc fd)it~en, linD fiit biclC fann

lein Untetfd)ieb barin bcfte~en, ob fie in ber @()c eqeugt ober

llei ber &ingef)ung 'ocr @l)e förmlid) fegitimirt worben finb.

:Ilemnad) i)at bug munbeggetid)t

erlan nt:

:Iler stanton ~argau ift \.ler~~id)tet, ben Zfofef ~!l'~ong Q3läucn<

fteiu alg stantongbürger anöuedennen unD bemfelben ein GJe·

meinbebitrgerred)t ~u \,)erfd)affen.

n. Civilstand und Ehe. -

Etat civil et mariage.

'12':.!. Arret du 12 Octobre 1877 dans la cause Rettex.

Les epoux Cesar· Augustin dit Auguste Bettex, du Haut-

Vully, ne a Utuzy (Marne, France) le 7 Mars 1820, et Marie-

Marguerite-Rosine Blanc, d'Arruffens, nee a Romont le 3 Jan-

vier 1845, sont unis par les liens du mariage des le 26 Octohre

1863. De ceUe union est ne un enfant, lequel n'a pas vecu.

Des dissensions s'etant produites entre les epoux, Marie

Bettex comparait, le 4 Novembre 1869, devant la Cour epis-

.copale du diocese de Lausanne, et y conclut a ce qu'il lui soit

accorde une separation de corps a temps illimite d'avec son

726

B. Civilrechtspflege.

mari, ensuite de l'abandon et des sevices dont ce dernier s'est

rendu coupable a son egard. Le mari Bettex ayant nie tous les

faits mis a sa charge, la Cour prononce, le dit jour, que les

parties devront, 10rs d'une prochaine comparution, faire inter-

venir leurs preuves reciproques. Le resultat final de cette ac-

tion ne ressort, d'ailleurs, pas des pieces au dossier.

Sous date du 25 Novembre 1~69, Auguste Bettex depose a

Ja PrMecture du District de la Gläne une p1ainte en adultere

contre sa femme; ceUe plainte fut toutefois retiree par son

auteur le 25 Janvier 1870.

Des cette epoque, la femme Bettex, pour subvenir a son

entretien, travailla jusqu'au mois de Mai 1874 cbez les sa:urs

Castella, modistes a Bulle; pendant ce lemps, des tentatives

de rapprochement ayant eu lieu entre les epoux, la femme

Bettex passa, dans, le courant de 187~ a 187~, a diverses :e~

prises, quelques JOurs dans le garm occupe par son man a

Fribourg.

Apres que les sreurs Castella eurent cesse leur n~goce,

Marie Bettex entra, en qualite de contre-maitresse, SOlt sur-

veillante des ouvrieres, dans la fabrique d'allumettes Bohy

et Ce, aussi a Bulle.

Le 20 Juillet 1874, le mari Bettex se presente a la Prere'~-

ture du District de la Gruyere et, fonde sur ce que sa femme

se trouve aBulie sans papiers de legitimation et y vivrait, a ce

qu'il suppose, en concubinage, conclut ace qu'elle soit p~~ie

et en tout cas contrainte par l'autorite a rentrer au domlcde

conjugal.

.

.

Par exploit en date du 6 Fevrier 1875, Mane Bettex elfe

son mari a comparailre le 25 dit devanl le Tribunal de l'Ar~

rondissement de la Sarine, pour s'y entendre con~amner ~

consenLir au divorce, soit a la ruptlire du lien conJugal qm

l'unit a la demanderesse.

Sous date du 5 Mars 1875, l'eveque de Lausanne, residant.

a Fribourg, ayant pris connaissance des grie~s. presentes par

"Iarie BetLex l'autorise au point de vue rehgJeux, et en ce

i'

"

qui concerne la conscience, a vivre separee de son man.

Staluant en la cause en son audience du 23 Mars 1876, le

1L Civilstand und Ehe. N° 122.

727

Trj~un~l civil, du District de la Sarine, considerant que les

mohfs lllvoques par la demanderesse, rentrant dans ceux enu-

meres a l'article 46, litt. b de la loi fedel'ale sur Je mariage,

n'o~t pas ete prouvtis suffisamment pour justifier la demande;

qU'll resulte toulefois de l'instruction de la cause que le lien

conjugal est atteint, sans que cependant tout espoir de recon-

ciliation entre les epoux ait disparu, admet, par defaut et

vu l'arlicle 47 de la loi federale precitee, la conclusion de la

demanderesse en ce sens qu'elle est declaree separee de corps

de son epoux POUl' Je terme de deux ans.

Marie Bettex ayant appele de ce jugement, la Cour d'Appel

du Canton de Fribourg, par arret du '19 Mars 1877, confirme

Je dispositif de premiere instance.

Sous date du 7 A vril 1877, Marie Bettex adepose au Grelle

du Tribunal cantonal de Fribourg' une declaration de recours

au Tribunal federal contre l'arret susvise.

Ce recours n'ayant Me transmis que le 12 Septembre 1877

au Greffe du Tribunal federal, l'avoeat Stcecklin, au debut de

sa plaidoirie, declare excipßI' de ce fait etconclurt: a ce qu'il

plaise au Tribunal federal ecarter prejudiciellement le dit re-

cours comme tardif.

Statuant sur ces {aits et cn1'isüwrant en droil :

Sur l'exception de peremption :

'1

0 L'article 30 de la loi sur l'organisation judieiaire federale

du 27 Juin 1874, qui fixe le terme dans lequelles recours en

matiere de contestations de droit ci viI doivent etre portees

devant le Tribunal federal, statue que pour ces recours il est

accorde un detai peremptoire de 20 jours des la communi-

cation du jugement wnLre lequel ils sont diriges. 01' le re-

cours acLuel, interjete le 7 Avril 1877 contre un arret du

Tribunal eanlonal de Fribourg du 19 Mars, I'a Me dans le

delai voulu.

Si l'article 30 precite ajoute que le Tribunal cantonal doit

adresser au President du Tribunal federal, dans un delai de

14 jours a partir de celui Oll cette declaration est intervenue,

le jugement et les actes des parties, il ne statue point que

ce deIai soit peremptoire. On ne saurait done faire dependre

i28

B. Civilrechtspfiege.

de l'observation stricte de cetle disposition accessoire r exer-

cice du droit de recours lui-meme, lorsque, comme dans

l'espece, il a ete satisfait a la seule formalite indispensable

exigee par la loi et qu'il est constant que la transmission tar-

dive du dossier doit eLre attribuee a la negligence du Greffe

cantonal.

Cette exception est rejetee.

An fond:

2° La dmpande de la femme Bettex est fondee sur l'article 46,

leUres a, b et cl de la loi federale sur I' etat civil et le mariage,

lequel statue, entre autres, que le divorce doit etre prononce

a l'instance d'un des epoux pour cause d'adultere, s'il ne s'est

pas ecoule plus de six mois depuis que l'epoux offense en a eu

eonnaissance, pour cause d'attentat a la vie, de sevices ou

injures graves, el pour cause d'abandon malicieux~ lorsqu'il

dure depuis deux ans el qu'une sommation judiciaire fixant

un delai de six mois pour le retour est res tee sans effet.

3° C'est avec raison que le Tribunal cantonal de Fribourg

a estime que la recourante ne peut seprevaloir d'aucune des

dispositions susvisees. En effet : a) il ne rElsulte point des

pieces produites ni des temoignages intervenus en la cause

qu'Auguste Bettex se soit rendu coupable d'adultere; b) s'il

est etabliqu'il ait, mu par UD sentiment de jalousie, maltraite

sa femme par voies de fait, d'une maniere plus ou moins grave,

ces actes ne sauraient, a eux seuls, justifier la demande de Ja

femme Bettex, en presence de la reconcilialion bien constatee

qui les a suivis en 187'1 el 1872; c) Marie Bettex ne saurait

alleguer davanlage un abandon malicieux de son mari, at-

tendu que ce dernier 1'a fait sommer sans succes de reintegrer

le domicile conjugal, et qu'il n'a d'ailleurs jamais eU~ l'objet

d'une mise en demeure semblable de la part de Ja recourante.

n n'y a donc pas lieu d'accueillir le recours en tant que

fonde sur les differents chefs vises dans l'article 46 de la loi

federale.

4° Il ressort, en revanche, de toutes les circonstances de la

cause que, -

C0mme l'arret dont est recours l'a expressement

constate, -

le lien conjugal qui unit les epoux Bettex est pro-

H. Oivilstand und Ehe. N° 122.

i29

fondement atteint. Dans cette position, le Tribunal federal doit

examiner si la nature de ceUe atteinte permet d'esperer la

restauration du dit lien, ou si, au contraire, elle est assez pro-

fonde pour faire evanouir un pareil espoir, auquel cas il y

.aurait lieu de prononcer le divorce entre les epoux.

Or on ne peut disconvenir que le genre eL la persistance

-des dissensions qui regnent depuis plusieurs annees entre par-

ties n'aient eu pour consequence de relil.cher d'une maniere

irremediable le lien du mariage qui les unit. Bien que les

€PoUX Bettex aient repris temporairement la vie commune

dans le courant de 1871 et 1872, leur separation de fait du-

rant cinq an ne es consecutives a partir de cette date, sans au-

eune tentative serieuse de reconciliation ulterieure, demontre

Ia rupture irreparable du lien conjugal, surtout si 1'on rap-

proche cette separation des dis8ensions qui avaient surgi an-

terieurement entre les dits epoux, de l'invincible repulsion

qu'eprouve Marie Bettex a rejoindre le domicile conjugal, et

si ron considere que le mari, sans pourvoir en aucune fa!(on

a l'entretien de sa femme, a, le 20 Juillet 4874 encore, re-

dame des autorites competentes la punition de cette derniere,

-qu'il accusait sans aucune preuve de concubinage.

'

50 Dans cette situation, c'est a tort que le Tribunal canto-

nal, admettant la possibilite d'une reconciliation entre les

epoux Bettex, n'a prononce, en application de l'article 47 de

la loi precitee, que leur separation de corps pour le terme de

deux ans. II y a lieu de reconnailre, au contraire, l'inutilite

d'une pareille tentative. et de prononcer des lors, en modifi-

eation de l'arret dont est recours, le divorce entre les dits

epoux, a teneur du prescrit de ce meme article.

Par ces motifs,

Le Tribunal federal

prononce:

Les liens du mariage qui unissent Cesar-Augustin Bettex,

-du Haut-Vully, domicilie a Fribourg, avec sa femme Marie-

Marguerite-Rosine B1anc, d'Arruffens, domiciliee a Bulle, sont

rompus par le divorce.

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