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39_II_689

BGE 39 II 689

Bundesgericht (BGE) · 1913-01-01 · Français CH
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Oberste Zivil~richlsinstanz. _ 1. lIIaterieU"echtliche Eulscheidun~n.

~mvfiingni0 ein for~er wllr, wie er im Illlgemeinen eine einiger~

mauen aUberliiffige ~eftfteUung her m.tterf~aft unmögli~ au mll~en

~jlegt ~1l0 genügt ll6er nll~ ~rt. 315 aur ~bwetrung her ~lage.

3 .. -

3m bOrliegenben lJaUe tit nun ber6inhIi~ feitgerteUt

b~a ble ~:ägerin, bie f~on in ben 3a~ren 1908 unb 1909 mi;

emem geunffen ~. uno uub bann im ~(Vri{ 1911 mit bem >Be.

nllgten gef~{e~tIi~ l.lerfe~rt ~tte, WnfangG ultb ~nhe Wuguft 1911

IlIG fie 6ereit~ feit 3 6i~ 4 unonaten f~wanger war, unb fllu~

Il.~t ~Ilge na~ her 6c3ügli~n lir3tIidlen ltnterf~ung, mit bem

etgenen ~fUber be~jeuigeu, ben fie als i9ren S~wängerer 6e3ei~net

uub ber i9t' rOSar bie ~ge l.lerfvrod)en 9aben foU,. ben >BeifdJlaf

l.lollaogeu qat, unh 3IVa1", lVenigften~ ~ßerfte unal (nadJ ber &e-

tr:ffe~btn .BeugcuQUßfage, bie bet" fantouQ[e atidJter Il{ß

g{aub~

~~btg ~etr~dJ~et), uuter Umftänhen, bie euti~iebeu auf eine groae

~et~tferttgfett tu fe,ru_:Uer ~e3ie~:mg uub auf einen 6ebenflidJen

~Iluge{ an ~dJ~mgetu~{ 9m~etlen. miefer, ber Jtfligcriu na~ge.

wtefeue, 3wetmal!ge gefdJ(ed)tIt~e Umgaug mit bem >Bntber beß

~nagteu if~ allerbingß uadJ ber lJeftfteUuug ber 25orinftan~ 09ne

~oIgen gebhe6en (eben lVei(bie ~{ägerin OOmar~ fdJon fd}wauger

lVar!, U~b bie.25ermutung beG ~rt. 314 &bf. 1 ift be6~rb, wie

6erettß tonftatt~rt (l.ler~l. o6en ~w. 1). im fonfreten lJllUe nidJt

e~tfriif~t. .~rretn aus leuen ~atfll~en ergibt fi~ immer9w, 00»

bte Jtlagmn es mit ber @elVd9fUu9 beß ~eifdJIllfe~ fe9r lei~t AU

~e9.men l-ljl~gt~ unb fi~ fein~lVeg6 fdJeute, gleidJaeitig mit meqreren

imlluner~ mtlme. >Be3~e9ungen au ltuter9alteu. 39r 2e6eu01Vllnhel

:Ullr fomtt Nun: . bte .Bett ber bvfihtgnisll (mcqr l>crlllngt Wrt. 315

1lt fet~er bef1mftuen ß=affung ni~t"; l.lergt. ~otoforr ber ~rl'-'erten.

fommtffio~, S. 3~7 s~b. 2) in ber ~at ein foldJer, wie er im

~ I I 9 e met ne n • el~e emtgermaaen 3uberldffige lJeftftellung ber

m\lterf~~ft .unmogltdJ au ma~n Vf{egt. mClmlt aber ift ber ~eweg

beß una~~hgeu ~e~enSlVanheIs im BuntdgeridJ t

erfauut:

mie >Berufuug lVirb gutgeqeij3en, bas angefod)teue Urteil Ilufge.

906en uub ote Jtlnge a6gelViefen.

1. Familienrecbt. No 118.

118. Arrit de 1& Ire seetion civUe du 22 dicembre 1913

dans la tause Tissot conlre Tissot.

Eu matiere d'interdiotlon l'interdit seuI a qualita pour recourir

au Trib. fed.

A. -

Les enfants majeurs de Julien Tissot, agriculteur a

Grancy, ont adresse le 10 mai 1913 a Ia Justice de Paix de

Cossonay une demande teudaut a l'interdiction de leur pilre.

Ds allegoaient que celui-ci est atteint d'une maladie mentale

qui le met hors d'etat de gerer ses biens, soit le domaine

d'une valeur d'environ 60000 fr. dont iI est proprietaire. La

commune d'origine a preavise en faveur de l'interdiction.

Les docteurs Mahaim et Preisig, designes comme experts,

ont examine Tissot et ont conelu qu'il est atteint d'une affec-

tion mentale dite manie periodique, qu'elle le rend incapable

de gerer son patrimoine et d'obtenir m6me le simple revenu

legitime de ses biens geres par sa familIe et qu'il y a lieu

par consequent de le mettre sous tutelle pour que ses inte-

r~ts soient efficaeement proteges par son tuteur.

Apres enqu~te, Ia Justice da Paix a estime que ni la mise

sous tutelle, ni Ia nomination d'un curateur ne se justifiaient.

Les enfants Tissot n'ont pas demande que Ia cause fut

deferee au tribunal (CPC vaudois art. 427). Parcontre le

Ministere publie a . saisi le Tribunal de Cossonay conforme-

ment ~ la faeulte qui lui est aceordee par l'art. 428 CPC.

Devant le tribunalles enfants Tissot ont maintenu leurs

conelusions tendant a l'interdiction du denonce.

Par jugement du 15 octobre 1913, le Tribunal du district

de Cossonay, estimant qu'il n'existe pas de cause suffisante

pour interdire Tissot, mais que neanmoins une privation par-

tielle de l'exerciee de ses droits eivils se justitie, a ordonne

Ia nomination d'un conseil legal dont le coneours sera neces-

saire pour proceder a tous les actes prevus a l'art. 3!:)5 ccs.

E. -

Les enfants Tissot ont fonne aupres du Tribunal

federal un recours de droit civil contrece jugement. I1s eon-

cluent a. ce que le Tribunal federal le reforme et prononce

l'interdietion de Tissot.

600

Oberste Zivilgel'khtsinstanz. -

K. Materiellrechtliebe Entscheidungen.

Tissot a concln a l'irrecevabilite et, subsidiairement, an re-

jet du recourso n fait observer que les anfauts du denonce

n'ont pas le droit d'exiger la mise sous tuteHe da leur pere

et n'ont par consequent pas qualite ]Jour recourir contra une

decisio!l qUA apparait d'aiUeurs comme pleinement justmee.

Statuant Sltr ces {airs et considerant en droit :

Dans Ull arret n3cent (Huber c. Ba.le·ville; &rret du 21 no-

vembre 1912) RO 38 n p. 448 et suiv., Praxis n p, 95-97)

1e Tribunal federa;[ a juge qua les enfants n'ont en principe

pas qualite poul' recourir au Tribunal federal contre une deci-

si on cantonale refusant de prononcer l'interdiction de leuf

pere ou mere. Non seulement ce principe doit etre maintenu

dans l'espece actuelle, mais il y a lieu encore d'en re nd re

plus complete l'application en supprimant les exceptions que

le Tribunal federal avait cru devoir y apporter. Apres avoir

expose qua seules les parsonnes dont un droit (zivilrechtli-

cher Anspruch) se trouve lese par Ia decision attaquee ont

qualite pour former UD recours de droit dvn et que les pa-

rents d'une personne n'ont pas un droit propre leul' permet-

tant d'exiger son interdiction, le Tribunal federal reservait

les cas exceptionnels oUI en instituant cette mesure7 le Iegis-

latenr a eu en vue de proteger les interets de tiers; Or cette

reserve ne se justifia pas. Dans le systeme du CCS, Ia pro-

cedure de mise sous tutelle a un caractere purement ofticiel

qui exclut Ia possibilite de l'interyention, comme parties au

pro ces, des parents de la personne a interdire. Sans doute

comme tous autres interesses,_ Hs ont le droit de signaler a

l'autorite les cas de tutelle : mais, ainsi que l'expliquait net-

tement le redacteur du Code (vo expose des motifs p. 249)

Hs n'assument pas pour autant «le röle d'un demandeur:

et leur denonciation a pour seul effet « de provoquer l'ouver-

ture de la proufdure d'office l} (v. egaiement sa declaration

devant Ia Commission d'experts, seance du 3 mars 1902:

« Die Anzeige hätte nur die Eröffnung des ordentlichen Offi-

zialverfahrens zur Folge. Neben diesem habe der Verwand-

tenantrag im Entwurfe keinen Platz mehr ~). Si leurs inte-

rets sont compromis par l'inaction de l'autorite tutelaire Ia

respoDsabilite de celle-ci se trouvera engagee envers enx c~n-

2. Sachenrecht. N° HS.

691

formement aux art. 426 et SU!v. ces; mais Hs ne sanraient

dans la. procedure d'interdiction faire valoir des droits pro-

pres, ni par consequent recourir au Tribunal federal, en vertu

de l'art. 373 al. 2 ces, contra. un refus d'ordonner Ja mise

sous tutelle. Deja d'apres l'Avant-Projet du Code qni pre-

voyait une procedure judiciaire (art. 401) faisant suite ä.

Ia procedure administrative (art. 400), le droit de recourir

en justice n'etait accorde qn'a l'interdit (art. 401, cf. expose

des motifs p. 251: une seulegarantie generale s'impose:

l'interdit aura le droit de recourir en justice contre son inter-

diction prononcee par l'autorite competente). Cette disposi-

tion ne se retrouve pas dans le Code, celui-ci ayant renonce

a prescrire !'institntion de deux instances cantonales sncces-

sives et s'etant borne a. reserver le reconrs au Tribunal fede-

ral C art. 373); mais il est manifeste que, tont comme le re-

cours en justice du projet, ce recours au Tribunal federal

n'est destine a garantir les droits qne de la personne dont

la capacite civile est en jeu.

Par ces motifs,

le Tribunal federal

prononce ~

II n'est pas entre en matiere sur le recours.

2. Sachenrecht. -

Des droits riels.

119. ~dri' btr IL .JiuU.d;ftifung uom 12. ~ouem&tt 19t3

in Seuven,Jn~ unb ft.offtu, foBen. u. ~ev5tl., gegen

~öfcO. 5tl. u. foBevfoBeU.

Art. 717 ZGB: Dass ein constitutum poss6ssorium die Umgehung dei"

Bestimmltngen über das Faustpfand bezweckte, kann aus seiner wirt·

schaftlichen Funktion (Dm' lehens- statt Güteraustauschgeschäft) ge-

schlossen werden.

A. -

&m 31. IDNira 1912 faufte ber 5träger l)on feinem

Sd}\l>ager üUo ~ietfd}i, ~;eometer in lJrilf, uerfd}tebene ~obtlien

(Sl'iegelfd}ranf, Sd}reibpuIt, ~htlan uj\l>.) anm q!reije \)on 2000 lJr.