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38_II_451

BGE 38 II 451

Bundesgericht (BGE) · 1912-01-01 · Français CH
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450 A. Oberste Zivilgerichtsinstanz -

l. l'IfaterielIrechtliche Entscheidungen.

2. -

SDa bie)Sl1rmunbfd)aft ben ftaatlid)en Sd)u~ unb bie

gefetlid)e)Sertretung 1)11n 113erf l1nen 6e3",ccft, bie für fid) nid)t me~r

fergen ober i9rem)Sermögen nid)t me9r 1)11rft~en rönnen, trngt

baß ganae mormunbfd)aftsllerfa~ten ben ~9arafter eines amtltd)eu,

im 3utereffe beß Sd)utbebürftigen Mn ~mt~ ",egen l1ber auf

~n3eige ~in eingeleiteten merfa9tett~, unb a",ar aud) bann, ",enn

bie ~lttmünbigung im 5ffiege beß,8il)iIvroaeffeß burd)gefit9d ",erbe~

mufJ. SDaß ein3ige 113riuatred)t,

ba~ in ber fftegel bei ber ~nt,.

münbigung einer 113erf l1n in ~rase fommt, tft baß ffted)t beS 3u

~lttmünbigenben auf Sd)u~ feiner ~anblungßfäl)igfett, ",l1rauß fid)

ergibt I

ba~ natürUd) biefer our ~rl)ebung ber alllilted)tlid)en lBe,.

fd)",erbe gegen eitten feine S)anbIungßfdl)igfeit befd)ränfenben ~t,.

fd)eib legitimiert ift. ~a6en bie stantone 6ei bel' i9nen 3uft~enbelt

Drbnung beß ~lltmültbigung~llerfa9rellß beu)Serl1.1anbten bie lBe=

fugmß oUt ~noetge ober bas 8ted)t oUt stlage auf lBellonnullbung

eilter llSerf on übertragen I· f 0 gefd)iel)t bieß tlom Stanb:punfte b~

materiellen mormunbfd)aftßred)tes

au~ in bel' ID~eütUng, ba13 fie

neben ober an Stelle bel' ftaaHid)en Organe bas 3nteteffe

be~

Sd)u~bebürftigen l1.1a9relt, nid)t aber u.'ei! U)ltelt ein ffagel1.1eife Iler=

folflbater, e i gen e r ~{n f l'ru d) 3uftiiltbe, bie lBetlotmultbung be~

lBel1agten au tlerlangen.

3. -

~tne ~usna9me \)Olt bieiem @tunbfa~e fit nur ba au

mad)en, ",0 nad) ben lBeitimlllungen

be~ 3@!8 tIar tft, bau Me

)Sotmunbfd)aft lteben bem 3ntereffe- bes 3U ~ntmünbigenbClt aud)

oum Sd)u~e SDritter tlOrgefe9Clt tft, alfo 11.10 eine 43erfon l1.1egen

@eifte~franfgeit l1bet l1.1egen lBerld)l1.1eltbung, :tl.1lnfiud)t ober lieber ..

lid)cn 2e6eußl1.1anbeW bie Sid)er"geit anbem (~rt. 369) ober fammen~

red)tnd)e ~ltf:prüd)e il)m ?Unge"l)örigen (~rt. 370) gefä"l)rbet; be~=

gfeict)en 11.10 SDrttte eilt 8tecl)t auf bie ?Unorbnung eilter ~eiftalili=

fcl)aft "l)aben (~rt. 392). 91ur in biefer lBefd)ränfung tanlt ben

~usfü9l.1lngen be~ ~efereltten ht bel' !Beratultg be~ ~~ationalrates

beigeftimmt ",erben I

bau mit ~e3ug "auf eine uer9iingte 0 bel'

a b gel c "911 te)Sormunbfd)aft eine 5ffieiteraiel)ung alt ba~ iBunbeS"

gerid)t möglid) fei ll (Stenogra:P9. lBulletin lBb. XV 1254). ~ß

tft aber nid)t notl1.1enbig, im llorHegenben ~alle bie ~rage 3U :prüfen

unb au entfd)eiben, ob unb unter I1.1cfd)en morausfe~ungen einer

113erfolt eilt eigener ~nfptud) auf bie ~ntmünbigung einer anbeten

2. Familienreeht. NO 71.

451

tutb bager aud) bie 2egitimation aur allliIred)tIid)en lBefd)",erbe 3U"

ft~t; benn bie lBefd)",erbefü9rer),)erlangen bie 5BeMrmunbultg ijrer

~utter unb Sd)",iegermutter, ",rU l1.1egcn ber getfUgen ~rfranfung

berfeIben @efa~r lieft~e, baU beren)Sermögen),)erloren ge~e. ~n

eigener ?Unf:prud) ber l8efd)l1.1erbefü9rer auf

~ntmünbigung 19rer

IDhttter unb Sd)",iegermutter im Sinne oliiger ?Uusfü9rungen fte9t

nid)t in ~rage. SDie lBefürd)tung, baU bie lBejd)l1.1erbefü9rer nIß

3unmftige ~r&elt ber 5ffiU",e lBurcf~rbt 09tte beren Stellung unter

mermunbfd)llft &enad)teUigt ",erben fönnten, 6egrftubet einen fold)m

~ni:prud) nid)t.

SDemltad) 9at ba~ ~ultbeßgerid)t

erfannt:

~uf bie lBefd)",erbe \\11rb nid)t eingetreten.

71. Arret da 13, IIe section civile du 18 decembre 1915

dans la cause Perrin cuntre Geneva.

Puissance paternelle (008 an. 284, 286), prononce de

decheance. -

Cireonstanees dans lesquelles rart. 285 est ap-

plieable. -

La deeheanee ne doit pas ~tre prononcee quand les

me,:;ures prevlllls a rart. 28~ apparaissent eomme suffisantes.

A. -

Par decision des 9-10 juillet 1912, l'autorite tute-

laire de Geneve a declare Louis Perrin, mecanicien, et dame

Alice nee Dannhauser ä Geneve dechus de leur puissance

patern eHe sur leurs enfants Luden· ~farcel ne le 1 er octobre

1902, AllJree llee le 12 mars 1905, Charles-Georges n6 le

7 septembre 1906 et Eugene ne le 4 novembre 1909. Cette

decision est motivee par l'etat de faits suivants:

« Attendu qu'il est etabli: a) ä l'egard de sieur Perrin,

» que celui-ci gagne 6 fr. 50 a 7 fr. par jour, mais qu'll ne

» consacrepas son gain a I' entretien de safamille et qu'il compte

» pour cela sur l'assistance, notamment sur les secours da

» l'Hospice general, du pasteur de la paroisse et d'une de

» ses belles-sreurs. Que d'autre part il ne se refuse rien et

» ne pense qu'ä. lui. Qu'aux personnes chargees de faire des

:) enquetes, ilrepond que l'entretien de sa familIe est l'af-

452 A, Oberste Zivilgerichtsinstanz. -

I. Materiellrechtliche Entscheidungt'l1,

~ faire de l'Hospice general et des pasteurs. Qu'en outre

» sieur Perrin est un homme grossier et violent; qu'il ter-

'b rorise ses voisins qui craignent ses brutalites. b) a l'egard

» de dame Pel'rin: Que celle-ci est pal'esseuse, que son

'b menage est mal tenu et que SOll interieur est malpropre,

" qu'elle est faible de caractere et n'ose ni resister a son

'1> mari, lli se plaindre. »

Le dossier de l'affaire contient divers proces -verbaux

d'audition de temoins entendus a la requ~te des deux partjes,

des certificats de travail ou d'honorabilite et solvabilite

deposes par les epoux Perdn et les certificats scolaires des

jeunes Andree et Charles-Georges Perrin.

B. -

Snr pourvoi des epoux Perrin,l'autorite de surveil-

lance des tutelles de Geneve a, par arret du 30 septembre

1912, coufirm8 l'ordonllauce precitee cn adoptant les motifs

des premiers jnges.

Par recours (le droit civil du 19 octobre 1912, les epoux

Perrin-Danuhauser ont demande au Tribunal federal d'annu-

leI' les decisions cantonales des 10 juillet 1912 et 30 sep·

tembre 1912 et de leur conserver la puissance paternelle

sur leurs trois enfants cadets Andree, Charles et Eugene;

ils ont renonce par contre a faire modifier lad'(~ision ean

tonalea regard deleur,fils aine Luciell-Mareel Perrin, dOllt

Hs avaient demandeet 'oMenu auparavant l'internement

dans l'Asile de Sery.

Slalu(!ilt Sill' ces lailoS et COllsi"lt'nlill eil limit:

1. -

A teu'elU' de l'art.8;"\ O.JF, les decisions suscepti-

bles d'un reeours de droit dvil doivent mentiOlmer le resul-

tat de l'administration des preuves 6t indiquer les disposi-

tions des lois federales dout il fait application en la cause.

L'instanee cantOllale a fonde sa deeision sur le fait que les

epoux Perrin se sont rendus coupables des lIegligences

graves pl"evues a l'art. 285 CCS . .\Iais c'est vainement qU'OIl

chereherait dans la decision cantonale uu etat de fait justi-

fiant d'nne rnanierc suffisammellt precise l'application du

texte precite, L'autorite tutelail'e, aux eonsiderants de laquelle

s'est referee purement et simplement l'autorite de surveil-

2. FamiIienrecht. No 71.

453

lance, s'est elle-m~me bornee a constater d'une maniere tras

generale le fait d'une assistance officielle et officieuse de la

familIe Perrin, la grossierete du pare, Ia paresse et Ia negli-

gen ce de la mare ainsi que la mauvaise tenue du menage. Ce

sont 1a moins des faits constates dans le sens de l'art. 88

OJF que de,; assertions et des impressions.

En ce qui concerne partieuliarement I'assistance de la

famil!~ Perrin, les deeisions cantonales n'indiquent pas quelle

est lllnpo~tanc~, des seco.urs et n'expliquent pas de faC/on

suffisante JUs~u a quel pomt Hs sont fournis spontanement.

~les ~e mentuinnent pas non plus les mesures prises par

l,auto1'1te. competE(nte ponr imposer au pare et a Ia mare

I accomphssement de leur devoirs de famille. L'absence de

do~~ees precises. ne permet pas de declarer si sur ce point

~pe~lal ]a condUlte de Perrin est assez reprehensible pour

JustIfier une decheance que ]a prestation de secours ne sau-

rait motiver a elle seu]e.

L'instance cantonale s'est born~e egalement a aftirmer en

tefl~es generaux l~ brumlite et ]a grossierete du pere, la

neghgence et Ia falblesse de la me re ainsi que la mauvaise

tenue du menage Perrin; eHe ne signale point en revanche

les faits conerets sm" ]esquels repose cette assertion et invo-

que simplement les temoignages qui figurent au dossier.

01' les temoins en tant qu'ils sont defavorables aux epoux

P~rrin s'~~ rapportellt Ia plnpart du temps a une enqu~te

falte anteneurement par l'Hospice general, enqu~te qui n'a

pas ete soumise au Tribunal federa]; elle est en effet sim-

plement rappelee dans les depositions Pernoux et Joulet, le

premier de ces temoins se refusant d'ailleurs a indiquer les

nom.s des personnes aupres desquelles il a pris ses infor-

mations et ne fOllrnissant aueun renseignement precis. II en

est de m~me des declaratiolls de deux agents de la Sfirete qui

renvoient aleurs rapports administratifs, alors que run de

ces rapports n'est pas non plus annexe a la procedure. Le

dossier ne renferme en outre aucune piece permettant de

constater que les epoux Perrin ont Me entendus llersonnel-

lement par les autorit6s de tutelle.

4-)4 A. Oberste Zivilcerichtsinstanz. -

I. Materiellrechtliche Entscheidungen.

Enfin Ia deeision cantonale ne mentionne pas m~me les

pieces et depositions relatives ä. la conduite et aux progres

des enfants Perrin a l'ecole. 11 resulte cependant de divers

temoignages que ce sont des eleves propres. assidus, ei

donnant pleine satisfaction aleurs maUres; ce fait est cor-

robore par leurs certificats scolaires. Ces circonstances sont

loin d'~tre indifferentes et, en tout CRS, les autorites canto-

nales ne pouvaient les passer absolument sous silen ce.

5. -

En consequence l'etat des faits sur lequel se

fonde la decision frappee de reeours ne repond pas auJt

exigences de)'art. 88 OJF, ear on n'y trouve que le resul-

tat incomplet de l'instruction ouverte par les autorites de

tutelle; et il y a lieu d'appliqner des lors les art. 88, 94 et

82 OJF. Cette solution s'impose d'autant plus que le seul

gl'ief admis par I'instance cantonale reside dans des «negli·

genees graves» commis es au detriment des enfants. Pour

oftrir le caractere de gravite que doivent avoir les negligen-

ces dont l'art. 285 CCS fait l'une des eauses de la de-

cheance de Ia puissance paternelle il faut qu'elles impli-

quent une eonduite coupable des parents a l'egard de leurs

enfants et qu'elles puissent avoir, pour ceux-ci, des conse-

quences facheuses au point de vue de leur sante physique

comme de leur intelligence et de leur moralite. A Ia verite,

l'art. 284 ces prevoit aussi, et pour des cas analogues,

une mesure moins rigoureuse, puisqu'i1 permet aux auto-

dtes de tutelle de reth'er aux parents simplement Ia garde

des enfants «moralement aba,ndonnes ». l 1art. 284 ces est

donc applicable toutes les fois que cette derniere mesure

paratt suffisante pour porter remMe ä une situation deter-

minee, et ses effets ne se confondent pas avec ceux d'una

decheance de la puissance paternelle. En procedant ainsi,

on pourrait obliger Perrin a. subvenir ä l'entretien de sa

famille, l'autorite tutel ai re ayant le droit en vertu de l'art.

289 ces de le contraindre a employer une partie de son

salaire po ur payer les frais occasionnes par le deplacement

de ses enfants.

Dans ces conditions, la decision qui a prononce la de-

3. Saeh8nr~ht. No U.

dumnce de la puissance paternelle doit se fonder sur on

.etat de faits assez pr~cis et detailIe, pour qua rautorite

superieure puisse examinar si, en l'espece, Ia disposition de

Part. 284 CCS n'aurait pas ete applicable plutot qua celle

da l'art. 285 CCS.

Par ces motifs,

le Tribunal federal

prononce:

L'arr~t de Ia Cour de justice civile de Geneve est annule

et l'affaire est renvoyee ä. l'instance cantonale dans le sens

de l'art. 88 OJF.

3. Sachenrecht. -

Des droits riels.

72. ltdrit bfr II . .JiuU-~.trir.ug uo .. 30. ~ft"6" 1912

in ~a~en ~""'f13fd'''f ~"UbH646ufU, ~r~s II,

~en. u.

~er. urdj' Urteil »om 29. 1ma! 1912 ~llt bllß,obergeridjt

beß .ttanton~ 2uaern erfauut:

111. l:>te ~enagtf~aft ~abe baß me~t be~ .reragerß, aIß ~eflter

IIbeß ?!Bo~n~llufeß mit ~aga3in bei ber ~tation ~~~f~eim, auf

"baß befte~enbe S)Uf~geIeife bur~ baß 6tatton~gebiet unb in glei~

lI~er S)ötje mit bemfe1ßen bi~ an baß ~tationßge1eife anauerfennen.

,,2. S)abe bie ~enagtf~ft bem .rerager bie ~enu~ung beß frag~

"lt~en S)iIfßgdeifeß in ber bißtjerigen ?!Betfe 3u geftatten unb bte

"oum ~ußs unb ~inlaben nötigen ~atjn",agen gema~ ~norbnung

"beß ~tationßperfonarß, ",ie eß feit 30,3atjrm gef~(ttj, 3ur ~er~

./1 fügung au fteUen.