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36_II_454

BGE 36 II 454

Bundesgericht (BGE) · 1910-07-15 · Français CH
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454 A. Oberste Zivilgerichtsinstanz. -

1. Materiellrechtliche Entscheidungen.

llung~\,r03cf3 unterHegenben cmgeoItd>en @Iäubiger mit biefen stoften

gema ober teHUleife oelaften fömte. :nie %rage, bie mit ber &uf:

fClffung üoer bie ~atur ber

&oerfennung~nClge aujnmmenl)/ingt,

ift fontro\)er~ unb ten~ \)crneint (l>crgL,Jacgcr, stomm., &rt. 83

inote 10), teil~ oejCll)t Ulorben (bergl. lR ei d> e I, Stomm., &rt. 83

6. 89/90, ~mi1 ~uoer, in ber ßtld>. f. fd>UlCia. lR., 1908

6.45 ff., 5BrClnb, &rd>ib, 13 (1909) 6. 33 ff.). :nie erftete

26fun9 erfd>eint a{$ bie t'id>tige. :nenn bie &6erfennung~tlClge l)at

nur bie %eititeUung ber ~id>te;dften3 ber %orberung, nid>t a6er

nud> bie &ufl)ebung ber :pro\)iforifd>en lRed>t~öffnung 3um 3\l>eCfe,

fie tft nid>t etUla ein med>t~mitter gegenüber bem !J(ed>t~6ffnung~:

entfd>eib. :niefer bleibt, aud> \nenn bie &6edennun9~nage gefd>ü~t

Ulirb, für bie stoften bennod> \)oUaief)bar, bie eben be~l)nlb beöal)lt

tt)erben müffen, Uleil ber 6d>u[bner im

!J(ed>t~6ffnung6berfaf)rell

unterlegen fft, tt)orcm aud> ber Umftallb, bau er im &berfennung~:

:prooefj obfiegt, nid>t~ 3U änbern i,)ermng. :nie morinftatt3 f)at fo"

mit un3uftättbigertt)cife auf &oerfettlluttg ber orbentlid>en uno

auuerorbenHid>ell lRed)t~6ffnuttg~foften erfattnt, unb e~ mu~ bal)er

in bieiem s:j3unfte bie 18erufung gutgel)eiten unb ittfoUlett fatttonaIe

UrteU aufgel)o6en tt)erben.

66. Extrait de l'arret du 15 juillet 1910 dans la cause

« La. Bä.loise », der. et rec.,

contre Masse en faillite Aebischer, dem. et int.

Art. 136 al. 2 et 259 LP: Le moment ainsi que Ia form~

du transfert de propriete des immeubles, par nature ou

par destination, vendus aux encheres ensuite de saisie

ou de faillite est regIe par le droit cantonal. Application

du droit fribourgeois (art. 41 et suiy. loi exec. LP,). -

Cas de

faHlite du preneur d'une assurance mobiliere conlre l'incendie;

succession de Ia masse dans 1e contrat (art. 55 LCA).

Joseph Aebischer, proprietaire de l'hOtel « Alpenklub »

a Planfayon, a conclu le 19 janvier 1906 avec Ia Cie d'assu-

rance « La Baloise » une assurance mobiliere contre l'in-

Berufungsinstanz: 3. Schuldbetreibung und Konkurs. N° 66.

cendie dont Ia police contenait parmi les « conditions gene-

rales » du contrat entre autres la disposition suivante :

Art. 5. « S'il survient pendant le cours de l'assurance une

augmentation quelconque des chances d'incendie, si les objets

assures passent a un nouveau proprietaire autrement que par

Mritage (texte allemand : « wenn ein Wechsel des Eigen-

tümers oder Besitzers der versicherten Gegenstände in an-

dern als Erbschaftsfallen stattfindet »), les engagements

pris par celle-ci (Ia Oe) cessent de plein droit et les

prim es payees lui sont acquises. Mais ces engagements

reprennent leur effet si la Compagnie, apres avoir

re~u

communication des changements survenus, a donne par

une declaration ecrite son consentement a la continuation de

l'assurance. »

Le 2 mars 1906 J. Aebischer a ete declare en faillite.

Le 3 mai 1906 l'administration de la masse Aebischer a

procede a Ia vente aux encheres de l'hOtel « Alpenklub » et

de son mobilier, envisage comme immeuble par destination.

Les conditions de la vente portaient que le prix d'achat

etait payable dans un delai de cinq mois, que l'acquereur ne

pourrait aliener ou hypotMquer l'immeuble avant paiement

total de ce prix et que le transfert de la propriete et de la

possession n'aurait lieu qu'une fois que toutes les conditions

de la vente auraient ete remplies.

L'immeuble a ete adjuge a un consortium de 9 personnes

pour Ia somme globale de fr. 100 000. La revelation de I'ad-

judication provisoire a ete faite au controle des hypotbeques

le 2 juin 1906.

.

Le 31 mai 1906 un incendie a detruit le village de Plan-

fayon; I'hOtel « Alpenklub » a ete detruit avec tout ce qu'il

contenait, apart quelques meubles et du vin pour une valeur

de 385 fr. A la suite de ce sinistre l'adjudication provisoire

de I'hOtel prononcee en faveur du consortium a ete annulee

et la masse de Ia faillite Aebischer a demande ä. la Cie « La

Baloise » de l'indemniser conformement au contrat conclu

avec le failli pour le mobilier detruit par l'incendie.

Sur le refus de la Oe Ia masse Iui a Ollvert action, en con-

456 A. Oberste Zivilgerichtsinstanz. -

1. Materiellrechtliche Entscheidungen.

cluant, eutre autres, ä. ce qu'i1 soit prononce qu'elle etait au

moment du sinistre au benefice de l'assurance contractee par

J. Aebischer.

La « B~Joise » a conclu ä. liberation, eu opposant ä. l'action

de la demanderesse en premiere ligne une exception de de-

ch6ance du contrat, tiree de la faillite d'Aebischer et du

transfert de Ia propriete et de la possession des objets assu-

res, sans le consentement de Ia Cie, ce en violation de J'art.5

des conditions generales.

Les tribunaux fribourgeois ont ecarte cette exception, et

le Tribunal federal a confirme leur decision par les

considerants suivants:

(1. -) La premiere exception de decheance que Ia re-

courante oppose a l'action de la demanderesse se fonde sur

l'art. 5 des conditions generales sous lesquelles l'assurance

a 616 cODtract~e. Elle pretend qu'il y a eu pendant le cours

de l'assurance, un changement de propl'iete et de possession

des objets assures qui a eu pour effet de la delier des enga-

gements pris par elle. Ce changement de proprieteresulte,

d'apres elle soit du fait meme de la faillite de Aebischer,

,

,

soit surtout du fait que les objets assures ont ete vendus a

des tiers par la masse de Ia faHlite.

C'est avec raison que l'instance cantonale a ecarte cette ex-

ception de decheance.

Tout d'abord Ia faillite n'a pas a elle seule pour conse-

quence de priver Ie failli de la propriete et de la possession

de son patrimoine et de transferer ceIui-ci a Ia masse. Le

failli pt'rd sans doute I'administration et Ia libre disposition

de ses biens, mais, jusqu'au moment Oll ils sont realises, il

en reste proprietaire. La masse n'avait donc pas l'obligation

de porter Ia faHHte a Ia connaissRnce de Ia Cie et de lui de-

mander son consentement a la continuation de l'assurance.

Celle-ci continue de plein droit, nonobstant Ia faillite, POUf

autant du moins qu'une clause particuliere de la police ne

reserve pas a l'assureur Ie droit de se departir du contrat

en cas cle faillite de l'assure. En l'espeee, le contrat ne eon-

tenallt aucune clause semblable, Ia masse de J. Aebischer

Berufungsinstanz: 3. Schuldbetreibung und Konkurs. N° 66.

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est au henefice de l'assurance cODclue par le failli (cf. art. 55

LF sur le contrat d'assurance du 2 avril 1908).

Quant ä Ia vente du mobilier assure, on doit observer

qu'afiecte ä l'exploitation de I'hOtel il etait immeuble par

destination et qu'il a ete vendu en meme temps et sous les

memes conditions que l'hOtel lui-meme; au point de vue du

transfert de propriete il partage le sort de l'immeuble et par

consequent Ia question qui se pose esteelle de savoir si le

consortium qui, par l'adjudicalion du 3 mai 1906. a achete

I'hOtel en bloc en est devenn proprietaire, soit immediatement

par le fait meme de l'adjudication, soit du moins anterieure-

ment au jour de l'incendie.

La LP ne fixe pas le moment auquel a lieu la mutation de

propriete des immeubles vendus aux encheres ensuite de

saisie ou de faillite. Le projet du Conseil federal prevoyait

que

4: l'adjudicataire devient immediatement proprietaire,

alors meme qu'un terme semit accorde pour Ie paiement, ~

mais au cours des discussions aux Chambres federales ce

texte a ete modifie de maniere ä. l'eserver les modes de

transmission en vigueur dans les differents cantons et l'art.

136 actuel (applicable en cas de faillite, v. art. 259) porte

que la mutation de propriete est operee {(en la forme pres-

crite par la Iegislation cantonale » (al. 2); Ie meme article

prevoit, il est vrai, qu'elle est operee 4. immediatement apres

la vente)} (a1.1)~ mais cette mention est depourvne de valeur

pratique,le droit reserve aux cantons de determiner Ia forme

du transfert de propriete impliquant forcement pour eux la

faculte de determiner le moment du transfert et de le re-

porter a une date posterieure a l'adjudication. C'est d'ail-

leurs ce qu'ont fait plusieurs Iois cantonales d'execution de

Ia LP qui ont re~u la sanctioD du Conseil federal et l'OD doit

donc admettre qu'une loi cantonale peut, sans vioier Ie droit

federal, prescrire que la mutation de propriete n'a lieu qu'a-

pres paiement du prix d'adjudication.

En droit fribourgeois (loi du 11 mai 'l891 concernant

l'execution de Ia LP, art. 41 et suiv.) Ia mutation de proprie-

te est operee sur Ia presentation de Facte d'adjudication; si

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I. Materiellrechtliche Entscheidungen.

Ia vente est faite au comptant, Ia mutation est definitive; si

elle est faite a terme, elle est provisoire et ne devient defini-

tive que sur Ia declaration du prepose constatant l'acquitte-

ment du prix.

La vente de l'hOteI « Alpenklub » a ete faite a terme et

Iors de l'ineendie le consortium acquereur, qui n'avait pas

encore paye Ie prix d'adjudication, se trouvait au benefice

d'une mutation provisoire. La question de savoir queis sont

les effets d'une mutation provisoire est une pure question de

droit cantonal et le Tribunal federal ne saurait done revoir

sur ce point la decision de l'instance cantonale qui a juge

que la mutation provisoire n'entraine pas transfert de Ia pro-

priete. TI s'ensuit que lors de l'incendie le consortium n'etait

pas devenu proprietaire du mobilier assure. D'autre part la

possession n'en avait pas non plus ete transferee, Jenny ex-

ploitant l'hOtel" pour le compte de Ia masse et etant done

simple detenteur. Par consequent Ia cause de deeheanee pre-

vue a rart. 5 ne peut pas etre invoquee par Ia Oie en ce qui

concerne le mobilier.

67. ~tM{ thHU 15. ~Jüo6~t 1910 in 6ad)en

~$fili~t, meer. u. mer.·JtL, gegen,:Si.uflill:, JtL u. mer .• mefL

Sicherstellung der Val/ziehung des Nachlassvertrages im Sinne des

Art. 306 Ziff. 3 SchKGwnd Hinterlegung der auf bestrittene For-

derungen entfallenden Nachlassquoten gemäss Art. 313 SchKG, im

Verhältnis Z1l einander: Die Sicket'heit des Art. 313 tritt neben

diejenige des Art. 306 Ziff. 3, nicht an ihre Stelle, und das Verlangen

der el'steren begründet keinen Verzicht auf die letztere. -

Art. 209

SchKG: Die Hemmung des Zinsenlaufes zufalge der Konkurser-

öffnung hört mit der Blistätigung des Nachlassvertmges auf. _

Art. 499 Abs. 2 OR: Haftung des Bürgen füt' die Kosten der Aus-

klagung des Hauptschuldners.

A. -

~urd) UrteH \)om 14. l2r:prtl 1910 9at bie H. 12r:p:peI.

Iatton~fammer be~ 06ergerid)t~ be~ Jtanton~ ßürid) in \)orlie.

genber 1Red)t~ftreitfad)e erfannt:

Berufungsinstanz: 3. Schuldbetreibung und Konkurs. N° 87.

lI~er mef[agte 9at an ben Jtliiger au beaa9Ien 40 % \)on

/la) ~r. 6640 10 nebft 5 % ßin~ feit 1. 3uni 1906,

459

"b) " 1375 80

"

5 %

"

1/ 16. 6e:ptember 1906,

"c)

"

150 -

"

5 %

11

H 30. 3ult 1909./1

B. -

@egen biefe~ Urteil 9at bel' mef(agte gültig bie merufung

an ba~ munbe~gertd)t ergriffen unb in feiner merufung~fd)rtft ben

I2rntrag gefteUt unb begrünoet, e~ fei bie Jtlage in boUem Um-

fange a63uweifen.

C. -

~er merufung~6enagte f)at in feiner merufung~antwort

ben 2l:ntrag gefteUt unb begrünbet, e~ fei bie merufung a6öuweifen

unb ba~ angefod)tene Urteil au beftiitigen.

~a!3 munbe~gericf}t aief>t in ~rroiigung;

1. -

3m 'imiira 1906 roar über ~. Jtrei~.~ifd)er in mauma

ber

Jtonfur~ eröffnet worben. :ner @emeinfd)ulbner fud)te einen

inad)laßbet'trag au erroirfen uno bewog au bieiem ßwecfe ben me"

fragten 3~mer aur ~ingef)ung foIgenber lBer:pfHd)tung:,,~er Un-

"teraeid)nete S)ermann 3~1tfer, 1Ro'9materialienl}anblung, in m5in.

utertf>ur, ber:pffid)tet fid) 9ieburd) gegenüber ben @liiubigern be§

I! ~mU Jtrei§.~ifd)er in mauma für ben ~aU, al~ ber angeftre6te

"inad)laßbertrag gerid)tItd) gene9migt wirb, für bie offerierten 40%

,,(bieraig ~ro3ent) inad)laflbibibcnbe, fowie aur boUftiinbigen me-

11 friebigung ber :pribilegierten @läubiger unb ber Jtontur~toften

"al~ mürge unb 6e!bftaa9ler alt 9aften.

~abei 9at e~ bte 'imet"

"nung, baß bieienigen @liiubiger, weld)e au§brücfHd) auf 6id)er"

"fteUung bcr3id)tet '9a6en, f)ier aUßer metrad)t faUen. m5intertf)ur,

IIben 9. 3uli 1906. fig-

3~mer.1/

I2rm 4. 6e:ptember 1906 6eftätigte ba~ meairfßgcrid)t fßfäffifon

ben inad)lafjbertrag. @leid)aeitig berfügte e~ / baß ber Jtliiger Jtulfa,

ber im inad)Iaßberfaf)ren eine ~orberung t)on 8644 ~r. 95 ~tß.,

~errüf)renb auß einem gerid)tHd) aufgef)obenen

2iegenfd)aft~fauf,

Ilngemelbet f)atte, biefe bom inad)laßfd)ulbner veftrittene ~orberung

innert brei Iffiod)en etn3uflagen f)abe, anf onft lBet'aid)t auf bie barauf

entfaUenbe ~ibtbenbe angenommen wiirbe, unb baf3 ber inad)laß·

fd)ulbner innert 10 ~agen bon bel' Jtlageetnreid)ung an bie ~ibi"

benbe mit 3457 ~r. 98 ~t~. nebft einem

3al)reß3i~ au 5 %

feit bem 1. 3unt 1906 au be:ponieren f)a6c, anfonft bel' @liiubiger

für feine ~orberung bie 2l:uff)e6ung be~ inad)laf3bertrage~ bedangen